Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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59 notices — lettre G

GABRIEL

Selon les Gnostiques, l' "Esprit" ou Christos, le "messager de vie", et Gabriel ne font qu'un. Le premier "est parfois appelé l'Ange Gabriel en hébreu "le puissant de Dieu", et chez les Gnostiques il prit la place du Logos, tandis que le Saint-Esprit était considéré comme un avec l'éon Vie (voir Irénœus I., XII). C'est pourquoi nous trouvons Théodoret disant (Dans Hoeret. Fab., II., VII) : – "Les hérétiques sont d'accord avec nous (chrétiens) au sujet du commencement de toutes choses..., mais ils disent qu'il n'y a pas qu'un seul Christ (Dieu), mais un en haut et l'autre en bas. Et ce dernier, autrefois demeurait chez beaucoup, mais le Jésus, ils disent à un moment qu'il provient de Dieu, à un autre ils l'appellent un Esprit". La philosophie ésotérique en donne la clef. L' "esprit" pour les Gnostiques était exotériquement une puissance féminine, c'était le rayon provenant du Manas supérieur, l'Ego, et ce que les ésotéristes appellent le kâma-manas ou l'égo personnel inférieur qui est rayonné en chaque personnalité humaine par l'Ego Supérieur ou Christos, le dieu en nous. Par conséquent ils étaient en droit de dire "il n'y a pas un seul Christ, mais un en haut et l'autre en bas". Tout étudiant de l'occultisme le comprendra, et aussi que Gabriel – ou "le puissant de Dieu" – est un avec l'Ego Supérieur. (Voir Isis Dévoilée).

GAFFARILLUS

Alchimiste et philosophe qui vécut au milieu du dix- septième siècle. C'est le premier philosophe connu qui affirme que tout objet naturel (par ex., les plantes, les créatures vivantes, etc...), lorsqu'il est brûlé, retient sa forme dans ses cendres et qu'il peut en être reconstitué. Cette prétention a été justifiée par l'éminent chimiste Du Chesne et après lui, Kircher, Digby et Vallemont se sont assurés du fait en démontrant que les formes astrales des plantes brûlées pouvaient être évoquées de leurs cendres. Une recette pour produire de tels fantômes astrals de fleurs est donnée dans l'ouvrage d'Œtinger, Thoughts on the Birth and Generation of Things. GAGANEŚVARA (sans.). "Seigneur du Ciel", un des noms de Garuda.

GAI-HINNOM (héb.)

Le nom de l'Enfer dans le Talmud.

GAMBATRIN (scandin.)

Le nom du "bâton magique" d'Hermodur dans l'Edda.

GAN-EDEN (héb.)

Egalement Ganduniyas. (Voir "Eden"). GANEŚA (sans.). Le Dieu de la Sagesse, à tête d'Eléphant, fils de Śiva. Il est identique à l'égyptien Thoth-Hermès, et à Anubis ou Hermanubis (V.). La légende le montre ayant perdu sa tête d'homme qui lui fut remplacée par celle d'un éléphant.

GANDAPADA (sans.)

Célèbre instructeur brâhmane, auteur de Commentaires sur le Sâmkhya Kârikâ, la Mândûkya Upanishad et autres ouvrages.

GANDHARA (sans.)

Note musicale de grand pouvoir occulte dans la gamme hindoue – la troisième de la gamme diatonique.

GANDHARVA (sans.)

Les choristes et musiciens célestes de l'Inde. Dans les Védas, ces divinités révèlent les secrets du ciel et de la terre ainsi que la science ésotérique aux mortels. Ils étaient commis à la garde de la plante sacrée Soma et de son jus, l'ambroisie bue dans le temple, et qui donne l'omniscience.

GANGA (sans.)

Le Gange, principal fleuve sacré de l'Inde. Son mythe offre deux versions : l'une relate que Gangâ (la déesse) s'étant transformée en fleuve s'écoule du gros orteil de Vishnu ; l'autre que le Gangâ tombe goutte à goutte de l'oreille de Śiva dans le lac Anavatapta, en sort par la bouche de la vache d'argent (gômukhi), traverse toute l'Inde orientale pour tomber dans l'océan méridional. M. Eitel remarque dans son Sanskrit Chinese Dictionary qu' "une superstition hérétique attribue aux eaux du Gange un pouvoir de purification des péchés". Ce n'est pas plus une "superstition", pourrait-on dire, que de croire que les eaux du baptême et le Jourdain ont un "pouvoir de purification des péchés".

