Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
86 notices — lettre H
Syllabe magique utilisée dans des formules sacrées, Elle représente le pouvoir d'Akâśa Śakti. Son efficacité réside dans l'accent mis sur l'expiration et le son produit.
Selon la Cabale c'est le Corps de Résurrection : une image tzelem et une similitude demooth pour le défunt ; un type intérieur fondamental et spirituel demeurant après la mort. C'est l' "Esprit des Os" mentionné dans Daniel et Isaïe et dans les Psaumes, et il en est fait référence dans la vision d'Ezéchiel au sujet du revêtement des os secs par la vie. Consulter C. de Leiningen sur la Cabale, Theosophical Pamphlet Series, Vol. II, N° 18. (w.w.w.).
Nom, ou remplaçant du terme sanskrit ésotérique correct, donné à nos "ennemis intérieurs" qui sont sept dans la philosophie ésotérique. L'Eglise chrétienne primitive les appelait les "sept péchés capitaux" ; les Gnostiques nazaréens les appelaient les "sept stellaires mal aspectés", etc... Les enseignements exotériques hindous ne parlent que des "six ennemis" et sous le nom d'Arishadvarga les énumèrent comme suit : – (1) Désir personnel, convoitise ou toute passion (kâma) ; (2 ) Colère (krodha) ; (3) Avarice ou cupidité (lobha) ; (4) Illusion des sens (moha) ; (5) Orgueil ou arrogance (mada) ; (6) Jalousie, envie (mâtsarya), oubliant le septième qui est le "péché impardonnable", et le pire de tous en occultisme (voir The Theosophist, May 1890, p. 431).
Dans les hiéroglyphes égyptiens c'est un symbole de pouvoir et aussi de mort. La hache est appelée "celle qui sectionne le nœud", c'est- à-dire, du mariage, ou tout autre lien.
Litt., "lumières réfléchies", nom dans la Cabale des puissances mineures ou inférieures.
, ou Adès. L' "invisible", c'est-à-dire, la terre des ombres dont une des régions était le Tartare, lieu de totale obscurité comme la région du profond sommeil sans rêves de l'Amenti égyptien. Si on en juge d'après la description allégorique des divers châtiments qui y étaient infligés, cet endroit était purement karmique. Ni l'Hadès ni l'Amenti n'étaient l'enfer encore prêché par certains prêtres et religieux rétrogrades ; mais qu'il soit représenté par les Champs Elysées ou par le Tartare, l'Hadès était un lieu de justice rétributive et rien de plus. On ne pouvait l'atteindre qu'en traversant le fleuve jusqu'à l' "autre rive", c'est-à-dire en traversant le fleuve de la mort et en étant une fois de plus re-né pour le bonheur ou le malheur. Comme l'exprime bien Bonwick dans son Egyptian Belief and Modern Thought : "L'histoire de Charon, le nautonnier (du Styx), ne se trouve pas seulement dans Homère, mais dans la poésie de bien des pays. Il faut traverser la rivière avant d'atteindre les Iles des Bienheureux. Le Rituel d'Egypte décrivait un Charon et sa barque, de longs âges avant Homère. C'est Khu-en-ua, le timonier à la tête de faucon". (voir "Amenti", "Hel" et "Champs Heureux").
Nom donné à des parties du Talmud qui sont légendaires. (w.w.w.). HAHNIR (scandin.), ou Hönir. L'un des trois puissants dieux (Odin, Hahnir et Lodur) qui en errant sur la terre trouvèrent étendues au bord de la mer deux formes humaines immobiles, sans langage et dépourvues de sens. Odin leur donna l'âme, Hahnir le mouvement et les sens, et Lodur un teint fleuri. Ainsi furent créés les hommes.
Identique au sanskrit hiranya (d'or) comme "l'œuf d'or", hiranyagarbha.
Les forces de lumière dans la Cabale ; les "Pouvoirs de Lumière" qui sont des forces créatrices mais d'un rang inférieur.
