Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
96 notices — lettre N
Une secte de Gnostiques chrétiens, dont le nom signifie "adorateurs du serpent", qui considéraient la constellation du Dragon comme le symbole de leur Logos ou Christ.
Membres d'une secte dont les croyances étaient presque identiques à celles des Nazaréens et des Sabéens, et qui témoignaient plus de révérence pour Jean Baptiste que pour Jésus. Maïmonidès les identifie aux astrolâtres... "Quant aux croyances des Sabéens", écrit-il, "le livre le plus fameux qui en traite est l'Agriculture des Nabathéens". Et nous savons que les Ebionites, dont les premiers, selon la Tradition, étaient les amis et les parents de Jésus – en d'autres termes les plus anciens parmi les Chrétiens et les premiers d'entre eux – "furent, si l'on en croit Epiphanius et Théodoret, les compagnons directs et les disciples des. Nazaréens" (Voir le Contra Ebionites d'Epiphanius, et se reporter à "Nazaréens").
Le père de Bharata, celui qui donna son nom à Bhâratavarsha (terre) ou Inde.
Voyance, divination. Dans la Bible, ce nom est donné à la prophétie, un des phénomènes mystiques les plus anciens et les plus respectés ; c'est à juste raison qu'on l'inclut parmi les pouvoirs spirituels, tels la divination, les visions clairvoyantes, les conditions extatiques et les oracles. Mais, tandis que les enchanteurs, les devins et même les astrologues sont strictement condamnés dans les livres de Moïse, la prophétie, la voyance et les nabia sont présentés comme des dons particuliers du ciel. Aux époques primitives, on les nommait tous Epoptaï (voyants), le terme grec pour Initiés ; ils étaient également désignés par Nebim, le pluriel de Nebo, le dieu babylonien de la sagesse". Le Cabaliste fait une distinction entre voyant et magicien : l'un est passif, l'autre actif ; Nebirah, est celui qui regarde dans l'avenir : c'est un clairvoyant, et Nebipoel, celui qui possède les pouvoirs magiques. Nous remarquons qu'Elie et Apollonius avaient recours aux mêmes moyens pour s'isoler des influences perturbatrices du monde extérieur, savoir, s'envelopper entièrement la tête dans un manteau de laine, parce qu'elle est, ainsi qu'on doit le supposer, un corps électrique non-conducteur.
Ordinairement Nebu ou Nebo, le dieu chaldéen de la Sagesse Secrète, nom d'où était dérivé le terme biblique et hébreu Nabiim (prophètes). C'est à Borsippa principalement que l'on rendait un culte à ce fils d'Anu et d'Ishtar mais il avait aussi son temple à Babylone, consacré aux sept planètes, et situé au-dessus de celui de Bel. (Voir "Nazaréens" et "Nébo").
Litt., "Serpent". Dans le panthéon indien, le nom du Serpent ou des esprits des Dragons, et des habitants de Pâtâla, l'Enfer. Mais comme Pâtâla veut dire antipodes, et qu'il fut le nom que les anciens donnèrent à l'Amérique, continent qu'ils connaissaient et visitaient avant que l'Europe n'en eût jamais entendu parler, le terme est probablement analogue au mexicain nagal, appellation des sorciers (de maintenant) et des hommes-médecine. Les Nâgas sont les Nats birmans, les dieux- serpents, ou "démons du dragon". Dans l'ésotérisme, cependant, et ainsi que cela a déjà été dit, c'est le surnom des "hommes-sages" ou adeptes. En Chine et au Tibet, on regarde les "Dragons" comme les divinités tutélaires du monde en général et de nombreux endroits sur terre en particulier, et on explique ce mot comme voulant dire adeptes, yogins et narjols. Le terme fait simplement référence à leur grand savoir et à leur sagesse. Ce terme se trouve également dans les vieux Sûtras et les biographies du Bouddha. Le Nâga est toujours un homme sage, doté de pouvoirs magiques extraordinaires, en Amérique du Sud et Centrale comme en Inde, en Chaldée et aussi en ancienne Egypte. En Chine, le "culte" des Nâgas était répandu, et il est devenu encore plus marqué depuis que Nâgârjuna (le "grand Nâga", littéralement le "grand adepte"), le quatorzième patriarche bouddhiste, visita la Chine. Les "Nâgas" sont regardés par les Célestes comme "les Esprits tutélaires ou dieux des cinq régions, ou les quatre