Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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51 notices — lettre J

JABALAS (sans.)

Etudiants de la partie mystique du Yajur Veda blanc.

JACHIN (héb.)

En lettres hébraïques IKIM, de la racine KUN "établir", et nom symbolique d'une des colonnes situées sous le porche du temple du roi Salomon. (w.w.w.). L'autre colonne était appelée Boaz et elles étaient respectivement blanche et rouge. Elles correspondent à plusieurs idées mystiques dont l'une est qu'elles représentent le manas double, ou les égos supérieur et inférieur ; une autre, en mysticisme slavon, rattache ces deux colonnes à dieu et au diable, au "DIEU BLANC" et au "DIEU NOIR" ou Byeloy Bog et Tchernoy Bog. (Voir "Jakin et Boaz" infra).

JACOBITES

Secte chrétienne de Syrie au VIème siècle (550) qui soutenait que le Christ n'avait qu'une seule nature et que la confession n'était pas d'origine divine. Ils avaient des signes secrets, des mots de passe et une initiation solennelle avec des mystères.

JADOU (hindi)

Sorcellerie, magie noire, enchantement.

JADOUGAR (hindi)

Sorcier ou magicien. JAGADDHATRI (sans.). Substance ; nom de la "nourrice du monde", désignation du pouvoir qui porta Krishna et son frère Balarâma en Devakî, le sein de leur mère. Titre de Sarasvatî et de Durgâ.

JAGAD-YONI (sans.)

Matrice du monde ; l'espace.

JAGAN-NATHA (sans.)

Litt., "Seigneur du Monde", titre de Vishnu. La grande image de Jagan-nâtha sur son char, habituellement prononcé et écrit Jagernath. L'idole est celle de Vishnu-Krishna. C'est à Purî, près de la ville de Cuttack, en Orissa, que se trouve l'important siège de son culte ; et deux fois par an, un nombre immense de pèlerins assistent aux fêtes de Snânayâtrâ et de Rathayâtrâ. Durant la première, la statue est baignée, et durant la seconde elle est placée sur un char, entre les statues de Balarâma le frère de Krishna, et de Subhadrâ sa sœur, et l'énorme véhicule est tiré par des dévots qui estiment que c'est un bonheur de mourir écrasés sous les roues du char.

JAGAT (sans.)

L'Univers.

JAGRAT (sans.)

Etat de veille de la conscience. Lorsqu'il est mentionné en philosophie yoguique, Jâgrata-avasthâ est la condition éveillée, une des quatre étapes de pranava dans les pratiques ascétiques en usage chez les yogins.

JAHNAVI (sans.)

Un des noms de Gangâ, ou le fleuve Gange. JAHVA ALHIM (héb.). Le nom qui dans la Genèse remplace "Alhim", ou Elohim, les dieux. Il est utilisé au chapitre Ier, alors qu'au chapitre II, le "Seigneur Dieu" ou Jéhovah entre en scène. En philosophie ésotérique et dans la tradition exotérique, Jahva Alhim (Java Aleim) était le titre du chef des Hiérophantes, et était l'initiateur dans le bien et le mal de ce monde au collège des prêtres connu sous le nom de Collège Aleim, au pays de Ganduniyas ou Babylonie. La tradition et la voix publique affirment que le chef du temple Fo-maïyu, appelé Foh-tchou (instructeur de la loi bouddhique), un temple situé dans les lieux sûrs des grands monts Kouen- lun (entre la Chine et le Tibet), enseigne une fois tous les trois ans sous un arbre appelé Sung-Mîn-Shû, ou l' "arbre de la connaissance et (l'arbre) de vie" qui est l'arbre Bo (Bodhi) de la Sagesse.

JAIMINI (sans.)

Un grand sage, disciple de Vyâsa, transmetteur et instructeur du Sâma Veda qu'il disait avoir reçu de son guru. C'est aussi le célèbre fondateur et auteur de la philosophie Pûrva Mîmâmsâ.

JAINAS (sans.)

