Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
163 notices — lettre M
La concentration parfaite du mental, et son contrôle, au cours des pratiques du Yoga.
Litt., le Manas "radieux" ; une condition de l'Ego Supérieur que seuls les plus grands métaphysiciens sont capables de réaliser et de comprendre. MANASA ou manasvin (sans.). "L'effusion du mental divin" que l'on commente comme voulant signifier que cette effusion désigne le mânasa ou les fils divins de Brahmâ-Virâj. Nîlakantha qui est à la source de cette affirmation explique plus loin le terme manomâtraśarîra. Dans une autre version, ces Mânasas sont les Arûpa ou fils incorporels de Prajâpati Virâj. Mais comme Arjuna Miśra identifie Virâj avec Brahmâ, et comme Brahmâ est Mahat, le mental universel, le voile exotérique devient intelligible. Les Pitris sont identiques aux Kumâras, aux Vairâjas, aux Mânasaputras (fils du mental), et sont finalement identifiés avec les "Egos" humains. Les Mânasas dotèrent l'humanité du manas ou intelligence, l'EGO immortel dans l'homme. (Voir "Manas"). MANASA DHYANIS (sans.). Les plus grands Pitris dans les Purânas, les Agnishvâttas – ou Ancêtres Solaires de l'Homme – ceux qui firent de l'Homme un être raisonnable, en s'incarnant dans les formes dénuées de sens des hommes de la troisième race à la contexture charnelle semi- éthérique (Voir Doctrine Secrète, Vol. III.).
Prononcé phonétiquement Mansoravara. Lac sacré au Tibet, dans les Himâlayas, appelé également Anavatapta. Mânasasarovara est le nom de la divinité tutélaire de ce lac et les croyances populaires affirment qu'elle est un nâga, un "serpent". Ceci, traduit ésotériquement, désigne un grand adepte, un sage. Pour les Hindous, ce lac est le grand centre d'un pèlerinage annuel ; on prétend également que les Védas auraient été écrits sur ses rives.
Territoire de l'Inde ancienne ; Kalpa ou cycle. Nom d'une arme utilisée par Râma ; veut dire "de Manu" comme dans... (voir l'article suivant). MANAVA DHARMA ŚASTRA... (qui) est l'ancien code de lois de Manu ou promulguées par lui.
La Gangâ céleste ou Gange.
Un cercle ; également les dix divisions des Védas.
Dans les Purânas, la montagne que les dieux utilisèrent comme trique pour baratter l'océan de lait.
Plante dont les racines ont la forme humaine. En occultisme, les magiciens noirs l'utilisent à de nombreuses fins illicites, et quelques occultistes de la "main gauche" en font des homunculi. En anglais on l'appelle communément mandrake, et on suppose qu'elle crie lorsqu'on l'extrait du sol. MANES ou Mânes (lat.). "Dieux" bienveillants, c'est-à-dire "spectres" du monde inférieur (kâmaloka) ; ombres divinisées du mort du profane de l'Antiquité – et revenants "matérialisés" des spirites modernes, que l'on prit pour les âmes des défunts alors que, en vérité, ils étaient seulement leurs coques vides ou images.
Secte du troisième siècle dont les membres croyaient en deux éternels principes du bien et du mal, le premier fournissant les âmes à l'humanité, et le second ses corps. Cette secte fut fondée par un semi-chrétien, un certain Manès, qui se déclara publiquement comme le "Consolateur" attendu, le Messie et le Christ. Bien des siècles plus tard, après l'extinction de la secte, une Fraternité naquit dont les membres se nommaient "Manichéens" ; cette fraternité, à caractère maçonnique, avait plusieurs degrés d'initiation. Les idées de ces Manichéens étaient d'ordre cabalistique ; mais ils furent incompris.
Dieu de sagesse. Dans la philosophie ésotérique, un certain Dhyân Chohan.
