Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
100 notices — lettre B
Baal ou Adon (Adonaï) était un dieu phallique. "Qui montera sur la montagne (le lieu élevé) du Seigneur ; qui se tiendra à l'endroit de son Kadushu (V.) ? (Psaumes XXIV, 3). La "danse en cercle" exécutée par le Roi David autour de l'arche était la danse prescrite par les Amazones dans les mystères, la danse des filles de Shiloh (Juges, XXI et seq.) et identique aux sauts des prophètes de Baal (I Rois XVIII). Il fut nommé Baal-Tzephon, ou dieu de la crypte (Exode) et Seth, ou le pilier (phallus), parce qu'il était le même qu'Amon (ou Baal- Hammon) d'Egypte, appelé "le dieu caché". Typhon, appelé Set, qui était un grand dieu en Egypte pendant les premières dynasties, est un aspect de Baal et d'Amon comme aussi de Siva, de Jéhovah et d'autres dieux. Baal est le Soleil qui dévore tout, en un sens, l'ardent Moloch.
Le site du Temple de, Bel à Babylone.
Exotériquement et superficiellement le dieu du vin et de la vendange, ainsi que de la licence et de la joie ; mais la signification ésotérique de cette personnification est plus abstruse et philosophique. C'est l'Osiris d'Egypte, et sa vie et sa signification appartiennent au même groupe que les autres divinités solaires, toutes "porteuses de péchés", tuées et ressuscitées, par exemple comme Dionysos ou Atys de Phrygie (Adonis ou le Tammouz syrien), comme Ausonius, Balder (V.), etc..., etc... Toutes furent mises à mort, pleurées, et rappelées à la vie. Les réjouissances pour Atys prenaient place aux Hilaria, aux "Pâques" païennes, le 15 mars. Ausonius, une forme de Bacchus, était massacré à l'équinoxe de printemps, le 21 mars et se relevait en trois jours. "Tammouz, le double d'Adonis et d'Atys, était pleuré par les femmes au "bosquet" de son nom "au-dessus de Bethlehem, là où l'enfant Jésus pleura", écrit St. Jérôme. Bacchus est assassiné et sa mère ramasse les fragments de son corps déchiqueté tout comme Isis le fait pour ceux d'Osiris, et ainsi de suite. Dionysos Iacchos, déchiré en lambeaux par les Titans, Osiris, Krishna, tous descendent dans l'Hadès et en reviennent. Astronomiquement tous représentent le Soleil ; psychiquement ils sont tous des emblèmes de l' "Ame" (l'Ego dans sa réincarnation) ; spirituellement ils sont tous les innocents boucs émissaires rachetant les péchés des mortels, leurs propres enveloppes terrestres et en vérité l'image poétisée de l'Homme Divin, la forme de limon animée par son Dieu. BACON, Roger. Moine franciscain, fameux au titre d'adepte de l'Alchimie et des Arts Magiques. Il vécut en Angleterre au XIIème siècle. Il croyait à la Pierre Philosophale, à la façon dont tous les adeptes de l'occultisme y croient, et aussi à l'Astrologie philosophique. On l'accuse d'avoir fabriqué une tête en bronze ayant, caché en dedans d'elle-même, un appareil acoustique, laquelle tête semblait prononcer des oracles, qui n'étaient autres que les paroles prononcées par Bacon lui-même dans une autre pièce. C'était un étonnant physicien et chimiste, et on lui attribue l'invention de la poudre à canon, bien qu'il ait dit en avoir reçu le secret de "sages d'Asie (chinois)".
Lié, conditionné, comme tout mortel qui ne s'est pas libéré par le moyen de Nirvâna.
Edition en tamoul d'un ouvrage sur l'astronomie et autres sujets.
" Dieu" ; nom slavon pour le grec Bacchus dont le nom est devenu le prototype du nom dieu ou Bagh, et bog ou bogh ; Dieu en russe.
Le "père des Génies" dans le Codex Nazarcaus. Les Nazaréens étaient une secte primitive semi-chrétienne.
Généralement traduit par "Seigneur", mais aussi Bel, le dieu chaldéen, et Baal, une "idole".
Un des nombreux titres du Soleil. BAMBOU, Livres de. Ouvrages chinois très anciens et certainement préhistoriques contenant les récits antédiluviens des Annales de Chine. On les a trouvés dans la tombe du roi Seang de Wai, qui mourut en 295 av J.C. et on leur attribue la prétention de remonter bien des siècles dans le passé.
, ou Panchabalâni. Les "cinq pouvoirs" à acquérir par la pratique du Yoga : pleine confiance ou foi, énergie, mémoire, méditation et sagesse.
