Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
163 notices — lettre M
Les "eaux du déluge". Esotériquement, le déversement périodique sur terre des impuretés astrales ; périodes de crimes psychiques et d'iniquités ou de véritables cataclysmes moraux.
Litt., "cinq". Nom de Lakshmî. MA, Mout (égypt.). Déesse du monde d'en-bas – une autre expression d'Isis – car elle est la nature, la mère éternelle. Elle fut la souveraine du Vent-du-Nord et son Gouverneur, celui qui annonce l'inondation du Nil ; c'est pour cela qu'on l'appelle "celle qui ouvre les narines du vivant". On la représente offrant l'Ankh, ou croix, emblème de la vie physique, à ses adorateurs ; on l'appelle la "Dame du Ciel".
La Magie telle qu'autrefois on l'enseignait en Perse et en Chaldée ; elle passa d'un niveau de pratiques occultes à celui d'un magisme religieux. Platon, parlant du Machagistia ou Magisme, observe qu'il est la forme la plus pure du culte des choses divines.
Litt., "Grand Univers" ou Cosmos.
Terme cabalistique constitué d'un nom composé grec signifiant la Vaste ou la Grande Image (Voir "Visages Cabalistiques") : titre de Kether, la Couronne, la Sephira la plus sublime. C'est le nom de l'univers, appelé Arik-Anpin, la totalité de ce dont le Microprosope ou Zeir Anpin, le "Petit Visage", est la fraction et l'antithèse. Dans son sens métaphysique le plus élevé ou le plus abstrait, le Microprosope est Adam Kadmon, le véhicule d'Ain Soph, et la couronne de l'arbre séphirothique, quoique cela revienne au même puisque Sephira et Adam Kadmon sont en fait une unité exprimée sous deux aspects. Les interprétations sont nombreuses et elles diffèrent.
(1) Nom de Vishnu ou de Krishna ; (2) le mois d'avril ; (3) titre de Lakshmî lorsque ce mot est écrit Mâdhavî. MADHUMATHANA ou madhu-sûdana (sans.). "Le meurtrier de Madhu" (un démon), titre de Krishna après qu'il eût tué ce dernier.
Dix millions de milliards dans l'anglais parlé en Grande-Bretagne ; dix mille milliards dans celui parlé aux U.S.A. et dix mille trillions en traduction française.
Ce terme est utilisé pour signifier quelque chose qui n'a ni commencement ni fin. Ainsi on dit que Vâch (le Son, le Logos féminin, ou la contrepartie féminine de Brahmâ) existe sous plusieurs conditions, l'une d'elles est celle de Madhyama, ce qui revient à dire que Vâch est éternelle dans un sens : "le Verbe (Vâch) était avec Dieu, et en Dieu", car les deux sont un.
Secte mentionnée dans le Vishnu Purâna. Conformément aux dires des orientalistes, c'est une secte "bouddhiste" ce qui est un anachronisme. Ce fut probablement la première des sectes hindoues athées. Une école de ce nom, mais plus récente, enseignant un système de nihilisme sophistique qui réduit chaque proposition à une thèse et à son antithèse, et ensuite nie les deux, a été fondée au Tibet et en Chine. Elle adopte quelques-uns des principes de Nâgârjuna, l'un des fondateurs des systèmes ésotériques du Mahâyâna mais non pas leurs parodies exotériques. L'allégorie qui fait considérer la Paramârtha de Nâgârjuna comme un don des Nâgas (serpents) montre qu'il reçut des enseignements de l'école secrète des adeptes et il s'ensuit que les véritables doctrines sont gardées secrètes.
Les prêtres du soleil dont il est fait mention dans le Vishnu Purâna. Ce sont les anciens Mages de Chaldée et d'Iran ; les ancêtres des modernes Parsis.