Le Seigneur de Lumière. Rex Lucis, dans le Codex Nazarœus. Il est la Seconde "Vie" de la deuxième trinité ou trinité manifestée, "la vie et la lumière célestes, et plus ancien que l'architecte du ciel et de la terre" (Codex Naz., Vol. I, p. 145). Ces trinités se présentent ainsi : – le suprême Seigneur de splendeur et de lumière, lumineux et resplendissant, devant qui nul autre n'existe, est nommé Corona (la Couronne) ; le Seigneur Ferho, la vie non révélée qui existait dans le premier (Corona) de toute éternité ; et le Seigneur Jourdain – l'esprit, l'eau vivante de la grâce (Ibid. II., pp. 45-51). Il est le seul au moyen duquel nous pouvons être sauvés. Ces trois constituent la trinité in abscondito. La seconde trinité est composée des trois vies. La première est à la ressemblance du Seigneur Ferho, duquel elle provient ; et ce second Ferho est le Roi de Lumière – Mano. La seconde vie est Ish Amon (le Plérôme), le vase d'élection contenant la pensée visible de Jordanus Maximus – le type (ou sa réflexion intelligible), le prototype de l'eau vivante, qui est le "Jourdain spirituel" (Ibid., II, p. 211). La troisième vie, qui est le produit des deux autres, est ABATUR (Ab, le Parent ou le Père). Ceci est le mystérieux et décrépit "Vieillard des Vieillards", l'antique "Senem sui obtegentem et grandœvum mundi". Cette dernière vie, la troisième, est le Père du Démiurge Fétahil, le Créateur du Monde, que les Ophites nomment Ilda-Baoth (V.), bien que Fétahil soit le seul engendré, la réflexion du Père, Abatur, qui l'engendre en regardant dans l' "eau ténébreuse". Sophia Achamoth engendre également son fils Ilda-Baoth, le Démiurge, en regardant dans le chaos de la matière. Mais le Seigneur Mano, le "Seigneur de Sublimité, le Seigneur de tous les Génies", est plus élevé que le Père dans ce Codex cabalistique – l'un est purement spirituel, l'autre matériel. Ainsi, par exemple, tandis que celui qui est le seul engendré d'Abatur est le génie Fétahil, le créateur du monde physique, le Seigneur Mano, le "Seigneur d'Elévation", qui est fils de Celui qui est "le Père de tous ceux qui prêchent l'Evangile", produit également un "fils unique", le Seigneur Lehdaio, un "Seigneur Juste". Il est le Christos, l'oint qui répand la "grâce" de l'invisible Jourdain, l'Esprit de la couronne la plus élevée (pour informations complémentaires, voir Isis Dévoilée, Vol. III, pp. 254 et suivantes).
Litt., le "Monde du Mental", signifiant non seulement toutes nos facultés mentales, mais également l'une des divisions du plan de l'intellect. Chaque être humain possède son Manodhâtu ou plan de la pensée, proportionné au degré de son intelligence et de ses facultés mentales, au delà duquel ce n'est que par l'étude et le développement de ses facultés spirituelles supérieures qu'il peut accéder à l'une des sphères supérieures de la pensée.
Terme utilisé dans la philosophie du Vedânta désignant la Gaine (kosha) du Manomaya, équivalent des quatrième et cinquième "principes" dans l'homme. Dans la philosophie ésotérique, ce "kosha" correspond au double Manas. MANTICISME, ou Délire Mantique. On développait le don de prophétie quand cet état avait lieu. Les deux mots sont presque synonymes. On vénérait l'un aussi bien que l'autre. Pythagore et Platon tenaient cet état en grande estime, et Socrate recommandait l'étude du manticisme à ses disciples. Les Pères de l'Eglise, qui condamnaient si sévèrement le délire mantique chez les prêtres païens et chez les Pythies, ne dédaignaient pas d'y recourir pour leurs propres besoins. Les Montanistes, qui dérivaient leur nom de Montanus, évêque de Phrygie, que l'on considérait comme divinement inspiré, luttaient contre les µαντεις, (manteis) ou prophètes. "Tertullien, Augustin et les martyrs de Carthage étaient du nombre", écrit l'auteur de Prophecy, Ancient and Modern. "Il semble que les Montanistes aient eu des points communs avec les Bacchantes dans l'enthousiasme impétueux qui caractérisait leurs orgies", ajoute-t-il. Il existe une diversité d'opinions en ce qui concerne l'origine du mot manticisme. A l'époque de Mélampus et de Proetus, roi d Argos, vivait le fameux Mantis le Voyant ; et il y eut Manto, la fille du prophète de Thèbes, elle-même une prophétesse. Cicéron, décrivant la prophétie et le délire mantique, dit que "dans les replis secrets de l'âme se trouve cachée et emprisonnée la prophétie divine : un élan divin qui, lorsqu'il brûle avec plus d'éclat, est appelé fureur", délire (Isis Dévoilée). MANTRA ŚASTRA (sans.). Ecrits brahmaniques traitant de la diversité d'opinions en ce qui concerne l'origine du mot science occulte des incantations. MANTRA TANTRA ŚASTRAS (sans.). Ouvrages traitant des incantations mais avec une accentuation du 'côté magique.