GANGADVARA (sans.)

Litt. "l'entrée ou la porte du Gange". Nom d'une ville au pied des Himâlayas, actuellement nommée Hardwar.

GANGI (sans.)

Sorcier célèbre du temps de Kâśyapa Buddha (un prédécesseur de Gautama). Gangi était considéré comme une incarnation d'Apalâla, le Nâga (serpent), l'Esprit gardien des sources de Subhavastou, une rivière de l'Udyâna. Apalâla, dit-on, fut converti par Gautama Buddha à la Bonne Loi, et devint un Arhat. L'allégorie du nom est compréhensible : tous les Adeptes et Initiés étaient appelés nâgas, "Serpents de Sagesse".

GANINNANSE

Prêtre cingalais qui n'a pas encore été ordonné – vient de gana, une assemblée ou fraternité. Les prêtres ordonnés de rang élevé "sont appelés terunnânse, d'après le pâli thêro, un aîné" (Hardy).

GARDIENS (du Seuil)

Terme inventé par Bulwer Lytton dans Zanoni ; mais en occultisme le mot "Gardien" (Litt., "Celui qui habite", N. d. T.) est un terme occulte employé depuis très longtemps par les étudiants ; il vise certains doubles astraux maléfiques de personnes défuntes.

GARM (scandin.)

Le Cerbère de l'Edda. Ce chien monstrueux vivait dans la caverne Gnypa, face au séjour de Hel, déesse du monde inférieur.

GARUDA (sans.)

Oiseau gigantesque du Râmâyana, coursier de Vishnu. Esotériquement, le symbole du grand cycle.

GATHA (sans.)

Chants ou hymnes métriques consistant en aphorismes moraux. Un gâthâ de trente deux mots est appelé Aryâgîti.

GATRA (sans.)

Litt., les membres (de Brahmâ) d'où sont nés les fils "nés du mental", les sept kumâras.

GAUTAMA (sans.)

Le Prince de Kapilavastu, fils de Śudhôdana, le roi Śâkya d'un petit royaume à la frontière du Népal, né au 7ème siècle Av. J.C., maintenant appelé le "Sauveur du Monde". Gautama ou Gôtama était le nom sacerdotal de la famille Śâkya, et Siddhârta était le nom du Bouddha avant qu'il ait atteint cet état. Śâkya Muni signifie le Saint de la famille Śâkya. Né simple mortel, il accéda à l'état de Bouddha par son mérite personnel et sans aide. Un homme, en vérité plus grand que n'importe quel dieu !

GAYA (sans.)

Antique cité de Magadha, un peu au nord-ouest de la moderne Gayâ. C'est dans la première que Śâkyamuni atteignit l'état de Bouddha sous le fameux arbre Bodhi, Bodhidruma.

GAYATRI (sans.)

Egalement Śâvitri. Verset extrêmement sacré adressé au soleil dans le Rig Veda, que les Brâhmanes ont à répéter chaque matin et chaque soir au cours de leurs dévotions. GÉANTS DE LA GELÉE ou Hrimthurses (scandin.). Ce sont les grands constructeurs, les Cyclopes et les Titans des Nordiques, et ils jouent un rôle éminent dans l'Edda. Ce sont eux qui construisent le mur solide qui entoure Asgard (l'Olympe scandinave) pour le protéger des Jotuns ou méchants géants.

GEBER (héb.)

, ou Gibborim. "Hommes puissants", identiques aux Kabirim. Dans le ciel ils sont regardés comme des anges puissants ; sur terre comme les géants mentionnés au chapitre VI de la Genèse. GEBIROL, Salomon Ben Yehudah Ibn. En littérature, appelé Avicebron. Israélite de naissance, philosophe, poète et cabaliste, écrivain prolifique et mystique, il naquit au XIème siècle à Malaga (1021), reçut son éducation à Saragosse, et mourut à Valence en 1070, assassiné par un musulman. Ses coréligionnaires l'appelaient Salomon-le-Sephardi, ou l'Espagnol, et les Arabes, Abu, Ayyub Suleiman ben ya'hya Ibn Dgebirol, tandis que les scolastiques le nommaient Avicebron (voir Qabbalah de Myer). Ibn Gebirol fut certainement un des plus grands philosophes et érudits de son temps. Il écrivit beaucoup en arabe et la plupart de ses manuscrits ont été préservés. Il semble que son plus grand ouvrage ait été Me-qôr Hayyîm, c'est-à-dire, la Fontaine de Vie, "un des plus anciens exposés secrets de la cabale spéculative", comme nous le fait savoir son biographe (voir "Fons Vitæ"). GEBURAH (héb.). Terme cabalistique : la cinquième sephira, puissance féminine et passive, voulant dire sévérité et pouvoir. C'est d'elle qu'est nommé le Pilier de la Rigueur. (w.w.w.).