Vaste corps religieux de l'Inde ressemblant au Bouddhisme mais l'ayant précédé de nombreux siècles. Ils prétendent que Gautama le Bouddha était disciple d'un de leurs Tîrthakaras, ou saints. Ils nient l'autorité des Védas et l'existence de tout dieu personnel suprême, mais croient en l'éternité de la matière, la périodicité de l'univers et l'immortalité du mental humain (manas) et aussi de celui des animaux. Secte extrêmement mystique.

JAKIN ET BOAZ (héb.)

Symbole cabalistique et maçonnique. Les deux colonnes de bronze (Jakin, mâle et blanc ; Boaz, féminine et rouge), fondues par Hiram Abiff de Tyr, appelé "le fils de la veuve", pour le prétendu temple (maçonnique) de Salomon. Jakin, qui était le symbole de la sagesse (hochmah), la seconde Sephira, et Boaz, celui de l'intelligence (binah) ; le temple, situé entre les deux, étant considéré comme kether, la couronne, le Père-Mère.

JALARUPA (sans.)

Litt., "corps ou forme d'eau". Un des noms de Makâra (le signe du Capricorne). C'est un des plus occultes et des plus mystérieux signes du Zodiaque ; il figure sur la bannière de Kâma, le dieu de l'amour, et est rattaché à nos égos immortels. (Voir la Doctrine Secrète).

JAMBLIQUE (gr.)

Grand théurge, mystique et écrivain des 3ème et 4ème siècles, Néo-platonicien et philosophe, né à Chalcis en Cœlésyrie (Syrie Creuse, entre les Monts du Liban, N. d. T.). Il n'y a jamais eu de biographie correcte de lui à cause de la haine des chrétiens ; mais ce qu'on a pu rassembler de sa vie dans des fragments isolés tirés d'ouvrages écrits par des auteurs impartiaux et indépendants, montre combien son caractère moral était excellent et saint, et son savoir étendu. On peut l'appeler le fondateur de la magie théurgique chez les Néo-platoniciens et celui qui avait fait revivre les mystères pratiques hors des temples et sanctuaires. Tout d'abord, son école fut distincte de celle de Plotin et de Porphyre, fortement adversaires de la magie cérémonielle et de la théurgie pratique parce que dangereuse, quoique, plus tard, il convainquit Porphyre de sa justification en certains cas, et tous deux, maître et élève, crurent fermement à la théurgie et à la magie, dont la première est certainement la façon la plus élevée et la plus efficace de communiquer avec son égo supérieur par l'intermédiaire de son propre corps astral. La théurgie est une magie bienveillante, et elle devient goëtique ou sombre et mauvaise seulement quand on en use pour la nécromancie ou à des fins égoïstes ; mais une telle magie ténébreuse n'a jamais été pratiquée par aucun théurge ou philosophe dont les noms nous sont parvenus non entachés d'une mauvaise action quelconque. Porphyre (qui devint l'instructeur de Jamblique en philosophie néo-platonicienne) en était tellement convaincu que, quoique ne pratiquant jamais la théurgie lui-même, il donna cependant des instructions pour l'acquisition de cette science sacrée. C'est ainsi qu'il dit dans un de ses écrits, "Quiconque est familier avec la nature des apparitions divinement lumineuses (Φασµατα) sait aussi pour quelle raison il est demandé de s'abstenir de tous les oiseaux (et de nourriture animale) et particulièrement pour celui qui se hâte vers la libération de tout ce qui est de nature terrestre pour être intégré aux dieux célestes". (Voir Select Works par Thomas Taylor, p. 159). De plus, le même Porphyre mentionne, dans sa Vie de Plotin, un prêtre d'Egypte qui "à la demande d'un certain ami de Plotin lui fit voir dans le temple d'Isis à Rome, le daimon familier de ce philosophe". En d'autres termes, il fit l'évocation théurgique (voir "Théurge") par laquelle l'hiérophante égyptien ou le mahâtma indien d'autrefois, pouvait recouvrir, son propre double astral, ou celui d'une autre personne, de l'apparition de son Ego Supérieur, ou ce que Bulwer Lytton appelle le "Soi Lumineux", l' "Augoeidès", et s'entretenir familièrement avec Lui. C'est ce que Jamblique et beaucoup d'autres, y compris les Rose-Croix médiévaux, entendaient par union avec la Divinité. Jamblique écrivit beaucoup d'ouvrages mais il n'en existe plus que quelques-uns, par exemple ses Mystères Egyptiens et un traité Sur les Esprits, dans lequel il condamne avec sévérité tous rapports avec eux. Il fut un biographe de Pythagore et en connaissait très bien le système ; il fut aussi versé dans les Mystères des Chaldéens. Il enseignait que l'Unique ou MONADE Universelle était le principe de toute unité aussi bien que de toute diversité, ou de l'homogénéité et de l'hétérogénéité ; que la duade, ou deux ("principes"), était l'intelligence, ou ce que nous appelons buddhi- manas ; que trois était l'âme (le manas inférieur), etc., etc. Il y a beaucoup d'idées théosophiques dans son enseignement, et ses œuvres sur les diverses espèces d'esprits (élémentals) sont une source de connaissance ésotérique pour l'étudiant. Ses austérités, la pureté de sa vie et sa conviction étaient grandes. On attribuait à Jamblique une lévitation à dix coudées au-dessus du sol, comme cela peut arriver à des yogins modernes, et même à de grands médiums.

