Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
100 notices — lettre B
Sagesse ou intelligence secrète, du grec esotericos "intérieur" et du sanskrit Bodhi "connaissance", intelligence – par opposition à Buddhi "la faculté de connaissance ou d'intelligence", et Bouddhisme la philosophie ou Loi de Bouddha (l'Illuminé). On l'écrit aussi "Budhisme" de Budha (Intelligence et Sagesse) le fils de Soma.
Litt., les sept branches de connaissance ou de compréhension. Une des 37 catégories de Bodhi pakshika dharma, comprenant sept degrés d'intelligence (ésotériquement, sept états de conscience), qui sont (1) Smriti, "mémoire" ; (2) Dharma vichaya, "compréhension correcte" ou discrimination de la Loi ; (3) Vîrya, "énergie" ; (4) Prîti, "joie spirituelle" ; (5) Prasanti "tranquillité" ou quiétude ; (6) Samâdhi, "contemplation extatique" ; et (7) Upekshâ, "indifférence absolue".
Grand philosophe mystique, un des plus éminents théosophes du moyen-âge : né vers 1575 à Alt-Seidenberg, à un peu moins d'une lieue de Görlitz (Silésie), il mourut en 1624 autour de sa cinquantième année. Dans son enfance il fut petit berger, puis ayant appris à lire et à écrire dans une école de village il devint l'apprenti d'un pauvre cordonnier de Görlitz. C'était un clairvoyant naturel aux pouvoirs des plus extraordinaires. N'ayant ni instruction, ni rapports avec la science, il écrivit des œuvres qui apparaissent maintenant pleines de vérités scientifiques ; mais alors, comme il l'a dit lui-même, ce sur quoi il écrivait, il le "voyait comme dans un grand abîme dans l'Eternel". Il avait "une vision complète de l'univers comme dans un chaos" qui pourtant "s'ouvrait en lui de temps en temps, comme dans une jeune plante". C'était un parfait mystique-né, et évidemment sa constitution était des plus rares : une de ces belles natures dont l'enveloppe matérielle n'empêche pas du tout la communication directe, quoique occasionnelle, entre l'intellect et l'Ego spirituel. C'est cet Ego que Jacob Boehme, comme beaucoup de mystiques non entraînés, prit pour Dieu : "L'homme doit reconnaître", écrit-il, "que son savoir n'est pas à lui, mais vient de Dieu qui manifeste les Idées de la Sagesse à l'âme de l'homme, selon la mesure qui lui plaît". Si ce grand théosophe s'était rendu maître de l'occultisme oriental il se serait exprimé autrement. Il aurait su que le "dieu" qui parlait au moyen de son pauvre cerveau inculte et non formé était son propre Ego spirituel, la Divinité omnisciente en lui, et que ce que cette Divinité donnait n'était pas "selon la mesure qui lui plaisait", mais dans la mesure des capacités de l'habitacle mortel et momentané qu'ELLE animait.