GEDULAH (héb.)

Un autre nom pour la sephira Chesed. GEHENNE, en hébreu Gaï-Hinnom. Pas du tout un enfer, mais une vallée près de Jérusalem, où les Israélites immolaient leurs enfants à Moloch. Dans cette vallée on trouvait un endroit nommé Tophet où un feu perpétuel était entretenu à des fins sanitaires. Le prophète Jérémie nous fait savoir que ses compatriotes, les Juifs, avaient coutume de sacrifier leurs enfants en ce lieu-là.

GEHS (zende)

Prières parsies.

GELUKPA (tibétain)

Litt., "bonnets jaunes", la secte bouddhique de rang le plus élevé et la plus orthodoxe du Tibet ; l'antithèse des Dugpa ("bonnets rouges"), les anciens "adorateurs du diable".

GEMARA (héb.)

La dernière partie du Talmud juif, commencée par Rabbi Ashi et achevée par les Rabbis Mar et Meremar environ 300 ap. J.C. (w.w.w.). Litt., finir. C'est un commentaire sur la Mishna.

GEMATRIA (héb.)

Une division de la cabale pratique. Elle montre la valeur numérique des mots hébreux en additionnant la valeur des lettres qui les composent ; par ce moyen, elle fait ressortir, en outre, les analogies entre des mots et des expressions. (w.w.w.). Une des méthodes (arithmétiques) pour extraire le sens caché des lettres, mots et phrases.

GENESE

On trouve la totalité du Livre de la Genèse jusqu'à la mort de Joseph dans une version à peine altérée de la cosmogonie des Chaldéens, comme cela est maintenant prouvé à maintes reprises par les tablettes assyriennes. Les trois premiers chapitres sont la transcription des récits allégoriques des commencements communs à tous les peuples. Les chapitres 4 et 5 sont une nouvelle adaptation du même récit du très secret Livre des Nombres. Le chapitre 6 est un récit astronomique de l'année solaire et des sept cosmocratores, tiré de l'original égyptien du Pymandre, et des visions symboliques d'une série d'enoichioï (voyants) – de qui provient aussi le Livre d'Enoch. Le début de l'Exode et l'histoire de Moïse se retrouvent dans l'histoire du babylonien Sargon, qui ayant vécu (ainsi que même le Dr. Sayce, qui fait autorité, le reconnaît à contre cœur) 3.730 ans Av. J.C., précéda le législateur juif de près de 2.300 ans (voir la Doctrine Secrète, IV., pp. 311 et seq.). Néanmoins la Genèse est sans contredit un ouvrage ésotérique. Elle n'a emprunté ni défiguré aucun des symboles universels et des enseignements d'après les lignes desquels elle était écrite, mais a seulement adapté les vérités éternelles à son propre esprit national et les a revêtues d'habiles allégories qui ne sont compréhensibles que des cabalistes et des initiés. Les Gnostiques ont fait de même, chacune de leurs sectes à sa façon, et, des milliers d'années auparavant, l'Inde, l'Egypte, la Chaldée et la Grèce avaient aussi paré les mêmes vérités incommunicables chacune de son propre costume national. La clef et la solution de tous ces récits ne peuvent être trouvées que dans les enseignements ésotériques.

GENIES (lat.)

Nom des Eons, ou anges chez les Gnostiques. Les noms de leurs hiérarchies et classes sont tout simplement innombrables. GEONIQUE, Période. On peut trouver mentionnée l'ère Geonim dans des ouvrages traitant de la Cabale ; le 9ème siècle ap. J.C. y est sous- entendu. (w.w.w.).

GHARMA (sans.)

Titre de Kârttikeya, le dieu indien de la guerre et le kumâra né d'une goutte de sperme de Śiva, laquelle tomba dans le Gange.

GHOSHA (sans.)