JAMBU-DVIPA (sans.)

Une des principales divisions du globe dans le système purânique. Elle comprend l'Inde. Certains disent que c'était un continent – d'autres une île – ou l'une des sept îles (sapta dvîpa). C'est "l'empire de Vishnu". Dans son sens astronomique et mystique, c'est le nom de notre globe, séparé par le plan de l'objectivité des six autres globes de notre chaîne planétaire.

JAMIN (héb.)

Le côté droit de l'homme, jugé le plus digne. Benjamin signifie "fils du côté droit", c'est-à-dire testicule. (w.w.w.).

JANADEVAS (sans.)

Une certaine classe d'êtres célestes que l'on dit habiter Maharloka. Ce sont les régents de notre kalpa (cycle) et pour cela ils sont appelés kalpâdhikarins, ou Seigneurs des kalpas. Ils ne vivent qu'un unique Jour de Brahmâ.

JANAKA (sans.)

Un des rois de Mithilâ de la race solaire. Il fut un grand sage royal et il vécut vingt générations avant Janaka, père de Sîtâ, qui fut roi de Videha.

JANARDANA (sans.)

Litt., "l'adoré de l'humanité", un titre de Krishna.

JANARLOKA (sans.)

Le monde où les Munis (les Saints) sont supposés vivre après leur mort corporelle (voir les Purânas). C'est également une localité terrestre.

JAPA (sans.)

Pratique mystique de certains yogins. Elle consiste en la répétition de diverses formules magiques et de mantras.

JARA (sans.)

"Vieillesse" Nom allégorique du chasseur qui tua Krishna par erreur ; un nom qui montre la grande ingéniosité des Brâhmanes et le caractère symbolique des Ecritures Sacrées du monde en général. Comme le dit bien le Dr. Crucefix, Franc-Maçon de haut grade, "pour préserver le mysticisme occulte de leur ordre à l'égard de tout le monde, à l'exception de leur propre classe, les prêtres ont inventé des symboles et des hiéroglyphes pour incorporer des vérités sublimes".

JATAYU (sans.)

Fils de Garuda. Ce dernier est le grand cycle, ou mahâkalpa, symbolisé par l'oiseau géant qui servait de coursier à Vishnu et autres dieux, dans leur rapport avec le temps et l'espace. Jatâyu est appelé "le roi de la tribu emplumée" dans le Râmâyana. Pour avoir défendu Sîtâ enlevée par Râvana, le roi géant de Lankâ, ce dernier le tua. Jatâyu est également appelé le "roi des vautours".

JATI (sans.)

Les six (ésotériquement sept) conditions de l'existence sensible. Elles sont divisées en deux groupes : les trois sentiers supérieurs et les trois inférieurs. Au premier appartiennent les dévas, les asuras et les hommes (immortels), au second (dans les enseignements exotériques) les créatures en enfer, les pretas ou démons affamés et les animaux. Cependant dans l'explication ésotérique, les trois derniers sont les personnalités en kâma loka, les élémentals et les animaux. Le septième mode d'existence est celui des Nirmânakâyas (V.).