"Le Donneur de tout ce qui est Bon". Le Dieu brillant, qui est "le meilleur, et toute l'humanité lui dit à haute voix sa louange ; si beaux et étincelants sont sa forme et ses traits que des rayons de soleil semblent en émaner" (Edda). Tel était le chant de naissance psalmodié à Balder qui ressuscite en tant que Wali, le Soleil de printemps. Balder est appelé le "bien-aimé", le "Saint" "qui seul est sans péché". Il est le "Dieu de la Bonté" qui "renaîtra lorsqu'un monde nouveau et plus pur se sera levé des cendres de l'ancien monde, ce monde chargé de péchés (Asgard)". Il est tué par l'astucieux Loki, parce que Frigga, mère des dieux, "tout en enjoignant à toutes les créatures et à tous les objets inanimés de jurer qu'ils ne blesseraient pas le bien-aimé", oublie de mentionner "le faible rameau de gui", tout comme la mère d'Achille oublie le talon de son fils. Loki en fait une flèche qu'il met entre les mains de l'aveugle Hôder qui en tue le dieu de la lumière au cœur ensoleillé. Le gui de Noël est probablement une réminiscence du gui qui tua le dieu nordique de la Bonté.
Servage ; la vie sur cette terre. Même racine que Baddha.
Le bouc androgyne de Mendès. (voir la Doctrine Secrète, I. 246). Selon les Cabalistes occidentaux et particulièrement les français, les Templiers furent accusés d'adorer Baphomet, et Jacques de Molay, Grand Maître des Templiers, avec tous ses frères-maçons, subit la mort en conséquence. Mais ésotériquement et philologiquement, le mot n'a jamais voulu dire "bouc" ni même quoique ce soit d'aussi objectif qu'une idole. Selon von Hammer le terme signifie "baptême" ou initiation à la sagesse, d'après les mots grecs baphê et mêtis et du fait du rapport entre Baphomet et Pan. Il est probable que von Hammer a raison. C'était un symbole herméto-cabalistique, mais toute l'histoire telle qu'elle fut inventée par le clergé était fausse. (voir "Pan").
Le rite de purification exécuté pendant la cérémonie de l'initiation dans les bassins sacrés de l'Inde, et aussi le rite identique plus tardif établi par Jean "le Baptiste" et pratiqué par ses disciples et partisans qui n'étaient point chrétiens. Ce rite était d'un âge vénérable lorsqu'il fut adopté par les chrétiens des premiers siècles. Le baptême appartenait à la théurgie Chaldéo-Akkadienne la plus ancienne, il était pratiqué religieusement dans des cérémonies nocturnes dans les Pyramides où nous voyons de nos jours les fonts en forme de sarcophage ; on savait qu'il avait lieu durant les mystères d'Eleusis dans les lacs sacrés des Temples, enfin il est encore pratiqué par les descendants des anciens Sabéens. Les Mendéens (les El Mogtasila des Arabes) sont, en dépit de leur nom trompeur de "Chrétiens de Saint-Jean", moins Chrétiens que ne le sont les Arabes musulmans orthodoxes qui les entourent. Ce sont de purs Sabéens, et c'est quelque chose qui s'explique naturellement quand on se rappelle que le grand érudit en sémitisme Renan a montré dans sa Vie de Jésus que le verbe araméen seba, origine du nom sabéen, est le synonyme du grec βαπτιζω. Les modernes Sabéens, les Mendéens, dont les veilles et les rites religieux, face à face avec les étoiles silencieuses, ont été décrits par beaucoup de voyageurs, ont encore préservé les rites théurgiques et baptismaux de leurs ancêtres oubliés, proches ou lointains, les Initiés Chaldéens. Leur religion comporte des baptêmes multiples, de sept purifications au nom des sept régents planétaires, les "Sept Anges de la Présence" de l'Eglise catholique romaine. Les Baptistes protestants ne sont que les pâles imitateurs des El Mogtasila ou Nazaréens qui pratiquent leurs rites gnostiques dans les déserts d'Asie Mineure (voir "Boodhasp"). BARDESANES ou Bardaisan. Gnostique syrien regardé à tort comme un théologien, né à Edesse (Edessene Chronicle) en 155 de notre ère (Assemani, Bibl. Orient. i. 389). Il fut un grand astrologue s'attachant au système occulte oriental. Selon