Une ancienne province de l'Inde, soumise à la domination de rois bouddhistes. MAGE, ou Magien. De Mag ou Mahâ. Ce mot est la racine du mot magicien. Le Mahâ-âtma (grande âme ou esprit) dans l'Inde possédait ses prêtres aux époques pré-védiques. Les Mages étaient les prêtres du dieu du Feu ; nous les trouvons chez les Assyriens et les Babyloniens ainsi que chez les Perses – ceux qui adorent le feu. Les trois Mages, également désignés du nom de rois, dont on dit qu'ils ont fait des cadeaux d'or, d'encens et de myrrhe à l'enfant Jésus, étaient des adorateurs du feu comme les autres et des astrologues, car ils aperçurent son étoile. Le Grand Prêtre des Parsis, à Surat, est appelé Mobed. D'autres dérivent le nom de Megh ; Meh-ab voulant dire quelque chose de grand et de noble. Selon Kleuker, les disciples de Zoroastre furent appelés Meghestom.
Nom des antiques prêtres héréditaires et des savants adeptes de Perse et de Médie ; mot qui dérive de Mahâ, grand, lequel plus tard devint mog ou mag, prêtre en pehlvi. Porphyre les décrit (De Abst. iv. 16) comme "les savants qui, chez les Perses, ont pour occupation le service de la Divinité et qu'on appelle Mages" ; et Suidas nous apprend que "chez les Perses on appelle Mages les amis de la sagesse (philalethaï). Le Zend Avesta (ii., 171, 261.) les divisent en trois degrés : (1) les Herbeds ou "Novices" ; (2) les Mobeds ou "Maîtres" ; (3) les Destur Mobeds ou "Maîtres Parfaits". Les Chaldéens possédaient des collèges similaires, ainsi que les Egyptiens : les Destur Mobeds étant identiques aux Hiérophantes des Mystères, tels qu'on les pratiquait en Grèce et en Egypte. MAGIE. La grande "Science". Selon Deveria et d'autres orientalistes, "la magie était considérée comme une science sacrée inséparable de la religion" par les peuples instruits les plus anciens et les plus civilisés. Les Egyptiens, par exemple, furent l'un de ces peuples les plus sincèrement religieux comme l'étaient et le sont encore les Hindous. Selon Platon, "la magie consiste dans le service des dieux et on l'acquiert en s'y appliquant". Se pouvait-il donc qu'on ait pu induire en erreur, et ce pendant des milliers d'années, un peuple qui, selon l'évidence irréfutable des inscriptions et des papyrus, avait été reconnu comme ayant constamment cru en la magie pendant cette longue période ? Et est-il vraisemblable que générations après générations d'une hiérarchie pieuse et savante, dont beaucoup parmi ses membres menaient des vies d'abnégation, allant jusqu'au martyr, de sainteté et d'ascétisme, aient continué à se tromper et à tromper le peuple (ou seulement même ces derniers) pour le plaisir de perpétuer la croyance en des "miracles" ? On nous dit que des fanatiques sont prêts à tout pour faire respecter la croyance en leur dieu ou leurs idoles. A ceci nous répondons : en pareil cas, les Brâhmanes et les Rekhget-amens (V.) égyptiens, ou hiérophantes, n'auraient pas popularisé la croyance en la puissance de l'homme au moyen de pratiques magiques pour commander les services des dieux ; ces dieux qui, en vérité, ne sont que les pouvoirs occultes et les puissances de la Nature, que les savants prêtres eux-mêmes personnifiaient et chez lesquels ils révéraient seulement les attributs du Principe unique, inconnu et sans nom. Ainsi que le platonicien Proclus le déclare avec talent : "Dès l'instant où les prêtres de l'antiquité considéraient qu'il existe parmi les choses naturelles, les unes par rapport aux autres, une certaine affinité et une sympathie, ainsi que des faits qui expriment des pouvoirs occultes, alors qu'ils avaient découvert que toutes choses existent en tout, ils élaboraient une science sacrée à partir de cette sympathie mutuelle et de cette affinité... et employaient à des fins occultes leur nature à la fois céleste et terrestre, au moyen desquelles, grâce à cette affinité, ils faisaient passer les vertus divines dans ce séjour inférieur". La magie est la science de la communication avec les Puissances supra-mondaines éternelles et de leur