JAVIDAN KHIRAD (persan)

Ouvrage de préceptes moraux.

JAYAS (sans.)

Les douze grands dieux des Purânas qui négligent de créer l'homme, et sont donc condamnés par Brahmâ à la malédiction de la renaissance "dans chaque manvantara (racial) jusqu' au septième". Autre forme ou aspect des égos réincarnateurs.

JEBAL DJUDI (ar.)

La "montagne du Déluge des légendes arabes. Identique à l'Ararat, et la montagne babylonienne de Nizir où Xisouthros toucha terre avec son arche.

JESOD (héb.)

Fondation ; la neuvième des dix séphiroth, puissance active masculine, complétant les six qui forment le Microprosope. (w.w.w.).

JETZIRAH (héb.)

Voir "Yetzirah". JETZIRAH, Sepher ; ou Livre de la Création. Le plus occulte de tous les ouvrages cabalistiques actuellement en possession des mystiques modernes. L'origine qu'on lui attribue – d'avoir été écrit par Abraham, est bien évidemment une absurdité ; mais sa valeur intrinsèque est grande. Il se compose de six perakim (chapitres), subdivisés en trente-trois courtes mishnas ou sections ; il traite de l'évolution de l'univers dans un système de correspondances et de nombres. On y dit que la divinité a formé ("créé") l'univers au moyen des nombres "par trente deux sentiers (ou voies) de sagesse secrète" ; on fait correspondre ces voies aux vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu et aux dix nombres fondamentaux. Ces dix sont les nombres primordiaux d'où procède tout l'univers, et ils sont suivis par les vingt-deux lettres divisées en trois mères, sept consonnes doubles et douze consonnes simples. Celui qui voudrait comprendre convenablement le système ferait bien de lire l'excellent petit traité sur le Sepher Jetzirah, du Dr. W. Wynn Wescott. (Voir "Yetzirah" et "Sepher Yetzirah").

JIGTEN GONPO (tibétain)

Un nom d'Avalokiteśvara, ou Chenresi- Padmapâni, le "Protecteur contre le Mal".

JISHNU (sans.)

"Chef des Armées Célestes", titre d'Indra, qui, dans la guerre entre les Dieux et les Asuras, conduisit l' "armée des Devas". C'est le "Michel, chef des Archanges" de l'Inde.

JIVA (sans.)

La Vie, en tant qu'Absolu également la monade ou "âtma-buddhi".

JIVANMUKTA (sans.)

Un adepte ou yogin qui a atteint l'état ultime de sainteté, et s'est séparé de la matière un Mahâtma ou Nirvânî, un "habitant de la félicité" et de l'affranchissement. Virtuellement, celui qui a atteint Nirvâna durant la vie. 2 Ne pas oublier que cet ouvrage fut publié en 1892 (N. d. T.)

JIVATMAN (sans.)

Ordinairement, la vie universelle UNIQUE ; mais également l'esprit divin dans l'homme.

JNANA (sans.)

La connaissance comme on comprend ce terme dans les sciences ésotériques ; Sagesse occulte.

JNANA BHASKARA (sans.)

Ouvrage sur Asuramâya, astronome et magicien atlante, ainsi que sur d'autres légendes préhistoriques.

JNANA DEVAS (sans.)

Litt."Les Dieux du savoir". La plus haute catégorie de dieux ou devas ; les fils "nés du mental" de Brahmâ et d'autres, y compris les mânasaputras (fils de l'intellect). Esotériquement nos Egos réincarnateurs.

JNANAM (sans.)

Identique à jnâna (V.). JNANA ŚAKTI (sans.). Le pouvoir de la véritable connaissance (intelligence), une des sept grandes forces de la Nature (six, exotériquement).

JNANENDRIYAS (sans.)

Les cinq voies de connaissance.

JNATA (sans.)

L'Ego cosmique ; l'Ame consciente et intelligente du Cosmos.