Porphyre (qui l'appelle le Babylonien probablement à cause de son Chaldéisme ou astrologie), "Bardesanes eut des relations avec les Indiens qui avaient été envoyés au Cæsar, avec Damadamis à leur tête" (De Abstinentia, iv. 17), et reçut ses connaissances des gymnosophes de l'Inde. Le fait est que la plus grande partie de ses enseignements, si déformés qu'ils aient pu être par ses nombreux partisans les gnostiques, peuvent être retracés jusqu'à la philosophie indienne, et plus encore jusqu'aux enseignements occultes du système secret. C'est ainsi qu'en ses Hymnes il parle de la Divinité créatrice comme "Père- Mère", et ailleurs de la "Destinée Astrale" (Karma) des "Esprits du Feu" (les Agni-Devas), etc... Il rattachait l'Ame (le Manas personnel) aux Sept Etoiles, dérivant son origine des Etres Supérieurs (l'Ego divin) ; et par conséquent il "admettait la résurrection spirituelle mais niait la résurrection du corps", telle que l'en accusaient les Pères de l'Eglise. Ephraim le montre prêchant les signes du Zodiaque, l'importance de l'heure de naissance, et "proclamant les sept". Appelant le Soleil le "Père de la Vie" et la Lune la "Mère de la Vie", il montre cette dernière "déposant son vêtement de lumière (principe) pour le renouvellement de la Terre". Photius ne peut pas comprendre comment tout en admettant que l' "Ame soit libre du pouvoir de la genèse (destinée de naissance) et possédant une libre volonté, il place encore le corps sous la loi de la naissance (genesis). En effet "eux (les Bardesanites) disent que la richesse et la pauvreté, la maladie et la santé, la mort et toutes les choses qui échappent à notre contrôle sont l'œuvre de la destinée". (Bibl. Cod. 223, p. 221 – f). C'est très évidemment Karma, qui n'exclut nullement le libre arbitre. Hippolyte en fait un représentant de l'Ecole Orientale. Parlant du Baptême, on fait dire à Bardesanes (loc. cit. pp. 985 – ff), "Ce n'est cependant pas le Bain seul qui nous rend libre, mais la Connaissance de ce que l'on est, ce que nous devons devenir, où nous étions auparavant, vers quoi nous nous hâtons, et par quoi nous sommes sauvés ; ce qu'est la génération (naissance) et ce qu'est la re-génération (re- naissance)". Voilà qui indique nettement la doctrine de la réincarnation. Sa conversation (Dialogue) avec Awida et Barjamina sur la Destinée et le Libre Arbitre le montre. "Ce qui est appelé Destinée est un ordre d'effusion donné aux Régents (Dieux) et aux Eléments, et selon cet ordre les Intelligences (Esprits-Egos) sont changés par leur descente dans l'Ame, et l'Ame est changée par sa descente dans le corps". (Voir Traité trouvé dans son texte original syriaque, et publié n 1855 avec traduction anglaise par le Dr. Curetin. Spicileg. Syriac. au British Museum). BARDESANIEN, Système. Le "Codex des Nazaréens", un système qui fut élaboré par un certain Bardesanes. Certains l'appellent une Cabale dans la Cabale ; c'est une religion ou une secte dont l'ésotérisme est exprimé sous des noms et par des allégories entièrement sui-generis. C'est un très ancien système gnostique. Ce codex a été traduit en latin. Qu'il soit juste d'appeler, le Sabéisme des Mendaïtes (appelés à tort Chrétiens de St. Jean), contenu dans le Codex nazaréen, le "système bardesanien", ainsi que certains le font, est douteux ; car les doctrines du Codex et les noms de Pouvoirs du Bien et du Mal, sont plus anciens que Bardaisan. Pourtant les noms sont identiques dans les deux systèmes.
Plante utilisée par les Mobeds (prêtres Parsis) dans les temples du feu où on en garde des bottes consacrées. BARHISHAD (sans.). Classe de Pitris "lunaires" ou "Ancêtres", Pères, qui, selon la superstition populaire, croit-on, ont entretenu dans leurs incarnations passées la flamme sacrée du foyer et fait les offrandes du feu. Esotériquement ce sont les Pitris qui développent leurs ombres ou chhâyâs pour en faire les premiers hommes (voir la Doctrine Secrète, III.).