Litt., "Le Sage Unique", le Messie à venir des Druzes ou "disciples de Hamsa".
Un docteur ; dans toutes les contrées orientales depuis l'Asie Mineure jusqu'en Inde.
Nom donné à des parties du Talmud qui sont des arguments sur des points de doctrine ; le mot signifie "règle". (w.w.w.).
Etat produit tantôt par des désordres physiologiques tantôt par la médiumnité ou encore par l'alcoolisme. Mais a cause qui produit les visions doit être recherchée à un niveau plus profond que celui de la physiologie. Toutes ces visions, spécialement celles dues à la médiumnité, sont précédées par une relaxation du système nerveux, générant invariablement une condition magnétique anormale qui attire vers celui ou celle qui en est atteint des vagues de lumière astrale. Ce sont ces dernières qui procurent les hallucinations. Pourtant celles-ci ne sont pas comme le supposent les médecins, des rêves vides et irréels. Personne ne peut voir ce qui n'existe pas – c'est-à-dire, ce qui n'est pas imprimé dans les vagues astrales ou sur elles. Un voyant peut, néanmoins, percevoir des objets et des scènes (soit qu'ils appartiennent au passé, au présent ou à l'avenir) qui n'ont aucun rapport avec lui, et aussi percevoir différentes choses sans lien entre elles en un moment identique, produisant les combinaisons les plus grotesques et les plus absurdes. Aussi bien l'ivrogne que le voyant, le médium que l'adepte, voient leurs visions respectives dans la Lumière Astrale ; mais tandis que l'ivrogne, le fou et le médium sans formation, ou quelqu'un atteint de fièvre cérébrale, voient parce qu'ils ne peuvent l'éviter, l'adepte et le voyant entraîné ont le choix et le contrôle de ces visions. Ils savent où fixer leur regard, comment stabiliser les scènes qu'ils veulent observer, et comment voir au-delà des couches extérieures et supérieures de la Lumière Astrale. Pour la première catégorie de tels aperçus dans les ondes sont des hallucinations ; pour l'autre catégorie ce sont des reproductions fidèles de ce qui a été, est ou sera, qui sont perçues. Ces coups d'œil au hasard saisis par le médium et ses visions fragmentaires dans la lumière trompeuse se transforment sous la volonté directrice de l'adepte et du voyant en images stables, qui reproduisent vraiment ce qu'il veut amener au foyer de sa perception. HAMSA ou Hansa (sans.). "Cygne ou oie", d'après les orientalistes ; un oiseau mystique en occultisme analogue au Pélican des Rose-Croix. Le nom sacré mystique qui, lorsqu'il est précédé de KALA (temps infini), c'est-à-dire kalahamsa, est un nom de Parabrahm signifiant l' "oiseau hors de l'espace et du temps". De là vient que Brahmâ (masculin) est appelé Hamsa Vâhana, "le véhicule d'Hamsa" (l'OISEAU). On trouve la même idée dans le Zohar, où Ain Suph (le sans fin et infini) est dit descendre dans l'univers, dans le but de se manifester, utilisant Adam Kadmon (l'Humanité) comme char ou véhicule.
Fondateur de la secte mystique des Druzes du Mont Liban. (voir à "Druzes").
Syllabe mystique désignant l'évolution dont le sens littéral est "Je suis lui", ou Ahamsa.
Selon la Bhâgavata Purâna, nom de la "Caste Unique" lorsqu'il n'y avait pas encore de différenciation de castes, mais en vérité "un Veda, une Divinité et une Caste".
Le dieu-singe du Râmâyana, le généralissime de l'armée de Râma : fils de Vâyu, le dieu du vent, et d'une vertueuse démone. Hanumant était le fidèle allié de Râma, et par son audace sans pareille et sa vivacité d'esprit il aida l'avatâr de Vishnu à vaincre finalement le roi- démon de Lankâ, Râvana, qui avait enlevé la belle Sîtâ, l'épouse de Râma, outrage qui avait débouché sur la fameuse guerre décrite dans le poème épique hindou.