JORD

Chez les Germains du nord, la déesse de la Terre, identique à Nerthus et à la scandinave Freya ou Frigga. JORMUNGAND (scandin.). Un nom du serpent Midgard dans l'Edda, dont le frère est le loup Fenrir, et dont la sœur est l'horrible monstre Hel – les trois enfants de la fomentatrice du mal Loki et d'Angerboda (le porteur d'angoisse) – une géante redoutée. Le serpent mondain des Norses, le monstre engendré par Loki mais façonné par les émanations putrides continuelles provenant du corps tue du géant Ymir (la matière de notre globe), produit à son tour une émanation continuelle qui sert de voile entre le ciel et la terre, c'est la Lumière Astrale.

JOTUNHEIM (scandin.)

Le monde des Hrimthurses ou Géants de la Gelée.

JOTUNS (scandin.)

Les Titans ou géants. Mimir, qui enseigna la magie à Odin – le "trois fois sage" – était un Jotun.

JOUR DE BRAHMA

Période de 4.320.000.000 années pendant laquelle Brahmâ, ayant émergé de son œuf d'or (hiranyagarbha), crée et façonne le monde matériel (il est simplement la force fertilisante et créatrice de la nature). Après cette période, les mondes étant détruits tour à tour par le feu et par l'eau, il disparaît avec la nature objective et ensuite la Nuit de Brahmâ s'établit. JOYAUX, Les Trois Précieux. Dans le Bouddhisme du Sud, ce sont les livres sacrés, les bouddhas et le clergé. Dans le Bouddhisme du Nord et ses écoles secrètes, le Bouddha, ses enseignements sacrés et les Narjols (Bouddhas de Compassion).

JUL (scandin.)

La roue du soleil d'où vient Yuletide ("période de Noël" en anglais), qui était consacré à Freyer, ou Fro, le dieu-soleil, celui qui porte à maturité champs et fruits, admis plus tard dans le cercle des Ases. Comme dieu de la lumière solaire et des moissons fécondes, il vivait dans la demeure des Elfes de Lumière. JUPITER, (lat.). De la même racine que le grec Zeus, le plus grand dieu des anciens Grecs et Romains, aussi adopté par d'autres nations. Parmi bien d'autres, ses noms sont : (1) Jupiter-Aërios ; (2) Jupiter- Ammon d'Egypte ; (3) Jupiter Bel-Moloch, le Chaldéen ; (4) Jupiter- Mundus, Deus Mundus, "Dieu du Monde" ; (5) JupiterFulgur, "le Fulfurant", etc..., etc...

JYAISHTHAM JYOTIS (sans.)

"La lumière des lumières", l'Esprit Suprême, ainsi appelé dans les Upanishads.

JYOTISHA (sans.)

Astronomie et astrologie ; un des six Vedângas.

JYOTSNA (sans.)

Clair de lune ; "aurore" l'un des corps que Brahmâ s'était donné. Le demi-jour du matin. K K Onzième lettre des alphabets anglais et hébreu. Dans ce dernier, sa valeur numérique est 20, et dans l'anglais 250 ; et avec un tiret au-dessus (K) 250.000. Les Cabalistes et les Maçons ont adopté le mot Kodesh ou Kadosh comme nom du dieu juif sous cette initiale.

JÉHOVAH (héb.)

Le "nom de la divinité juive J'hovah, est un composé de deux mots, c'est-à-dire de Jah (y, i, ou j, Yod, la dixième lettre de l'alphabet) et de hovah (Hâvah, ou Eve)" dit une autorité en Cabale, M. J. Ralston Skinner de Cincinnati, U.S.A. Et encore, "Le mot Jehovah, ou Jah-Eve, a pour signification première l'existence ou l'être en tant que mâle-femelle". C'est ce dernier sens qu'il a cabalistiquement et rien de plus ; et comme cela a été prouvé bien des fois, c'est entièrement phallique. Ainsi le verset 26 du IVème chapitre de la Genèse, se lit dans sa traduction déformée... "alors les hommes commencèrent à invoquer le nom du Seigneur", tandis qu'on devrait lire correctement... "alors les hommes commencèrent à s'appeler eux-mêmes par le nom de Jah-hovah" ou mâles et femelles, ce qu'ils étaient devenus après la séparation des sexes. En fait cela est décrit dans le même chapitre, lorsque Caïn (le mâle ou Jah) "se dressa contre Abel, (sa sœur, et non) son frère et le tua" (versa son sang, dans le texte original). Le chapitre IV de la Genèse contient en vérité le récit allégorique de cette période de l'évolution anthropologique et physiologique qui est décrite dans la Doctrine Secrète lorsqu'elle traite de la troisième race-racine de l'humanité. Le chapitre V qui vient ensuite, tient lieu de voile, mais il aurait dû être suivi par le chapitre VI où il est dit que les Fils de Dieu prirent pour épouses les filles des hommes ou des géants. Car cela est une allégorie qui fait allusion au mystère des égos divins s'incarnant dans l'humanité, à la suite de quoi celles des races jusque là dépourvues de sens "devinrent des hommes puissants... des hommes de renom" (V. 4), ayant acquis des dispositions d'esprit (manas) qu'elles n'avaient pas auparavant.