Couplets tirés des ouvrages védiques, employés en guise d'incantations et de charmes. Par mantras, on entend toutes ces parties des Védas qui sont distinctes des Brâhmanas, ou de leurs interprétations. MANTRIKA ŚAKTI (sans.). Pouvoir ou puissance occulte des mots mystiques, des sons, des nombres ou lettres dans ces mantras. MANTRIQUE, Epoque. (sans.). L'une des quatre époques en lesquelles la littérature védique a été divisée.
Le grand législateur indien. Le nom provient de la racine sanskrite man "penser" – l'humanité en réalité, mais il représente Svâyambhuva, le premier des Manus, qui jaillit de Svâyambhu, "l'auto- existant", d'où le Logos, et le progéniteur de l'humanité. Manu est le premier Législateur, presque un être divin.
L'homme céleste. Adam Kadmon, la synthèse des quatorze Manus.
Les quatorze Manus sont les protecteurs ou gardiens des cycles raciaux dans un Manvantara, ou Jour de Brahmâ. Les Manus primordiaux sont au nombre de sept ; ils deviennent quatorze dans les Purânas. MANUSHI ou Mânushî-Buddhas (sans.). Bouddhas humains, Boddhisattvas ou Dhyân Chohans incarnés.
Période de manifestation par opposition au Pralaya (dissolution ou repos) ; terme appliqué à des cycles variés, spécialement à un Jour de Brahmâ, 4.320.000.000 années solaires – et au règne d'un Manu – 306.720.000 (Voir Doctrine Secrète, Vol. III, pp. 84 et suivantes). Litt Manuantara – entre les Manus.
"Un endroit secret", dans la phraséologie du Zohar, un lieu dissimulé, soit que l'on se réfère à un sanctuaire sacré dans un temple, à la "Matrice du Monde", ou à la matrice humaine. Terme cabalistique.
Le dieu de la Tentation ; le Séducteur qui essaya de détourner Bouddha de son SENTIER. On l'appelle le "Destructeur" et la "Mort" (de l'âme). Un des noms de Kâma, dieu de l'amour.
Un pèlerin mahométan qui s'est rendu à la Mecque, un saint. A sa mort, son corps est placé dans un sépulcre ouvert bâti au-dessus du sol, une construction similaire à d'autres, mais située en pleine rue et au milieu des places publiques dans les cités populeuses. Il est déposé à l'intérieur de l'unique et petite chambre du tombeau (et plusieurs sarcophages publics de cette sorte, en brique et en mortier peuvent être vus encore maintenant dans les rues et sur les places du Caire), et la dévotion des passants entretient une lampe qui brûle sans cesse à sa tête. Les tombeaux de quelques-uns de ces marabouts sont très renommés pour les miracles que, prétend-on, ils accomplissent.
Ancienne secte gnostique fondée par Marcion qui resta un chrétien fervent aussi longtemps qu'aucun dogme sur la création humaine ne vint défigurer les conceptions purement transcendantales et métaphysiques des premiers Chrétiens ainsi que leurs croyances primitives. Ces croyances primitives étaient celles de Marcion. Il nia les faits historiques (comme on les trouve maintenant dans les Evangiles) de la naissance du Christ, de son incarnation et de sa passion, ainsi que la résurrection du corps de Jésus, soutenant que de telles déclarations n'étaient simplement que la dégradation charnelle d'allégories métaphysiques et du symbolisme, et la corruption de la véritable idée spirituelle. Avec tous les autres Gnostiques, Marcion accusait les "Pères de l'Eglise", ainsi qu'Irénée lui-même s'en plaint, de formuler leur doctrine (chrétienne) en fonction de la capacité de leurs auditeurs, contant des choses obscures aux aveugles selon leur cécité, au stupide selon sa stupidité, à ceux dans l'erreur selon leurs erreurs.
Le "Sentier" : l'Ashtânga mârga, le sentier "saint" ou sacré, est celui qui mène au Nirvâna. L'octuple sentier s'est développé à partir du septuple sentier par l'adjonction du premier (l'actuel) des huit margas, c'est-à-dire, "la possession des vues justes", avec lequel un véritable Yogâchârya n'aurait rien à faire.
(sans.). La fille du sage Kanda et de Pramlochâ, le démon- Apsarâ du ciel d'Indra. Elle était la mère de Daksha. C'est une allégorie qui se rapporte au mystère des seconde et troisième races humaines.