Cette barque solaire sacrée était appelée Sekti et elle était dirigée par le mort. Pour les Egyptiens, la plus haute exaltation du Soleil se trouvait dans Ariès et son exil dans Libra. Une lumière bleue – qui est le "Fils du Soleil" – se voit sortant rayonnante de la barque. Les anciens Egyptiens enseignaient que la couleur réelle du Soleil était bleue, et Macrobe déclare aussi que sa couleur est d'un bleu pur avant qu'il atteigne l'horizon et disparaisse au dessous. Il est curieux de noter à ce propos le fait que ce n'est que depuis 1881 que les physiciens et astronomes ont découvert que "notre soleil est réellement bleu". Le professeur Langley a consacré bien des années à l'établir. Aidé en cela par les merveilleux moyens scientifiques de la physique, il a finalement réussi à prouver que la couleur jaune-orange du Soleil n'est due qu'à l'effet d'absorption exercée par son atmosphère de vapeurs, surtout métalliques ; mais que la pure et simple vérité est que ce n'est pas un "soleil blanc mais bleu", c'est-à-dire quelque chose que les prêtres égyptiens avaient découvert, sans aucun instrument scientifique connu, il y a des milliers d'années !
L'Archon ou chef qui avait la supervision extérieure dans les Mystères d'Eleusis. Tandis que celui-ci était un initié laïque et un magistrat d'Athènes, le Basileus du Temple intérieur faisait partie de l'entourage du Grand Hiérophante, et en tant que tel, était un des principaux Mystœ et appartenait aux mystères intérieurs. BASILIDIEN, Système. Du nom de Basilidès, fondateur de l'une des sectes gnostiques les plus philosophiques. Clément d'Alexandrie parle de Basilidès, le Gnostique, comme d'un "philosophe consacré à la contemplation des choses divines". Alors qu'il prétendait que toutes ses doctrines lui venaient de l'apôtre Matthieu et de Pierre par l'intermédiaire de Glaucus, Irénée le vilipendait, et Tertullien fulminait contre lui, et les Pères de l'Eglise n'avaient pas de termes assez méprisants pour l' "hérétique". Et pourtant sur l'autorité de Saint Jérôme lui-même qui décrit avec indignation ce qu'il avait trouvé dans la seule copie hébraïque authentique de l'évangile de Saint Matthieu (voir Isis Dévoilée II., 181.) qu'il avait obtenue des Nazaréens, la déclaration de Basilidès devient plus que digne de foi et si on l'acceptait cela résoudrait un problème important et embarrassant. Ses 24 volumes d'Interprétation des Evangiles furent brûlés, nous dit Eusèbe. Inutile de dire que ces évangiles n'étaient pas nos évangiles actuels. C'est ainsi que la vérité fut toujours écrasée. BASSANTIN, James. Astrologue écossais. Il vivait au 16ème siècle et on dit qu'il avait prédit à Sir Robert Melville en 1562 la mort – et tous les événements s'y rattachant – de Mary, la malheureuse reine d'Ecosse. BATH : (héb.). Fille. BATH KOL (héb.). Fille de la Voix : le souffle divin, ou l'inspiration, par lequel les prophètes d'Israël étaient inspirés, comme par une voix venant du Ciel et du Siège de Miséricorde. En latin Filia Vocis. On trouve une idée analogue dans la théologie exotérique hindoue, sous le nom de Vâch, la voix, l'essence féminine, aspect d'Aditi, mère des dieux et Lumière Primordiale : un mystère. (w.w.w.). BATOU (égypt.). Le premier homme dans le folklore égyptien. Noum, l'artiste céleste crée une belle fille – l'original de la grecque Pandore – et l'envoie à Batou, après quoi le bonheur du premier homme est détruit.
Selon la tradition, femme du Pharaon et instructrice de Moïse. BEL (chaldéen). Le plus ancien et le plus puissant dieu de Babylonie, une des personnes des plus anciennes trinités – Anu (V.), Bel, "Seigneur du Monde", père des dieux, Créateur, et "Seigneur de la Cité de Nipour", et Hea, faiseur du destin, Seigneur de l'Abîme, Dieu de la Sagesse et du Savoir ésotérique, et "Seigneur de la Cité d'Eridu". L'épouse de Bel, ou son aspect féminin (Śakti), était Belat ou Beltis, "mère des grands dieux", et "Dame de la Cité de Nipour". Le Bel originel était aussi appelé Enu, Elu et Kaptu (voir Chaldean account of Genesis par G. Smith). Son fils aîné était Sin, le dieu Lune (dont les noms étaient aussi Ur, Agu et Itu), qui était la divinité qui présidait à la cité d'Ur, et qui portait un de ses noms en son honneur. Or Ur était le lieu de naissance d'Abram (voir "Astrologie"). Dans la religion babylonienne primitive la Lune était, comme Sema en Inde, une divinité masculine et le Soleil une divinité féminine. Et cela conduisit presque toutes les nations à de grandes guerres fratricides entre les adorateurs de la Lune et du Soleil, par exemple, les conflits entre les Dynasties Lunaires et Solaires, les Chandra et les Sûryavamśa dans l'antique Aryâvarta. Nous trouvons donc la même chose sur une plus petite échelle entre les tribus sémites. Abram et son père Terah nous sont montrés émigrant d'Ur en emportant leur dieu lunaire (ou son rejeton) avec eux ; car Jehovah Elohim ou El – autre forme d'Elu – a toujours été rattaché à la Lune. C'est la chronologie lunaire juive qui a conduit les nations "civilisées" européennes au milieu des plus grandes bévues et méprises. Merodach, fils d'Hea, est devenu plus tard Bel et fut adoré à Babylone. Son autre titre, Belas, possède un grand nombre de significations symboliques.
