Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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163 notices — lettre M

MIDGARD (scandin.)

C'est, dans les Eddas, le grand serpent qui ronge les racines de l'Ygdrasil – l'Arbre de Vie et l'Univers de la légende des Nordiques. Midgard est le serpent mondain du Mal.

MIDRASHIM (héb.)

"Ancienne" – identique à Purâna : les anciennes écritures des Juifs, au même titre que les Purânas sont appelées "Anciennes" (écritures) de l'Inde.

MIGMAR (tibétain)

La planète Mars.

MIMAMSA (sans.)

Une école de philosophie ; une des six en Inde. Il y a deux Mîmâmsâs, l'ancienne et la plus récente. La première, la "Pûrva- Mîmâmsâ", fut fondée par Jaïmini, et la récente ou "Uttara-Mîmâmsâ", par un certain Vyâsa – on l'appelle maintenant l'école Vedânta. Śankarâchârya en fut l'apôtre le plus éminent. L'Ecole Vedânta est la plus ancienne de toutes les autres Darśanas (Litt., "démonstrations") ; cependant même à la Pûrva Mîmàmsa on ne concède pas une antiquité de plus de 500 ans Av. J.C. Les Orientalistes qui sont en faveur de l'idée absurde que toutes ces écoles "doivent leur origine à l'influence grecque", leur donneraient une date encore plus récente afin de les faire cadrer dans leur théorie. Les Shad-darśanas (ou six démonstrations) possèdent toutes un point de départ commun : elles soutiennent que ex nihilo nihil fit. (Rien n'a été tiré de rien – N. du T.).

MIMIR (scandin.)

Sage géant dans les Eddas. Un des Jotuns ou Titans. Il possédait un puits qu'il surveillait (le puits de Mimir), qui contenait les eaux de la Sagesse Primitive dont Odin but, acquérant ainsi la connaissance de tous les évènements passés, présents et futurs.

MINA (sans.)

Identique à Meenam, le signe zodiacal Pisces ou Les Poissons.

MINOS (gr.)

Le grand Juge de l'Hadès. Un ancien roi de Crète.

MIOLNIR (scandin.)

Le marteau du tonnerre de Thor (Voir "Svastika") que les nains lui fabriquèrent ; avec lui, le Dieu conquit à la fois les hommes et les dieux. Arme magique de même genre que l'Agneyâstra hindou, l'arme de feu.

MIROIR

Le Miroir Lumineux, Aspaqularia nera, terme cabalistique qui désigne le pouvoir de prescience et de vue à distance, de prophétie tel que Moïse le possédait. Les mortels ordinaires possèdent seulement l'Aspaqularia della nera ou Miroir Non Lumineux : ils ne voient que dans un verre et obscurément. Un symbolisme parallèle peut être trouvé entre la conception de l'Arbre de Vie et celle uniquement de l'Arbre de la Connaissance. (w.w.w.).

MISHNAH (héb.)

La partie la plus ancienne du Talmud juif, ou loi orale, comprenant des règles additionnelles pour la conduite des Juifs avec un ample commentaire. Le contenu est arrangé en six sections, lesquelles traitent des Semences, des Fêtes, des Femmes, des Dommages, des Choses Sacrées et de la Purification. Le rabbin Judas Haunasee codifia la Mishnah vers l'an 140 Ap. J.C. (w.w.w.).

MISRAIM (égypt.)

Le nom de l'Egypte à des époques très reculées. Ce nom est à présent lié à la Franc-Maçonnerie. Voir le Rite de Misraimet le Rite de Memphis dans les Encyclopédies Maçonniques. MITRA ou Mithra (pers.). Une ancienne divinité iranienne ; un dieu solaire comme cela est mis en évidence par le fait qu'il est à-tête-de-lion. Ce nom existe aussi en Inde et désigne une manifestation du soleil. Le persan Mithra, celui qui fit sortir Ahriman du ciel, est une sorte de Messie dont on attend le retour comme juge des hommes, et il est un dieu porteur- de-péchés qui expie pour les iniquités de l'humanité. Cependant comme tel, il est relié à l'occultisme le plus élevé, dont les principes étaient exposés au cours des Mystères Mithraïques dont ils portaient ainsi le nom.