Un titre du dieu Śiva.
Un titre de Vishnu, mais également employé pour d'autres dieux. HARIKEŚA (sans.). Le nom d'un des sept rayons du soleil. HARIVAMŚA (sans.). Partie du Mahâbhârata, poème sur la généalogie de Vishnu, ou Hari.
Le Sphinx égyptien, appelé Har-em-chu "Horus (le soleil) à l'horizon", une des formes de Râ, le dieu-soleil : ésotériquement le dieu qui se lève. Une inscription sur une tablette se lit ainsi : – "O Râ- Harmakis le béni ! Près de lui tu t'élances rapidement en triomphe. Brille, ô Amon-Râ-Harmakis, auto-généré". Le temple du Sphinx fut découvert par Mariette-Bey, près du Sphinx et proche de la grande Pyramide de Gizeh. Tous les égyptologues sont d'accord pour admettre que le Sphinx et son temple étaient "les plus vieux monuments religieux du monde", tout au moins d'Egypte. "La chambre principale", écrit feu M. Fergusson, "en forme d'une croix, est supportée par des trémeaux, simples prismes en granit d'Assouan, sans base ni chapiteau. Ni sculpture, ni inscription d'aucune sorte ne se trouvent sur les murs de ce temple ; il n'y a aucun ornement, aucun symbole ni aucune image dans le sanctuaire". Cela prouve l'extrême antiquité du Sphinx et de son temple. "Le grand Sphinx barbu des Pyramides de Gizeh est le symbole d'Harmakis, tout comme chaque pharaon d'Egypte qui portait, dans les inscriptions, le nom de "forme vivante du Sphinx Solaire sur la Terre", "écrit Brugsh Bey. Et Renan rappelle qu' "il fut un temps où les Egyptiens étaient dits posséder des temples sans images" (Bonwick). Ce ne sont pas seulement les Egyptiens mais toutes les nations de la terre qui ont débuté avec des temples dépourvus de statues et même de symboles. Ce n'est que lorsque le souvenir des grandes vérités abstraites et de la Sagesse primordiale enseignées à l'humanité par les dynasties des rois divins déclina que les hommes durent recourir aux aide-mémoire et à la symbologie. Dans l'histoire d'Horus, sur certaines tablettes d'Edfou, Rougé a trouvé une inscription montrant que le dieu avait, à un moment donné, assumé "la forme d'un lion à tête d'homme pour prendre le dessus sur son ennemi Typhon. Certainement Horus était adoré sous cette forme à Léontopolis. C'est le véritable Sphinx. Cela explique aussi pourquoi des lions sont parfois trouvés de chaque côté d'Isis... C'était son enfant" (Bonwick). Pourtant l'histoire d'Harmakis, ou Har-em-chu, n'est toujours pas racontée au monde, et il est improbable qu'elle soit divulguée dans la génération actuelle. (Voir "Sphinx").
Voir "A ROUERIS".
L'enfant Horus ou Ehoou représenté avec le doigt sur sa bouche, le disque solaire sur sa tête et des cheveux dorés. C'est le "dieu du Silence et du Mystère". (Voir "Horus") Harpocrate recevait aussi un culte des Grecs et des Romains en Europe comme fils d'Isis.
Divinité présidant aux offrandes présentées aux morts, ou Śrâddha.
Horus l'Aîné, l'ancien nom d'un dieu solaire le soleil levant représenté par un dieu reposant sur un lotus épanoui, symbole de l'univers. (Voir "Aroueris"). HARYAŚVAS (sans.). Les cinq et dix mille fils de Daksha qui, au lieu de peupler le monde comme le désirait leur père, demeurèrent tous yogins, selon les conseils du mystérieux sage Nârada, et restèrent célibataires. "Ils se dispersèrent à travers les régions et ne sont pas revenus". Cela signifie, selon la science secrète, qu'ils s'étaient tous incarnés dans des mortels. Le nom est donné à des mystiques de naissance, et célibataires, qu'on dit être des incarnations des "Haryaśvas".
