Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
56 notices — lettre E
Le premier principe des choses selon Thalès et d'autres philosophes anciens. Evidemment cette eau n'est pas celle du plan matériel, mais dans un sens figuratif, elle représente le fluide potentiel contenu dans l'espace sans limites. Cela était symbolisé dans l'ancienne Egypte par Kneph, le dieu "non-révélé", que l'on représentait par le serpent – l'emblème de l'éternité – encerclant une urne à eau, avec sa tête planant au-dessus des eaux qu'il couve de son souffle. "Et l'Esprit de Dieu se mouvait sur la face des eaux" (Genèse, I). La manne, la nourriture des dieux et des abeilles créatrices de l'Ygdrasil, tombe durant la nuit sur l'arbre de vie depuis les "eaux divines, le pays natal des dieux". Les Alchimistes affirment que lorsque la terre pré-adamique est réduite par l'Alkahest en sa prime substance, elle est semblable à de l'eau claire. L'Alkahest est "l'unique et l'invisible, l'eau, le premier principe, dans sa seconde transformation".
C'est un des plus anciens rites pratiqués en Egypte, et de là dans la Rome païenne. Il accompagnait le rit du Pain et du Vin. "Le prêtre égyptien aspergeait d'eau bénite indifféremment les images de ses dieux et les fidèles. On s'en servait à la fois en libation et en aspersion. On a trouvé une brosse qu'on suppose avoir été utilisée à cette fin comme maintenant" (Egyptian Belief and Modern Thought de Bonwick). Quant au pain, "les gâteaux d'Isis... étaient placés sur l'autel. Gliddon écrit qu'ils étaient 'identiques par leur forme aux gâteaux consacrés des églises romaines et orientales'. Melville nous assure que 'les Egyptiens marquèrent ce pain sacré de la Croix de Saint André'. Le pain de la Présence était rompu avant d'être distribué par les prêtres au peuple assemblé et on supposait qu'il devenait la chair et le sang de la divinité. Le miracle était effectué par la main du prêtre officiant qui bénissait les aliments... Rougé nous dit "les offrandes de pain portaient l'empreinte des doigts, marque de consécration" (Ibid. p. 418) (Voir aussi "Pain et Vin").
Litt., "les pauvres". La plus ancienne secte de juifs chrétiens, l'autre étant les Nazaréens. Ils existaient avant qu'on ait jamais entendu parler du terme "chrétien". Beaucoup des parents de Iassou (Jésus), l'adepte-ascète autour duquel la légende du Christ se forma, étaient des Ebionites. Comme l'existence de ces ascètes mendiants peut être retracée au moins jusqu'au siècle antérieur au Christianisme chronologique, c'est une preuve de plus que Iassou ou Jeshu vécut durant le règne d'Alexandre Jannée à Lyd (ou Lud) où il fut mis à mort comme il est dit dans le Sepher Toldosh Jeshu.
Fameuse cité de Médie qui mérite une place parmi les sept merveilles du monde. C'est ainsi que Draper la décrit dans son Conflict between Religion and Science, chap. I... "La fraîche retraite d'été des rois de Perse était défendue par sept murailles d'enceinte de blocs taillés et polis ; elles étaient de plus en plus élevées au fur et à mesure que l'on avançait vers le centre, et étaient de couleurs différentes en conformité astrologique avec les sept planètes. Le palais était recouvert de tuiles en argent, ses poutres étaient plaquées d'or. A minuit dans ses salles, plus d'une rangée de torchères de naphte rivalisaient avec le soleil. Un paradis, ce régal des monarques de l'Orient, était planté au milieu de la cité. L'Empire Perse était vraiment le jardin du monde".
Identique à Echod – l'Unique, mais sous son aspect féminin. (voir "Achath").
ou Echad. "L'Unique", mais masculin ; terme appliqué à Jéhovah. ÉCLECTIQUE, Philosophie. Un des noms donnés à l'École Néoplatonicienne d'Alexandrie.
Litt., "arrière grand-mère" des Lais scandinaves. Ce fut l'Évêque Brynjüld Sveinsson qui les réunit et les mit à jour en 1643. Il y a deux collections de Sagas traduites par les skaldes nordiques et il y a deux Eddas. L'auteur de la plus ancienne est inconnu ainsi que sa date, mais elle est d'une antiquité reculée. Ces Sagas furent réunies au XIème siècle par un prêtre islandais. La seconde est une collection de l'histoire des dieux (ou de leurs mythes) dont il est question dans la première et qui sont devenus les divinités germaniques, géants, nains et héros.
