Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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27 notices — lettre F

FA-HWA-KING (chinois)

Un ouvrage chinois sur la cosmogonie.

FAFNIR (scandin.)

Le Dragon de Sagesse.

FAHIAN (chinois)

Voyageur et écrivain chinois aux premiers siècles de l'ère chrétienne qui écrivit sur le Bouddhisme.

FAIZI (ar.)

Litt., le "cœur". Un écrivain qui traita de sujets occultes et mystiques.

FAKIR (ar.)

Ascète musulman de l'Inde ; "yogin" mahométan. C'est une erreur fréquente d'appliquer ce nom aux ascètes hindous, car, à strictement parler, seuls les ascètes musulmans y ont droit. Cette façon vague d'appeler les choses par des noms généraux était employée dans Isis Dévoilée, mais on y a maintenant remédié. FALK, Caïn Chenul. Juif cabaliste qui, dit-on, fit des "miracles". Kenneth Mackenzie cite, à son propos, l'œuvre du chroniqueur allemand Archenoiz sur l'Angleterre (1788) : – "Il existe à Londres un homme extraordinaire qui a été fameux depuis trente ans dans les annales des Cabalistes. Son nom est Caïn Chenul Falk. Un certain comte de Rautzow, récemment mort au service de la France avec le rang de Maréchal, certifie qu'il a vu ce Falk dans le Brunswick et que des évocations d'esprits avaient lieu en présence de témoins digne de foi". Ces "esprits" étaient des Elémentals, que Falk faisait voir grâce aux conjurations utilisées par tout cabaliste. Son fils, Johan Friedrich Falk, juif aussi, était également cabaliste réputé et fut, un temps, le chef d'un collège cabaliste de Londres. Son occupation était celle de bijoutier et polisseur de diamants, et il était riche. Encore de nos jours, les écrits mystiques et les ouvrages cabalistiques légués par lui à un homme de confiance peuvent être consultés avec grand intérêt dans une bibliothèque semi-publique de Londres, par tout étudiant sincère de l'occultisme. Les écrits même de Falk sont encore à l'état de manuscrit et certains sont chiffrés.

FARBAUTI (scandin.)

Géant dans l'Edda ; Litt., "le rameur", père de Loki dont la mère était la géante Laufey (île feuillue). C'est une généalogie qui fait faire à W.S.W. Anson la remarque suivante, dans Asgard and the Gods, que probablement le rameur, ou Farbauti, "fut... le géant qui se sauvait du déluge dans une barque, et l'autre (Laufey) l'île vers laquelle il ramait". Ce qui donne une variation additionnelle à l'histoire du déluge.

FARGARD (zende)

Un fragment ou chapitre de versets dans le Vendidad des Parsis.

FARVARSHI (pehlvi)

, FRAVASHI (vieux perse) et FARVARDIN (persan). L'Esprit absolu et sa contrepartie spirituelle dans l'homme. La Fravashi est le cinquième des éléments dont est composé l'homme. Elle est une substance divine qui retourne à sa source, et l'âme ne survit qu'à la faveur d'une fusion intime avec elle. Le terme fut francisé en Férouer par Anquetil-Duperron, traducteur du Zend-Avesta.

FAUCON

Hiéroglyphe et symbole de l'âme. Le sens varie selon la position de l'oiseau. C'est ainsi que lorsqu'il est couché avec l'apparence de la mort il représente la transition, l'état larvaire, ou le passage de la condition d'une vie à une autre. Quand il a les ailes ouvertes, cela signifie que le défunt est ressuscité en Amenti, et de nouveau en possession consciente de son âme. La chrysalide est devenue papillon.

FERHO (gnose)

Le plus haut et le plus grand pouvoir créateur chez les Gnostiques nazaréens. (Codex Nazarœus). FESTINS D'AMOUR, ou les Agapes (gr.). Ces banquets de charité, organisés par les tout premiers chrétiens, furent fondés à Rome par Clément sous le règne de Domitien. L'ouvrage du Prof. A. Kestner The Agapœ or the Secret World Society (Wiltbund) of the Primitive Christians (publié en 1819 à Iéna) parle de ces festins d'Amour comme "possédant une constitution hiérarchique et un fond de symbolisme maçonnique et de Mystères". Il montre la filiation directe entre les anciennes Agapes et les Tables de Loges ou Banquets des Francs-Maçons. Ayant cependant banni de leur souper le "baiser sacré" et les femmes, les banquets de ces derniers sont plutôt des festins pour boire que des festins d' "Amour". Les premières Agapes étaient certainement identiques aux Phallica qui "autrefois étaient aussi pures que les festins d'Amour des premiers chrétiens", ainsi que M. Bonwick le fait justement remarquer, "bien que, comme eux, ils dégénérèrent rapidement en licence". (Egyptian Belief and Modern Thought, p. 260).