, ou Bona Dea. Déesse romaine, patronne des Initiées et des femmes occultistes. Appelée aussi Fauna, du nom de son père Faunus. Elle était adorée comme une divinité prophétique et chaste, et son culte était l'affaire exclusive des femmes ; les hommes n'ayant pas même le droit de prononcer son nom. Elle ne révélait ses oracles qu'aux femmes, et les cérémonies de son sanctuaire (une grotte sur l'Aventin) étaient dirigées par les Vestales tous les 1er mai. Son aversion pour les hommes était si grande qu'aucune personne de sexe masculin n'avait le droit d'approcher la maison des consuls où avaient parfois lieu ses fêtes, et on retirait même les portraits et les bustes d'homme de cet édifice pour la circonstance. Clodius, qui, déguisé en femme, profana une de ces fêtes sacrées en entrant dans la maison de César où elle avait lieu, s'attira du malheur. Des fleurs et des feuillages décoraient son temple et des femmes faisaient des libations avec un vase (mellarium) plein de lait. Il n'est pas vrai que le mellarium contenait du vin, comme certains auteurs l'ont dit, voulant ainsi se venger parce qu'ils étaient des hommes. BONATI, Guido. Moine franciscain né à Florence au XIIIème siècle et mort en 1306. Il devint astrologue et alchimiste, mais échoua comme adepte Rose-Croix. Il retourna alors à son monastère. BONO, Peter. Lombard, grand adepte de la science hermétique qui voyagea en Perse pour étudier l'alchimie. Au retour de son voyage il se fixa en Istrie en 1330 et devint fameux comme Rose Croix. On attribue à un moine de Calabre, nommé Lacinius, la publication en 1702 d'un condensé de l'œuvre de Bono sur la transmutation des métaux. Il y a pourtant dans cet ouvrage plus de Lacinius que de Bono. Bono était un adepte authentique et un initié : de tels personnages ne laissent pas leurs secrets dans des manuscrits après eux.
La Montagne du Monde, volcan ou montagne de feu ; identique au Méru indien. BORRI, Joseph François. Grand philosophe hermétique né à Milan au ème 17 siècle. C'était un adepte, un alchimiste et un occultiste consacré à son œuvre. Il en savait trop et, en conséquence, fut condamné à mort pour hérésie en janvier 1661 après le décès du pape Innocent X. Il s'échappa et vécut de nombreuses années encore, lorsqu'il fut finalement reconnu par un moine d'un village turc, dénoncé, réclamé par le nonce du Pape et reconduit à Rome où il fut emprisonné le 10 août 1675. Mais les faits montrent qu'il s'évada de sa prison d'une façon que personne ne pût expliquer.
La tour des planètes où avait lieu le culte de Bel, aux temps où les astrolâtres étaient les plus grands astronomes. Elle était consacrée à Nébo, dieu de la Sagesse. (voir "Birs Nimroud").
Le Both-al des Irlandais est le descendant et la copie du grec Batylos et du Beth-el de Canaan, la "maison de Dieu" (V.).
Voir Baphomet.
Le nom donné à Gautama, prince de Kapilavastu à sa naissance. C'est une abréviation de Sarvârtha-siddha et signifie "la réalisation de tous les désirs". Gautama, qui signifie, "sur terre (gau) le plus victorieux (tama)" était le nom sacerdotal de la famille des Śâkya, le patronyme royal de la dynastie à laquelle appartenait le père de Gautama, le Roi Śuddhodhana de Kapilavastu. Kapilavastu était une antique cité, lieu de naissance du Grand Réformateur ; elle fut détruite de son vivant. Dans le titre de Śâkyamuni, la dernière partie muni est rendue comme signifiant "celui qui est puissant en charité, en isolement et en silence", alors que le début du nom, Śâkya, est celui de la famille. Tout orientaliste ou pundit sait par cœur l'histoire de Gautama le Bouddha, le plus parfait des hommes mortels que le monde ait jamais vu mais aucun d'eux ne semble soupçonner la signification ésotérique sous-jacente à sa biographie prénatale, c'est-à-dire, le sens de l'histoire populaire. Le Lalitavistara raconte l'histoire mais s'abstient de faire allusion à la vérité. Les 5.000 Jâtakas, ou les événements de vies antérieures (ré-incarnations) sont pris littéralement et non ésotériquement. Gautama le Bouddha n'aurait pas été un homme mortel s'il n'avait