MITRE

La coiffure d'un dignitaire religieux, comme celle d'un évêque catholique romain : un bonnet se terminant vers le haut par deux lèvres, semblable à la tête d'un poisson avec une bouche ouverte – os tincae – associé à Dagon, la divinité babylonienne : le mot dag voulant dire poisson. Assez curieusement le os uteri a été ainsi appelé chez la femme et le poisson est en rapport avec la déesse Aphrodite qui naquit de la mer. Il est également curieux que les anciennes légendes des Chaldéens parlent d'un instructeur religieux venant vers eux après être sorti de la mer, nommé Oannès et Annedotus, moitié poisson moitié homme. (w.w.w.).

MLECHCHHAS (sans.)

Hors castes. Nom donné à tous les étrangers et à ceux qui ne sont pas Aryens.

MNEVIS (égypt.)

Le taureau Mnévis, fils de Ptah et symbole du dieu- soleil Râ, de même qu'Apis était supposé être Osiris sous la forme du taureau sacré. Sa demeure se trouvait à Héliopolis, la Cité du Soleil. Il était noir et portait sur ses cornes l'uræus sacré et le disque.

MOBEDS (Zende)

Prêtres parsis ou zoroastriens.

MOIRES (gr.)

Identique au latin Fatum – destin, destinée ; pouvoir qui gouverne les actions, les souffrances, la vie et les luttes humaines. Mais ceci n'est pas Karma : c'est seulement une de ses forces d'exécution.

MOKSHA (sans.)

La "Délivrance". Identique à Nirvâna ; un état post- mortem de repos et de béatitude de l' "Ame-pèlerin".

MOMIE

Nom donné aux corps humains embaumés et conservés selon l'antique méthode égyptienne. L'exécution de la momification est un rite d'une extrême antiquité sur la terre des Pharaons, et on la considérait comme l'une des cérémonies les plus sacrées était, de plus, une opération qui dénotait un savoir considérable en chimie et en chirurgie. Des momies vieilles de 5.000 ans et plus réapparaissent parmi nous aussi conservées et fraîches que lorsque pour la première fois elles sortirent des mains des Parashistès.

MONADE (gr.)

L'unité, l'un, mais en occultisme ce mot désigne souvent la triade unifiée Atma-Buddhi-Manas, ou la duade, Atma-Buddhi, cette partie immortelle dans l'homme qui se réincarne dans les règnes inférieurs, et qui graduellement s'achemine à travers eux jusqu'à l'homme et ensuite jusqu'au but final – Nirvâna.

MONAS (gr.)

Identique au mot Monade ; "le Seul" – une unité. Dans le système de Pythagore, la duade émane de la Monas plus sublime et solitaire, qui est ainsi la "Cause Première". MONDAIN, Œuf ou Arbre, ou tout autre espèce d'objet symbolique dans les Mythologies du monde. Meru est une "Montagne Mondaine" ; l'Arbre Boddhi, ou Ficus Religiosa, est l'arbre mondain des Bouddhistes tout comme l'Ygdrasil est l'arbre mondain des Scandinaves ou Nordiques.