L'un des fils "nés du mental" de Brahmâ dans les Purânas. Les Brâhmanes en font la lumière personnifiée, les progénitures de Sûrya, le Soleil et l'ancêtre direct de Mahâkâśyapa. Les Bouddhistes du Nord de l'école Yogâchârya voient dans Marîchi Deva un Boddhisattva, alors que les Bouddhistes chinois (spécialement les Taoïstes) ont fait de cette conception la Reine du Ciel, la déesse de lumière, souveraine du soleil et de la lune. Chez les pieux, mais illettrés Bouddhistes, sa formule magique "Om Marîchi Svâhâ" est très efficace. En parlant de Marîchi, Eitel mentionne "Georgi qui explique ce nom comme étant une ' transcription chinoise du nom de la sainte Vierge Marie'"(!!). Comme Marîchi est le chef des Maruts et l'un des sept Rishis primordiaux, la prétendue dérivation semble un petit peu trop recherchée.
Le nom védique du soleil.
Membres d'une Société qui fut fondée en France par un grand mystique appelé le marquis de Saint-Martin, disciple de Martinez de Pasqually. Elle fut d'abord établie à Lyon sous forme de Société Maçonnique occulte, ses membres croyant en sa possibilité de communiquer avec les Esprits Planétaires ainsi qu'avec les dieux mineurs et les Génies des Sphères ultra-mondaines. Louis Claude de Saint-Martin, né en 1743, avait débuté dans la vie comme brillant officier dans l'armée, mais il l'abandonna pour se consacrer à l'étude et aux Belles-Lettres, terminant sa carrière en devenant ardent théosophe et disciple de Jacob Boehme. Il tenta de ramener la Maçonnerie à son caractère premier d'occultisme et de théurgie, mais échoua. Le "Rite Rectifié" qu'il créa était d'abord composé de dix degrés, mais ils furent réduits à sept à la suite de l'étude des ordres maçonniques d'origine ; les Maçons se plaignent qu'il ait introduit certaines idées et adopté des rites "contraires à l'histoire primitive de la Maçonnerie" ; mais Cagliostro et Saint-Germain avant lui, firent de même, comme tous ceux qui connaissaient bien l'origine de la Franc- Maçonnerie.
Les monades de ceux des adeptes qui ont atteint la libération finale, mais préfèrent se réincarner sur terre dans l'intérêt de l'humanité. A ne pas confondre cependant avec les Nirmânakâyas qui sont d'un rang bien plus élevé.
Dieux de la Tempête pour les orientalistes ; mais dans les Védas, quelque chose de très mystique. Dans les enseignements ésotériques, et pour la raison qu'ils s'incarnent à chaque ronde, ils sont simplement identiques à quelques-uns des Agnishvâtta Pitris, les Egos humains intelligents. D'où l'allégorie de Śiva qui transforme les masses de chair en garçons, et les appelle Maruts pour indiquer ceux des hommes dépourvus de sens, transformés en devenant les véhicules des Pitris ou Maruts du Feu, et ainsi en des êtres doués de raison.
Une expression maçonnique voulant dire "le soleil en putréfaction". Elle possède une relation directe – peut-être oubliée par les Maçons – avec leur "Mot communiqué à voix basse".
De tradition, c'est un mot atlantéen de la Quatrième Race qui désigne un mystérieux feu cosmique, ou plutôt une Force que l'on dit être capable de pulvériser en une seconde des cités entières et de désintégrer le monde.
On applique spécialement ce nom à un recueil de notes explicatives, grammaticales et critiques, que l'on trouve en marge d'anciens manuscrits hébreux ou rouleaux de parchemin de l'Ancien Testament. Les Masorètes étaient également appelés Melchites.