points de la boussole et le centre, et comme les gardiens des cinq lacs et des quatre océans" (Eitel). Ceci, repris à son origine et traduit ésotériquement, signifie que les cinq continents et leurs cinq races-racines ont toujours été sous la protection des "divinités terrestres", c'est-à-dire, des sages Adeptes. La tradition qui veut que des Nâgas lavèrent Gautama Bouddha à sa naissance, le protégèrent à sa mort, montre et conservèrent les vestiges de son corps à sa mort, montre à nouveau que les Nâgas ne sont que des hommes sages, les Arhats, et non pas des monstres ou des Dragons. Ceci est également corroboré par les innombrables histoires de la conversion des Nâgas au Bouddhisme. Le Nâga d'un lac situé dans une forêt près de Râjagriha et bien d'autres "Dragons" furent ainsi convertis par Bouddha à la Bonne Loi. NAGA DVIPA (sans.). Litt., "l'île des Dragons" ; selon les Purâna, l'une des sept divisions du Bhâratavarsha ou Inde moderne. Nulle preuve ne subsiste pour savoir qui furent les Nâgâs (un peuple historique cependant) ; la théorie en faveur veut qu'ils aient été de race scyte. Mais il n'en existe aucune preuve. Lorsque les Brâhmanes envahirent l'Inde, ils "trouvèrent une race d' hommes sages, demi-dieux, demi-démons", assure la légende, des hommes étaient les instructeurs des autres races et qui devinrent pareillement les instructeurs des Hindous et des Brâhmanes eux- même. On croit avec juste raison que Nagpur est virtuellement au Rajputana, près d'Udaïpur, d'Ajmer, etc…. Et n'est-il pas bien connu qu'il fut un temps où les Brâhmanes allaient s'instruire en sagesse secrète chez lesRajputs ? De plus une tradition affirme qu'Apollonuis de Tyane fut instruit en magie par les Nâgas du Cachemire
Le titre d'un chef Sorcier ou " homme-mèdecine" de certaines tribus d'Indiens du Mexique. Ceux-ci gardent toujours un daïmon, ou dieu, sous la forme d'un serpent – et quelquefois quelque autre animal sacré – qui, dit-on, les inspire.
Nom usuel donné à tous les supposés "Esprits gardiens" des lacs et des rivières, signifiant littéralement"Rois-Dragons". Dans les chroniques bouddhique, tous sont montrés comme ayant été convertis à la vie monastique bouddhique : c'est-à-dire, comme devenant Arhats, de Yogins qu'ils étaient auparavant.
Un arhat ; un ermite (natif de l'Inde de l'ouest) converti au Bouddhisme par Kapimala, quatorzième Patriarche, et considéré maintenant comme un Bodhisattva Nirmânakâya. Il fut fameux pour la subtilité de sa dialectique dans les discussions métaphysiques ; il fut celui qui le premier enseigna la doctrine d'Amitâbha ; c'est un représentant de l'Ecole Mahâyâna. Considéré comme le plus grand philosophe des Bouddhistes, on se réfère à lui comme à "l'un des quatre soleils qui illumine le monde". Il naquit en 223 avant l'ère chrétienne, et après sa conversion s'en fut en Chine convertir à son tour tout le pays au Bouddhisme.
Nom thaïlandais de ruines imposantes situées dans la province de Siem Réap au Cambodge occidental, si ruines elles peuvent être appelées. Un édifice abandonné, aux dimensions les plus gigantesques, dont les vestiges, avec, ceux du grand temple d'Angkor Thom, sont les mieux conservés du passé de l'Asie toute entière. Après les Pyramides, c'est l'édifice le plus secret du monde entier. De forme oblongue, il a 262 m. dans sa longueur et 194 m dans sa largeur : il est entièrement bâti en pierre, le toit compris, mais sans mortier – comme pour les Pyramides de Gizeh – les pierres s'ajustant si étroitement que maintenant les joints y sont à peine perceptibles. Il possède une pagode centrale de 82 m. 50 de hauteur à partir du premier étage, et quatre pagodes plus petites aux quatre coins, chacune d'environ 58 m. d'élévation. Selon les paroles d'un voyageur, (The Land of the white Elephant, Frank Vincent, p. 209) : "... par le style et la beauté de son architecture, par la solidité de sa construction, par le fini et la magnificence de ses découpages et de ses sculptures, le grand Nagkon Vat n'a pas de supérieur, certainement aucun rival, debout de nos jours". (Voir Isis Dévoilée, II, 313).
