Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
106 notices — lettre D
, (cabale). L'Ombre de la Lumière éternelle. Les "Anges de la Présence" ou archanges. Identiques aux Farvarshi du Vendidâd et autres ouvrages zoroastriens. DZYN ou Dzyan (tib.). Aussi écrit Dzen. Corruption des mots sanskrits Dhyân et Jnâna (ou gnyâna phonétiquement) – Sagesse, connaissance divine. En tibétain le savoir est appelé dzin. E E Cinquième lettre de l'alphabet anglais. Le he (doux) de l'alphabet hébreu devient un E dans le système Ehevi de lecture de cette langue. Sa valeur numérique est cinq, et son symbolisme est une fenêtre ; c'est, dans la Cabale, la matrice. Dans l'ordre des noms divins son rang est le cinquième, Hadour ou le "majestueux" et le "splendide". EA (chaldéen), aussi Hea. Le second dieu de la trinité originelle babylonienne composée d'Anu, Hea et Bel. Hea fut le "Faiseur de Destin", le "Seigneur de l'Abîme", "le Dieu de la Sagesse et du Savoir", et le "Seigneur de la Cité d'Eridu".
D(a) B(a) R(im), signifiant le "Verbe", et, dans la Cabale chaldéenne, les "Verbes", Dabar et Logoi. (Voir la Doctrine Secrète, II., 60).
La terre d'Iran, l'ancienne Perse.
La double émanation de Moymis, le descendant du Principe mondial double ou androgyne, le mâle Apason et la féminine Tauthe. Comme toutes les nations théocratiques en possession des mystères des Temples, les Babyloniens ne mentionnaient jamais le "Principe Unique" de l'Univers ni ne lui donnaient de nom. C'est ce qui fait que Damascius (Théogonies) remarque que pareils au reste des "barbares", les Babyloniens le passaient sous silence. Tauthe était la mère des dieux, tandis qu'Apason était son pouvoir mâle auto-généré, et Moymis, l'univers idéal qui était son fils seul engendré, à son tour émanait Dache Dachus, et, en fin de course, Bélus, le Démiurge de l'Univers objectif.
De daktulos, "un doigt". Le nom donné aux Hiérophantes phrygiens de Cybèle que l'on regardait comme les plus grands magiciens et exorcistes. Ils étaient cinq ou dix à cause des cinq doigts d'une main qui bénissait, et des dix des deux mains qui évoquaient les dieux. Ils guérissaient aussi par manipulation ou mesmérisme.
Le Porte-flambeau, un des quatre célébrants des Mystères d'Eleusis. Ils étaient plusieurs attachés aux temples, mais ils n'apparaissaient en public qu'aux jeux des Panathénées à Athènes pour présider à ce qu'on appelait la "course du flambeau". (Voir Royal Masonic Cyclopœdia de Mackenzie).
ou Stûpa. Litt., un tertre sacré ou tour pour les saintes reliques bouddhiques. On trouve des tertres d'allure pyramidale dispersés dans toute l'Inde et les pays bouddhistes comme Ceylan, la Birmanie, l'Asie Centrale, etc... Ils sont de dimensions variées et contiennent généralement quelques reliques de Saints ou qui étaient censées avoir appartenu à Gautama le Bouddha. Comme le corps humain est supposé consister en 84.000 dhâtus (cellules organiques ayant en elles quelques fonctions vitales précises) on dit qu'Aśoka construisit pour cette raison 84.000 dhâtu-gopas ou Dâgobas en l'honneur de chacune des cellules du corps du Bouddha, dont chacune est devenue maintenant un dharmadhâtu ou sainte relique. Il se trouve à Ceylan un Dhâtu-Gopa à Anurâdhapura qu'on dit remonter à 160 ans avant J.C. On les construit maintenant en forme de pyramide, mais les Dâgobas primitives étaient toutes construites en forme de tour avec une coupole et plusieurs chhattras (ombrelles) les surmontant. Eitel affirme que les Dâgobas chinoises ont toutes à leur sommet de 7 à 14 chhattras, nombre qui est symbolique du corps humain.