Les rois édomites. On trouve un mystère profondément caché dans l'allégorie des sept rois d'Edom, qui "régnaient dans le pays d'Edom avant qu'aucun roi n'eût régné sur les enfants d'Israël" (Gen.
ou Idris. Sa signification est "le savant", une épithète appliquée à Enoch par les Arabes.
"Les dieux intercosmiques dont chacun a la prééminence sur un grand nombre de dæmons, à qui ils délèguent leur pouvoir et le transfèrent à volonté de l'un à l'autre", dit Proclus, et il ajoute que c'est enseigné dans la doctrine ésotérique. Dans son système il montre que les régions les plus hautes depuis le zénith de l'univers jusqu'à la lune appartiennent aux dieux ou esprits planétaires, selon leurs hiérarchies et leurs classes. Les plus élevés parmi eux étaient les douze Hyper-Ouranioi ("supersubstantiels", N. d. T.), les dieux super-célestes. Les Egkosmioi ("qui sont dans l'univers", N. d. T.) venaient tout juste après eux, en rang et en pouvoir.
"Soi", la conscience qu'un homme a de "Je suis Moi" – ou le sentiment d' "Etreté". La philosophie ésotérique enseigne l'existence de deux égos dans l'homme, le mortel ou personnel et le supérieur, le divin et l'impersonnel, et appelle le premier la "personnalité" et le second l' "individualité".
Vient du mot "égo". L'égoïté signifie l' "individualité" et jamais la "personnalité" ; elle est à l'opposé de l'égoïsme, la caractéristique par excellence de cette dernière.
Eliphas Lévi les appelle "les parties principales des âmes qui sont les esprits d'énergie et d'action", quoique cela puisse vouloir dire ou non. Les occultistes d'Orient décrivent les égrégores comme des êtres dont le corps et l'essence sont un tissu de ce qu'on appelle la lumière astrale. Ce sont les ombres des hauts esprits planétaires dont les corps appartiennent à l'essence de la lumière divine supérieure.
" Je suis", selon Ibn Gebirol, mais pas du tout dans le sens de "je suis ce que je suis".
Identique à ce que nous nommons le fantôme humain, la forme astrale.
" Un" ; c'est aussi un synonyme de Mahat, le Mental Universel, considéré comme principe de l'Intelligence.
L'Unique et le Multiple (corps ou formes) ; c'est un terme que l'on applique à la Divinité dans les Purânas. EKAŚLOKA ŚASTRA (sans.). Ouvrage sur les śâstras (écritures sacrées) par Nagârjuna ; œuvre mystique traduite en chinois.
Un nom de la Divinité emprunté par les Juifs au phénicien Elon, un des noms du soleil.
A proprement parler les âmes désincarnées des gens dépravés ; ces âmes s'étant, avant leur mort, séparées d'elles-mêmes – leur esprit divin – et ayant ainsi perdu leur chance d'immortalité. Mais au niveau actuel des connaissances on a jugé préférable d'appliquer le terme aux spectres ou fantômes de personnes désincarnées en général, à ceux qui résident momentanément en kâma loka. Eliphas Lévi et d'autres Cabalistes font peu de distinction entre les esprits élémentaires qui ont été des hommes, et les êtres qui peuplent les éléments, et qui sont les forces aveugles de la nature. Une fois séparées de leurs triades supérieures et de leur corps, ces âmes demeurent dans leurs enveloppes kâma-rûpiques et sont irrésistiblement attirées vers la terre parmi des éléments qui conviennent à leur nature grossière. Leur séjour en kâma-loka varie en durée ; mais il finit invariablement par la désintégration en se dispersant comme une colonne de brouillard, atome par atome, dans les éléments environnants.