pas passé par des centaines et des milliers de naissances avant cette dernière. Pourtant le récit détaillé de celles-ci, et la déclaration qu'au cours de celles-ci il se fraya un chemin à travers toutes les étapes de la transmigration, depuis les plus bas atomes et insectes animés ou inanimés, jusqu'aux plus hautes – ou celle de l'homme, contient simplement l'aphorisme occulte bien connu : "une pierre devient une plante, une plante un animal, et un animal un homme". Tout être humain qui a jamais existé a traversé la même évolution. Mais le symbolisme caché dans la suite de ces renaissances (jâtaka) contient une histoire complète de l'évolution sur cette terre, pré et post humaine, et est un exposé scientifique de faits naturels. On trouve dans leur nomenclature une vérité non voilée mais simple et manifeste, à savoir que dès que Gautama eut atteint la forme humaine il commença à faire preuve dans toutes ses personnalités, et au suprême degré, d'altruisme, de sacrifice de soi et de charité. Bouddha Gautama, le quatrième des Sapta (Sept) Buddhas et des Sapta Tathâgatas, naquit selon la chronologie chinoise en 1024 avant J.C., mais selon les chroniques cinghalaises le 8'a jour de la deuxième (ou quatrième) lune dans l'an 621 avant notre ère. Il s'enfuit du palais de son père pour devenir ascète dans la nuit du huitième jour de la seconde lune, en 597 avant J.C., et ayant passé six années en méditations ascétiques à Gayâ, et percevant que l'auto-torture physique était inutile pour obtenir l'illumination, il décida de frayer un nouveau sentier jusqu'à ce qu'il eût atteint l'état de Bodhi. Il devint un Bouddha accompli dans la nuit du 8ème jour de la douzième lune de l'année 592 et entra finalement en Nirvâna en 543, selon le Bouddhisme du Sud. Pourtant les orientalistes ont décidé en faveur de plusieurs autres dates. Tout le reste est allégorique. Il atteignit l'état de Bodhisattva sur terre lorsqu'il était dans la personnalité nommée Prabhdpâla. Tushita représente un lieu sur ce globe et non un paradis des régions invisibles. Le choix de la famille Śâkya et de sa mère Mâyâ, comme "la plus pure sur terre", est en accord avec le modèle de nativité de tous les Sauveurs, Dieux ou Réformateurs déifiés. Le conte selon lequel il serait entré dans le sein de sa mère sous la forme d'un éléphant blanc est une allusion à sa sagesse innée, l'éléphant de cette couleur étant le symbole de chaque Bodhisattva. Les déclarations qu'à la naissance de Gautama le nouveau-né fit sept pas dans quatre directions, qu'une fleur Udumbara fleurit dans toute sa rare beauté, et que les Rois des Nâgas se mirent aussitôt à "le baptiser" sont autant d'allégories dans la phraséologie des Initiés et sont bien comprises par tout occultiste oriental. Tous les événements de sa noble vie sont donnés avec des nombres occultes, et tous les événements prétendus miraculeux– si déplorés par les orientalistes parce qu'ils jettent la confusion dans le récit et rendent impossible la séparation de la vérité et de la fiction – ne sont qu'un voile allégorique jeté sur la vérité. C'est aussi compréhensible pour un occultiste versé en symbolisme que c'est difficile à démêler pour un savant d'Occident ignorant l'occultisme. Chaque détail du récit après sa mort et avant sa crémation est un chapitre de faits, écrit en un langage qu'il faut étudier avant de le comprendre, faute de quoi la lettre morte conduira à des contradictions absurdes. Par exemple, ayant rappelé à ses disciples l'immortalité du Dharmakâya, on dit que Bouddha passa en Samâdhi et se perdit en Nirvâna – d'où personne ne revient. Et pourtant, nonobstant cette déclaration, on montre le Bouddha faisant sauter le couvercle du cercueil et en sortant : il salue, les mains jointes, sa mère Mâyâ qui soudain apparaît dans les airs, bien qu'elle soit morte sept jours après sa naissance, etc..., etc..., Comme Bouddha était un Chakravartin (celui qui tourne la roue de la Loi), son corps au moment de la crémation ne pouvait être consumé par un feu ordinaire. Que se produisit-il ? Tout-à-coup un jet de flammes