L'instructeur des géants, appelés Daityas (V.). Allégoriquement c'est le titre donné à la planète Vénus-Lucifer, ou plutôt au Régent qui l'habite, Śukra, divinité masculine (Voir la Doctrine Secrète,
Géants, Titans et exotériquement démons, mais, en vérité, identiques à certains Asuras, les dieux intellectuels adversaires des dieux inutiles du ritualisme et ennemis des puja ou sacrifices.
Lumière homogène et primordiale que certains occultistes indiens appellent "la Lumière du Logos" (Voir Notes on the Bhagavad Gîtâ, par T. Subba Row, B.A., L.L.B.) ; lorsqu'elle est différenciée cette lumière devient Fohat.
Démons femelles, vampires et buveurs de sang (asra- pas). Dans les Purânas elles sont au service de la déesse Kâlî et se nourrissent de chair humaine. Une espèce de mauvais "Elémentals" (V.).
Une forme de Brahmâ, et son fils dans les Purânas. Mais le Rig Veda affirme que "Daksha sortit d'Aditi, et Aditi de Daksha", ce qui prouve que c'est une force créatrice corrélative et personnifiée, agissant sur tous les plans. Les orientalistes semblent plutôt perplexes et ne pas savoir qu'en faire ; mais Roth est plus près que les autres de la vérité en disant que Daksha est le pouvoir spirituel, et en même temps l'énergie masculine qui génère les dieux dans l'éternité que l'on représente par Aditi. Les Purânas, naturellement, anthropomorphisent l'idée, et montrent Daksha instituant les "rapports sexuels sur cette terre", après avoir essayé tous les autres moyens de procréation. La Force génératrice, spirituelle au début, devient naturellement à l'instant final le plus matériel de son évolution une force de procréation sur le plan physique ; jusque là, l'allégorie purânique est correcte, puisque la Science Secrète enseigne que notre mode actuel de procréation débuta vers la fin de la troisième Race- Racine.
Une relique très précieuse de Gautama Bouddha : savoir, ce qu'on suppose être sa canine gauche préservée au grand temple de Kandy à Ceylan. Malheureusement la relique qu'on montre n'est pas authentique. Cette dernière a été gardée cachée en sécurité pendant plusieurs siècles depuis que les Portugais qui gouvernaient alors Ceylan essayèrent honteusement et par fanatisme de la voler et de l'emporter. Ce qu'on montre au lieu de la relique réelle est une dent animale monstrueuse.
Restriction des sens.
Nom d'un énorme rocher de Ceylan. Il se trouve à 130 mètres environ au-dessus du niveau de la mer. Sa partie supérieure est creusée, et plusieurs grands temples-cavernes, ou Vihâras, y sont taillés à même le roc, tous étant antérieurs à l'ère chrétienne. On les considère comme les antiquités les mieux conservées de cette île. Le côté nord du rocher est vertical et tout à fait inaccessible ; mais du côté sud, à quelque 50 mètres du sommet, cette énorme masse de granit en surplomb a été taillée en une plate forme avec une rangée de grandes cavernes faisant fonction de temples, creusées dans les murs environnants – ce qui évidemment entraîna un immense sacrifice en main-d'œuvre et en argent. Parmi les nombreuses Vihâras existantes on peut en mentionner deux : la Mahâ Râja Vihâra, longue de 60 m et large de 25 dans laquelle il y a dressées plus de cinquante images de Bouddha dont la plupart sont plus grandes que nature et toutes taillées dans le roc massif. On a creusé un puits auprès de la Dâgoba centrale, et d'une fissure dans le roc dégoutte en permanence une belle eau limpide qui est gardée pour des fins sacrées. Dans l'autre, la Mahâ Deviyo Vihâra, on peut voir une image gigantesque de Gautama Bouddha mort, longue de 16 m, étendu sur une couche et un coussin, le tout taillé dans le roc vif comme précédemment. "Ce temple long, étroit et sombre, la position et l'aspect placide de Bouddha, ceci joint au calme du lieu, tendent à imprimer sur le visiteur l'idée qu'il se trouve dans la chambre de la mort. Le prêtre affirme... que tel était Bouddha, et que tels étaient ceux qui l'assistèrent dans les derniers moments de son humanité" (Eastern Monachism de Hardy). La vue qu'on a de Dambulla est magnifique. Sur la vaste plate forme de rocher qui semble maintenant être plus visitée par de très intelligents singes blancs apprivoisés que par des moines, se dresse un immense Arbre-Bo, une des multiples boutures venant de l'Arbre-Bo original sous lequel le Seigneur Siddârtha atteignit Nirvâna. "A peu près à 12 mètres du sommet se trouve une mare qui, à ce qu'en disent les prêtres, n'est jamais à sec". (The Ceylon Almanac, 1834).