Esprits des éléments. Créatures évoluées dans les quatre Royaumes ou Eléments – terre, air, feu et eau. Les Cabalistes les appellent Gnomes (de la terre), Sylphes (de l'air), Salamandres (du feu) et Ondines (de l'eau). Sauf quelques-uns des plus hauts types et de leurs régents, ce sont plutôt des forces de la nature que des hommes et des femmes éthérés. Ces forces comme agents serviles des occultistes peuvent produire divers effets, mais s'ils sont utilisés par des "Elémentaires", (V.), et dans ce cas ils asservissent les médiums – ils tromperont les crédules. Tous les êtres invisibles inférieurs générés sur les 5ème, 6ème et 7ème plans de notre atmosphère terrestre sont appelés Elémentals : Péri (mythologie persane, N. d. T.), Dev, Djin, Sylvain, Satyre, Faune, Elfe, Nain, Troll, Kobold, Lutin du foyer, Nixie (lutin femelle des eaux dans le folklore germanique, N. d. T.), Gobelin, Pinky, Banshee (Fée de la Mort, N. d. T.) Peuple de la Mousse, Dame Blanche, Spectre, Fée, etc..., etc...
Ile près de Bombay, Inde, sur laquelle on trouve des ruines bien conservées du temple-caverne de ce nom. C'est un des plus anciens du pays et c'est certainement un ouvrage cyclopéen, quoique feu J. Fergusson leur ait refusé une grande antiquité.
Les Mystères d'Eleusis étaient les plus fameux et les plus anciens de tous les Mystères grecs (à l'exception de ceux de Samothrace), et ils étaient célébrés près du hameau d'Eleusis, non loin d'Athènes. Epiphane les fait remonter au temps d'Inachos (1.800 Av. J.C.), mais ils furent fondés, selon une autre version, par Eumolpus, roi de Thrace et Hiérophante. Ils étaient célébrés en l'honneur de Déméter, la Cérès grecque et l'Isis égyptienne ; le dernier acte de la cérémonie avait trait à une victime sacrificielle de rédemption et à une résurrection, lorsque l'Initié était admis au degré supérieur d' "Epopte" (V.). La fête des Mystères commençait dans le mois de Boédromion (septembre), l'époque des vendanges, et durait sept jours, du 15 au 22. La fête hébraïque des Tabernacles – la fête des Récoltes – au mois d'Ethanim (le septième), commençait aussi le 15 et finissait le 22 de ce mois. Le nom du mois (Ethanim) dérive, selon certains, d'Adonim, Adonia, Attenim, Ethanim, et avait été donné en l'honneur d'Adonaï ou Adonis (Thammuz) dont la mort était déplorée par les Hébreux dans les bosquets de Bethléhem. Le sacrifice du "Pain et du Vin" était accompli avant les mystères de l'Initiation, et durant la cérémonie, les mystères étaient divulgués aux candidats à partir du petroma, sorte de livre fait de deux tablettes de pierre (petrai) réunies sur un côté et agencées pour s'ouvrir comme un volume (voir Isis Dévoilée, III. p. 54 et pp. 107 et seq. pour plus d'explications).
Les eaux du Chaos, que l'on appelle dans la cosmogonie nordique "le courant d'Elivagar".
Également Alhim, ce mot étant écrit différemment. Godfrey Higgins, qui a beaucoup écrit sur sa signification, l'orthographie toujours Aleim. Les lettres hébraïques sont aleph, lamed, hé, yod, mem et sont numériquement 1, 30, 5, 10, 40 = 86. Ce mot paraît être le pluriel du nom féminin Eloah, ALH, formé en ajoutant la forme ordinaire plurielle IM, une désinence masculine, et par conséquent le tout semble impliquer les essences émises, actives et passives. En tant que titre, on le rattache à "Binah" la Mère Céleste, comme est aussi rattaché le titre plus complet I H V H, ALHIM, Jehovah Elohim. Comme Binah conduit aux sept émanations qui vont suivre, ainsi "Elohim" a été dit représenter un pouvoir septuple de divinité. (w.w.w.).
Le génie ou le régent de Jupiter : son Esprit Planétaire. (voir Origène, Contra Celsum).