direction, ainsi que du commandement de celles de ces puissances appartenant aux sphères inférieures ; connaissance pratique des mystères cachés de la nature connus seulement du petit nombre parce qu'il est très difficile de les acquérir sans tomber dans des péchés contre nature. Les mystiques de l'Antiquité et du Moyen Age divisaient la Magie en trois classes – Théurgie, Goétie et Magie naturelle. "La théurgie a depuis longtemps été assignée aux théosophes et aux métaphysiciens comme sphère particulière d'activités", écrit Kenneth Mackenzie. La goétie est la magie noire, et "la magie naturelle (ou blanche) s'est valorisée, emportant sur ses ailes l'art de guérir, jusqu'à atteindre la noble position d'une science exacte riche de développements. Les commentaires ajoutés par feu notre savant frère sont remarquables. "Les désirs réalistes des temps modernes ont contribué à déconsidérer et à ridiculiser la magie... La foi (en sa propre volonté) est, en magie, un élément essentiel qui était reconnu bien longtemps avant que d'autres idées qui supposent son préalable ne se fassent jour. On dit que d'un sage elle fait un fou, et que les idées d'un homme doivent être exaltées presque jusqu'à la folie, c'est-à-dire que les sensibilités de son cerveau doivent être accrues bien au-delà de la vile et misérable condition qui correspond à la civilisation moderne, avant qu'il ne puisse devenir un véritable magicien ; (car) la poursuite de cette science implique un certain degré d'isolement et une abnégation de soi". Un très grand isolement, certainement, dont l'accomplissement constitue un phénomène merveilleux, un miracle en lui-même. D'ailleurs la magie n'est pas quelque chose de surnaturel. Ainsi que l'explique Jamblique "ils proclament que grâce à la théurgie sacerdotale ils sont capables de s'élever jusqu'aux Essences universelles les plus sublimes, et jusqu'à celles qui sont situées au-dessus du destin, savoir jusqu'à Dieu et jusqu'au Démiurge : n'employant ni la matière, ni ne supposant d'ailleurs aucune autre chose, sauf l'observation du moment judicieux". Déjà quelques-uns commencent à reconnaître dans la nature l'existence de pouvoirs subtils et d'influences dont ils n'ont rien su jusqu'ici. Mais comme le Dr. Carter Blake le fait justement observer, "le dix-neuvième siècle n'est pas le siècle qui a enregistré la genèse de nouvelles méthodes de penser ni le point final des anciennes". Ce à quoi M. Bonwick ajoute que "si les anciens ne connaissaient guère notre mode d'investigation au sein de la nature pour en trouver les secrets, nous connaissons encore moins leur mode de recherche".
Cette appellation, autrefois titre de renom et de distinction, en est arrivée à voir sa signification véritable complètement pervertie. Autrefois synonyme de tout ce qui était honorable et respectueux, de celui qui possédait savoir et sagesse, elle a été ravalée au rang d'épithète désignant celui qui est un simulateur et un escamoteur, bref un charlatan ou celui qui a "vendu son âme au diable", qui mésuse de son savoir et l'emploie à des usages vils et dangereux, si l'on en croit les doctrines du clergé et les dires d'une foule de fous superstitieux qui croient que le magicien est un sorcier et un "Enchanteur". Le mot dérive de Magh, Mah, en sanskrit Mahâ – grand ; un homme bien versé dans les connaissances ésotériques. (Isis Dévoilée).
ou dite "Magie Bienfaisante" est la magie divine, dépourvue d'égoïsme, d'amour du pouvoir, d'ambition ou de lucre ; elle s'applique seulement à faire le bien au monde en général, et à son voisin en particulier. La plus petite tentation en vue d'utiliser ses pouvoirs anormaux pour sa propre satisfaction change l'utilisation des dits pouvoirs en sorcellerie ou magie noire.
Sorcellerie ; nécromancie ou évocation des morts et autres abus égoïstes de pouvoirs anormaux. Cet abus peut être involontaire : cependant c'est encore de la "magie noire" que le fait de produire quoi que ce soit de phénoménal et simplement pour sa satisfaction personnelle.