MONDE

Utilisé comme préfixe pour montagnes, arbres, etc..., il dénote une croyance universelle. Ainsi la "Montagne du Monde" des Hindous était le Meru. Comme il est dit dans Isis Dévoilée : "...on doit considérer que toutes les montagnes du monde et les œufs mondains, les arbres mondains, les serpents et les piliers mondains, renferment des vérités en philosophie naturelle scientifiquement démontrées. Toutes ces montagnes contiennent, avec des variantes insignifiantes, la description allégorique de la cosmogonie primitive ; les arbres mondains représentent l'évolution postérieure de l'esprit et de la matière ; les serpents et les piliers mondains, les rappels symboliques des divers attributs de cette double évolution dans sa corrélation sans fin avec les forces cosmiques. Dans les solitudes mystérieuses de la montagne – matrice de l'univers – les dieux (puissances) préparent les germes atomiques de la vie organique, et, en même temps, le breuvage de vie qui, une fois goûté, éveillera dans l'homme-matière, l'homme-esprit. Le Soma, le breuvage sacrificiel des hindous, est cette boisson sacrée. En effet lors de la création de la prima materia, tandis que ses parties les plus grossières étaient employées pour le monde physique embryonnaire, son essence plus divine pénétrait l'univers, pénétrait invisiblement le nouveau-né et l'enfermait dans ses vagues éthérées, développait et stimulait son activité, au fur et à mesure que, lentement, il sortait de l'éternel chaos. De cette poésie des conceptions abstraites, ces mythes mondains passèrent graduellement aux images concrètes des symboles cosmiques, telles que l'archéologie les retrouve aujourd'hui (Isis Dévoilée, Vol. I., 228.). Un autre préfixe encore plus usuel pour tous ces objets est "mondain". (Voir "Œuf Mondain", "Arbre Mondain", et "Ygdrasil").

MONDES

Les Quatre. Les Cabalistes reconnaissent Quatre Mondes d'Existence, savoir : – Atziluth ou archétypal ; Briah ou créateur, la première réflexion du plus élevé : Yetzirah ou formateur ; et Assiah, le monde des Coques ou Klippoth, et l'univers matériel. L'essence de la Divinité se manifeste d'abord dans le Monde Atziluthique en se concentrant dans les Sephiroth, et les réflexions de ces dernières sont produites successivement dans chacun des quatre plans, avec une diminution graduelle de l'éclat et de la pureté, jusqu'à ce que le monde matériel soit atteint. Quelques auteurs nomment ces quatre plans les Mondes Intellectuel, Moral, Sensuel et Matériel. (w.w.w.). MONDES INFERIEURS et SUPERIEURS. Les occultistes et les cabalistes sont d'accord pour diviser l'univers en mondes supérieurs et inférieurs, les mondes de l'Idée et les mondes de la Matière. "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut", affirme la philosophie hermétique. Ce monde inférieur est formé d'après son prototype – le monde supérieur ; et "chaque chose dans l'inférieur n'est que l'image (une réflexion) du supérieur". (Zohar, II., folio 20a).

MONOGENES (gr.)

Litt., "l'unique engendré" ; un nom appliqué à Proserpine et à d'autres dieux et déesses. MORIAH, Mont. Selon la Tradition, le site du premier temple du roi Salomon à Jérusalem. C'est vers cette montagne qu'Abraham se rendit pour offrir Isaac en sacrifice. MORT, Baiser de la. Selon la Cabale, le disciple sérieux ne meurt pas du pouvoir du mauvais esprit, Yetzer-ha-Rah, mais du baiser de la bouche de Jehovah Tétragrammaton, alors qu'il le rencontre dans le Haïkal Ahabah ou Palais d'Amour. (w.w.w.). MORYA ou MAURYA (sans.). Une des maisons royales bouddhiques de Magadha, à laquelle appartenaient Chandragupta et Aśoka son petit- fils ; c'est aussi le nom d'une tribu rajput.

MOT (phénicien)

Identique à Ilus, boue, chaos primordial ; mot employé dans la cosmogonie tyrrhénienne (Voir "Suidas"). MOUT ou Mouth (égypt.). Déesse-mère ; la déesse primordiale, car dit-on, tous les dieux sont nés de Mouth". Astronomiquement, la lune.

MU (senzar)

Le mot mystique (ou plutôt une partie de celui-ci) dans le Bouddhisme du Nord. Au cours des pratiques de Yoga, il signifie, lorsqu'il est utilisé, "la destruction de la tentation.

MUDRA (sans.)

Appelé le sceau mystique. Système de signes occultes que l'on produit avec les doigts. Ces signes imitent les anciens caractères sanskrits chargés de pouvoir magique. D'abord employés dans l'école Yogâchârya du Bouddhisme du Nord, ils furent plus tard adoptés par les Tântrikas hindous, mais souvent mésusés par eux à des fins de magie noire. MUKTA & MUKTI (sans.). Libération de la vie sensible ; celui qui est béatifié ou délivré ; un candidat à Moksha ; délivrance de la chair et de la matière, ou de la vie sur cette terre. MULAPRAKRITI (sans.). La racine parabrahmique ; le principe divin, féminin et abstrait – la substance indifférenciée. Akâśa. Littéralement, "la racine de la nature" (prakriti) ou matière.