ou Voyelles. (héb.). Ou encore, ainsi que ce système est maintenant nommé, Masôrah, de Massoreh ou Massoreth, "tradition", et Mâsar, "transmettre". Les rabbins qui s'occupaient de la Masorah, de ce fait nommés Masorètes, étaient également les inventeurs des points masorétiques qui sont supposés donner aux mots sans voyelles des Ecritures leur véritable prononciation par adjonction aux consonnes de points représentant les voyelles. Ce fut l'invention de rabbins astucieux et savants de l'Ecole de Tibériade (au neuvième siècle de notre ère) qui, en agissant de la sorte, ont interprété d'une manière entièrement nouvelle les mots principaux et les noms des Livres de Moïse et, de ce fait, mirent le comble à la confusion. Ce qui est vrai, c'est que cet arrangement a seulement ajouté des voiles additionnels à ceux qui existaient déjà dans le Pentateuque et dans les autres livres. MASTABA (égypt.). La partie supérieure d'une tombe égyptienne qui, selon les affirmations des égyptologues, se composait toujours de trois éléments, savoir : (1) la Mastaba ou chapelle commémorative au-dessus du sol, (2) un Puits, entre 6 m. 50 et 31 m. de profondeur, qui, par un passage, conduisait à (3) la Chambre Funéraire, où se trouvait le Sarcophage contenant la momie qui dormait de son long sommeil séculaire. Une fois cette dernière ensevelie, le puits était comblé et son entrée dissimulée. C'est ce que disent les orientalistes qui divisent l'ultime lieu de repos de la momie en des principes presque identiques à ceux que les théologiens appliquent à l'homme – en corps, âme et esprit ou faculté intellectuelle. Le fait est que ces tombes des anciens étaient symboliques comme le reste de leurs édifices sacrés, et que cette symbologie montre clairement la division septénaire de l'homme. Mais dans la mort, l'ordre était inversé. Et tandis que la Mastaba, avec ses scènes de vie quotidienne peintes sur les murs, ses tables d'offrandes pour la Larve (le fantôme ou Linga Śarîra) était un monument commémoratif érigé pour les deux principes et la Vie qui avaient quitté ce qui fut sur terre le trio inférieur, le Puits, le Passage, les Chambres Funéraires et la Momie dans le Sarcophage étaient les symboles objectifs érigés pour les deux "principes" périssables, le mental personnel et le Kâma, et pour les trois impérissables (la Triade supérieure) à présent fondus en un seul. Cet "Un" était l'Esprit du Bienheureux reposant à présent dans le Cercle Fortuné d'Aanrou.
Etre aérien que l'on montre dans le Rig Veda en train de descendre agni ou le feu aux Bhrigus qui sont appelés "les consumants" et que les orientalistes décrivent comme "une catégorie d'êtres mythiques qui appartenaient à la classe moyenne ou aérienne des dieux". En occultisme, les Bhrigus sont simplement les "Salamandres" des Rosicruciens et des Cabalistes.
Dans le spiritisme le mot désigne l'apparence objective des soi-disants "Esprits" des décédés, qui occasionnellement se revêtent de matière, c'est-à-dire qu'ils forment pour eux-mêmes et à partir des matériaux qu'ils ont sous la main, que l'on trouve dans l'atmosphère et dans les émanations des personnes présentes, un corps temporaire qui revêt l'image humaine du défunt tel qu'il apparaissait alors qu'il était vivant. Les théosophistes acceptent le phénomène de "la matérialisation", mais rejettent la théorie suivant laquelle elle est produite par les "Esprits", c'est- à-dire, les principes immortels des personnes désincarnées. Les théosophistes soutiennent que lorsque le phénomène est authentique – et c'est un fait d'une occurrence plus rare qu'on le croit généralement – il est produit par les larves, les "eidolons" ou revenants kâmalokiques des personnalités mortes. (Voir "Kâmadhâtu", "Kâmaloka" et "Kâmarûpa"). Comme le Kâmaloka se trouve sur le plan terrestre et ne diffère de son degré de matérialité que par le degré de son plan de conscience, raison pour laquelle il se trouve caché à notre vue normale, l'apparition occasionnelle de telles coques est aussi naturelle que celle des boules électriques et autres phénomènes atmosphériques. L'électricité, considérée comme fluide ou matière atomique (car les théosophistes soutiennent avec Maxwell qu'elle est atomique), bien qu'invisible, est toujours présente dans l'air et se manifeste sous des formes variées, mais seulement lorsque certaines conditions sont réunies pour "matérialiser" le fluide, lorsque de son propre plan il passe sur le nôtre et se rend lui-même objectif. Il en est de même avec les eidolons des morts. Ils sont présents, autour de nous, mais se trouvant sur un autre plan ils ne nous voient pas plus que nous ne les voyons. Mais toutes les fois que se trouvent réunis des désirs puissants en provenance d'humains vivants et des conditions fournies par des médiums aux constitutions anormales, ces "eidolons" sont attirés – bien plus tirés avec force vers le bas depuis leur plan jusque dans le nôtre et rendus objectifs. C'est de la nécromancie : cela ne fait aucun bien pour le mort et un grand dommage au vivant, en plus du fait que cela contrarie une loi de la nature. La matérialisation occasionnelle de "corps astrals" ou doubles de personnalités vivantes est un tout autre problème. Ces "astrals" sont souvent pris par erreur pour les apparitions du mort, puisque, tels des caméléons, nos propres "Elémentaires", avec ceux des désincarnés et des Elémentals cosmiques, prendront souvent l'apparence de celles des images dont les empreintes sont les plus fortes dans nos pensées. En bref, à ces dites séances de "matérialisation" ce sont les personnes présentes et le médium qui créent la ressemblance particulière des apparitions. Les apparitions "indépendantes" appartiennent à une autre espèce de phénomènes psychiques. Les matérialisations sont aussi appelées "manifestations de formes" et "portraits en relief". Les appeler esprits matérialisés est inadmissible, car vraiment ce ne sont pas des esprits mais des portraits en relief animés.