JÉHOVAH NISSI (héb.)

L'androgyne de Nissi (Voir "Dionysos"). Sous ce nom, les Juifs adoraient Bacchus-Osiris, Dio-nysos, et les Jupiter multiformes de Nyssa, le Sinaï de Moïse. La tradition universelle montre Bacchus élevé dans une caverne à Nysa. Diodore situe Nysa entre la Phénicie et l'Égypte, et il ajoute, "Osiris fut élevé dans Nysa... il était fils de Zeus et son nom lui venait de son père (nominatif Zeus, génitif Dios) et l'emplacement Dio-nysos" – le Zeus ou Jupiter de Nyssa. JÉRUSALEM, Jerosalem (Septante) et Hierosolyma (Vulgate). En hébreu, on l'écrit Yrshlim ou "cité de paix", mais les anciens Grecs la nommaient, à juste titre, Hierosalem ou "Salem Secrète", puisque Jérusalem est une renaissance de Salem dont Melchizedek fut le Roi- Hiérophante, un astrolâtre avoué et un adorateur du soleil, "le Très-Haut" soit dit en passant. C'est là également qu'Adoni-Zedek règna à son tour, et il fut le dernier des souverains amoréens. Il s'allia à quatre autres, et ces cinq rois s'en allèrent à la reconquête de Gédéon, mais (selon Josué X) ne se tirèrent pas très bien de l'échauffourée. Et ce n'est pas surprenant puisque ces cinq rois avaient pour adversaires non seulement Josué mais le "Seigneur Dieu", et le soleil et la lune également. C'est ce jour-là, lit-on, qu'à l'ordre du successeur de Moïse, "le soleil s'arrêta et la lune attendit" (V. 13) toute la journée. Aucun mortel, roi ou paysan, ne pouvait naturellement tenir sous une telle averse "de grosses pierres tombant du ciel" telles qu'elles leur étaient envoyées par le Seigneur lui-même... "de Beth-horon jusqu'à Azekah"... "et ils en moururent" (V.11). Après être morts ils "s'enfuirent et se cachèrent dans une grotte à Makkedah" (V. 16). Il semble pourtant qu'un comportement si vulgaire de la part d'un dieu reçût son châtiment karmique plus tard. A diverses époques de l'histoire, le temple du Seigneur juif fut pillé, ruiné et brûlé (Voir "Mont Moriah") – la sainte arche d'alliance, les chérubins, la Shekinah et tout, mais cette divinité semblait aussi impuissante à protéger son bien contre la profanation que s'il ne se trouvait plus de pierres dans le ciel. Après la prise du deuxième temple par Pompée en 63 Av. J.C., et après que le troisième construit par Hérode-le-Grand, eût été rasé jusqu'aux fondations par les Romains, en 70 ap. J.C., aucun nouveau temple n'eut l'autorisation d'être érigé dans la capitale du "peuple élu" du Seigneur. En dépit des Croisades, depuis le XIIIème siècle Jérusalem a appartenu aux Musulmans, et presque chaque site saint et cher à la mémoire des Israélites de jadis, et aussi des Chrétiens, est maintenant couvert de minarets et de mosquées, de casernes turques et autres monuments de l'Islam 2.