s'élança de la Svastika qui était sur sa poitrine, et réduisit son corps en cendres. Nous n'avons pas la place de donner d'autres exemples. En ce qui concerne le fait qu'il était un véritable et un indéniable SAUVEUR du Monde, il suffit de dire que les missionnaires orthodoxes les plus enragés, à moins d'être des fous incurables ou de n'avoir pas la moindre considération pour la vérité historique, ne peuvent trouver la plus faible accusation contre la vie et le caractère personnel de Gautama le "Bouddha". Sans aucune prétention à la divinité, permettant à ses disciples de tomber dans l'athéisme plutôt que dans les superstitions dégradantes du culte des dévas ou des idoles, sa démarche dans la vie, du début à la fin, est sainte et divine. Pendant les 45 années de sa mission elle est pure et sans tâche comme celle d'un dieu – ou comme cette dernière devrait être. C'est un parfait exemple d'un homme divin. Il atteignit la Bouddhéité – c'est-à-dire l'illumination complète – entièrement par ses mérites personnels et du fait de ses efforts individuels, aucun dieu n'étant supposé avoir aucun mérite dans l'exercice de la bonté et de la sainteté. Les enseignements ésotériques prétendent qu'il renonça au nirvâna et abandonna la robe Dharmakâya pour demeurer un "Bouddha de Compassion" à portée des misères, de ce monde. Et la philosophie religieuse qu'il laissa a produit pendant plus de 2.000 ans des générations d'hommes bons et altruistes. Sa religion est la seule qui soit absolument non sanglante parmi toutes celles qui existent : tolérante et libérale, enseignant la compassion et la charité universelles, l'amour et le sacrifice de soi, la pauvreté, le contentement de son sort quel qu'il soit. Aucune persécution, aucune pression forcée par le feu ou le glaive ne l'ont jamais souillée. Aucun dieu crachant feu ou flammes n'est intervenu dans ses chastes commandements ; et si le code simple, humain et philosophique de vie journalière qui nous a été laissé par le plus grand Réformateur de l'Homme jamais connu devait un jour être adopté par l'ensemble de l'humanité, alors vraiment une ère bienheureuse de paix poindrait sur l'Humanité.
Le Bouddhisme est maintenant divisé en deux Eglises différentes : celle du Sud et celle du Nord. On dit que la première représente la forme la plus pure, ayant préservé plus religieusement les enseignements originaux du Seigneur Bouddha. C'est la religion de Ceylan, du Siam, de la Birmanie et autres endroits, tandis que le Bouddhisme du Nord est limité au Tibet, à la Chine et au Népal. Pourtant une telle distinction est incorrecte. Si l'Eglise du Sud est plus proche, en ce sens qu'elle ne s'est pas écartée, sauf peut-être pour des dogmes insignifiants incorporés par les nombreux conciles tenus après la mort du MAITRE, des enseignements publics ou exotériques de Śâkyamuni – l'Eglise du Nord est le résultat des enseignements ésotériques de Siddhârta Bouddha, qu'il réservait aux Bhikshus choisis et aux Arhats. En fait, le Bouddhisme à notre époque ne peut être en bonne justice jugé ni par l'une ni par l'autre de ses formes populaires exotériques. Le véritable Bouddhisme ne peut être apprécié que par la fusion de la philosophie de l'Eglise du Sud et la métaphysique des Ecoles du Nord. Si l'une semble trop iconoclaste et austère, et l'autre trop métaphysique et transcendante et même envahie par les mauvaises herbes de l'exotérisme indien – bien des dieux de son Panthéon ayant été transplantés sous de nouveaux noms dans le sol tibétain – c'est entièrement dû à l'expression populaire du Bouddhisme dans les deux Eglises. On pourrait par correspondance les comparer aux rapports existants entre le Protestantisme et le Catholicisme romain. Tous deux pèchent par excès de zèle et interprétations erronées, bien que le clergé du Bouddhisme, ni dans l'Eglise du Nord ni dans celle du Sud, ne se soit écarté consciemment de la vérité, et ait encore moins agi selon les dictats d'une prêtrocratie, de l'ambition, ou en considérant les avantages ou le pouvoir personnels, comme les deux Eglises chrétiennes l'ont fait.