Chefs de nombreuses fraternités religieuses en Inde ; Grands Prêtres de Monastères.
La plus courte période de temps que l'on applique à la durée des sons : égale au clignement de l'œil.
La mesure d'une syllabe sanskrite.
Le lotus-mère ; la matrice de la Nature.
"Mères" : les mères divines. Elles sont au nombre de sept. Ce sont les aspects féminins des dieux et leur pouvoir.
, (cabale). Identique à Malkuth, la dixième Sephira. Litt., Matrona est la "mère inférieure".
"Un poisson". Matsya avatâr était l'une des plus anciennes incarnations de Vishnu.
L'Ecriture ou Purâna qui traite de cette incarnation.
Illusion. Le pouvoir cosmique qui rend possible l'existence phénoménale et ses perceptions. Dans la philosophie hindoue ce qui seul est sans changement et éternel est appelé réalité. Tout ce qui est sujet au changement par suite de déclin et de différenciation et qui a, en conséquence, un commencement et une fin, est regardé comme mâyâ – l'illusion.
Forme illusoire prise par Vishnu afin d'induire en erreur les Daityas ascétiques qui commençaient à devenir trop saints grâce à leurs austérités et par cela même trop dangereux en puissance, comme le dit le Vishnu Purâna.
"Forme illusoire" ; le "double" dans la philosophie ésotérique. Döppelganger ou périsprit, en allemand et en français. MAYAVIQUE, Upâdhi. (sans.). L'enveloppe de l'illusion : l'apparence phénoménale.
Tiré dAhura Mazda. (Voir Yasna de Spiegel, X l). C'étaient les anciens nobles Persans qui adoraient Ormazd et, n'acceptant pas les images, ils inspirèrent aux Juifs la même horreur pour toute représentation concrète de la divinité. A l'époque d'Hérodote, ils semblent avoir été supplantés par les partisans fanatisés des Mages. Les Parisis et les Guèbres (gibborim, hommes puissants de la Genèse, VI. et X. 8), semblent avoir été ces partisans fanatisés des Mages.
Zoroastrien ; litt., "adorant dieu".
La terre ; on la dit provenir de medas, la moelle de deux démons. Ces monstres, jaillissant de l'oreille de Vishnu endormi, se préparaient à tuer Brahmâ qui gisait sur le lotus qui croît du nombril de Vishnu, lorsque le dieu Préservateur s'éveilla et les tua. Leurs corps, une fois jetés à la mer, produisirent une telle quantité de graisse et de moelle que Nârâyana l'utilisa pour en former la terre. MEGACOSME (gr.). Le monde de la Lumière Astrale, ou bien, comme cela fut expliqué par un Maçon bien perplexe, "un grand monde, non identique au Macrocosme, l'Univers, mais quelque chose situé entre celui-ci et le Microcosme, le petit monde" ou l'homme.
Dans les mythes populaires, le grand serpent qui représente l'atmosphère inférieure. En occultisme, le monde de la Lumière Astrale, appelé symboliquement le Dragon Cosmique et le Serpent. (Voir les ouvrages d'Eliphas Lévi, qui nommait cette lumière le Serpent du Mal, et autres noms, lui attribuant toutes les influences mauvaises sur terre). MELEKH (héb.). Litt., "un Roi". Titre de la Sephira Tiphereth, le V, ou vau dans le Tétragramme – le fils ou Microprosope (le Petit Visage).