, La. Titre donné à la déesse égyptienne Neith que l'on représente souvent lorsqu'elle apparaît dans un arbre d'où elle offre à ses adorateurs le fruit de l'Arbre de Vie, ainsi que l'Eau de Vie.
Ouvrage bouddhique contenant des préceptes moraux.
Don d'aumônes aux mendiants ; litt. "charité", la première des six Pâramitâs du Bouddhisme.
Presque identique à Daityas : géants et démons, les adversaires des dieux ritualistes.
Esotériquement, une âme purifiée. Un voyant et un initié, celui qui a atteint la pleine sagesse.
Le septième Roi (Pasteur) de la dynastie divine qui régna sur les Babyloniens pendant une durée de dix sari ou 36.000 ans, un saros étant de 3.600 ans. De son temps quatre Annedoti ou Hommes- Poissons (des Dagons) firent leur apparition.
Magie cérémonielle pratiquée par les tribus de l'Inde Centrale, particulièrement chez les Kolariens.
Fils de Jupiter et d'Electra qui reçut, en dot, les dieux Kabires, et les emmena en Samothrace où on leur rendit un culte longtemps avant que le héros eût posé les fondations de Troie, et avant même qu'on eût entendu parler de Tyr et de Sidon, bien que Tyr ait été bâtie en 2.760 avant J.C. (pour de plus amples détails, voir à "Kabires").
Les esprits ancestraux des Kolariens. DARŚANAS (sans.). Les Ecoles de philosophie indienne : il y en a six ; Shad-Darsanas ou six démonstrations. DAŚA-SIL (pâli). Les dix obligations ou commandements acceptés par les prêtres de Bouddha et obligatoires pour eux ; obligations ou Pansil sont celles des laïcs.
La lune en astrologie tibétaine.
Epouse d'Héa, "la déesse des régions inférieures, compagne de l'Abîme", mère de Mérodach, le Bel des temps plus récents, et mère de nombreux fleuves-dieux, Héa étant le dieu des régions inférieures et le "Seigneur de la Mer ou du Gouffre", et aussi le seigneur de la Sagesse.
Dieu adoré par les Juifs comme par d'autres Sémites, en tant que "Gouverneur des hommes" : Dionysos – le Soleil. De là Jehovah-Nissi, ou Iao-Nisi, identique à Dio-Nysos ou Jupiter de Nyssa. (Voir Isis Dévoilée, IV., 198). DAYUS ou DYAUS (sans.). Terme védique. La divinité non révélée, ou celle qui ne Se révèle que comme lumière et jour brillant – métaphoriquement.
Le nom des piliers à tête humaine représentant Hermès, placés aux carrefours par les anciens Grecs et Romains. C'est aussi le nom ordinaire des divinités qui présidaient aux limites et frontières. (En français, les Dieux Termes ; N. du T.).
Celui qui admet l'existence d'un dieu ou de dieux, mais prétend n'en rien savoir et rejette la révélation. Libre penseur de jadis.
En langage occulte et bouddhique, un constituant du karma. C'est par avidyâ ou ignorance de vidyâ, illumination divine, que le mérite et le démérite sont produits. Lorsqu'un Arhat atteint la pleine illumination et le parfait contrôle de sa personnalité et de sa nature inférieure, il cesse de créer du "mérite et du démérite".