Litt., "la Voix miraculeuse". Le nom d'un grand Arhat, auteur de l'Abhidharmâmrita Śâstra, qui rendit la vue à un aveugle en lui oignant les yeux avec les larmes versées par l'auditoire ému par sa surnaturelle éloquence. GILGOOLEM, (héb.). Le cycle des renaissances chez les Cabalistes hébreux, et pour les cabalistes orthodoxes, le "tourbillonnement de l'âme" après la mort, qui ne trouve le repos qu'après avoir atteint la Palestine, la "terre promise", et que son corps y ait été enterré.

GIMIL (scandin.)

"La Caverne de Gimil" ou Wingolf. Sorte de ciel ou de paradis, ou peut-être une Nouvelle Jérusalem, construite par le "Dieu Fort et Puissant" qui reste sans nom dans l'Edda, située au-dessus du Champ d'Ida, et après que la nouvelle terre soit sortie des eaux.

GINNUNGAGAP (scandin.)

Litt. la "coupe de l'illusion", l'abîme de la grande profondeur, ou le golfe béant, sans rivages, sans commencement ni fin, ce qu'on désigne par "matrice du monde"en langage ésotérique, l'espace vivant primordial. La coupe qui contient l'univers, donc la "coupe d'illusion".

GIOL (scandin.)

Le Styx ; la rivière Giöl qu'on devait franchir avant d'atteindre le monde d'en bas, ou le froid royaume de Hel. Un pont couvert d'or le traversait conduisant aux gigantesques clôtures en fer qui encerclent le palais de la déesse du monde d'en bas ou Hel.

GNA (scandin.)

Une des trois servantes de la déesse Freya. C'est un Mercure féminin qui porte les messages de sa maîtresse dans toutes les parties du monde.

GNOMES (alchimie)

Le nom rosicrucien des élémentals du minéral et de la terre.

GNOSE (gr.)

Litt., "connaissance". Terme technique utilisé par les écoles de philosophie religieuse, à la fois avant le début du prétendu Christianisme et pendant ses premiers siècles, pour indiquer l'objet de leur quête. Cette Connaissance spirituelle et sacrée, la Gupta Vidyâ des Hindous, ne pouvait être obtenue que par l'initiation aux mystères spirituels dont les "mystères" cérémoniels étaient une représentation.

GNOSTIQUES (gr.)

Les philosophes qui formulaient la Gnose (V.) ou Connaissance et l'enseignaient. Ils vivaient aux trois premiers siècles de l'ère chrétienne ; en voici qui furent éminents : – Valentin, Basilides, Marcion, Simon le Magicien, etc... (w.w.w.).

GNYPA (scandin.)

La caverne gardée par le chien Garm (V.).

GOGARD (zende)

L'Arbre de Vie dans l'Avesta.

GONPA (tibétain)

Temple ou monastère ; une lamaserie.

GOPIS (sans.)

Bergères – camarades de jeux et compagnes de Krishna, parmi lesquelles se trouvait Râdhâ, son épouse.

GOSVAMIN (sans.)

Nom d'une certaine catégorie d'ascètes en Inde. (Voir "Vallabacharya").

GRAND AGE

Il y a plusieurs "grands âges" mentionnés par les anciens. En Inde cela embrassait tout le Mahâ-manvantara, l' "âge de Brahmâ" dont chaque jour représente le cycle de vie d'une chaîne, c'est-à- dire, qu'il embrasse une période de sept rondes (voir le Bouddhisme Ésotérique par A.P. Sinnett). Donc, alors qu'un "jour" et une "nuit" représentent, comme manvantara et pralaya, 8.640.000.000 années, un "âge" dure une période de 311.040.000.000.000 années, après quoi le pralaya, ou dissolution de l'univers, devient universel. Pour les Égyptiens et les Grecs, le "grand âge" ne fait référence qu'à l'année tropicale ou sidérale, dont la durée est de 23.868 années solaires. Ils ne disent rien de l'âge complet – celui des dieux – car c'était une chose à ne mentionner et à ne discuter que dans les Mystères – aux cérémonies d'Initiation. Le "grand âge" des Chaldéens était chiffré comme celui des Hindous.

GRIHASTHA (sans.)

Litt., "un chef de famille", celui qui vit avec sa famille dans une maison. Brâhmane "prêtre de famille" dans le sens courant et dans la hiérarchie sacerdotale des Hindous.

GUFF (héb.)