La forme inférieure de pratiques yoguiques ; celles qui utilisent des moyens physiques à des fins d'auto-développement spirituel. Le contraire du Râja Yoga.
L'aspect inférieur ou infernal d'Isis, correspondant à l'Hécate de la mythologie grecque.
Un des "Principes" métaphysiques humains. Les occultistes orientaux divisent l'homme en sept de ces principes ; on nous dit que les Cabalistes occidentaux le divisent en trois seulement – savoir, Nephesh, Ruach et Neshamah. Mais en vérité cette division est aussi imprécise que notre trilogie "Corps, Ame, Esprit" et comme elle, elle n'est qu'un abrégé". Car, dans la Qabbalah de Myer (Zohar II, 141, b., édition de Crémone II., folio 63 b., col. 251) on affirme que Neshamah ou Esprit a trois divisions, "la plus haute étant Ye'hee-dah (âtma), la moyenne Hay- yah (buddhi), et la dernière et troisième, le Neshamah proprement dit (manas)". Ensuite vient Mahshabah, la Pensée (le manas inférieur, ou personnalité consciente), dans laquelle les (principes) supérieurs se manifestent, donnant ainsi quatre ; celui-ci est suivi de Tzelem, le fantôme de l'image (kâmarûpa, chez l'être vivant l'élément kâmique) ; de D'yooq- nah, l'ombre de l'image (linga Śarîra, le double) ; et de Zurath, le prototype qui est la Vie – SEPT en tout, même sans le D'mooth, la ressemblance ou similitude, que l'on appelle une manifestation inférieure et qui en réalité est le Guff, ou le corps. Les membres de la Société Théosophique qui appartiennent à la Section Orientale et qui connaissent la transposition que l'on fait d'âtma et le rôle joué par le prototype aurique, trouveront facilement quels sont ces sept réels, et pourront s'assurer qu'entre la division des principes des occultistes orientaux et celles des authentiques cabalistes d'Occident il n'y a pas de différence. N'oublions pas que ni les uns ni les autres ne sont prêts à annoncer la classification réelle et finale dans leurs écrits publics.
Les saintes créatures vivantes de la vision qu'Ezéchiel eut de la Mercabah, véhicule ou chariot. Ce sont les quatre animaux symboliques, les chérubins d'Ezéchiel, et, dans le Zodiaque, le Taureau, le Lion, le Scorpion (ou l'Aigle) et le Verseau (ou l'homme).
La Bête, dans le Zohar : le Diable et le Tentateur. Esotériquement nos passions animales inférieures.
Le dieu de l'Abîme et du Monde Souterrain ; certains voient en lui Ea ou Oannès, l'homme-poisson, ou Dagon.
Fameux astrologue à la cour d'Izdubar, souvent mentionné dans les fragments des tablettes assyriennes au sujet d'un rêve d'Izdubar, le grand roi de Babylone, ou Nemrod, le "puissant chasseur devant le Seigneur". Après sa mort, son âme étant incapable de demeurer sous la terre, le fantôme d'Héabani fut évoqué par le dieu Merodach, son corps rendu à la vie, et il fut ensuite transféré vivant, comme Elisée, dans les régions des Bienheureux.
Le septénaire. HEBRON ou Kirjath-Arba. La cité des Quatre Kabires, car Kirjath- Arba signifie "la Cité des Quatre". C'est dans cette cité, selon la légende, qu'un Isarim ou initié aurait trouvé la fameuse Table d'Emeraude sur le corps mort d'Hermès. HEL ou Heta (scandin.). La déesse-reine du Pays des Morts ; l'Etre incrustable et cruel qui règne sur les profondeurs d'Helheim et de Nifelheim. Dans la mythologie plus ancienne, Hel était la déesse terre, la mère bonne et bienfaisante nourrissant les fatigués et les affamés. Chez les skaldes plus récents, elle devint le Pluton féminin, la sombre reine du Royaume des Ombres, celle qui apporte la mort dans ce monde-ci et plus tard le chagrin. (Les skaldes sont des poètes N. d. T.).