"Le Dépossédé", le Diable ou le Serpent selon les Cabalistes d'Occident.
Le dieu qui unit les "doubles", un terme mystique se rapportant aux "principes humains" désincorporés.
Occasionnel ou accidentel : employé pour l'un des quatre types de Pralaya (Voir "Pralaya").
Le "Nain de la Mort".
Dans les Eddas des Nordiques, Ivald, le Nain- de-la-Mort, cache la Vie dans les profondeurs du grand océan, puis l'en retire et l'envoie dans le monde au bon moment. Cette Vie est Idunn, la belle jeune fille, la fille du "Nain". Elle est l'Eve des Laïs scandinaves, car elle donne des pommes de jouvence aux dieux d'Asgard ; mais ceux-ci, au lieu d'être maudits pour en avoir mangées, et voués à la mort, donnent par ce moyen annuellement une jeunesse renaissante à la terre et aux hommes, après chaque sommeil bref et doux qu'ils prennent dans les bras du nain. Idunn est tirée de l'océan quand Bragi (V.), le rêveur de la Vie, qui n'a pas da flétrissure et est sans reproche, traverse en dormant les étendues silencieuses des eaux. Bragi est l'idéation divine de la Vie, et Idunn la Nature vivante – Prakriti, Eve.
Nom des Elfes des Ténèbres qui grouillent dans les sombres cavernes de la Terre et fabriquent des armes et des ustensiles pour leurs pères divins, les Æsir ou Ases. Appelés également les "Elfes noirs".
Sorcière, une magicienne.
Les astérismes lunaires.
Namo en pâli. Le premier mot d'une invocation quotidienne chez les Bouddhistes, voulant dire "Je me confie humblement", ou "j'adore", ou "je confesse" (je reconnais) le Seigneur ; comme dans : "Namo tasso Bhagavato Arahato", etc..., adressé au Seigneur Bouddha. Les prêtres, qu'ils soient Bouddhistes ou Taoïstes, sont appelés "Maîtres de Namah", parce que ce terme est utilisé dans la liturgie et dans les prières, dans l'invocation du Triratna (V.), et, avec un changement insignifiant, dans les incantations secrètes adressées aux Bodhisattvas et aux Nirmânakâyas
Un des rois de Magadha, dont la dynastie fut renversée par Chandragupta (V.).
Le taureau blanc sacré de Śiva et son Vâhana (véhicule).
La belle fiancée de Balder, qui se battit avec l'aveugle Hoder ("celui-qui-règne-sur-les-ténèbres") et qui lui donna la mort par arts magiques. Balder est la personnification du Jour, Hoder de la Nuit, et la ravissante Nanna, de l'Aurore. NANNAK (chaldéen), également Nanar et Sin. Nom de la Lune qui, dit-on, est le fils de Mulil, Bel l'Ancien et le Soleil, dans la mythologie plus récente. Mais dans la mythologie plus ancienne, la Lune est bien plus vieille que le Soleil.
"Homme" ; l'homme originel et éternel.
Les eaux de l'Espace, ou le Grand Abîme : d'où le nom de Nârâyana ou Vishnu.
Litt., "homme-lion" : un avatâr de Vishnu.