Le nom hellénique de la Cérès latine, déesse du blé et des labours. Le signe de la Vierge en astronomie. Les Mystères d'Eleusis étaient célébrés en son honneur.
Le Démiurge ou l'Artisan : la Puissance supérieure qui façonna l'univers. C'est de ce mot que les Franc-Maçons ont tiré leur expression de "Suprême Architecte". Pour les occultistes, c'est le Troisième Logos manifesté ou le "deuxième dieu" de Platon, le second logos étant représenté par lui comme le "Père", la seule Divinité qu'il ait osé mentionner, en tant qu'Initié aux Mystères.
Traités ou Discours sur les Démons, ou dieux sous leur aspect sombre.
Géant de la mythologie de l'ancien Iran. DENIS, Angoras. "Médecin de Paris, astrologue et alchimiste du XIVème siècle" (Royal Masonic Cyclopœdia).
En dialecte kolarien, celui qui exorcise les mauvais esprits.
Ascète musulman – turc ou persan. Moine nomade errant. Pourtant les Derviches vivent parfois en communauté. On les appelle souvent les "enchanteurs-tourneurs". En dehors de l'austérité de vie, la prière et la contemplation, le dévot turc, l'égyptien et l'arabe n'ont que peu de ressemblance avec le fakir hindou – qui est aussi musulman. Ce dernier peut devenir un saint mendiant, alors que le premier n'atteindra jamais au-delà de la deuxième classe des manifestations occultes. Le derviche peut aussi être un fort magnétiseur, mais jamais il ne se soumettra volontairement aux auto-tourments abominables et presque incroyables que le fakir invente pour lui-même avec une avidité sans cesse croissante jusqu'à ce que la nature succombe et qu'il meure en des tortures lentes et atroces. Les plus terribles opérations telles que s'écorcher les membres tout vifs, s'amputer les orteils, les pieds ou les jambes, s'arracher les yeux ou se faire enterrer jusqu'au menton et passer de longs mois dans cette situation leur semblent des jeux d'enfant. Il ne faut pas confondre le Derviche avec le Samnyasin ou Yogin hindou. (voir à "Fakir").
Très ancien ouvrage persan appelé le Livre de Shet. Il traite des treize Zoroastres ; il est très mystique.
Un dieu, une divinité "rayonnante". Deva-Deus d'après la racine div "briller". Un Deva est un être céleste – bon, mauvais ou indifférent. Les Devas habitent "les trois mondes", qui sont les trois plans au-dessus de nous. Il y en a 33 groupes ou 330 millions.
"Sanctuaire d'un Deva". Le nom que l'on donne à tous les temples brâhmaniques.
Demeures des Dieux ou des Devas dans les sphères supérieures. Les sept mondes célestes au-dessus du Mont Méru.
La Création ; l'origine des principes. On dit d'elle qu'elle est l'Intelligence, née des qualités ou attributs de la nature.
La "demeure des dieux". Etat intermédiaire entre deux vies terrestres dans lequel l'Ego – l'Atma-Buddhi-Manas ou la Trinité faite Une – entre après la séparation d'avec le kâma rûpa et la désintégration des principes inférieurs utilisés sur terre.
ou Daivajna. La plus haute classe des êtres célestes, ceux qui possèdent la connaissance divine. DEVAKI ; (sans.). Mère de Krishna. Son frère le roi Kansa l'enferma dans un cachot, craignant l'accomplissement d'une prophétie qui déclarait qu'un fils de sa sœur le détrônerait et le tuerait. En dépit de la stricte surveillance Devakî fut adombrée par Vishnu, le Saint-Esprit, et donna ainsi naissance à Krishna, l'avatâra du dieu.
Litt. "la mère des dieux". Titre d'Aditi, l'Espace mystique.