Chaldéen présumé ; mais, selon l'enseignement ésotérique, un Bouddhiste (un Bodhisattva) d'Orient qui fut le fondateur de l'école ésotérique du Néo-Sabéisme, et dont les rites secrets étaient le baptême, passé de plain pied dans le rite chrétien de même nom. Pendant presque trois cents ans avant notre ère, des moines bouddhistes parcoururent tout le pays de Syrie, passèrent dans les vallées de Mésopotamie et visitèrent même l'Irlande. Les noms Ferho et Faho du Codex Nazaræus ne sont qu'une corruption de Fho, Fo et Pho, noms que les Chinois, les Tibétains et même les Népalais donnent à Bouddha. BRAGADINI, Marc-Antoine. Rose-Croix vénitien accompli, occultiste et cabaliste qui fut décapité en Bavière en 1595 pour avoir fabriqué de l'or.
Le dieu de la Vie Nouvelle, de la ré-incarnation de la nature et de l'homme. On l'appelle "le chanteur divin" sans tâche ni reproche. On le représente glissant dans le vaisseau des Nains de la Mort durant la mort de la nature (pralaya), dormant sur le pont avec sa harpe aux cordes d'or près de lui, et rêvant le rêve de la vie. Quand l'esquif passe le seuil de Naïn, le Nain de la Mort, Bragi s'éveille et parcourant les cordes de sa harpe, chante un chant qui se répercute sur tous les mondes, chant qui décrit les ravissements de l'existence et éveille la nature muette et endormie de son long sommeil semblable à la mort.
L'étudiant doit distinguer Brahma, le neutre, de Brahmâ, le créateur masculin du Panthéon indien. Le premier, Brahma ou Brahman, est le principe impersonnel, suprême et inconnaissable de l'univers, de l'essence duquel tout émane, et en qui tout retourne, qui est incorporel, immatériel, sans naissance, éternel, sans commencement ni fin. Il pénètre tout, animant le dieu le plus haut comme le plus infime atome minéral. Brahmâ, d'autre part, le prétendu Créateur masculin, existe seulement et périodiquement dans la manifestation, puis retourne au pralaya, c'est-à-dire disparaît et est anéanti.
"Brahmâ le Progéniteur" littéralement le "Seigneur des Créatures". Sous cet aspect, Brahmâ est la synthèse des Prajâpatis ou Forces créatrices.
Brahmâ masculin et féminin. Vâch est aussi parfois appelé le Logos féminin ; car Vâch, littéralement, signifie Parole. (voir Manu I et Vishnu Purâna).
La connaissance, la science ésotérique au sujet des deux Brahmas et de leur véritable nature.
Même chose : Brahmâ séparant son corps en deux moitiés, mâle et femelle, crée en elles Vâch et Virâj. Plus simplement et ésotériquement, Brahmâ, l'Univers, en se différenciant, produisait par ce moyen la nature matérielle, Virâj, et la nature intelligente spirituelle, Vâch – qui est le Logos de la Divinité ou l'expression manifestée de l'Idéation divine éternelle. BRAHMACHARIN, (sans.). Ascète Brâhmane : celui qui est voué au célibat, virtuellement un moine, ou un étudiant religieux. BRAHMAJNANIN, (sans.). Celui qui possède la Connaissance complète ; en langage ésotérique, un Illuminatus.
La plus haute des quatre castes de l'Inde ; celle qu'on croit ou plutôt qui s'imagine elle-même aussi haut placé parmi les hommes que Brahman, l'Absolu des Védantins, l'est parmi les dieux, ou au-dessus d'eux. BRAHMANA, Période. (sans.). Une des quatre périodes en lesquelles les orientalistes ont divisé la littérature védique.