"Grande Mère". Titre que l'on donnait dans les temps anciens à toutes les grandes déesses des nations, telles Diane d'Ephèse, Isis, Mout, et bien d'autres encore.
Expression utilisée par Paracelse et les théosophes médiévaux. C'est l'esprit de la lumière, ou Akâśa. Mot très employé par les Alchimistes médiévaux. MAGNETIQUE, Maçonnerie. Egalement nommée maçonnerie Iatrique. On la décrit comme une Fraternité de Guérisseurs (du mot grec iatrikê dont la signification est "art de guérir"), et ainsi que l'affirme Kenneth Mackenzie dans sa Royal Masonic Cyclopœdia, elle est beaucoup utilisée par les "Frères de la Lumière". Il semble qu'on trouve une tradition dans certains ouvrages maçonniques secrets – c'est du moins ce qu'affirme Ragon, cette grande source de savoir maçonnique – suivant laquelle il aurait existé un degré maçonnique nommé l'Oracle de Cos "institué au 18ème siècle de notre ère, provenant du fait que Cos était le lieu de naissance d'Hippocrate". Le iatrikê était une caractéristique distincte des prêtres qui se chargeaient des patients dans les antiques Asclepia, les temples où, disait-on, le dieu Asclépios(Esculape) guérissait les malades et les boiteux.
Une force à l'œuvre, dans la nature et dans l'homme. Lorsqu'elle est en action dans la nature, c'est un agent qui provoque les phénomènes divers d'attraction, de polarité, etc…Lorsque c'est chez l'homme qu'elle agit, elle devient le magnétisme"animal", par contraste avec le magnétisme cosmique et terrestre.
En alchimie, c'est l'accomplissement final, le "Grand Travail", ou Grand Œuvre, la production de la "Pierre Philosophale" et de l' "Elixir de Vie" qui, bien que n'étant pas un mythe comme voudraient le prétendre certains, et il s'en faut de beaucoup, doit cependant être accepté symboliquement, et comme tel il est chargé de sens mystiques.
Alors que la science officielle le nomme agent "présumé" et en rejette complètement la réalité, les foules innombrables de l'Antiquité et des nations asiatiques actuelles, ainsi que les occultistes, les théosophistes, les spirites, et les mystiques de tout genre et de toute désignation, déclarent qu'il est un fait bien établi. Le magnétisme animal est un fluide, une émanation. Certaines personnes peuvent l'émettre à des fins curatives par les yeux et le bout des doigts, tandis que tous les autres êtres créés, l'humanité, les animaux et même tout objet inanimé, l'émanent soit comme aura, soit comme lumière changeante et ce, qu'ils le fassent consciemment ou non. Lorsqu'on l'utilise par contact avec un patient ou par la volonté d'un opérateur humain, on l'appelle "Mesmérisme". (V).
Dans le Nouveau Testament, ce mot signifie Sage : l'homme sage des Chaldéens. En anglais on l'utilise souvent pour désigner un magicien, tout faiseur de prodiges. Dans la Société Rosicrucienne, il est un titre de ses membres qui ont atteint le degré le plus élevé, le IXème grade ; le Suprême Magus est le Chef de l' "Ordre-à-l' Extérieur" ; les Mages de l' "Intérieur" sont inconnus excepté de ceux qui possèdent le VIIIème grade.(w w w ).
Chef d'une hiérarchie spirituelle ou d'une école d'occultisme ; le primat des mystiques trans-himalayens.
Litt., "grand dieu" titre de Śiva.
Litt., "grand instructeur". L'Initiateur.
"Grand Age".
Litt., le grand intermède entre les "Manus". Période d'activité universelle. Manvantara veut simplement dire ici une période d'activité, lorsqu'il est mis en opposition au Pralaya, ou repos – sans référence aucune à la durée du cycle.
La grande illusion de la manifestation. Cet univers et tout ce qu'il contient, considéré sous l'angle de leur mutuelle relation, est appelé la grande illusion ou Mahâ mâyâ. C'est également le titre usuel donné à la Mère Immaculée de Gautama Bubbha – Mâyâdevî, ou "Grand Mystère", ainsi que la nomment les mystiques.