Litt. "le langage ou les lettres des Devas" ou dieux. Les caractères de la langue sanskrite. L'alphabet et l'art d'écrire furent gardés secrets pendant des millénaires, car seuls les Dvijas (deux fois nés) et les Dikshitas (initiés) étaient autorisés à employer cet art. C'était un crime pour un Śûdra de réciter un verset des Védas ; et pour les deux castes inférieures (Vaiśya et Śûdra) connaître les lettres était un délit puni de mort. C'est pourquoi le mot lipi, "écriture", est absent des plus vieux manuscrits, un fait qui a laissé croire aux orientalistes l'idée fausse et plutôt incongrue que l'écriture était non seulement inconnue avant l'époque de Pânini et même au temps de ce Sage ! Que le plus grand grammairien que le monde ait jamais produit ait ignoré l'écriture serait vraiment le phénomène le plus grand et le plus incompréhensible. DEVAPI (sans.). Sage, de l'époque sanskrite, de la race de Kuru, qui, avec un autre sage (Moru), est supposé vivre tout au long des quatre âges et jusqu'à la venue de Maitreya Buddha ou Kalki (dernier avatâr de Vishnu), qui, comme tous les Sauveurs du Monde au cours de leur dernière apparition, comme le Sosiosh des Zoroastriens ou le Cavalier de l'Apocalypse de Saint Jean, arrivera monté sur un Cheval Blanc. Les deux, Devâpi et Moru, sont censés vivre dans une retraite himalayenne appelée Kalapa ou Katapa. C'est une allégorie purânique. DEVARSHIS ou Deva-rishi (sans.). Litt. les "dieux rishis", les saints divins ou semblables à dieu ; ces sages qui, sur terre, atteignent à la pleine nature divine.
Très ancien auteur qui mourut environ un siècle après Gautama Bouddha. Il écrivit deux ouvrages célèbres dans lesquels il niait à la fois l'existence de l'Ego et du non-Ego, avec un égal succès.
L'état, dans la pratique du Yoga, où le mental doit être fixé inébranlablement sur quelque objet de méditation.
Dans le Bouddhisme – tant du nord que du sud – et aussi dans l'Hindouisme, cela signifie simplement un Mantra ou des Mantras – versets sacrés du Rig Veda. Jadis ces Mantras ou Dhâranî étaient tous considérés comme mystiques et, à l'usage, pratiquement efficaces. Pourtant, de nos jours, seuls l'Ecole Yogâchârya prouve en pratique le bien fondé de cette prétention. Lorsqu'il est psalmodié conformément aux instructions données, un Dhâranî produit des effets merveilleux. Cependant son pouvoir occulte ne réside pas dans les mots, mais dans l'inflexion ou l'accent donné et le son qui en résulte (voir "Mantra" et "Akâśa").
La Loi sacrée : le Canon Bouddhique.
Litt., La révolution de "la Roue de la Loi". L'emblème du Bouddhisme en tant que système de cycles et de renaissances ou réincarnations.
Litt., "le corps spirituel glorifié", appelé "Vêtement de Béatitude". Le troisième, ou le plus élevé du Trikâya (les Trois Corps), l'attribut développé par chaque "Bouddha", c'est-à-dire, tout initié qui a traversé ou atteint la fin de ce qu'on appelle le "quatrième Sentier" (en ésotérisme, le sixième "portail" avant son entrée dans le septième). Le plus élevé du Trikâya, c'est-à-dire le quatrième des Buddhakshetra, ou plans bouddhiques de conscience, représenté de façon figurative dans l'ascétisme bouddhique comme une robe ou un vêtement de spiritualité lumineuse. Dans le Bouddhisme populaire du Nord ces vêtements ou robes sont : (1) Nirmânakâya, (2) Sambhogakâya, (3) et Dharmakâya, cette dernière étant la plus élevée et la plus sublimée de toutes, car elle met l'ascète sur le seuil de Nirvâna. (Voir, cependant, La Voix du Silence, notes pages 107 à 109, pour le véritable sens ésotérique).
Le nom du Bouddha qui apparaîtra durant la septième Race-Racine (voir "Ratnâvabhâsa Kalpa", lorsque les sexes n'existeront plus).