Le Royaume des Morts dans la mythologie nordique. Dans l'Edda, Helheim entoure le nordique monde des brumes appelé Nifelheim.
Culte du soleil.
La montagne d'or, le Mérou.
"La lumière des régions inférieures et terrestres" comme l'éther est la lumière des sphères supérieures et célestes. Toutes deux sont nées de l'Erèbe (les Ténèbres) et de Nux (la Nuit). HEPTAKIS (gr.). "Celui aux sept rayons" des astrolâtres chaldéens, identique à IAO.
Identique à Hercule.
Tiré d'herana" novice" et de sikha "règle" ou précepte, manuel de préceptes. Un ouvrage écrit en elu ou ancien cingalais, pour l'usage des jeunes prêtres.
Ou Hermès Anubis "celui qui révèle les mystères du monde inférieur" – pas de l'Enfer ni de l'Hadès tels qu'on les interprète, mais de notre Terre (le monde le plus inférieur de la chaîne septénaire de mondes) – et aussi des mystères sexuels. Creuzer doit avoir deviné la vérité de l'interprétation correcte en appelant Anubis-Thoth- Hermès "un symbole de la science et du monde intellectuel". On le représentait toujours une croix à la main, l'un des plus anciens symboles des mystères de la génération ou procréation sur cette terre. Dans la Cabale chaldéenne (Livre des Nombres) le symbole Tat, ou +, est rattaché à Adam et Eve, celle-ci étant la barre horizontale tirée du côté (ou côte) d'Hadam, le trait vertical. Le fait est qu'ésotériquement, Adam et Eve tout en représentant le début de la troisième race-racine – ceux qui étant encore dépourvus de mental imitèrent les animaux et se dégradèrent avec ceux-ci – représentent aussi le double symbole des sexes. De là vient qu'Anubis, dieu égyptien de la génération, est représenté avec une tête d'animal, chien ou chacal, et qu'on le dit "Seigneur du monde souterrain" ou "Hadès" où il fait entrer les âmes des morts (entités réincarnantes), car Hadès est en un sens la matrice, comme l'ont montré pleinement certains écrits des Pères de l'Eglise.
A double sexe ; un être mâle ou femelle qu'il soit animal ou humain.
Ancien écrivain grec dont il n'existe maintenant que peu de fragments de ses œuvres.
Le dieu Hermès ou Mercure "celui qui surveille le troupeau des étoiles" dans la mythologie grecque. HERMES TRISMEGISTE (gr.). Le "trois fois grand Hermès", l'Égyptien. Le personnage mythique d'après lequel on a désigné la philosophie hermétique. En Egypte, le dieu Thoth ou Thot. Nom générique de nombreux écrivains grecs anciens sur la philosophie et l'alchimie. Hermès Trismégiste est le nom d'Hermès ou Thoth sous son aspect humain, car en tant que dieu il est beaucoup plus que cela. Comme Hermès-Thoth-Aah, il est Thoth, la lune, c'est-à-dire, son symbole est le côté brillant de la lune, qui est supposé contenir l'essence de la sagesse créatrice, "l'élixir d'Hermès". Comme tel, il est associé au cynocéphale, le singe à tête de chien, pour la même raison qu'il était Anubis, un des aspects de Thoth (voir "Hermanubis"). La même idée est sous-jacente à la forme du dieu hindou de la sagesse, le Ganeśa à tête d'éléphant, ou Ganapati, le fils de Pârvatî et de Śiva. (voir "Ganeśa"). Lorsqu'il a la tête d'un ibis, c'est le scribe sacré des dieux ; mais même alors il porte la couronne atef et le disque lunaire. C'est le plus mystérieux des dieux. Comme serpent, Hermès-Thoth est la sagesse divine créatrice. Les Pères de l'Église parlent longuement de Thoth-Hermès. (Voir "Hermétique").