MULIL (chaldéen)

Nom du Bel chaldéen.

MULUK-TAOOS (ar.)

Vient de Maluh, "le Gouverneur", forme tardive pour Moloch, Melek, Malayak et Malachim, "messagers", anges. C'est la Divinité adorée par les Yezidis, une secte de Perse, aimablement appelée par la théologie chrétienne "adorateurs du diable", sous la forme d'un paon. Le Seigneur "Paon" n'est pas Satan, ni le diable, car il est simplement le symbole de la Sagesse aux cent yeux ; de l'oiseau de Sarasvatî, la déesse de Sagesse ; de Kârttikeya le kumâra ; du célibataire vierge des Mystères de Junon, et de tous les dieux et déesses en rapport avec le savoir secret.

MUMUKSHATVA (sans.)

Le désir de la délivrance (de la réincarnation et des servitudes de la matière).

MUNDAKYA UPANISHAD (sans.)

Litt., la "doctrine ésotérique Mundaka", une œuvre de grande antiquité. Elle a été traduite par Râja Ram Mohun Roy.

MUNIS (sans.)

Saints, ou Sages.

MUR GARDIEN

Nom évocateur donné d'une manière collective à l'armée des adeptes enlevés au ciel (Narjols) ou Saints, qui sont censés veiller sur l'humanité, l'aider et la protéger. C'est la doctrine dite "Nirmânakâya" dans le Bouddhisme mystique du Nord (Voir "La Voix du Silence", partie III).

MURARIPU (sans.)

Epithète de Krishna ou Vishnu ; Litt., l'ennemi de Mura – un Asura.

MURTI (sans.)

Forme, ou signe, ou même visage, par exemple dans "Trimûrti", les "trois Visages" ou Images.

MURTIMANT (sans.)

Quelque chose d'inhérent à quelque chose d'autre ou incarné en lui et qui en est inséparable. On l'utilise pour quelques attributs de Brahmâ et autres dieux.

MUSPEL (scandin.)

Géant dans les Eddas ; dieu du Feu et père des Flammes. Ce furent les vilains fils du bon Muspel qui après avoir menacé de calamités Glowheim (Muspelheim) se rassemblèrent finalement en une formidable armée, et livrèrent leur "dernière bataille" sur la plaine de Vigrid. On traduit Muspel par "Feu du Monde (ou Mondain)". L'idée d'un Surt (V.) obscur (fumée noire), d'où jaillissent des langues de flamme, associe Muspel à l'Agni hindou. MUTHAM ou Matham (sans.). Temples en Inde, avec cloîtres et monastères pour les ascètes soumis à une règle et les érudits.

MYALBA (tibétain)

C'est, dans la philosophie ésotérique du Bouddhisme du Nord, le nom de notre Terre, appelée Enfer pour ceux qui s'y réincarnent en guise de châtiment. Exotériquement, on traduit Myalba par un enfer.

MYSTAGOGIE (gr.)

Doctrines concernant les mystères sacrés ou leurs interprétations.