Ancien dialecte utilisé à Ceylan. ÉMANATION, La Doctrine de l'. Dans son sens métaphysique, elle s'oppose à l'Évolution ; pourtant l'une et l'autre sont étroitement associées. La science enseigne que l'évolution est physiologiquement un mode de génération dans lequel le germe qui développe le fœtus pré-existe déjà dans le géniteur, le développement et la forme finale ainsi que les caractéristiques de ce germe étant accomplis dans la nature, et qu'en cosmologie le processus a lieu aveuglément par la corrélation des éléments et de leurs divers composés. L'occultisme répond que ce n'est là que le mode apparent, le processus réel étant l'Émanation, processus guidé par des forces intelligentes dans le cadre d'une loi immuable. Par conséquent, tandis que les occultistes et les membres de la Société Théosophique croient tout à fait à la doctrine de l'Évolution, telle qu'elle est exprimée par Kapila et Manou, ils sont émanatistes plutôt qu'évolutionnistes. Il fut un temps où la doctrine de l'émanation était universelle. Elle était enseignée aussi bien par les philosophes d'Alexandrie, que par ceux de l'Inde, d'Égypte, de Chaldée, ainsi que par les hiérophantes hellènes, et également par les Hébreux (dans leur Cabale, et même dans la Genèse). Car c'est seulement dû au fait de mauvaises traductions délibérées que le mot hébreu asdt a été rendu par "anges" dans la version des Septante, alors qu'il signifie émanations, Æons, exactement comme chez les Gnostiques. En vérité, dans le Deutéronome (XXXIII. 2) le mot asdt ou ashdt est traduit par "loi ardente", tandis que la traduction correcte du passage devrait être "de sa main droite sortait un feu conforme à la loi (et non à la loi ardente) : c'est-à-dire, que le feu d'une flamme unique est communiqué à un autre ou saisi par lui comme cela se passe dans une traînée de substance inflammable. Voilà justement l'émanation. Ainsi qu'on le montre dans Isis Dévoilée : "Dans l'évolution, telle qu'on commence à la comprendre maintenant, on suppose qu'il y a dans toute matière une poussée pour assumer une forme supérieure – une supposition clairement exprimée par Manou et les autres philosophes hindous de la plus haute antiquité. L'arbre des philosophes l'illustre dans le cas d'une solution de sels de zinc. La controverse entre les tenants de cette école et les émanatistes peut être brièvement exposée ainsi : l'évolutionniste arrête sa recherche à la frontière de "l'inconnaissable", l'émanatiste croit que rien ne peut être évolué – ou comme le mot veut le dire, né d'une matrice – à moins d'avoir été involué, indiquant ainsi que la vie provient d'une puissance spirituelle au-dessus de la totalité".
Une goule, un vampire, un mauvais démon revêtant plusieurs formes.
Particule négative analogue à a (privatif) en grec et en sanskrit. La première syllabe de "En-soph" (V.) ou aucune chose qui commence ou finisse. Le "sans fin".
SOPH (héb.). Le sans fin et sans limites. Le principe déifique absolu, impersonnel et inconnaissable. Cela signifie littéralement "aucune-chose", c'est-à-dire, rien qui puisse être classé avec quelque chose d'autre. Le mot et les idées sont équivalents à la conception védantique du Parabrahman. (w.w.w.). Cependant certains Cabalistes occidentaux s'efforcent de faire de CELA, un "Lui" personnel, une divinité masculine au lieu d'être une divinité impersonnelle.
Litt., "être revêtu", d'où initiation. Identique à Epopteia.
Les Anglo-saxons ont évidemment dérivé le mot Hell (enfer) du nom de la déesse Hela (V.) et, par les Slavons, du grec Hadès, l'enfer étant dans les langues russe et slave – âd, et la seule différence entre l'enfer froid des Scandinaves et l'enfer chaud des Chrétiens devant être recherchée dans leurs climats respectifs. Mais même l'idée de ces régions surchauffées n'est pas d'origine européenne, de nombreux peuples ayant nourri la conception d'un climat souterrain, et nous pouvons aussi bien localiser notre enfer dans le centre de la terre. Toutes les religions exotériques – les croyances des Brâhmanes, des Bouddhistes, des Zoroastriens, des Musulmans, des Juifs et d'autres peuples font de leur enfer un lieu brûlant et ténébreux bien que certains soient plutôt plus attirants que terribles. L'idée d'un enfer brûlant est une idée plus tardive, déformation d'une allégorie astronomique. Chez les Egyptiens, l'enfer ne devient un lieu de châtiment par le feu que lors de la dix-septième ou dix-huitième dynastie, lorsque, d'un dieu qu'il était, Typhon fut transformé en diable. Mais en tout temps cette affreuse superstition fut implantée dans la tête des pauvres masses ignorantes, et l'idée d'un enfer de feu et des âmes qui y sont tourmentées est purement égyptienne. Râ (le soleil) devint le Seigneur de la Fournaise en Karr, l'enfer des Pharaons, et le pécheur était menacé de tortures "dans la chaleur des feux infernaux". Le Dr. Birch écrit "Il y avait là un lion qu'on appelait le monstre rugissant". Un autre décrit le lieu comme le "puits sans fond et le lac de feu dans lesquels sont jetées les victimes (à rapprocher de l'Apocalypse). Le mot hébreu gaï-hinnom (Géhenne) n'a jamais eu vraiment la signification qui lui a été donnée dans l'orthodoxie chrétienne.
