Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
86 notices — lettre H
Grand écrivain et philosophe chinois qui voyagea en Inde au sixième siècle pour en apprendre plus sur le Bouddhisme auquel il s'était consacré.
Dieu de la mer. Un des trois puissants fils du géant de la gelée, Ymir. Ces fils étaient Kari, dieu de l'air et de la tempête ; Hler, dieu de la mer ; et Logi, dieu du feu. C'est la trinité cosmique des Nordiques.
Cela dont procède Ab, le "Père" ; par conséquent le Logos invisible.
"Le Grand Esprit". Ses fils sont dits avoir acquis une nouvelle sagesse, et avoir communiqué ce qu'ils savaient auparavant aux mortels, en tombant – comme les anges rebelles – dans la "Vallée de la Souffrance", qui, allégoriquement, est notre terre. En d'autres termes, ils sont identiques aux "anges déchus" des religions exotériques, et ésotériquement aux égos réincarnants.
Voir "Chochmah".
Splendeur : la huitième des dix séphiroth, puissance féminine passive. (w.w.w.).
Terme occulte employé pour désigner l'entité véritable et immortelle en nous : non la forme extérieure et mortelle d'argile que nous appelons notre corps. Le terme s'applique, à strictement parler, seulement à l'égo supérieur, l' "homme astral" étant l'appellation du double et du kâma rûpa (V.) ou de l'eidolon survivant.
Tiré des mots grecs homos "même" et genos "espèce". Ce qui est de même nature dans sa totalité, non-différencié, non- composé, comme on suppose qu'est l'or.
Dieu créateur qui pourvut le premier homme d'intellect et de compréhension après que l'homme eût été créé par lui, avec la collaboration d'Odin et de Lodur, à partir d'un frêne.
Le Logos perse, le Verbe manifesté.
"L'auto-engendré", mot qui correspond en théogonie au sanskrit Anupapâdaka, sans-parents. Hor-Ammon est une combinaison du dieu à tête de bélier de Thèbes et d'Horus.
Selon Bérose, identique à Vesta, la déesse du Foyer.
Le dernier de la lignée des souverains divins en Egypte, qu'on dit être fils d'Osiris et d'Isis. C'est le grand dieu "aimé du Ciel", le "chéri du Soleil, le rejeton des dieux, le dompteur du monde". A l'époque du solstice d'hiver (notre Noël), son image, sous la forme d'un petit enfant nouveau-né, était sortie du sanctuaire pour l'adoration des foules. Comme c'est le symbole de la voûte céleste, on le dit venu de la Maem Misi, le lieu sacré de naissance (la matrice du Monde), et il est, par conséquent, l' "enfant mystique de l'Arche" ou l'argha, le symbole de la matrice. Cosmiquement c'est le soleil d'hiver. Une tablette le décrit comme la "substance de son père", Osiris, dont il est une incarnation et aussi identique à lui. Horus est une divinité chaste, et "comme Apollon n'avait pas d'amours. Son rôle dans le monde inférieur est associé au jugement. Il présente les âmes à son père, le Juge" (Bonwick). Une hymne ancienne dit de lui, "Par lui le monde est jugé en ce qu'il contient. Le ciel et la terre sont sous sa présence immédiate. Il gouverne tous les êtres humains. Le soleil tourne selon son dessein. Il apporte l'abondance et la dispense à toute la terre. Chacun adore sa beauté. Doux est son amour pour nous".
Prêtre qui récite les hymnes du Rig Veda, et fait des oblations au feu. HOTRIS, (sans.). Nom symbolique des sept sens appelés, dans l'Anugîta "les sept prêtres". "Les sens fournissent au feu du mental (c'est- à-dire, le désir) les oblations des plaisirs extérieurs". Terme occulte employé métaphysiquement.
Les géants de la gelée, constructeurs cyclopéens dans l'Edda.
Occultement et cabalistiquement l'ensemble de l'humanité est symbolisée, par Manu en Inde ; par Vajrasattva ou Dorjesempa, le chef des sept Dhyâni, dans le Bouddhisme du Nord ; et par Adam Kadmon dans la Cabale. Tous représentent la totalité de l'humanité dont les commencements sont dans ce protoplaste androgyne, et dont la fin est dans l'Absolu au-delà de tous les symboles et mythes d'origine humaine. L'humanité est une grande fraternité par vertu de l'identité des matériaux dont elle est constituée physiquement et moralement. Pourtant à moins qu'elle devienne une fraternité aussi au point de vue intellectuel, elle n'est guère mieux qu'une espèce animale supérieure. HUN-DEŚA (sans.). Le pays autour du lac Mânasasarovara au Tibet.
Le nom de la terre sur laquelle nous vivons. Un des sept karshvare (terres), dont il est parlé dans l'Orma Ahr. (Voir Introduction au Vendidâd, par le Professeur Darmsteter).
Chaudron rugissant où périssent les âmes des malfaisants.
Esprit. Identique à âtman.
Litt., le "baptiste". Nom de l'antique hiérophante des Mystères qui faisait franchir au candidat "l'épreuve de l'eau" dans laquelle il était plongé à trois reprises. C'était son baptême par le "Saint- Esprit qui se meut sur les eaux de l'Espace". Paul fait référence à Saint Jean comme l'Hydranos, le Baptiste. L'Église chrétienne a emprunté ce rite aux cérémonies des Mystères d'Eleusis et d'ailleurs.
Les mystérieux nomades, les bergers, qui envahirent l'Égypte en un temps inconnu bien antérieur à l'époque de Moïse. On les appelle les "Rois Bergers".
Matière ou substance primordiale ; ésotériquement le sédiment homogène du Chaos ou du Grand Abîme. Le premier principe dont fut formé l'univers objectif.
Jeune femme philosophe qui vécut à Alexandrie au cinquième siècle et instruisit bien des hommes célèbres – parmi lesquels l'évêque Synésius. Fille du mathématicien Théon, elle devint célèbre pour son savoir. Elle subit le martyre par la diabolique conspiration de Théophile, évêque d'Alexandrie, et de son neveu Cyrille ; elle fut honteusement assassinée sur leurs ordres. L'Ecole Néo-platonicienne disparut avec elle.
Les régions situées autour du Pôle Nord à l'intérieur du cercle polaire arctique.
Nom donné par le Dr. Braid à divers processus par lesquels une personne au fort pouvoir de volonté plonge une personne au mental plus faible dans une sorte de transe ; une fois dans un tel état celle-ci fera tout ce qui lui sera suggéré par l'hypnotiseur. A moins d'être produit à des fins bienfaisantes, les occultistes le qualifient de magie noire ou sorcellerie. C'est la plus dangereuse des pratiques, moralement et physiquement, car elle contrarie le fluide nerveux et les nerfs qui contrôlent la circulation sanguine dans les vaisseaux capillaires.
Une sorte de coussin de tête pour la momie. Il y en a de diverses espèces, par exemple, en pierre, en bois, etc..., et très souvent en disques de tissu recouverts de ciment, et portant des inscriptions magiques – dessins et lettres. On les appelle "repos du mort" dans le Livre des Morts, et tout sarcophage en possède un. I I Neuvième lettre de l'alphabet anglais et dixième de l'alphabet hébreu. Valeur numérique dans les deux langues, un, et aussi dix en hébreu (voir J), dans lequel il correspond au nom divin Jah, côté masculin, ou aspect de l'être hermaphrodite, ou l'Adam mâle-femelle dont hovah (Jah-hovah) est l'aspect féminin. Il est symbolisé par une main dont l'index est courbé pour montrer sa signification phallique.