Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
326 notices — lettre A
Une essence subtile et invisible ou un fluide qui émane des corps humains et de ceux des animaux et même des choses. C'est une effluve psychique participant du mental et du corps, parce que c'est une aura à la fois électro-vitale et électromentale. Elle est appelée en Théosophie l'Aura âkâshique ou magnétique.
Un antique commentateur sanskrit.
Le sage à qui l'on attribue l'invention de l' "arme ardente" appelée Agneyâstra.
"Mère de la Connaissance" ; titre d'Aditi.
Epithète de tout Bouddha ; litt., un qui ne revient plus, qui va droit en Nirvâna. AVALOKITEŚVARA (sans.). "Le Seigneur qui regarde". Dans l'interprétation exotérique, c'est Padmâpâni (le porteur de lotus et le né du lotus) au Tibet, le premier ancêtre divin des Tibétains, l'incarnation complète ou Avatâr d'Avalokiteśvara. Mais dans la philosophie ésotérique, avaloki, "celui qui regarde", est le Soi Supérieur, tandis que Padmâpâni est l'Ego Supérieur ou Manas. La formule mystique "Om mani padme hum" est spécialement utilisée pour invoquer leur aide conjointe. Tandis que la fantaisie populaire prétend qu'Avalokiteśvara eut beaucoup d'incarnations sur terre, et voit en lui, pas tout à fait à tort, le guide spirituel de tout croyant, l'interprétation ésotérique voit en lui le LOGOS, à la fois céleste et humain. Lorsque l'école Yogâchârya déclare donc qu'Avalokiteśvara en tant que Padmâpâni, "doit être le Dhyâni-Bodhisattva d'Amitâbha Buddha", c'est en vérité parce que le premier est le reflet spirituel du second dans le monde des formes, tous deux étant un – l'un dans le ciel l'autre sur terre. AVARAŜAILA SAMGHARAMA (sans.). Litt., l'Ecole des Habitants de la Montagne d'Occident. Célèbre monastère (vihâra) à Dhanakotchâka, selon Eitel, construit 600 ans avant J.C. et abandonné 600 ans après J.C.
Ancien nom de l'Arabie.
Etats, conditions, positions.
Incarnation divine. La descente d'un dieu ou d'un être exalté qui a passé au-delà de la nécessité des renaissances dans le corps d'un simple mortel. Krishna était un avatâr de Vishnu. Le Dalaï Lama est regardé comme un avatâr d'Avalokiteśvara, et le Teschu Lama comme celui de Tsong Kha-pa ou Amitâbha. Il y a deux sortes d'avatârs "ceux qui sont nés d'une femme et les sans-parents, les anupapâdaka. AVEBURY ou ABURY. Dans le Wiltshire se trouvent les restes d'un antique temple du Serpent de l'époque mégalithique. Selon l'éminent antiquaire Stukeley – 1740 – on trouve les traces de deux cercles de pierre et de deux avenues : l'ensemble compose la représentation d'un serpent (w.w.w.).
Litt., "La Loi. Du vieux persan Abastâ, "la loi". Ecritures sacrées des Zoroastriens. Zend signifie dans "Zend Avesta" – un "commentaire" ou une "interprétation". C'est une erreur de regarder le "zendique" ou "zende" comme une langue, car "ce mot ne fut appliqué qu'à des textes explicatifs, à des traductions de l'Avesta" (Darmsteter).
Nom latinisé d'Abou-Ali al Hosein ben Abdallah Ibn Sina, un philosophe persan né en 980 après J.C. mais généralement considéré comme un docteur arabe. A cause de son savoir surprenant on l'appela "le Fameux", et il fut l'auteur des premiers et meilleurs ouvrages d'Alchimie connus en Europe. Tous les Esprits des Eléments lui étaient soumis, dit la légende qui narre aussi que grâce à sa connaissance de l'Elixir de Vie, il vit encore comme adepte qui se manifestera aux profanes à la fin d'un certain cycle.
Un état ; pas nécessairement seulement après la mort ou entre deux naissances, car il peut aussi bien exister sur terre. Litt., "enfer ininterrompu". Le dernier des huit enfers, nous dit-on, "où les coupables meurent et renaissent sans interruption – et pourtant pas sans espoir de rédemption finale". Cela, parce qu'Avîchi est un autre nom de Myalba (notre terre) et aussi un état auquel certains hommes sans âme sont condamnés sur ce plan physique.