Litt., "l'œil intérieur", le "Voyant", une référence au troisième œil intérieur, ou œil spirituel, le véritable nom d'Enoch déformation de Chanoch.
Identique au grec To On "être", ou la véritable Présence dans la Nature.
Célèbre pour son grand collège métaphysique où l'occultisme.(Gnose) et la philosophie platonicienne étaient enseignés à l'époque de l'apôtre Paul. Ville regardée comme le foyer des sciences secrètes, et de cette Gnose, ou Sagesse, qui est l'antagoniste, jusqu'à ce jour, de la perversion du christo-ésotérisme. C'est à Ephèse que se trouvait le grand collège des Esséniens et tout le savoir que les Tanaïm avaient rapporté des Chaldéens.
Litt., "Celui qui prend conseil après" l'événement. Frère de Prométhée dans la mythologie grecque.
Pensée, invention, projet. Nom adopté par les Gnostiques pour le premier éon passif.
Initié. Celui qui a franchi le dernier degré de l'initiation.
La dixième sephira, Malkuth, est appelée par les Cabalistes l'épousée du Microprosope ; elle est l'He final du Tétragramme. D'une façon analogue, l'Eglise chrétienne est dite l'épousée du Christ. (w.w.w.).
Eridanos, le nom grec pour le fleuve Pô en Italie.
Les cieux, le firmament où se trouvent le soleil, la planètes et les étoiles ; vient de la racine Sm voulant dire placer, disposer : de là les planètes en tant que choses disposées. (w.w.w.). ESOTERIQUE (gr.). Caché, secret. Du grec esoterikos, "intérieur", dissimulé.
Le manque d'accord mutuel entre écrivains sur l'emploi de ce mot a abouti à une affreuse confusion. Communément on en fait un synonyme d'âme, et les lexicographes en favorisent l'usage. Dans les enseignements théosophiques, le terme "esprit" est seulement appliqué à ce qui appartient directement à la Conscience Universelle, et qui est son émanation homogène et sans mélange. Ainsi, l'intelligence supérieure dans l'homme ou son égo (Manas) est, lorsqu'elle est unie indissolublement à buddhi, un esprit ; tandis que le terme "âme", humaine ou même animale (le manas inférieur agissant chez les animaux comme instinct), est appliqué seulement à kâma-manas, et qualifié d'âme vivante. Ceci, en hébreu, est nephesh, le "souffle de vie". L'esprit, sans forme et immatériel, est, lorsqu'il est individualisé, d'une substance spirituelle très élevée – śuddhasattva, l'essence divine dont est formé le corps des Dhyânis manifestés les plus hauts. C'est pourquoi les membres de la Société Théosophique rejettent l'appellation "esprits" pour ces fantômes qui apparaissent dans les manifestations phénoménales des spirites, et les appellent "coques" et leur donnent divers autres noms. (Voir Sûkshma Śarîra"). Bref, l'esprit n'est pas une entité dans le sens de quelque chose qui possède une forme ; car, comme la philosophie bouddhique le dit, là où se trouve une forme, là se trouve une cause pour la douleur et la souffrance. Mais chaque esprit individuel – cette individualité ne durant que le temps du cycle de vie manvantarique – peut être décrit comme un centre de conscience, un centre auto-sensible et auto-conscient ; un état, mais non un individu conditionné. Ceci est la raison pour laquelle en sanskrit on trouve une telle richesse de mots pour exprimer les différents états de l'Etre, des Etres et des Entités, chaque appellation présentant une différence philosophique, le plan auquel une telle unité appartient, et le degré de sa spiritualité ou de sa matérialité. Malheureusement ces termes sont presque intraduisibles dans nos langues occidentales.
Sorciers et charmeurs de serpents, d'Afrique et d'Asie.