Livres sacrés hindous. Ouvrages composés par les Brâhmanes et pour eux. Commentaires sur les parties des Védas qui étaient destinées à l'emploi du rituel et aux directives des "deux fois nés" (Dvija) ou Brâhmanes. BRAHMANASPATI (sans.). La planète Jupiter ; divinité du Rig Veda, connue dans les ouvrages exotériques comme Brishaspati, dont l'épouse Târâ était emportée par Soma (la Lune). Ceci conduisit à une guerre entre les dieux et les Asuras.
Litt., la "Cité de Brahmâ".
Les Fils de Brahmâ. BRAHMARANDHRA (sans.). Un point situé au sommet de la tête, relié par Sushumnâ, cordon de l'épine dorsale, au cœur. Terme mystique n'ayant sa signification que dans le mysticisme.
Les Rishis brahmaniques. BRIAH ou Monde Briatique (héb.). Ce monde est le second des quatre mondes des Cabalistes et se rapporte aux "Archanges" créés les plus élevés ou aux Purs Esprits. (w.w.w.).
Géant fameux dans la Théogonie d'Hésiode. Fils de Cœus et de Terra ; monstre ayant cinquante têtes et cent bras. Il se fait remarquer dans les guerres et les combats entre dieux.
Nom d'une Upanishad. Un des livres sacrés et secrets des Brâhmines ; un Aranyaka est un traité rattaché aux Védas et considéré comme un sujet d'étude particulier par ceux qui se sont retirés dans la jungle (forêt) à des fins de méditations religieuses.
Nom d'une Divinité, et aussi d'un Rishi. C'est en même temps le nom de la planète Jupiter. C'est le Guru personnifié et le prêtre des dieux en Inde ; aussi le symbole du ritualisme exotérique, par opposition au mysticisme ésotérique. D'où l'adversaire du roi Soma – la lune, mais aussi le jus sacré bu lors de l'initiation – le père de Budha, la Sagesse Secrète.
Nom donné au dieu Bacchus d'après Briso, nom de sa nourrice. Il avait aussi un temple à Brisa, promontoire de l'île de Lesbos. BUBASTE, (égypt.). Cité d'Egypte qui était consacrée aux chats et où se trouvait leur principal sanctuaire. Plusieurs centaines de milliers de chats étaient embaumés et enterrés dans les grottes de Beni-Hassan-el- Amar. Le chat, étant un symbole de la lune, était consacré à Isis, sa déesse. Il voit dans l'obscurité et ses yeux ont une phosphorescence qui effraie les oiseaux de nuit de mauvaise augure. Le chat était aussi consacré à Bast, et pour cela appelé "le destructeur des ennemis du Soleil (Osiris)".
Litt., "L'Illuminé". Le plus haut degré de la connaissance. Pour devenir un Buddha il faut briser les chaînes des sens et de la personnalité, acquérir une perception complète du SOI RÉEL et apprendre à ne pas le séparer des autres sois, apprendre par expérience, avant toute chose, la totale irréalité de tous les phénomènes du Cosmos visible, atteindre un complet détachement de tout ce qui est évanescent et fini, et vivre, en étant encore sur Terre, dans l'immortelle et l'éternelle "solité", dans un suprême état de sainteté.
Litt., "l'ombre du Bouddha". On dit qu'elle devient visible à l'occasion de certains grands événements et au cours de certaines cérémonies impressionnantes célébrées dans les temples en commémoration d'actes glorieux de la vie du Bouddha. Hiuan-Tsang, le voyageur chinois, nomme une certaine caverne où elle apparaît, à l'occasion, sur le mur, mais il ajoute que seuls ceux "dont le mental est parfaitement pur" peuvent la voir.
Litt., "le fruit de Buddha", la réalisation d'Arhattvaphala, ou de la dignité d'Arhat.