"Le Seigneur du Soleil". Nom de la Lune durant la période où les juifs devinrent tour à tour adorateurs solaires et lunaires, et alors que la Lune était une divinité mâle, et le soleil une divinité féminine. Cette période embrasse le temps entre l'expulsion allégorique d'Adam et d'Eve de l'Eden jusqu'au déluge non moins allégorique de Noé (voir la Doctrine Secrète, II. 117, Ed. française de 1931).
Le Baal défiguré des Temples et plus correctement Beel-Zéboul. Belzébuth signifie littéralement "dieu des mouches" : épithète dérisoire utilisée par les juifs, et traduction inexacte et embrouillée de "dieu des scarabées sacrés, les divinités veillant les momies, et symboles de transformation, de régénération et d'immortalité. Beel Zéboul signifie correctement "dieu de l'habitation" et c'est dans ce sens qu'il figure dans Saint Matthieu, X. 25. Comme Apollon, à l'origine dieu phénicien et non grec, il était le dieu guérisseur, Paiân, ou médecin, aussi bien que le dieu des oracles, et se transforma peu à peu en tant que tel en "Seigneur des Habitations", divinité domestique, et c'est ainsi qu'il fut appelé Beel Zéboul. C'était aussi, en un sens, un dieu psychopompe, prenant soin des âmes à la façon d'Anubis. Belzébuth fut toujours le dieu des oracles, et ne fut confondu et identifié que plus tard avec Apollon. BEMBO, Tablette de ; ou Mensa Isiaca. Tablette d'airain incrustée de dessins en mosaïque (maintenant au Musée de Turin) qui a autrefois appartenu au fameux cardinal Bembo. Son origine et sa date sont inconnues. Elle est couverte de formes et d'hiéroglyphes égyptiens et on suppose qu'elle fut un ornement dans un ancien temple d'Isis. Le savant jésuite Kircher en a fait la description, et Montfaucon lui a consacré un chapitre (w.w.w.). Le seul ouvrage anglais consacré à la tablette isiaque est du Dr. W. Wynn Westcott, qui, en plus de son histoire, de sa description et de sa signification occulte, en donne une photogravure.
(héb.). Fils ; préfixe commun dans les noms propres pour dénoter la filiation d'un tel. Par exemple : Ben Salomon, Ben Ismael, etc...
Les enfants ou les "Fils du Soleil". Ce terme appartient à la période au cours de laquelle les juifs étaient divisés en adorateurs du Soleil et de la Lune – Elites et Bélites (voir BELA- SHEMESH).
Mot appliqué à deux symboles, tous deux voulant dire "Phénix". L'un était le Shen-shen (le héron) et l'autre un oiseau imprécis appelé le Rech (le rouge) et tous deux étaient consacrés à Osiris. C'est le deuxième qui était le Phénix régulier des grands mystères, le symbole typique de l'auto-création et de la résurrection à travers la mort – type de l'Osiris solaire et du divin Ego dans l'homme. Pourtant, aussi bien le Héron que le Rech étaient des symboles de cycles, celui-là de l'année solaire de 365 jours ; celui-ci de l'année tropicale, ou période de près de 26.000 ans. Dans les deux cas les cycles étaient les types du retour de la lumière sortant des ténèbres, les grands retours cycliques annuels du dieu- soleil à son lieu de naissance ou – sa résurrection. Le Rech-Benou est décrit par Macrobe comme vivant 600 ans puis mourant, tandis que d'autres étendaient sa vie jusqu'à 1.460 ans. Pline, le naturaliste, décrit le Rech comme un gros oiseau aux ailes de pourpre et d'or, et une longue queue bleue. Comme le sait tout lecteur, et selon la tradition, le Phénix en sentant approcher sa fin se construit un bûcher funéraire au sommet de l'autel des sacrifices, puis s'y brûle en offrande. Alors un ver apparaît dans les cendres, qui grandit et se développe rapidement en un nouveau phénix, ressuscité des cendres de son prédécesseur.