Toute doctrine ou tout écrit en rapport avec les enseignements ésotériques d'Hermès, qui, qu'il soit le Thoth égyptien ou l'Hermès grec, était le dieu de la sagesse chez les Anciens, et qui, selon Platon, "découvrit les nombres, la géométrie, l'astronomie et les lettres". Quoiqu'en général considérés comme faux, les écrits hermétiques étaient néanmoins hautement prisés par Saint Augustin, Lactance, Cyrille et d'autres. Selon les termes de M. J. Bonwick "ils furent plus ou moins retouchés par ceux des premiers chrétiens qui étant philosophes platoniciens, tels Origène et Clément d'Alexandrie, cherchaient à étayer leurs arguments chrétiens par des recours à ces écrits païens vénérés, bien qu'ils n'aient pas pu résister à la tentation de leur en faire dire un peu trop". Quoiqu'ils aient été représentés par certains auteurs intelligents mais intéressés comme enseignant un pur monothéisme, les livres hermétiques ou trismégistiques sont pourtant purement panthéistes. La divinité dont ils parlent est définie par Paul comme cela dans lequel "nous vivons, nous nous mouvons et avons notre être" – en dépit du "en Lui" des traducteurs.
Cause naturelle ou physique.
Eve, "mère de tout ce qui vit".
Le Roi des "hommes sages", dans le Voyage d'Apollonius de Tyane en Inde.
Titre donné aux prêtres égyptiens à qui étaient confiées l'écriture et la lecture des archives sacrées et secrètes. Littéralement, "les scribes des archives secrètes". Ils préparaient les néophytes à l'initiation.
Du grec "hierophantès", littéralement, "celui qui explique les choses sacrées". Le révélateur du savoir sacré et le chef des initiés. Titre appartenant aux plus hauts adeptes dans les temples de l'antiquité ; ils étaient les instructeurs et les exposants des Mystères et les Initiateurs dans les grands mystères ultimes. Le Hiérophante représentait le Démiurge et expliquait aux postulants à l'Initiation les divers phénomènes de la Création que l'on produisait pour leur instruction. "Il était le seul interprète des doctrines et des secrets ésotériques. Il était même interdit de prononcer son nom devant un non-initié. Il était assis à l'Orient, et portait, comme symbole de son autorité, un globe d'or suspendu au cou. On l'appelait également "Mystagogue" (Kenneth R.H. Mackenzie, IX., Fellow of the Theosophical Society, dans The Royal Masonic Cyclopœdia). En hébreu et en chaldaïque le terme était Peter, l'ouvreur, le révélateur ; c'est pourquoi le Pape en tant que successeur de l'hiérophante des anciens Mystères, est assis dans le siège païen de St. Pierre.
Grand rabbin babylonien du siècle précédant l'ère chrétienne. Fondateur de la secte des Pharisiens. Homme saint et instruit.
Les monts de l'Himâlaya. HIMAVANT (sans.). L'Himâlaya personnifié, père du fleuve Gangâ, ou Gange.
Le "Petit Véhicule" (les écritures sacrées des Bouddhistes du Sud et leur Ecole) opposé au Mahâyânâ "le Grand Véhicule" au Tibet. Les deux écoles sont mystiques (Voir "Mahâyânâ"). Egalement, dans la superstition exotérique, la plus basse forme de transmigration.
Fameux médecin de Cos, une des Cyclades, qui était en vogue à Athènes durant l'invasion d'Artaxercès et libéra la ville d'une mortelle épidémie. On l'a appelé le "Père de la Médecine". Ayant appris son art à partir des tablettes votives offertes par les malades guéris au Temple d'Esculape, il devint un Initié et le plus efficace guérisseur de son temps, si bien qu'il fut presque déifié. Sa science et ses connaissances étaient considérables. Galien dit de ses écrits qu'ils sont vraiment la voix d'un Oracle. Il mourut en 361 Av. J.-C., âgé de 100 ans.