Très long mot composé comprenant une très mystique mise en garde. "Rappelle-toi que les constituants (de la nature humaine) ont leur origine dans les Nidânas et ne sont pas originellement le Soi", ce qui authentifie ce que les Ecoles Esotériques enseignent, et non les interprétations ecclésiastiques. DHARMAŚOKA (sans.). Le nom donné au premier Aśoka après sa conversion au Bouddhisme – le roi Chandragupta qui, durant toute sa longue vie, se conforma au "Dharma" ou Loi de Bouddha. Le roi Aśoka (le second du nom) ne fut pas converti, mais était Bouddhiste de naissance.
Reliques du corps du Bouddha rassemblées après sa crémation.
Sage Aryen, maintenant l'Etoile Polaire. Kshatriya (de la caste des guerriers) qui par des austérités religieuses devint un Rishi, et pour cette raison fut élevé par Vishnu à cette position éminente dans le ciel. Aussi appelé Grah-Adhâra ou "le pivot des planètes".
Litt., "Les Seigneurs de Lumière". Les dieux les plus élevés, correspondants aux Archanges catholiques romains. Intelligences divines chargées de la supervision du Cosmos.
Litt., "contemplation". Dans le Bouddhisme une des six Pâramîtas de perfection, état d'abstraction qui conduit l'ascète qui la pratique bien au-dessus du plan de la perception sensorielle et hors de la matière. Les six étapes de Dhyân ne diffèrent que par les degrés d'abstraction de l'Ego personnel, hors de la vie sensorielle.
Dans le Bouddhisme, les cinq fils des Dhyâni-Buddhas. Dans la Philosophie Esotérique ils possèdent une signification mystique.
Ceux qui ont "le Cœur Compatissant" : on leur rend surtout un culte au Népal. Ils possèdent également une signification secrète. DHYANI PAŚA (sans.). "La Corde des Dhyânis" ou Esprits : le Cercle "On ne Passe pas" (voir la Doctrine Secrète, Stance V, Vol. I, pp. 70/71).
Appelés "spectres" et "coques" par les occultistes et les théosophistes, c'est-à-dire, les fantômes du Kâma loka. C'est un mot forgé par le grand voyant américain, Andrew Jackson Davis, pour désigner ce qu'il considère, comme des "Esprits" indignes de confiance. Selon ses propres termes : – "Un Diakka (du Summerland 1 est celui qui prend un plaisir insensé à assumer des rôles, jouer des tours, et personnifier des personnages opposés ; pour qui les prières et les déclarations profanes sont de valeur équivalente ; trop chargé de passion pour les récits lyriques ; déficient moralement il est dépourvu des sentiments actifs de justice, de philanthropie ou d'affection tendre. Il ne sait rien de ce que les hommes appellent sentiment de gratitude, les buts de l'amour et de la haine sont les mêmes pour lui et sa devise est souvent terrible pour les autres – le Soi est la totalité de la vie individuelle, et l'annihilation exaltée est la fin de toute vie particulière. Encore hier, l'un d'eux a dit ceci à une dame médium, en signant Swedenborg : – "Quoique ce soit qui est, a été ou sera, ou pourrait être, je suis cela, et la vie personnelle n'est que les phantasmes agglomérés de frissons de pensée, se précipitant dans leur ascension au cœur central de la mort éternelle !"(The Diakka and their Victims, "une explication de ce qui est faux et repoussant dans le spiritisme"). Les "Diakka" sont donc simplement les prétendus "Esprits" à communication et à matérialisation des médiums et des spirites. 1 Litt : "Pays d'Eté", N.d.T. DIANOIA (gr.). Identique au Logos. La source éternelle de la pensée, "idéation divine", qui est la racine de toute pensée (voir "Ennoia"). DIDON ou Elissa. Astarté, la Vierge de la Mer – qui écrase le Dragon sous son pied. Patronne des marins phéniciens. Une reine de Carthage qui, selon Virgile, devint amoureuse d'Enée.