Premier mot du livre de la Genèse. La version anglaise reconnue le traduit par "Au commencement", mais nombre de savants repoussent cette interprétation. Tertullien trouvait bon "En puissance" ; Grotius "Quand d'abord", mais les auteurs du Targum de Jérusalem, qui devaient savoir l'hébreu mieux que quiconque, traduisent par "En Sagesse". Godfrey Higgins dans son Anacalypsis insiste sur le fait que Berasit est le signe de l'ablatif, signifiant "en" et ras, rasit, un ancien mot pour Hochmah, "la sagesse". (w.w.w.). Berasit ou Berasheth est un mot mystique pour les cabalistes d'Asie Mineure.
Le seul géant qui échappa en bateau au massacre général de ses frères, les enfants du géant Ymir, noyés dans le sang de leur père furieux. C'est le Noé scandinave, car lui aussi devient le père de géants après le Déluge. Les lais des Nordiques montrent les petits fils du divin Buri – Odin, Wili et We – vainqueurs du terrible géant Ymir qu'ils tuent et avec son corps ils créent le monde.
Prêtre du temple de Belus qui écrivit pour Alexandre le Grand l'histoire de la cosmogonie, telle qu'on l'enseignait dans les Temples, d'après les archives astronomiques et chronologiques qui y étaient conservées. Les fragments que nous possédons dans la prétendue traduction d'Eusèbe sont certainement aussi mensongers que le biographe de l'empereur Constantin – dont il fait un saint (!!) – pouvait les rendre. Le seul fil conducteur pour cette cosmogonie peut se trouver maintenant dans les tablettes assyriennes copiées évidemment de façon presque textuelle d'après les plus anciennes archives babyloniennes ; et celles-ci, quoiqu'en disent les orientalistes, sont à n'en pas douter les originaux de la Genèse Mosaïque, du Déluge, de la Tour de Babel, du jeune Moïse confié aux eaux et d'autres événements. Car si les fragments de la cosmogonie de Bérose, qu'Eusèbe a si soigneusement réédités en les mutilant et les truffant d'interpolations, ne sont pas très probants quant à l'antiquité de ces archives en Babylonie – on sait que ce prêtre de Belus a vécu trois cents ans après que les juifs eussent été emmenés captifs à Babylone, et il serait possible que les Assyriens leur aient fait des emprunts – des découvertes plus tardives ont rendu cette consolante hypothèse absolument impossible. Les savants orientalistes ont maintenant pleinement établi que non seulement "l'Assyrie emprunta sa civilisation et ses caractères écrits à la Babylonie", mais que les Assyriens copièrent leur littérature d'après des sources babyloniennes. De plus, le professeur Sayce, dans sa première conférence Hibbert, montre à la fois que la culture de Babylone elle-même et celle de la ville d'Eridu étaient des importations de l'étranger ; et, selon cet érudit, la ville d'Eridu existait déjà "il y a 6.000 ans sur les rives du golfe Persique", c'est-à-dire vers l'époque où la Genèse place la création du monde, du soleil, des étoiles, tirés de rien par les Elohim.
Un dieu phallique, le dieu de la concupiscence et du plaisir. Il est représenté debout sur un lotus, prêt à dévorer sa propre postérité (Abydos). Une divinité plutôt récente, d'origine étrangère. BESTLA (scandin.). Fille des "Géants de la Glace", les fils d'Ymir, mariée à Buri et mère d'Odin et de ses frères (Edda).
Maison, demeure.
Traité cabalistique sur les anges, les âmes des hommes et les démons. Ce nom signifie "Maison des Dieux".
Pierres magiques. Les écrivains anciens les nomment les "pierres animées" : pierres oraculaires que aussi bien les Gentils que les Chrétiens utilisaient et auxquelles ils croyaient (voir la Doctrine Secrète, III., 432).