L'une parmi les plus autorisées des écritures sacrées des Bouddhistes.
L'opposé du Mahâ Manvantara ; littéralement la "grande dissolution", la "Nuit" qui suit le "Jour de Brahmâ". C'est le grand repos ou sommeil de toute la nature après une période d'active manifestation ; les chrétiens orthodoxes s'y réfèreraient comme à la "Destruction du Monde".
Une gana ou classe de dieux au nombre de 236. Dans les enseignements ésotériques, on nomme ainsi certaines forces. MAHA ŚUNYATA (sans.). L'espace ou la loi éternelle ; le grand vide ou chaos.
Un certain enfer.
La grande science ésotérique. Les plus hauts Initiés seuls sont en possession de cette science universelle
Le "grand ascète". Titre de Śiva.
La somme totale des quatre Yugas, ou âges, de 4.320.000 années solaires. Un "Jour de Brahmâ" dans le système brahmmani ; littéralement "le grand âge".
Mahat. L'Ame intelligente du monde. Les sept Prakritis ou sept "natures" ou plans, sont comptés depuis Mahâ- buddhi vers le bas.
Litt., "grande bharâtiade" ou "grande bataille des Bharatas". Le célèbre poème épique de l'Inde (probablement le plus long poème du monde) qui comprend à la fois le Râmâyana et la Bhagavad Gîtâ, le "Chant Céleste". Il n'y a pas deux orientalistes qui soient d'accord sur sa date. Mais il est indéniable qu'il est extrêmement ancien.
5.000 ans Av. J.C., selon les meilleurs commentateurs hindous et Svami Dayanand Sarasvati.
Le grand commentaire de Patanjali sur la grammaire de Pânini.
Les principes élémentaires grossiers de la matière.
Qui appartient aux principes macrocosmiques.
"Temps Universel". Nom de Śiva dans sa fonction de "Destructeur", et de Vishnu dans celle de "Préservateur".
Région où habitent les Munis ou "Saints" durant le Pralaya, d'après les récits purâniques. C'est la demeure habituelle de Bhrigu, un Prajâpati (ancêtre) et un Rishi, un des sept dont il est dit qu'ils sont co-existants avec Brahmâ. MAHASURA (sans.) Le grand Asura ; exotériquement Satan, ésotériquement le grand dieu.
(sans). Les quatre grandes divinités karmiques chez les Bouddhistes du Nord, placées aux quatre points cardinaux pour veiller sur l'humanité.
Litt., "grand", et par extension "le grand être". Le premier principe de l'Intelligence Universelle et de la Conscience. Dans la philosophie purânique, c'est le premier produit de la nature racine ou Pradhâna (identique à Mûlaprakriti), le producteur de Manas, le principe pensant, et d'Ahamkâra, égotisme ou sentiment du "Je suis Je" (dans le manas inférieur).
Litt., "grande âme". Adepte du plus haut rang. Ce sont des êtres exaltés qui, étant parvenus à la maîtrise de leurs principes inférieurs, vivent ainsi sans aucun obstacle en provenance de "l'homme de chair", et sont en possession du savoir et de la puissance proportionnée au stade qu'ils ont atteint dans leur évolution spirituelle. En pâli, on les appelle Rahats et Arhats.
"Magnanimité" et aussi "position élevée" ; appellation distinctive pour un sanctuaire ou tout endroit sacré.
Employé pour Parabrahman ; plus grand que la plus grande des sphères.
La première des sept créations respectivement nommées dans les Purânas – Mahattattva, Chûta, Indriya, Mukhya, Tiryakśrotas, Urdhvaśrotas et Arvâkśrotas.
Ouvrage bouddhique d'histoire rédigé par le bhikshu Mohânâma, l'oncle du roi Dhatusma, qui fait autorité en matière d'histoire du Bouddhisme et de sa propagation dans l'île de Ceylan.
Une école ; Litt., "le grand véhicule". Système mystique fondé par Nâgârjuna. Les ouvrages de cette école furent rédigés au 2ème siècle avant notre ère.