Le contraire de Vidyâ, Connaissance. L'ignorance qui procède de l'illusion des sens ou Viparyaya et en est le prolongement.
Exempt de déclin, sans changement – se dit d'une divinité.
La cause non révélée, informe ou indifférenciée ; le contraire de vyakta, le différencié. Le premier mot est utilisé pour la divinité non manifestée, le second pour la divinité manifestée, ou bien pour Brahma et Brahmâ.
Un des Cabires.
Un des Cabires.
Un des Cabires.
Période de temps ; deux ayanas comblent une année : l'une étant celle pendant laquelle le soleil progresse vers le nord, et l'autre où il va vers le sud dans l'écliptique.
Litt., "rien", d'où vient le nom Ain-Soph. (voir "Ain"). AYMAR, Jacques. Français fameux qui eut beaucoup de succès dans l'usage de la baguette divinatoire vers la fin du 17ème siècle. Il fut souvent employé dans la recherche de criminels : deux Docteurs en médecine de l'Université de Paris, Chauvin et Garnier, ont fait un rapport sur la réalité de ses pouvoirs. Voir Colquhoun dans Magie. (w.w.w.).
Litt.,"le Véda de la Vie" ; science médicale.
100 kôti, ou un total égal à 1.000.000.000.
Lieu célèbre par un temple du feu des Zoroastriens et Mages au temps d'Alexandre-le-Grand.
"Dieu de la Victoire" ; bouc émissaire des péchés d'Israël. Celui qui comprend le mystère d'Azazel, dit Aben-Ezra, "apprendra le mystère du nom de Dieu", et c'est vrai. Voir "Typhon", et le bouc émissaire rendu sacré pour lui dans l'ancienne Egypte.
Un des serpents ou dragons dans les légendes de l'Iran et les écritures de l'Avesta, le serpent allégorique destructeur ou Satan.
Le nom du monde des Sephiroth, appelé le monde des Emanations Olam Aziluth. C'est le grand prototype des autres mondes, et le plus élevé. "Aziluth est le Grand Sceau Sacré au moyen duquel tous les mondes sont copiés et sur lesquels l'image du Sceau se marque. Et comme ce Grand Sceau comprend trois étapes, qui sont trois zures (prototypes) de Nephesh (l'Esprit vital ou Ame), Ruach (l'Esprit moral et raisonnant) et Neshamah (l'Ame Supérieure de l'homme), de même Celui- Qui-Etait-Scellé avait aussi reçu trois zures, savoir, Briah, Yetzirah et Asiah, et ces trois zures ne sont qu'un dans le Sceau". (Qabbalah de Myer). Les globes A et Z de notre chaîne terrestre sont en Aziluth (voir la Doctrine Secrète).
Principe créateur de la Nature dont la plus grossière partie est emmagasinée dans la Lumière Astrale. Il est symbolisé par un dessin qui est une croix (voir "Eliphas Lévi") dont les quatre bras portent chacun une lettre du mot Taro, qu'on peut aussi lire Rota, Ator et de bien d'autres combinaisons dont chacune possède une signification occulte. A. et Ώ. Alpha et Oméga, le Premier et le Dernier, le commencement et la fin de toute existence active, le Logos, et de là (pour les Chrétiens) le Christ. Voir Apocalypse XXI, 6, où Jean adopte "Alpha et Oméga" comme symbole d'un Divin Consolateur qui "donnera abondamment à qui est assoiffé l'eau de la Fontaine de la vie". Le mot Azot ou Azoth est un glyphe médiéval de cette idée, car le mot est composé de la première et de la dernière lettre de l'alphabet grec, A et Ώ ; de l'alphabet latin, A et Z ; et de l'alphabet hébreu, A et T ou aleph et tau. (voir aussi "Azoth") (w.w.w.). B B Deuxième lettre de presque tous les alphabets ; la deuxième aussi en hébreu. Son symbole est une maison, la forme de Beth : la lettre elle-même indiquant une habitation, un hangar ou un abri. "En tant que composé d'une racine, on l'utilise constamment dans le but de montrer qu'elle a trait à la pierre, par exemple, lorsque les pierres à Beth-el sont dressées. Sa valeur numérique en hébreu est deux. Jointe à celle qui la précède, cette lettre forme le mot Ab, racine de "père", Maître, celui qui a l'autorité ; et elle a la distinction cabalistique d'être la première lettre dans le Volume Sacré de la Loi. Le nom divin rattaché à cette lettre est Bakhour (Royal Masonic Cyclopœdia).