Terme hellénisé tiré du mot hébreu Asa, "guérisseur". Secte mystérieuse de Juifs dont Pline dit qu'ils avaient vécu près de la mer Morte pendant des milliers de siècles – per millia sœculorum –. "Certains supposaient qu'ils étaient Pharisiens extrémistes, et d'autres – ce qui peut être l'hypothèse exacte – les descendants des Benim-nabim de la Bible ; ils pensent qu'ils étaient "Kénites" et Nazaréens. Ils possédaient beaucoup d'idées et de pratiques bouddhiques ; et il est remarquable que les prêtres de la Grande Mère à Ephèse, Diana-Bhavani, celle aux multiples seins, portaient aussi la même désignation. Eusèbe, et après lui de Quincey, ont déclaré qu'ils étaient identiques aux premiers chrétiens, ce qui est plus que probable. Le titre de "frère" employé dans la primitive Eglise était essénien. Ils constituaient une fraternité, ou koïnobion, ou communauté comme les premiers convertis". (Isis Dévoilée).
Terme fabriqué par les membres de la Société Théosophique pour rendre compte avec plus d'exactitude du sens essentiel du mot intraduisible Sat. Ce mot ne signifie pas "Etre" car il suppose un sentiment perceptif ou une certaine conscience d'exister. Mais comme le terme Sat ne s'applique qu'au Principe absolu, la Présence universelle inconnue et toujours inconnaissable – que le Panthéisme philosophique postule dans le Cosmos, l'appelant la racine de base du Cosmos, et le Cosmos lui-même – "Etre" n'est pas un mot qui lui convienne. En vérité, il ne s'agit même pas, comme le traduisent certains orientalistes, de l' "entité incompréhensible", car ce n'est pas plus une entité qu'une non-entité, mais les deux ensemble. Comme il est dit, c'est l'Etre-té absolu, non l'Etre, l'Unique Tout sans second, indivisé et indivisible – la racine de toute la nature visible et invisible, objective et subjective, que la plus haute intuition spirituelle peut ressentir mais jamais comprendre pleinement.
Abréviation d' "Européens-Asiens". Les races mâtinées de couleur : enfants de pères blancs et de mères à peau sombre de l'Inde, ou vice-versa.
Extérieur, public ; contraire d'ésotérique ou caché.
État psycho-spirituel : une transe physique qui produit la clairvoyance et un état de béatitude amenant des visions.
Hors du cosmos ou de la nature ; mot dépourvu de sens inventé pour affirmer l'existence d'un dieu personnel indépendant de la nature per se, ou hors d'elle, en opposition avec l'idée panthéiste que tout le cosmos est animé par l'Esprit de la divinité, la nature n'étant que le vêtement, et la matière l'ombre illusoire de la Présence invisible réelle.
Prêtre et scribe juif qui, vers 450 Av. J.C., compila le Pentateuque (en admettant qu'il n'en fut pas l'auteur) et le reste de l'Ancien Testament, à l'exception de Néhémie et de Malachie. (w.w.w.).
Identique à Azaréel et à Azriel, un grand cabaliste hébreu. Son nom total est Rabbi Azariel ben Menahem. Il vivait dans la célébrité à Valladolid (Espagne) au douzième siècle et était renommé comme philosophe et cabaliste. Il est l'auteur d'un ouvrage sur les dix séphiroth. F F Sixième lettre de l'alphabet anglais qui n'a pas d'équivalent en hébreu. C'est le double FF des Eoliens qui, pour des raisons mystérieuses, devint le Digamma. Il correspond au grec phi. Comme lettre latine, sa valeur numérique est 40 ; avec un tiret sur la lettre ( F̄ ) 400.000.
On trouve de nombreuses échelles dans les philosophies et les systèmes mystiques, qui toutes étaient, et quelques-unes le sont encore, utilisées dans les mystères respectifs de nombreuses nations. L'échelle brâhmanique symbolise les sept mondes ou Sapta loka ; l'échelle cabalistique, les sept Sephiroth inférieures ; on parle de l'échelle de Jacob dans la Bible ; l'échelle de Mithra est aussi l' "échelle mystérieuse". Ensuite nous trouvons les échelles rosicrucienne, scandinave et celle de Borsippa, etc..., etc..., et finalement l'échelle théologique qui, d'après le frère Kenneth Mackenzie, se compose des quatre vertus cardinales et des trois vertus théologales.