L'Ame Universelle ou Mental Universel. Mahâbuddhi est un nom de Mahat (voir "Alaya") ; c'est aussi l'Ame spirituelle de l'homme (sixième principe), véhicule d'Atman, exotériquement le septième.
Nom d'un grand arhat indien qui se rendit en Chine au 4ème siècle pour propager le Bouddhisme et convertit beaucoup de gens au moyen de miracles et d'exploits magiques les plus merveilleux.
"Le Sage et l'Intelligent", fils de Soma, la Lune, et de Rokini ou Taraka, épouse de Brishaspati, enlevée par le roi Soma, aboutissant ainsi à la grande guerre entre les Asuras, qui étaient du parti de la Lune, et les dieux qui prirent parti pour défendre Brihaspati (Jupiter) qui était leur Purohita (prêtre familial). Cette guerre est connue sous le nom de Târakamâyâ. C'est l'original de la guerre sur l'Olympe entre les Dieux et les Titans et aussi de la guerre (Apocalypse) entre Michel (Indra) et le Dragon (personnifiant les Asuras).
Ecole d'hommes ; d'ordinaire un collège d'étudiants mystiques.
Ancien ouvrage d'Orient dans lequel, entre autres choses, l'anthropologie est traitée de manière allégorique.
Un ouvrage hermétique d'Orient.
"Le producteur", le fils de Bestla, dans les légendes Nordiques.
L' "Esprit des Collines". Cette divinité dryadique est adorée par les tribus kolariennes de l'Inde Centrale avec de grandes cérémonies et des démonstrations magiques. Il y a des mystères rattachés à celles-ci, mais ce peuple est très jaloux et n'admet pas d'étrangers à ses rites.
Philosophe hermétique né en Bohème que l'on crédite de la fabrication d'une authentique poudre de projection. Il laissa la plus grande partie de sa poudre rouge à un ami nommé Richthausen, un adepte et alchimiste de Vienne. Quelques années après la mort de Busardier, en 1637, Richthausen se présenta à l'empereur Ferdinand III que l'on sait s'être consacré avec ardeur à l'alchimie. On dit qu'ensemble ils transformèrent trois livres de mercure en l'or le plus fin avec un simple grain de la poudre de Busardier. En 1658, l'Electeur de Mayence eut aussi la permission de mettre la poudre à l'épreuve, et l'or produit fut déclaré par le Maître de la Monnaie comme étant le plus fin qu'il eût jamais vu. Telles sont les prétentions attestées par les chroniques et archives municipales.
Nom anglais qu'un adepte s'était attribué, un disciple de certains Sages orientaux, au sujet de qui circulent bien des histoires fantaisistes. On dit, par exemple, que Butter fut capturé en 1629 au cours d'un voyage et vendu comme captif. Il devint l'esclave d'un philosophe arabe, grand alchimiste, et finalement s'évada, en volant à son Maître une grande quantité de poudre rouge. Selon des récits plus dignes de foi, seule la fin de cette histoire est vraie. Des adeptes que l'on pourrait voler sans qu'ils s'en doutent ne mériteraient guère leur appellation. Butter, ou plutôt la personne qui prit ce nom, vola à son "Maître" (dont il était le libre disciple) te secret de la transmutation et abusa de son savoir – c'est-à-dire qu'il chercha à l'utiliser pour son profit personnel, mais il en fut vite puni. Après avoir réalisé beaucoup de cures merveilleuses au moyen de sa "pierre" (c'est-à-dire, la connaissance occulte d'un adepte initié) et produit des phénomènes extraordinaires, à certains desquels assista van Helmont, le fameux occultiste et Rose-Croix, non pour le bien des hommes mais pour sa vaine gloire, Butter fut emprisonné au Château de Vilvoord, dans les Flandres, et passa presque tout le restant de sa vie en détention. Il perdit ses pouvoirs et mourut misérable et ignoré. Tel est le sort de tout occultiste qui abuse de son pouvoir ou profane la science sacrée.
