Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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103 notices — lettre K

KHOUM (égypt.)

, ou knouph. L'Ame du Monde ; une variante de Khnoum.

KHUBILKHAN (mongol)

, ou Shabrong. Au Tibet, les noms donnés aux incarnations supposées du Bouddha. Saints élus. KHUNRATH, Henry. Un célèbre cabaliste, chimiste et médecin, né en 1502, initié à la Théosophie (Rose-Croix) en 1544. Il laissa quelques ouvrages cabalistiques excellents, dont le meilleur est l'Amphithéâtre de l'Eternelle Sagesse (1598).

KIMNARAS (sans.)

Litt., "Quels hommes ?" Créatures fabuleuses de même description que les Kimpurushas. Une des quatre classes d'êtres appelés "Mahârâjas".

KIMPURUSHA (sans.)

Devas monstrueux, demi-hommes, demi- chevaux.

KIOU-TCHE (chinois)

Un ouvrage sur l'astronomie. KIRATARJUNIYA de Bhâravi (sans.). Un poème épique sanskrit célébrant la lutte et les prouesses d'Arjuna avec le dieu Śiva déguisé en garde forestier.

KIVER-SHANS (chinois)

L'Astral ou "Corps de la Pensée".

KIYUN (héb.)

(Ou le dieu Kivan). Il était adoré dans le désert par les Israélites, et probablement était identique à Saturne et même au dieu Śiva. En effet, comme le zende H est l'S en Inde (leur "hapta" est "sapta", etc...), et comme les lettres K, H, et S, sont interchangeables, Śiva peut facilement être devenu Kiva et Kivan. KLEŚA (sans.). Amour de la vie mais littéralement "souffrance et misère". Attachement à l'existence : presque la même signification que kâma.

KLIKOUSHA (russe)

Celui qui est possédé par le Malin. Litt., un "crieur", un "hurleur", car de tels malheureux ont des attaques périodiques avec crises durant lesquelles ils chantent comme des coqs, hennissent, brayent et prophétisent.

KLIPPOTH (héb.)

Coques. Dans la Cabale l'utilisation est à plusieurs sens : (1) esprits du mal, démons ; (2) les coques d'êtres humains décédés, non pas le corps physique mais les restes de la personnalité après que l'esprit l'ait quittée : (3) les Elémentaires, d'après quelques auteurs. (w.w.w.).

KNEPH (égypt.)

Egalement Cneph et Nef ; doté des mêmes attributs que Khem. Un des dieux de la force créatrice, car il est relié à l'œuf mondain. Il est appelé par Porphyre "le créateur du monde" ; par Plutarque, la "divinité non façonnée et éternelle" ; Eusèbe l'identifie au Logos, et Jamblique va presque jusqu'à l'assimiler à Brahmâ, puisqu'il dit de lui que "ce dieu est lui-même l'intelligence, qu'il se perçoit lui-même intellectuellement, qu'il voue ses intellections à lui-même, et qu'il doit être adoré dans le silence". Une de ses représentations, ajoute M. Bonwick, "était Av, dont la signification est chair. Il était criocéphale, portant sur sa tête un disque solaire, et il se tenait sur le serpent Mehen. Dans sa main gauche était une vipère, une croix dans sa main droite. Il s'occupait activement d'une mission de création dans le royaume souterrain". Dévéria écrit de lui : "Son voyage dans l'hémisphère infernal semble symboliser les évolutions des substances qui sont nées pour mourir et pour renaître". Des milliers d'années avant que Kardec, Swedenborg et Darwin n'apparaissent, les anciens Egyptiens concevaient leurs diverses philosophies. (Egyptian Belief and Modern Thought).

KOINOBI (gr.)

Une secte dont les membres habitaient l'Egypte au début du premier siècle de l'ère chrétienne ; on les confond habituellement avec les Thérapeutes. Ils passaient pour des magiciens.

KOKAB (chaldéen)

Le nom que les Cabalistes associent à la planète Mercure ; également une lumière stellaire. (w.w.w.).

KOL (héb.)

Une voix ; Q U L en lettres hébraïques. La Voix du divin. (Voir "Bath Kol" et "Vâch"). (w.w.w.).

KOLS

Une des tribus du centre de l'Inde très adonnée à la magie. On considère ses membres comme de grands sorciers.