FETAHIL (gnose)

Le créateur inférieur dans le Codex Nazarœus.

FEU BLANC (cabale)

Traitant du "Grand Visage" et du "Petit Visage", les symboles du Macrocosme et du Microcosme, le Zohar parle du Feu Blanc caché irradiant de ceux-ci, nuit et jour, et qui cependant n'est jamais vu. Il répond à la force vitale (par de là l'éther luminifère), et à l'électricité sur les plans supérieur et inférieur. Mais le "Feu Blanc" mystique est un nom donné à Ain-Soph. Et ceci marque la différence entre les philosophies aryenne et sémite. Les occultistes de la première parlent du Feu Noir qui est le symbole du Brahma inconnu et impensable, et affirment comme impossible toute spéculation sur ce "Feu Noir". Mais les cabalistes qui, grâce à une permutation subtile de sens, dotent même Ain- Soph d'une sorte de volonté indirecte et d'attributs, appellent blanc son "feu", entraînant ainsi de force l'Absolu dans le monde de relation et de limitation.

FEU D'HERMES

Identique au "Feu de Sainte Elme". (Voir Isis Dévoilée, I. 193).

FEU NOIR (Zohar)

Terme cabalistique pour la Lumière Absolue et la Sagesse Absolue ; "noir" parce qu'il est incompréhensible pour nos intellects finis.

FEU VIVANT

C'est une façon de parler pour désigner la divinité, la vie "Une". Terme théurgique utilisé plus tard par les Rose-Croix. Le symbole du feu vivant est le soleil, dont certains rayons développent le feu de la vie dans un corps malade, donnent la connaissance de l'avenir à l'esprit engourdi et stimulent dans l'homme certaine faculté psychique d'ordinaire endormie jusqu'à en faire une fonction active. La signification en est très occulte. FIGURES CABALISTIQUES. Ce sont Nephesh, Ruach et Neshamah, ou les Ames animale (vitale), spirituelle et divine en l'homme – Corps, Ame et Mental.

FILS DE LA VEUVE

Nom donné aux Maçons français pour la raison que les cérémonies maçonniques sont principalement basées sur les aventures et la mort d'Hiram Abiff, "le fils de la veuve", qui est supposé avoir aidé à la construction du Temple mythique de Salomon.

FLAGAE (hermétisme)

Nom donné par Paracelse à une catégorie particulière d'anges ou génies gardiens. FLAMME, Sainte. La "Sainte Flamme" est le nom donné par les Cabalistes d'Asie orientale (Sémites) à l'Anima Mundi, l' "âme du monde". Les initiés étaient appelés "Fils de la Sainte Flamme".

FLUDD (Robert)

, généralement connu sous le nom de Robertus de Fluctibus, le patron des "Philosophes du Feu". Fameux hermétiste anglais du 16ème siècle et écrivain prolifique. Il a écrit sur l'essence de l'or et autres sujets mystiques et occultes.

FLUVII TRANSITUS (lat.)

Ou passage de la rivière (Chebar). Cornélius Agrippa livre cet alphabet. Dans l'Ars Quator Coronatorum, Vol. III, partie 2, 1890, ouvrage qui est le compte-rendu des travaux de la "Quator Coronati Lodge" des Francs-Maçons anglais, loge N° 2076, on trouvera des copies de cet alphabet et aussi les curieuses lettres anciennes dites Melachim, et l'alphabet céleste fournit par W. Wynn Westcott, P.M. Cette loge semble être la seule en Angleterre à étudier réellement et avec sérieux les "mystères cachés de la nature et de la science".

FOH-TCHOU (chinois)

Litt., "Le Seigneur du Bouddha" ; pourtant cela signifie simplement celui qui enseigne les doctrines du Bouddha. Foh signifie guru, celui qui vit ordinairement dans un temple de Śâkyamuni Buddha – le Foh-Maeyu.

FOHAT (tibétain)

Terme utilisé pour représenter la puissance active (mâle) de la Śakti (pouvoir reproducteur féminin) dans la nature. L'essence de l'électricité cosmique. Terme occulte tibétain pour Daïviprakriti, la lumière primordiale, et dans l'univers de la manifestation, l'énergie électrique toujours présente et le pouvoir incessant, destructeur et formateur. Esotériquement, c'est la même chose, car Fohat étant la force vitale motrice universelle est à la fois le moteur et ce qui en résulte.

FONS VITAE (lat.)

Ouvrage d'Ibn Gebirol, le philosophe judéo-arabe du XIème siècle qui l'appela Me-qôr Hayyîm ou la "Fontaine de Vie" (De Materia Universali et Fons Vitœ). Les cabalistes d'Occident ont proclamé que c'était un véritable ouvrage cabalistique. Plusieurs manuscrits latins et hébreux de cette œuvre merveilleuse ont été découverts par des érudits dans des bibliothèques publiques : entre autres par Munk en 1802. Le nom latin d'Ibn Gebirol était Avicebron, nom bien connu de tous les érudits orientaux.