Classe de dieux du feu ou Salamandres. MEMRAB (héb.). Dans la Cabale, "la voix de la volonté", c'est-à-dire, les forces collectives de la nature en activité, appelée "la Parole", ou Logos, par les Juifs Cabalistes.
Aussi appelés Sabéens et Chrétiens de St. Jean. Cette dernière appellation est absurde, puisque selon tous les récits, et même les leurs, ils n'ont absolument rien à voir avec le Christianisme qu'ils détestent. La secte moderne des Mendéens est largement répandue partout en Asie Mineure et ailleurs, et plusieurs orientalistes croient, comme cela est vrai, qu'ils représentent une survivance directe des Gnostiques. Car ainsi que l'explique le Dictionnaire des Apocryphes de l'Abbé Migne (art. "Le Code Nazaréen" vulgairement appelé "Livre d'Adam"), Mendéen (écrit en français, Mandaïte, nom qu'ils prononcent Mandai) "signifie justement science, savoir ou Gnose. Ainsi, il est l'équivalent de Gnostique" (loc. cit. note p. 3). Comme le montre l'ouvrage cité plus haut, bien que de nombreux voyageurs aient parlé d'une secte dont les partisans sont diversement nommés Sabéens, Chrétiens de St. Jean et Mendéens, et qui sont répandus autour du Chatt-el-Arab à la jonction du Tigre et de l'Euphrate (principalement à Bassorah, Hoveïza, Korna, etc...), ce fut Norberg qui le premier signala une tribu appartenant à cette même secte qui était établie en Syrie. Et ce sont les plus intéressants de tous. Cette tribu, au nombre d'environ 14.000 ou 15.000, est établie à un jour de marche à l'est du Mont Liban, principalement à Elmerkah, (Lata-Kieh). Ils s'appellent indifféremment Nazaréens et Galiléens, parce que primitivement ils sont venus en Syrie de Galilée. Ils prétendent que leur religion est la même que celle de St. Jean Baptiste, et qu'elle n'a pas du tout varié depuis son époque. Aux jours de fêtes, ils s'habillent de peaux de chameau et mangent des sauterelles et du miel ainsi que le fit leur "Père, St. Jean Baptiste". Toutefois ils appellent Jésus-Christ un imposteur, un faux Messie, et Nebso (ou la planète Mercure sous son mauvais aspect) et le font voir comme le produit de l'Esprit des "sept stellaires mal-aspectés" (ou planètes). Voir le Codex Nazarœus qui est leur Ecriture).
Le nom du bouc-démon à qui, prétend l'Eglise de Rome, les Templiers et autres Maçons ont rendu un culte. Mais ce bouc fut un mythe que créa l'imagination maligne de l'odium theologicum. Jamais n'exista une telle créature, et le culte qu'on lui aurait rendu n'était pas non plus un fait reconnu chez les Templiers ou leurs prédécesseurs, les Gnostiques. Le dieu de Mendès, ou le grec Mendésius, un nom donné à la Basse Egypte à l'époque pré-chrétienne, fut Amon, le dieu à tête de bélier, l'esprit vivant et saint de Râ, le soleil donneur de vie. Et c'est ce qui conduisit certains auteurs grecs à affirmer, d'une façon erronée, que les Egyptiens appelaient le "bouc" (ou le dieu à tête de bélier) Mendès lui- même. Amon fut pendant des âges la divinité principale d'Egypte, le dieu suprême : Amon-Râ le "dieu caché", ou Amen (le dissimulé) l'Auto- engendré qui est "son propre père et son propre fils". Esotériquement, il était Pan, le dieu de la nature, ou la nature personnifiée, et probablement le pied fourchu de Pan au-pied-de-chèvre aida à méprendre ce dieu pour un bouc. Comme le sanctuaire d'Amon se trouvait à Pa-bi-nebtat, "la demeure de Tat ou de l'Esprit, Seigneur de Tat" (Bindedi dans les inscriptions assyriennes), les Grecs corrompirent d'abord le nom en Bendès et ensuite en Mendès, de "Mendesius". La "méprise" servit trop bien les desseins ecclésiastiques pour qu'on s'en défît, même une fois reconnue.
Mot forgé par quelques Cabalistes français pour désigner le phénomène des "tables tournantes", du latin mensa, une table.
Identique à "Mental Universel". Mahat, le premier "produit" de Brahmâ, ou lui-même.
Mot employé pour le "souffle" de l'Esprit divin alors qu'il planait sur les eaux de l'espace avant la création (Voir Siphra di Tzeniutha). MERCAVAH ou Mercabah (héb.). Chariot : les Cabalistes disent que le Suprême après avoir établi les Dix Sephiroth les utilisa comme chariot ou trône de gloire pour descendre sur les âmes des hommes.