KONX-OM-PAX (gr.)

Mots mystiques employés dans les mystères d'Eleusis. On croyait que ces mots étaient l'imitation en grec d'antiques mots égyptiens utilisés autrefois dans les cérémonies secrètes du culte Isiaque. Plusieurs auteurs modernes en donnent des traductions fantaisistes, mais toutes ne sont que des conjectures de la vérité. (w.w.w.).

KORAN (ar.)

, ou Quran. L'Ecriture sacrée des Musulmans qui fut révélée par Allah (dieu) lui-même au prophète Mahomet. La révélation diffère cependant de celle donnée par Jehovah à Moïse. Les Chrétiens dénigrent le Koran, l'appelant une hallucination et l'œuvre d'un imposteur arabe. Tandis que Mahomet, dans ses Ecritures, prêche l'unité de la Divinité, et rend honneur au prophète chrétien "Issa ben Yussuf" (Jésus, fils de Joseph). Le Koran est un grand poème rempli d'instructions d'ordre éthique qui proclame hautement la Foi, l'Espérance et la Charité.

KOUNBOUM (tibétain)

L'arbre sacré du Tibet, l'arbre "aux 10.000 images" ainsi que le présente Huc. Il pousse dans un enclos situé sur les terres du monastère de la lamaserie du même nom, et on l'entretient avec soin. La tradition rapporte qu'il sortit des cheveux de Tsong-kha-pa, qui fut enseveli en cet endroit. Ce "lama" fut le grand réformateur du Bouddhisme au Tibet, et on le considère comme une incarnation du Bouddha Amitâbha. Pour reprendre les termes de l'abbé Huc, qui vécut pendant plusieurs mois près de cet arbre extraordinaire avec un autre missionnaire dénommé Gabet :"Chacune de ses feuilles, en s'ouvrant, porte soit une lettre, soit une sentence religieuse, libellée en caractères sacrés, et ces lettres sont d'un tel genre et d'une telle perfection que les caractères d'imprimerie de Didot ne contiennent rien qui les surpasse. Ouvrez les feuilles dont la texture est sur le point de se dérouler, et vous y découvrirez, sur le point de devenir visibles, les lettres et les mots distincts qui sont la merveille de cet arbre unique ! Portez votre attention des feuilles de l'arbuste à l'écorce de ses branches et de nouveaux caractères s'offriront à vos yeux ! Ne permettez pas à votre attention de fléchir : soulevez les couches de cette écorce, et, là encore, d'AUTRES CARACTÈRES se montreront au-dessous de ceux dont la beauté vous a surpris. Car ne vous imaginez pas que ces couches superposées répètent la même impression. Non, bien au contraire, car chaque lamelle que vous soulevez présente au regard son type distinct. Comment alors pouvons-nous soupçonner le tour de passe-passe ? J'ai fait de mon mieux dans ce domaine pour découvrir la moindre trace de supercherie humaine, et mon esprit confondu n'a pu retenir le moindre soupçon". Cependant, avec empressement, le bon abbé français soupçonne – le Diable.

KOURGAN (russe)

Un tumulus artificiel, généralement une ancienne tombe, Des traditions d'un caractère surnaturel ou magique sont souvent rattachées à ces tumuli.

KOURIOS (gr.)

Le seigneur, le maître.

KRATUDVISHAS (sans.)

Les ennemis des sacrifices : les Daityas, les Dânavas, les Kimnaras, etc..., tous représentés comme de grands ascètes et des yogins. Ceci montre leur réelle signification. Ils étaient ennemis des mômeries religieuses et du ritualisme.

KRAVYAD (sans.)

Un carnassier ; un homme ou un animal carnivore. KRIŚAŚVAS, Fils des. (sans.). Les armes appelées âgneyâstra. Les armes vivantes magiques douées d'intelligence, dont il est parlé dans le Râmâyana et ailleurs. C'est une allégorie occulte.

KRISHNA (sans.)

Le plus célèbre avatâr de Vishnu, le "Sauveur" des Hindous et leur dieu le plus populaire. Il est le huitième avatâr, le fils de Devakî, et le neveu de Kamsa, le roi Hérode indien qui, le recherchant parmi les bergers et les bouviers qui le cachaient, massacra des milliers de leurs enfants nouveau-nés. L'histoire de la conception, de la naissance et de l'enfance de Krishna est le prototype exact de l'histoire du Nouveau Testament. Les missionnaires, bien entendu, essayent de montrer que les Hindous volèrent l'histoire de la Nativité aux premiers Chrétiens qui vinrent en Inde.