Litt., "Le Kalpa des Sages". Notre période actuelle est un Bhadra Kalpa, et l'enseignement exotérique le fait durer 236 millions d'années. "Son nom vient de ce que 1.000 Bouddhas ou sages apparaissent au cours de cette période". (Sanskrit Chinese Dictionary) "Quatre Bouddhas ont déjà paru", ajoute-t-il ; mais comme plus de 151 millions d'années sur les 236 se sont déjà écoulées il semble que la répartition des Bouddhas soit plutôt inégale. C'est la façon des religions exotériques ou populaires de tout confondre. La philosophie ésotérique nous enseigne que toute Race-racine a son principal Bouddha ou Réformateur, qui apparaît aussi dans les sept sous-races comme Bodhisattva (V.). Gautama Śâkyamuni était le quatrième et aussi le cinquième Bouddha : le cinquième parce que nous sommes dans la cinquième race-racine ; le quatrième, comme le principal Bouddha de cette quatrième Ronde. Le Bhadra Kalpa, ou "période de stabilité", est le nom de notre Ronde actuelle, ésotériquement – sa durée s'appliquant, naturellement, à notre globe (D) seulement, les a "1.000" Bouddhas ne sont donc limités en réalité qu'à un total de quarante-neuf en tout.
Litt, "Le Monastère des Sages ou des Bodhisattvas". Un certain Vihâra ou Matham à Kânyakubja.
Roi bouddhiste du Magadha.
Aussi appelé Sokha et Sivnath par les Hindous : celui qui exorcise les mauvais esprits.
Litt., Le "Chant du Seigneur" ; partie du Mahâbhârata, le grand poème épique de l'Inde. Il contient un dialogue dans lequel Krishna – l' "Aurige" – et Arjuna, son chelâ ont une discussion sur la plus haute philosophie spirituelle. L'ouvrage est éminemment occulte ou ésotérique. BHAGAVAT (sans.). Titre du Bouddha et de Krishna ; littéralement, "le Seigneur".
Cérémonie de divination dans les tribus kolariennes de l'Inde centrale.
Le pays des Bhârata, ancien nom donné à l'Inde.
Ancienne race de l'Inde ; d'après le nom de Bhrigu, le Rishi.
Un commentaire.
Un des titres de Sûrya, le Soleil : signifie "donneur de vie" et "faiseur de lumière".
Etre, ou état d'être ; le monde, une naissance et aussi un nom de Siva.
En pâli, Bikkhu. Le nom donné aux premiers disciples du Bouddha Śâkyamuni : Litt., "mendiant érudit". Le Sanskrit Chinese Dictionary explique correctement le terme en divisant les Bhikshus en deux classes de Śramanas (moines et prêtres bouddhistes), savoir, "les mendiants ésotériques qui contrôlent leur nature par la loi (religieuse) et les mendiants exotériques qui contrôlent leur nature par le régime", et il ajoute avec moins de justesse : "Tout véritable Bhikshu est supposé faire des miracles". BHONS ou BONS (tibétain). Les fidèles de la vieille religion des aborigènes du Tibet, des temples pré-bouddhistes et du ritualisme ; identiques aux Dugpas, "bonnets rouges", quoique cette dernière appellation ne s'applique d'ordinaire qu'aux sorciers.
Un pays de Bouddhistes hérétiques et de Lamaïstes au- delà du Sikkhim, où règne le Dharma Râja, un vassal nominal du Dalaï Lama. BHRANTIDARŚANA (sans.). Litt., "fausse compréhension ou fausse appréhensibilité : quelque chose conçue sur ces fausses apparences, comme une forme mâyâvique, illusoire.
Un des grands Rishis védiques. Manu l'appelle "Fils", et lui confie ses Instituts. C'est un des Sept Prajâpatis, ou progéniteurs de l'humanité, ce qui revient à l'identifier avec un des dieux créateurs placés par les Purânas dans le Krita Yuga, ou le premier âge, celui de la pureté. Le Dr. Wynn Westcott nous rappelle le fait que feu le très érudit Dr. Kenealy (qui orthographiait le nom, Brighoo), fit de ce Muni (Saint) le quatrième des douze "messagers divins" au monde, ajoutant qu'il apparut au Tibet en 4.800 A.N. et que sa religion se répandit en Grande-Bretagne où ses disciples érigèrent le temple mégalithique de Stonehenge. Ce n'est naturellement qu'une hypothèse qui s'appuie seulement sur les spéculations du Dr. Kenealy.
La terre, appelée aussi Prithivî. BHUR-BHUVAH (sans.). Une incantation mystique, pour Om, Bhûr, Bhuvah, Svar, dont la signification est "Om, la terre, l'air, les cieux". C'est là l'explication exotérique.
Un des 14 lokas ou mondes du Panthéon hindou ; notre Terre.
"Le rapide" ou le léger à la course. Se dit d'un projectile – c'est également un équivalent du grec Phoroneus.
Création élémentale ou débutante, c'est-à- dire lorsque la matière était de plusieurs degrés moins matérielle qu'elle ne l'est maintenant.
L'art des exorcismes, du traitement et de la guérison de possessions démoniaques. Littéralement, "connaissance des démons ou des revenants".