MYSTERES

En grec teletaï, ou accomplissements, célébrations de l'initiation ou des Mystères. Ce furent des observances généralement tenues cachées du profane et du non-initié, dans lesquelles, au moyen de représentations dramatiques ou de toutes autres méthodes, on enseignait l'origine des choses, la nature de l'esprit humain, sa relation avec le corps, la méthode pour le purifier et le rétablir dans la vie supérieure. Les sciences physiques, la médecine, les lois de la musique, la divination, étaient entièrement enseignées de la même manière. Le serment d'Hippocrate n'était qu'une obligation mystique. Hippocrate était un prêtre d'Esculape dont quelques-uns des écrits furent par hasard rendus publics. Cependant les Asclépiadès étaient des initiés du culte du serpent d'Esculape, au même titre que les Bacchantes l'étaient des Dionysies, et les deux rites furent finalement incorporés aux Eleusinies. Les Mystères sacrés étaient accomplis dans les antiques temples par les hiérophantes initiés pour le bénéfice et l'instruction des candidats. Les Mystères les plus solennels et les plus occultes furent exécutés en Egypte par "la compagnie des gardiens des secrets", ainsi que M. Bonwick nomme les hiérophantes. En quelques lignes, Maurice décrit leur nature d'une façon très pittoresque. Parlant des Mystères exécutés à Phylæ (l'île du Nil), il dit que "c'était dans ces cavernes ténébreuses que les sublimes et mystiques secrets de la déesse (Isis) étaient expliqués à l'aspirant en adoration, tandis que l'hymne solennelle d'initiation résonnait de part en part sur toute la longue étendue de ces solitudes de pierre". Le mot "mystères" est dérivé du grec muô, "fermer la bouche", et chaque symbole relié à ceux-ci possédait une signification cachée. Ainsi que Platon et bien d'autres Sages de l'Antiquité l'affirment, les Mystères furent hautement religieux, moraux et bienfaisants, identiques à une école d'éthique. Les mystères grecs, ceux de Cérès et de Bacchus, ne furent que des imitations des mystères égyptiens ; et l'auteur d'Egyptian Belief and Modern Thought nous fait connaître que notre "mot chapelle ou capella est, dit-on, le Caph-El ou collège d'El, la divinité solaire". Les célèbres Cabires sont associés aux Mystères. En un mot, les Mystères étaient dans chaque pays une série de représentations dramatiques, dans lesquelles les mystères de la cosmogonie et de la nature en général étaient personnifiés par les prêtres et les néophytes qui exécutaient le rôle de divers dieux et déesses, répétant de prétendues scènes (des allégories) tirées de la vie de ces divinités. Celles-ci étaient expliquées sous leur signification cachée aux candidats à l'initiation, et incorporées aux doctrines philosophiques. MYSTERES, Langage des. Le jargon sacerdotal secret employé par les prêtres initiés, et utilisé exclusivement lorsqu'ils discutaient des choses sacrées. Chaque nation possédait sa propre langue des "mystères", inconnue sauf de ceux qui étaient admis aux Mystères.

MYSTERIUM MAGNUM (lat.)

"Le grand Mystère", expression dont l'on se sert en alchimie et qui est en relation avec la fabrication de la Pierre Philosophale et l' "Elixir de Vie".

MYSTES (gr.)

Dans l'Antiquité, le nom des nouveaux initiés ; maintenant, celui des Cardinaux romains, qui, parce qu'ils ont emprunté tous leurs autres rites et dogmes aux "païens" Aryens, Egyptiens et Hellènes, se sont également servis de la µύτις ; des néophytes. Ils doivent garder clos leurs yeux et leurs lèvres sur leur consécration, et sont, de ce fait, appelés Mystœ.

MYSTICA VANNUS IACCHI

Communément traduit par l'Eventail mystique ; mais sur une ancienne terre-cuite maintenant au British Museum l'éventail est une Corbeille telle que les anciens Mystères en faisaient montre et contenant des objets à caractères mystique – Inman dit avec des testicules emblématiques. (w.w.w.). N N La quatorzième lettre dans les deux alphabets anglais et hébreu. En langue hébraïque N est appelé Nûn, et signifie poisson. C'est le symbole du principe féminin ou de la matrice. Dans le système cabalistique, sa valeur numérique est 50, mais les Péripatéciens en ont fait l'équivalent de 900, et de 9.000 avec une barre au- dessus (N). Chez les Hébreux, cependant, le Nûn final représentait 700.

MŒURS DES IRANIENS

Le petit ouvrage appelé Ancient Iranian and Zoroastrian Morals, compilé par M. Dhunjibhoy Jamsetjee Medhora, théosophiste parsi de Bombay, est un excellent traité riche en enseignements moraux les plus élevés, écrit en anglais et en gujerati ; mieux que bien des volumes, il fera comprendre à l'étudiant l'éthique des anciens Iraniens.