KRITA YUGA (sans.)

Le premier des quatre yogas ou âges des Brâhmanes ; il est également appelé Satya Yuga, période dont la durée est de 1.728.000 ans.

KRITTIKA

(sans.). Les Pléiades. Les sept nourrices de Kârttikeya, le dieu de la guerre. KRIYA ŚAKTI (sans.). Le pouvoir de la pensée : une des sept forces de la nature. C'est la puissance créatrice des siddhis (pouvoirs) des yogins complets. KRONOS ou Cronos (gr.). Saturne ; le dieu du Temps sans bornes et des Cycles.

KRURALOCHANA (sans.)

Celui "au mauvais œil" ; expression utilisée pour Śani, le Saturne hindou : la planète.

KSHANA (sans.)

Une seconde incalculablement brève ; la 90ème partie ou fraction d'une pensée – la 4.500ème partie d'une minute, au cours de laquelle entre 90 et 100 naissances, et autant de décès, ont lieu sur cette terre.

KSHANTI (sans.)

Patience ; l'une des pâramitâs de perfection. KSHATRIYA (sans.). La seconde des quatre castes qui, à l'origine, divisaient les Hindous. KSHETRAJNA ou Kshetrajnêśvara (sans.). Esprit incarné ; l'égo conscient dans ses manifestations les plus élevées : le principe qui se réincarne, le "Seigneur" en nous.

KSHETRAM (sans.)

Le "Grand Abîme" de la Bible et de la Cabale. Chaos, Yoni : Prakriti, Espace.

KSHIRA SAMUDRA (sans.)

L'océan de lait baratté par les dieux.

KUBERA (sans.)

Le dieu de l'Hadès et de la richesse comme Pluton. Le roi des démons du mal dans le panthéon hindou.

KUCH-HA-GUF (héb.)

Le corps astral d'un homme. Chez Franz Lambert, il est écrit "Coach-ha-guf". Mais le mot hébreu est kuch, dont la signification est vis, "force physique", origine motrice du corps matériel. (w.w.w.).

KUKKUTA PADAGIRI (sans.)

, appelé également gurupâdagiri, la "montagne de l'instructeur". Elle est située à environ sept miles de Gayâ et est fameuse grâce à la rumeur persistante selon laquelle l'arhat Mahâkâśyapa, même jusqu'à notre époque, habiterait dans ses grottes. KULLUKA BHATTA (sans.). Commentateur des Ecritures hindoues, Manu Smriti ; écrivain et historien bien connu.

KUKLOS ANANKES (gr.)

Litt., "L'inévitable cycle" ou le "cercle de la nécessité". Parmi les nombreuses catacombes d'Egypte et de Chaldée, les plus renommées furent les cryptes souterraines de Thèbes et de Memphis. Les premières partaient des rives occidentales du Nil et s'étendaient en direction du désert de Libye : elles furent connues comme les catacombes des serpents (Adeptes initiés). Ce fut là que s'accomplissaient les Mystères sacrés du Kuklos Anankès, et les candidats y étaient instruits des lois inexorables tracées pour chaque âme désincarnée depuis le commencement des temps. Ces lois stipulaient que chaque entité destinée à se réincarner, après avoir rejeté son corps, devait passer de cette vie sur terre dans une autre vie sur un plan plus subjectif – une condition de félicité – à moins que les péchés de la personnalité n'aient occasionné une séparation complète entre les "principes" supérieurs et inférieurs. Elles stipulaient en outre que le "cercle de nécessité" ou le cycle inévitable devait durer une période déterminée (allant de mille jusqu'à même trois mille ans dans certains cas), et qu'à sa fin, l'entité devait retourner à sa momie, c'est-à-dire, vers une nouvelle incarnation. Les enseignements égyptien et chaldéen étaient ceux de la Doctrine Secrète des membres de la Société Théosophique. Les Mexicains possédaient la même doctrine. On fait décrire à leur demi-dieu Votan, dans le Popol Vuh (voir l'ouvrage de Bourbourg) le ahugéro de colubra qui est identique aux "Catacombes des Serpents", ou passage, et l'on ajoutait qu'il passait sous terre et "se terminait à la racine du ciel", et dans ce trou de serpent, Votan était admis parce que lui-même était "un fils des Serpents", ou un Dragon de Sagesse, c'est-à-dire, un Initié. Dans le monde entier, les prêtres-adeptes s'appelaient "Fils du Dragon" et "Fils du dieu-serpent".