Substances élémentaires, origine et essence germinale des éléments.
ou BHUTEŚVARA ; litt., "Le Seigneur des êtres ou des vies existantes". Un nom que l'on applique à Vishnu, à Brahmâ et à Krishna. BHUTS, Bhûta (sans.). Revenants, fantômes. Les appeler des "démons comme le font les orientalistes, n'est pas correct. Car, si d'une part un Bhûta est "un esprit malin" qui hante les cimetières, se tapit dans les arbres, anime des cadavres, enfin égare et dévore des êtres humains", selon l'imagination populaire, aux Indes, au Tibet et en Chine, on entend aussi par Bhûtas des "hérétiques" qui barbouillent leur corps de cendres, ou des ascètes śivaïstes (Śiva étant tenu aux Indes pour le roi des Bhûtas).
Un des 14 mondes. BHUVANEŚVARA (sans.). Un nom de Rudra ou Siva, une personne de la Trimûrti (trinité) indienne.
Pont construit par les dieux afin de protéger Asgard. Le "troisième dieu du glaive connu sous le nom d'Heimdal ou Riger" s'y tient jour et nuit, ceint de son sabre car c'est le veilleur choisi pour protéger Asgard, le séjour des dieux. Heimdal est le chérubin scandinave au glaive flamboyant "qui tourne dans toutes les directions pour garder l'accès à l'arbre de vie".
Roi déifié par les Dugpas. Patron de tous leurs édifices religieux.
Compréhension. La troisième des 10 Sephiroth, la troisième de la Triade supérieure, puissance féminine correspondant à la lettre hé du Tétragramme I H V H. Binah est appelée AIMA, la Mère Céleste, et la "grande mer". (w.w.w.).
Les orientalistes croient que c'est le site de la Tour de Babel. Le grand amas de Birs Nimroud est près de Babylone. Sir H. Rawlinson et plusieurs assyriologues ont examiné les fouilles des ruines et trouvé que cette tour consistait en sept étages de maçonnerie, chacun d'une couleur différente, ce qui montre que le temple était consacré aux sept planètes. Même avec ses trois plates-formes ou étages supérieurs en ruine, elle s'élève encore actuellement à une cinquantaine de mètres au- dessus du niveau de la plaine (voir "Borsippa"). B'NE ALHIM ou Beni Elohim (héb.). "Fils de Dieu", littéralement et plus correctement "Fils des Dieux", puisqu'Elohim est le pluriel d'Eloah. Groupe de pouvoirs angéliques qu'on peut, par analogie, rattacher à la Sephira Hôd (w.w.w.). BOAZ (héb.). L'arrière grand-père de David. Le mot est formé de b, signifiant "dans" et oz "force", nom symbolique d'un des piliers du portail du temple du Roi Salomon (w.w.w.).
Connaissance-Sagesse. BODHI ou Sambodhi (sans.). Intelligence réceptive, par opposition à Buddhi qui est la potentialité de l'intelligence.
Religion-sagesse : ou la sagesse contenue dans le Dharma (éthique). C'est également le nom d'un grand Kshatriya Arhat (de la caste des guerriers), le fils d'un roi. C'est son guru Panyatara qui lui "donna le nom de Bodhidharma pour marquer sa compréhension (bodhi) de la Loi (dharma) du Bouddha" (Sanskrit Chinese Dictionary). Bodhidharma qui vivait au sixième siècle voyagea en Chine, où il apporta une relique précieuse, à savoir le bol à aumônes du Seigneur Bouddha.
L'arbre Bo ou Bodhi ; l'arbre de la "connaissance", le Pippala ou ficus religiosa en botanique. C'est l'arbre sous lequel Śâkyamuni médita pendant sept ans puis atteignit l'état de Bouddha. Il avait à l'origine, à ce qu'on dit, 133 m de haut, mais quand Hiuan-Tsang le vit, vers 640 de notre ère, il n'avait plus que 16 m. Ses boutures ont été portées dans tout le monde bouddhique et sont plantées devant presque tout Vihâra ou temple renommé en Chine, au Siam, à Ceylan et au Tibet.
Litt., "celui dont l'essence (sattva) est devenue intelligence (bodhi)" : ceux qui n'ont plus besoin que d'une seule incarnation pour devenir des Bouddhas parfaits, c'est-à-dire, avoir droit au Nirvâna. Cela dans la mesure où cette appellation est appliquée aux Mânushî-Bouddhas (terrestres). Dans le sens métaphysique, Bodhisattva est un titre donné aux fils des Dhyâni-Bouddhas célestes.