Terme gnostique dont la signification est "Profondeur" ou "grand Abîme", le Chaos. Il équivaut à l'espace avant qu'en son sein quelque chose ne se fût formée à partir des atomes primordiaux qui existent éternellement dans les profondeurs spatiales, selon les enseignements de l'occultisme. C C Troisième lettre de l'alphabet anglais ; elle n'a pas son équivalent en hébreu, sauf Caph, qu'il faut voir à la lettre K. CABALISTE ou Kabbaliste. De Q B L H, Qabbalah, une tradition orale qu'on ne met pas par écrit. Le Cabaliste est un étudiant de la science secrète, celui qui interprète le sens caché des Ecritures à l'aide de la Cabale symbolique, et, par ce moyen, explique le vrai. Les Tanaïm furent, chez les Juifs, les premiers Cabalistes ; ils apparaissent à Jérusalem vers le début du troisième siècle avant l'ère chrétienne. Les livres d'Ezéchiel, de Daniel, d'Hénoch, et l'Apocalypse de Saint Jean sont purement cabalistiques. Cette doctrine secrète est identique à celle des Chaldéens et inclut aussi beaucoup de la sagesse des Perses, ou "magie". L'histoire saisit des aperçus de Cabalistes célèbres depuis le IIème siècle. Les temps médiévaux, et même les nôtres, ont eu un nombre considérable de gens parmi les plus instruits et intelligents qui étudièrent la Cabale. Parmi ceux-là, les plus célèbres furent Paracelse, Henry Khunrath, Jacob Boehme, Robert Fludd, les deux Van Helmont, l'Abbé Jean Trithème, Cornélius Agrippa, le Cardinal Nicolas de Cusa, Jérôme Cardan, le Pape Sixte IV., et des érudits chrétiens comme Raymond Lulle, Jean Pic de la Mirandole, Guillaume Postel, le grand John Reuchlin, Dr Henry More, Eugenius Philaléthès (Thomas Vaughan), le savant jésuite Athanase Kircher, Christian Knorr (Baron) von Rosenroth ; puis Sir Isaac Newton, Leibniz, Lord Bacon, Spinoza, etc..., la liste en étant presque inépuisable. Comme le remarque Isaac Myer, dans sa Qabbalah, les idées des Cabalistes ont largement influencé la littérature européenne. Sur la Cabale pratique, l'abbé de Villars (neveu de Montfaucon) publia en 1670 son célèbre roman satirique Le Comte de Gabalis sur lequel Pope construisit son Viol de la Serrure. Le cabalisme s'exprime par les poèmes médiévaux, le Roman de la Rose, et imprègne les écrits de Dante. Cependant il n'existe pas deux auteurs d'accord sur l'origine de la Cabale, le Zohar, le Sepher Jetzirah, etc... Certains démontrent qu'elle provient des patriarches bibliques, Abraham et même Seth ; d'autres de l'Egypte, d'autres encore de Chaldée. Le système est certainement très ancien ; mais comme tous les autres systèmes, qu'ils soient religieux ou philosophiques, la Cabale provient directement de la doctrine secrète primitive de l'Orient, par les Védas, les Upanishads, Orphée et Thalès, Pythagore et les Egyptiens. Quelle que soit sa source, son substratum est dans tous les cas identique à celui de tous les autres systèmes depuis le Livre des Morts jusqu'aux plus récents Gnostiques. Les meilleurs interprètes de la Cabale dans la Société Théosophique furent parmi les plus anciens de ses membres le Dr. S. Pancoast, de Philadelphie, et M. G. Felt ; parmi les plus récents, le Dr. W. Wynn Westcott, M.S.L. Mac Gregor Mathers (tous deux du Collège Rosicrucien) et quelques autres. (Voir "Qabbalah").