Dans le symbolisme égyptien, Typhon était appelé l' "hippopotame" qui tua son père et viola sa mère", Rhéa (mère des dieux). Son père était Cronos. En l'appliquant donc au Temps et à la Nature (Cronos et Rhéa) l'accusation devient compréhensible. Symbole de désaccord cosmique, Typhon, qui est aussi Python, le monstre formé de la vase du Déluge de Deucalion, "viole" sa mère, l'Harmonie Primordiale, dont la bienveillance était si grande qu'on l'appelait la "Mère de l'Age d'Or". C'est Typhon qui mit fin à celui-ci, c'est-à-dire, produisit la première guerre des éléments.
La déesse-grenouille, un des symboles de l'immortalité et du principe de l' "Eau". Les premiers Chrétiens avaient des lampes d'Eglise en forme de grenouille pour marquer que le baptême dans l'eau conduisait à l'immortalité.
Personnage biblique ; constructeur habile et "Fils de la Veuve", que le roi Salomon fit venir de Tyr pour diriger la construction du Temple, et qui, par la suite, est devenu un personnage maçonnique, le héros autour duquel tourne tout le drame, ou mieux le jeu, de la troisième initiation maçonnique. La Cabale attache beaucoup d'importance à Hiram Abiff.
Rayonnant, doré ; s'applique à l' "œuf de Brahmâ".
L'œuf rayonnant ou doré, ou bien la matrice. Esotériquement, le lumineux "brouillard de feu" ou substance éthérée dont l'univers a été formé. HIRANYAKAŚIPU (sans.). Un roi des Daityas, que Vishnu – dans son avatâr d' "homme-lion" – mit à mort.
"Celui qui a les yeux dorés". Roi et gouverneur de la cinquième région de Pâtâla, le monde inférieur ; un dieu- serpent dans le panthéon hindou. Il possède diverses autres significations.
La Cité d'Or.
Le "Principe du Mal" dans le Kalevala, poème épique de la Finlande. HITOPADEŚA (sans.). "Bon Conseil". Ouvrage composé d'une collection de préceptes éthiques, d'allégories et autres contes tirés d'un ancien écrit sacré, le Panchatantra. HIVIM ou Chivim (héb.). De là viennent les Hivites qui, selon quelques commentateurs catholiques romains, descendent de Heth, fils de Canaan, fils de Ham, "le maudit". Brasseur de Bourbourg, le missionnaire traducteur des écritures des Guatémaltèques, le Popol Vuh, se laisse aller à la théorie que les Hivim du Quetzalcoatl, la divinité-serpent des Mexicains, et les "descendants des Serpents" comme ils se dénomment eux-mêmes, sont identiques aux descendants de Ham (!!) "dont l'ancêtre est Caïn". Tout au moins c'est la conclusion que le démonologue Des Mousseaux tire des écrits de de Bourbourg. Ce dernier insinue que les chefs qui portent le nom de Votan, le Quetzalcoatl, sont les descendants de Ham et de Canaan, "Je suis Hivim", disent-ils. "Etant un Hivim, je suis de la grande race des Dragons. Je suis un Serpent, moi-même, car je suis un Hivim" (Cortès, 51). Mais Caïn est allégoriquement montré comme l'ancêtre des Hivites, les Serpents, parce que Caïn est tenu pour avoir été le premier initié dans le mystère de la procréation. La "race des dragons" ou serpents représente les sages Adeptes. Les noms Hivi ou Hivites, et Levi – signifient un "serpent" ; et les Hivites ou tribu-serpent de Palestine étaient, comme tous les Lévites et Ophites d'Israël, des ministres initiés des Temples, c'est-à- dire, des occultistes, comme le sont les prêtres de Quetzalcoatl. Les Gibéonites, à qui Josué assigna le service du sanctuaire, étaient Hivites. (Voir Isis Dévoilée, Vol. IV., 150, note 14).