Mahâ uraga, "grand serpent" – Śesha ou n'importe quel autre.
Identique au Kalki Avatâr de Vishnu (l'Avatâr du "Cheval Blanc"), à Sosiosh et aux autres Messies. La seule différence réside dans les dates de leurs apparitions. Ainsi, alors que l'on s'attend à ce que Vishnu apparaisse sur son cheval blanc à la fin du présent âge de Kali Yuga "en vue de la destruction finale du méchant, du renouvellement de la création et la restauration de la pureté", Maitreya est attendu plus tôt. L'enseignement exotérique ou populaire présente de légères variantes avec la doctrine ésotérique et affirme que Śâkyamuni (Gautama Buddha) lui rendit visite en Tushita (une demeure céleste) et le chargea d'en sortir et de se rendre sur terre comme son successeur à l'expiration des cinq mille ans qui suivraient sa mort (celle du Bouddha). Ceci devrait se passer dans moins de 3.000 ans. La philosophie ésotérique enseigne que le prochain Bouddha apparaîtra dans le courant de la septième (sous) race de cette Ronde. C'est un fait que Maitreya fut un partisan du Bouddha, un Arhat bien connu, quoiqu'il ne fût pas son disciple direct et qu'il fût le fondateur d'une école ésotérique de philosophie. Ainsi que Eitel le montre (Sanskrit Chinese Dictionary) "des statues en son honneur furent érigées à une époque aussi ancienne que 350 avant notre ère".
"Le Crocodile". En Europe, le Capricorne lui est similaire : le dixième signe du Zodiaque. Esotériquement une classe mystique de Devas. Chez les Hindous, il est le véhicule de Varuna, dieu de l'eau.
Nom de Kâma, dieu hindou de l'amour et du désir. MAKARAM ou Panchâkâram (sans.). Dans la symbologie occulte, c'est un pentagone, une étoile à cinq pointes, les cinq membres ou les cinq extrémités de l'homme. Très mystique.
Les cinq Ms des Tântrikas. (Voir "Tantra").
Messagers ou anges.
Le royaume : la dixième Sephira, correspondant à l'H (hé) final du Tétragramme ou IHVH. C'est la Mère Inférieure, la Fiancée du Macroprosope (V.), aussi appelée la "Reine". Dans un sens, c'est la Shekinah. (w.w.w.).
La déesse du Destin ; sorte de Némésis.
Suprême ou Grand Esprit ; titre de Vishnu
Litt., "le mental", la faculté intellectuelle qui fait de l'homme un être intelligent et moral, et le distingue du simple animal ; synonyme de Mahat. Esotériquement, cependant, il signifie, lorsqu'il ne possède aucun qualificatif, l'Ego Supérieur ou le Principe conscient qui se réincarne dans l'homme. Lorsqu'il possède un qualificatif, les Théosophistes l'appellent Buddhi-Manas ou Ame Spirituelle par opposition à sa réflexion humaine – Kâma-Manas. MANAS, Kâma (sans.). Litt., "le mental du désir". Chez les Bouddhistes, c'est le sixième des Shadâyatanas (V.), ou six organes de la connaissance, d'où le plus élevé de ceux-ci, synthétisés par le septième appelé.Klishta, la perception spirituelle de ce qui souille ce Manas (inférieur), ou "âme humaine-animale", comme les occultistes la désignent. Tandis que le Manas Supérieur, ou Ego, est directement relié à Vijnâna (le 10ème des 12 Nidânas) – qui est la connaissance parfaite de toutes les formes de connaissance, qu'elles se rapportent soit à un objet soit à un sujet dans l'enchaînement nidânique de causes et d'effets – le manas inférieur, c'est-à-dire le Kâmamanas, n'est qu'un des Indriyas ou organes (racines) des Sens. On ne peut dire ici que très peu de choses du double Manas parce que la doctrine qui en traite n'est correctement présentée que dans les ouvrages ésotériques. En faire mention ne peut ainsi qu'être fait très superficiellement.