FOUET D'OSIRIS

Le fouet qui symbolise Osiris en tant que "juge des morts". Dans les papyrus on l'appelle le nekhekh, ou le flagellum. Le Dr. Pritchard y voit un éventail ou van, l'instrument de vannage. Osiris, "dont l'éventail est dans sa main et qui purifie l'Amenti des cœurs coupables comme un vanneur balaye son plancher des grains tombés et renferme le bon froment dans le grenier". (Comparez Matthieu, III. 12).

FRAVASHI (zende)

L'Esprit absolu. (Voir "FARVARSHI").

FRENE YGDRASIL

, Le. (scandin.). L' "Arbre du Monde". Symbole du monde pour les anciens Nordiques, "arbre de l'univers du temps et de la vie". Il est toujours vert car les Nones du Destin l'aspergent chaque jour avec l'eau de la fontaine d'Urd qui coule en Midgard. Le dragon Nidhogg ronge sans cesse ses racines, le dragon du Mal et du Péché. Cependant le Frêne Ygdrasil ne peut se dessécher jusqu'à ce que la dernière bataille soit livrée (la septième race de la septième ronde), lorsque la vie, le temps et le monde s'évanouiront et disparaîtront.

FRERE DE L'OMBRE

Nom donné par les occultistes aux sorciers, et particulièrement aux Dugpas tibétains (Bonnets Rouges), et il en existe un grand nombre dans la secte Bön. Le terme s'applique à tous ceux qui pratiquent la magie noire ou de main gauche. FREYA ou Frigga (scandin.). Dans l'Edda, Frigga est la mère de tous les dieux, comme Aditi l'est dans les Vedas. Elle est identique à la Frea nordique des Germains et dans son aspect inférieur on l'adorait comme la Mère Terre, celle qui nourrit tout. Elle siégeait sur son trône d'or formé de fils de lumière dorée, avec trois vierges divines comme servantes et messagères. Elle était occupée à filer des fils d'or pour récompenser les hommes bons. Elle est Isis et Diane tout en même temps, car elle est aussi Holda, la puissante chasseresse, et elle est Cérès-Déméter qui protège l'agriculture – la lune et la nature.

FYLFOT (scandin.)

L'arme de Thor, semblable au Svastika, ou la Jaïna, la croix à quatre pieds, ordinairement appelée le "Marteau de Thor". G G Septième lettre de l'alphabet anglais. En grec, chaldéen, syriaque, hébreu, assyrien, samaritain, étrusque, copte, dans les modernes romaïque (langue moderne des Grecs, N. du T.) et gothique, il occupe la troisième place de l'alphabet, tandis qu'en cyrillique, glagolithique (de glagol, le plus ancien alphabet slavon utilisé en Istrie et en Dalmatie autrefois, N. du T.), croate, russe, serbe et valaque, il occupe la quatrième. "Comme le mot anglais pour dieu, "god", commence par cette lettre (en syriaque, gad ; suédois, gud ; allemand, gott ; anglais, god ; perse, gada ; etc..., etc...) il y a une raison occulte à ceci que seuls les étudiants de la philosophie ésotérique et de la Doctrine Secrète – expliquée ésotériquement – comprendront à fond ; elle se rapporte aux trois logoï – le dernier, les Elohim, et leur émanation, l'androgyne Adam Kadmon. Tous ces peuples ont tiré le nom de "dieu" de leurs traditions respectives, échos plus ou moins clairs de la tradition ésotérique. Le langage parlé et le "Langage Silencieux" (l'écriture) sont un "don des dieux" disent toutes les traditions nationales, depuis le vieux peuple aryen au parler sanskrit qui prétend que son alphabet, le Devanâgari (Litt., langage des devas ou dieux) lui fut donné du ciel, jusqu'aux Juifs qui parlent d'un alphabet, ancêtre de celui qui a survécu, comme ayant été un symbolisme céleste et mystique donné aux Patriarches par les Anges. C'est pourquoi chaque lettre avait un sens multiple. Elle- même, symbole d'un être céleste et d'objets, elle était, à son tour, représentée sur terre par des objets semblables de correspondance dont la forme symbolisait l'allure de la lettre. La lettre que l'on étudie présentement, appelée en hébreu gimel et symbolisée par le long cou d'un chameau, ou mieux par un serpent dressé, est associée au troisième nom divin sacré, Ghadol ou Magnus (grand). Sa valeur numérique est quatre, elle représente le Tétragramme et la Tetraktys sacrée ; de là découle son caractère sacré. Pour d'autres peuples elle valait 400 et, surmontée d'un tiret, 400.000.