KUMARA (sans.)

Un adolescent vierge, ou un jeune célibataire. Les premiers kumâras sont les sept fils de Brahmâ, nés des membres du dieu au cours de la création que l'on appelle la neuvième. On affirme que ce nom leur fut donné à la suite de leur refus systématique de "procréer leur espèce", et ainsi "restèrent-ils Yogins", comme le veut la légende.

KUMARA GUHA (sans.)

Litt., "le mystérieux adolescent vierge". Un titre que l'on donne à Kârttikeyà en considération de son étrange origine.

KUMARABUDDHI (sans.)

Une épithète que l'on donne à l' "égo" humain.

KUMBHAKA (sans.)

Rétention du souffle conformément aux règles du Hatha Yoga.

KUMBHAKARNA (sans.)

Le frère du roi Râvana de Lankâ, le ravisseur de Sîtâ, la femme de Râma. Ainsi qu'en témoigne le Râmâyana, Kumbhakarna soumis à la malédiction de Brahmâ, dormit pendant six mois à la suite de quoi il demeura éveillé une journée entière avant de s'endormir à nouveau, et cela continuellement durant plusieurs centaines d'années. On le réveilla pour qu'il participe à la guerre entre Râma et Râvana ; il fit prisonnier Hanumant mais fut lui-même finalement tué. KUNDALINI ŚAKTI (sans.). La puissance de vie. L'une des forces de la nature ; cette puissance produit une certaine lumière chez ceux qui s'adonnent au développement spirituel et à celui de la clairvoyance. Cette puissance est seulement connue de ceux qui pratiquent la concentration et le yoga.

KUNTI (sans.)

La femme de Pându et la mère des Pândavas, héros et ennemis de leurs cousins, les Kauravas, dans la Bhagavad Gîtâ. C'est une allégorie de l'âme-esprit ou buddhi. Certains pensent que Draupadî, la femme possédée en commun par les cinq frères, les Pândavas, est là pour représenter buddhi ; mais il n'en est pas ainsi car Draupadî est considérée comme la vie terrestre de la personnalité. Comme telle, nous voyons que l'on fait peu cas d'elle ; il lui est permis de se faire insulter et même d'être réduite en esclavage par Yudhisthira, l'aîné des Pândavas et son Seigneur et Maître, qui représente l'égo supérieur avec toutes ses capacités.

KURUS (sans.)

ou Kauravas. Dans la Bhagavad Gîtâ, ce sont les adversaires des Pândavas sur la plaine du Kurukshetra. Cette plaine n'est qu'à quelques kilomètres de Delhi. KUŚA (sans.). Une herbe sacrée utilisée par les ascètes de l'Inde, appelée herbe d'heureux présage. C'est une herbe très occulte. KUŚADVIPA (sans.). L'une des sept îles nommées Saptadvîpa dans les Purânas. (Voir la Doctrine Secrète IV., 500, note 4). KUŚALA (sans). Le mérite, l'un des deux principaux constituants du karma. KUŚINARA (sans.). La ville près de laquelle Bouddha mourut. Elle est proche de Delhi, bien que certains orientalistes l'aient située dans l'Assam.

KWAN-SHAI-YIN (chinois)

Le logos mâle des Bouddhistes du Nord et de ceux de la Chine : le "dieu manifesté".

KWAN-YIN (chinois)

Le logos féminin, la "Mère de Miséricorde".

KWAN-YIN-TIEN (chinois)

Le ciel où résident Kwan-Yin et les autres logoï. L L La douzième lettre de l'alphabet anglais, comme de l'alphabet hébreu, où Lamed signifie un aiguillon de bouvier, le signe d'une forme du dieu Mars, la divinité génératrice. La lettre équivaut au nombre 30. Le nom divin hébreu qui correspond à L est Limmud ou Doctus.