Corps, forme physique ; s'écrit aussi Gof.

GUHYA (sans.)

Dissimulé, secret.

GUHYA VIDYA (sans.)

La connaissance secrète des mantras mystiques.

GUI

Cette curieuse plante qui croît uniquement comme parasite sur d'autres arbres, tels le pommier et le chêne, était une plante mystique dans plusieurs religions anciennes, notamment celle des Druides de Celtide ; leurs prêtres coupaient le gui, en grande pompe, en certaines saisons, mais alors seulement avec une faucille en or spécialement consacrée. Hislop fait la suggestion, à titre d'explication religieuse, que le Gui, étant une branchette qui se développait depuis un arbre-Mère, était adoré comme Branche Divine sortie d'un Arbre Terrestre, union de la divinité et de l'humanité. En allemand, le nom signifie "ce qui guérit tout". Comparez le Rameau Doré de l'Enéide de Virgile, VI., 126 ; et Pline, Hist. Nat., XVII., 44 : "Sacerdos candida veste cultus arborem scandit, falce aurea demetit". (w.w.w.).

GULLWEIG (scandin.)

Personnification du minerai "doré". Il est dit dans l'Edda que pendant l'âge d'or, lorsque le désir de l'or et de la richesse était encore inconnu de l'homme, "lorsque les dieux jouaient avec des disques d'or et qu'aucune passion ne troublait le ravissement de la simple existence", toute la terre était heureuse. Mais à peine Gullweig (minerai d'or), l'enchanteresse charmeuse, vint-elle, celle qui, jetée trois fois dans le feu en sortit chaque fois plus belle qu'avant, celle qui remplit les âmes des dieux et des hommes d'un désir impossible à apaiser", que tout fut changé. C'est à ce moment que les Nornes, Passé, Présent et Avenir, vinrent à l'existence, et la paix bénie du rêve d'enfance disparut et le péché survint avec toutes ses fâcheuses conséquences. (Asgard and the Gods).

GUNAS (sans.)

Qualités, attributs (voir "Triguna") ; un fil et aussi une corde.

GUNAVAT (sans.)

Ce qui est doué de qualité.

GUPTA VIDYA (sans.)

Identique à Guhya Vidyâ ; science ésotérique ou secrète, connaissance.

GURU (sans.)

Instructeur spirituel ; maître en doctrines métaphysiques ou éthiques ; employé également pour un instructeur en n'importe quelle science.

GURUDEVA (sans.)

Litt., "maître divin".

GYAN-BEN-GIAN (pers.)

Le roi des Peris, les Sylphes, dans la vieille mythologie de l'Iran.

GYGES (gr.)

"L'anneau de Gygès" est devenu une métaphore familière dans la littérature européenne. Gygès était un Lydien qui, après avoir tué le roi Candaule, épousa sa veuve. Platon nous dit que Gygès descendit un jour dans une fissure de la terre et y découvrit un cheval d'airain, dans le flanc ouvert duquel était le squelette d'un homme ayant un anneau d'airain à son doigt. L'anneau placé sur son propre doigt le rendait invisible.

GYMNOSOPHISTES (gr.)

Nom donné par les écrivains hellènes à une classe de mendiants nus ou "vêtus d'air", les ascètes de l'Inde, extrêmement érudits et doués de grands pouvoirs mystiques. Il est facile de reconnaître dans ces gymnosophes les âranyaka hindous d'autrefois, les savants yogins et ascètes philosophes qui se retiraient dans la jungle ou la forêt pour y atteindre, par de grandes austérités, une connaissance et une expérience surhumaines.

GYN (tibétain)

Connaissance acquise sous la direction d'un instructeur adepte. H H La huitième lettre – une lettre aspirée – de l'alphabet anglais et aussi la huitième pour l'hébreu. Comme valeur numérique latine, elle vaut 200 et avec un tiret, 200.000. Dans l'alphabet hébreu Chêth est l'équivalent de h, correspondant à huit, et son symbole est une palissade. Selon Seyffarth, Vénus est en affinité avec Hê, et lui étant apparentée se relie donc à l'ouverture ou matrice. C'est avant tout une lettre yonique.

GÆA (gr.)

La matière primordiale dans la cosmogonie d'Hésiode : la Terre comme le pensent certains ; l'épouse d'Ouranos, le ciel ou cieux. Le personnage féminin de la trinité primitive composée d'Ouranos, Gæa et Eros.