Voir à Assyriennes.
"Délice", plaisir. Dans la Genèse, le "Jardin de Délice" construit par Dieu ; dans la Cabale, le "Jardin de Délice" lieu d'initiation aux mystères. Les orientalistes l'identifient à un endroit situé en Babylonie dans le district de Karduniyas, appelé aussi Gan-dunu, qui est presque comme le Gan-eden des Juifs (voir les œuvres de Sir H. Rawlinson et de G. Smith). Ce district a quatre rivières, l'Euphrate, le Tigre, le Surappi et l'Ukni. Les deux premières ont été adoptées sans changement par les Juifs ; les deux autres ont été probablement transformées en "Gihon et Pison", afin d'avoir quelque chose d'original. Voici maintenant quelques raisons pour identifier l'Éden, comme le font les assyriologues. Les cités de Babylone, Larancha et Sippara furent fondées avant le déluge, selon la chronologie des Juifs. "Surippak était la cité de l'Arche, la montagne à l'est du Tigre était le lieu de repos de l'arche. Babylone fut le site de la Tour, et Ur en Chaldée le lieu de naissance d'Abraham". Et comme Abraham, "le premier chef de la race hébraïque émigra d'Ur vers Harran en Syrie puis de là en Palestine", les meilleurs assyriologues pensent qu'il y a "assez de preuves en faveur de l'hypothèse que la Chaldée ait été le foyer d'origine de ces histoires (dans la Bible) et que les Hébreux les reçurent tout d'abord des Babyloniens".
Hésiode fait du dieu Eros le troisième personnage de la trinité hellénique primordiale composée d'Ouranos, de Gæa et d'Eros. C'est la force procréatrice de la nature sous son sens abstrait, ce qui pousse à la "création" et à la procréation. Exotériquement, la mythologie fait d'Eros le dieu du désir sensuel, du désir animal, d'où le terme érotique ; ésotériquement c'est différent. (Voir "Kâma").
Les étudiants n'ont que trop tendance à le confondre avec l'Akâśa et avec la Lumière Astrale. Il n'est ni l'un ni l'autre dans le sens où la science physique décrit l'éther. L'éther est un agent matériel quoique jusqu'ici il n'ait été décelé par aucun appareil physique, alors que l'Akâśa est un agent distinctement spirituel, identique, en un sens, à l'Anima Mundi, tandis que la Lumière Astrale n'est que le septième et plus haut principe de l'atmosphère terrestre, aussi indécelable que l'âkâśa ou l'éther réel, parce que c'est quelque chose qui est entièrement sur un autre plan. Le septième principe de l'atmosphère de la terre, comme il est dit la Lumière Astrale, n'est que le second sur l'échelle cosmique. L'échelle des forces, principes et plans cosmiques des émanations – sur le plan métaphysique – et des évolutions – sur le plan physique – est le Serpent cosmique qui se mord la queue, le serpent qui reflète le supérieur, et qui, à son tour, se reflète dans le serpent inférieur. Le Caducée explique le mystère et le quadruple dodécaèdre sur le modèle duquel Platon dit que l'univers a été construit par le Logos manifesté – synthétisé par le Premier- Né non manifesté – fournit géométriquement la clef de la cosmogonie et de son reflet microcosmique – notre Terre.
Le développement d'ordres supérieurs d'animaux à partir d'inférieurs. Comme il est dit dans Isis Dévoilée : – "La science moderne s'en tient à une évolution à une seule face et physique, ne voulant rien connaître de l'évolution spirituelle et supérieure et l'évitant prudemment, ce qui aurait forcé nos contemporains à admettre la supériorité des anciens philosophes et psychologues vis-à-vis d'eux- mêmes. Les sages de l'antiquité, en remontant vers l'INCONNAISSABLE, avaient pour point de départ dans la première manifestation de l'invisible l'Etre créateur inévitable et en stricte logique l'absolument nécessaire Démiurge de l'Univers. L'évolution, pour eux, a commencé dans le pur esprit, et descendant de plus en plus bas, a fini par assumer une forme visible et compréhensible, et à devenir matière. Arrivé à ce point, ils ont spéculé à la façon de Darwin, mais sur une base plus large et plus compréhensive". (Voir "Emanation").