Dieu de Babylone, le Bel des époques plus récentes. Pour les orientalistes, il est le fils de Davkina, déesse des régions inférieures, ou de la terre, et de Héa, Dieu des Mers et de l'Hadès. Mais ésotériquement, et aussi pour les Akkadiens, il est le Grand Dieu de Sagesse, "celui qui ressuscite les morts". Hea, Ea, Dagon ou Oannès et Merodach sont un.
Le nom d'une prétendue montagne au centre (ou "nombril") de la terre où est situé Svarga, l'Olympe des Indiens. Elle renferme les "cités" des plus grands dieux et les demeures de nombreux Devas. Dans son acception géographique, c'est une montagne inconnue située au nord des Himâlayas. Par tradition, Meru était la "Terre de Béatitude" des plus anciennes périodes védiques. On s'y réfère également comme à Hemâdri "la montagne dorée", Ratnasânu, le "pic de pierre précieuse", Karnikâchala, la "montagne de lotus", et Amarâdri et Deva- Parvata, la "montagne des dieux". Les enseignements occultes la placent juste au centre du Pôle Nord, la désignant comme le site du premier continent sur notre terre, après la solidication du globe. MESHIA et Meshiane (zende). L'Adam et l'Eve des Zoroastriens dans le système persan primitif ; le premier couple humain. MESMER, Friedrich Anton. Le fameux docteur qui redécouvrit ce fluide magnétique dans l'homme qui fut appelé magnétisme animal et depuis lors Mesmérisme, et en fit l'application pratique. Il était né en Souabe en 1734 et mourut en 1815. Il était membre initié des Fraternités des Fratres Lucis et de Lukshour (ou Luxor), ou de la branche égyptienne de cette dernière. Ce fut le Conseil de "Luxor" qui le choisit – suivant les ordres de la "Grande Fraternité" – pour agir au XVIIIème siècle comme son habituel pionnier, envoyé au cours du dernier quart de chaque siècle pour illuminer en savoir occulte une petite partie des nations occidentales. Ce fut Saint Germain qui, en cette circonstance, surveilla le développement des événements, et plus tard Cagliostro fut chargé d'apporter son aide, mais ayant commis une série d'erreurs plus ou moins inévitables, il fut rappelé. De ces trois hommes qui furent d'abord regardés comme charlatans, Mesmer est déjà justifié. La justification des deux autres suivra au siècle prochain. Mesmer fonda l' "Ordre de l'Harmonie Universelle" en 1783, dans lequel, pense-t-on, seul le magnétisme animal était enseigné, mais qui en réalité exposait les principes d'Hippocrate, les méthodes des anciennes Asclépies, les Temples de Guérison, et bien d'autres sciences occultes. METATRON (héb.). Le cabalistique "Prince des Visages", l'Intelligence de la Première Sephira, et celui que l'on supposait être le gouverneur de Moïse. Sa numérotation est 314 ; la même que celle du titre de la divinité "Shaddaï", Tout-Puissant. Il est également l'ange du monde de Briah, et celui qui conduit les Israélites à travers le désert ; il en résulte qu'il est identique au "Seigneur Dieu" Jehovah. Le nom ressemble aux mots grecs metathronon signifiant "à côté du trône". (w.w.w.).
Le voyage de l'âme d'une phase d'existence à une autre. On le symbolise comme des renaissances dans des corps d'animaux et communément on le croit. C'est un terme généralement mécompris dans toutes les classes de la société en Europe et en Amérique, y compris chez beaucoup de scientifiques. La métempsychose devrait s'appliquer aux animaux seuls. L'axiome cabalistique, "Une pierre devient une plante, une plante un animal, un animal un homme, un homme un esprit, et un esprit un dieu", reçoit son explication dans le Mânava- Dharma-Śastra de Manu et dans d'autres livres brahmaniques.
Sagesse. La théologie grecque associait Métis – Sagesse divine – à Eros – Amour divin –. On dit également que ce mot entre pour partie dans celui de la divinité des Templiers, ou idole Baphomet, que quelques autorités dérivent de Baphe, baptême, et de Métis, sagesse ; tandis que d'autres disent que l'idole représentait les deux instructeurs que les Templiers reniaient pareillement, à voir, Papa ou le Pape, et Mahomet. (w.w.w.).