L'un des sept grands Rishis, un fils de Brahmâ. Ce "géniteur" est l'un des personnages les plus mystérieux de la symbologie sacrée brahmanique. Esotériquement Nârada est celui qui préside aux événements au cours de divers cycles karmiques, et la personnification, dans un certain sens, du grand cycle humain c'est un Dhyân Chohan. Il joue un grand rôle dans le Brahmanisme qui lui attribue quelques-unes des hymnes les plus occultes du Rig Veda, ouvrage sacré dans lequel on le décrit comme faisant "partie de la famille des Kanvas". On l'appelle Deva- Brahmâ, mais comme tel il possède un caractère distinct de celui qu'il assume sur terre – ou sur Pâtâla. Daksha le maudit pour son intervention dans la conduite de ses 5.000 et 10.000 fils qu'il persuada de demeurer yogins et célibataires, afin de renaître maintes et maintes fois sur cette terre (Mahâbhârata). Mais ceci est une allégorie. Il inventa la vîna, une sorte de luth, et fut un grand "législateur". Son histoire est trop longue pour être donnée ici. NARAKA :(sans.). Dans la conception populaire, c'est un enfer, une "prison sous terre". Les enfers chauds et froids, chacun au nombre de huit, ne sont que les symboles des globes de notre chaîne septénaire, avec, en addition, la "huitième sphère" qui, suppose-t-on, est située dans la lune. C'est un voile cousu de fil blanc, puisque ces "enfers" sont appelés enfers vivifiants car, ainsi qu'on l'explique, tout être mourant dans l'un naît immédiatement dans le second, puis dans le troisième et ainsi de suite ; et dans chacun d'eux, la vie a une durée de 500 ans (c'est un voile sur le nombre des cycles et des réincarnations). Comme ces enfers constituent l'un des six jâti (conditions d'existence sensible), et comme l'on dit que les gens renaissent dans l'un ou l'autre selon leurs mérites ou démérites karmiques, le voile saute aux yeux. De plus ces Nârakas sont davantage des purgatoires que des enfers, puisque la délivrance de chacun est possible grâce aux prières et aux intercessions des prêtres contre rémunération, exactement comme dans l'Église catholique romaine qui, en ceci, semble avoir copié le ritualisme chinois d'assez près. Ainsi qu'on l'a dit précédemment, la philosophie ésotérique retrouve les antécédents de chaque enfer dans la vie sur terre, dans l'une ou l'autre forme de l'existence sensible.
"Celui qui se meut sur les Eaux" de l'espace : titre de Vishnu sous son aspect de Saint-Esprit, lorsqu'il se déplace sur les Eaux de la Création (Voir Lois de Manu, Livre II). Dans la symbologie ésotérique il représente la manifestation primordiale du principe vital qui se propage dans l'espace infini.
Les chefs chaldéens et assyriens des Mages (Rab Mag).
Saint : adepte glorifié. NAROS ou Neros (héb.). Ainsi que les orientalistes le décrivent, c'est un cycle qui comprend 600 ans. Mais de quelles années s'agit-il ? Il existait trois sortes de Neros : le plus grand, le moyen et le plus petit. C'est seulement ce dernier cycle qui avait une durée de 600 ans. (Voir "Neros").
(sans). Athéiste, ou mieux, celui qui ne rend de culte ni ne reconnaît les dieux et leurs effigies.
Un Seigneur ; appellation utilisée pour les dieux et des choses matérielles, comme Badrinâth (Seigneur des montagnes), un endroit célèbre pour ses pèlerinages ; Gopinâth (le Seigneur des bergères), que l'on utilise pour Krishna.
Litt., "les neuf joyaux" : dans le parler du mysticisme, c'est l'accomplissement de l'épanouissement spirituel.
Celui qui "est mis à part" : une catégorie monastique temporaire de célibataires dont on parle dans l'Ancien Testament ; ils ne se mariaient ni n'usaient de vin pendant la durée de leur vœu, et portaient les cheveux longs, ne les coupant qu'à leur initiation. Paul doit avoir appartenu à cette classe d'Initiés, car il dit lui-même aux Galates (i. 15) qu'il fut séparé ou mis à part depuis le moment de sa naissance et qu'il eut ses cheveux coupés à Cenchréa, parce qu' "il avait fait un vœu" (Actes, XVIII., 18), c'est-à-dire, qu'il avait été initié comme Nazar, après quoi il devint un "maître-constructeur" (I Cor. III. 10). On donne le titre de Nazar à Joseph (Genèse, XLIX., 26). Samson et Samuel étaient également des Nazars, et beaucoup d'autres.
Identiques aux Chrétiens de Saint-Jean, appelés Mendéens ou Sabéens. Ces Nazaréens qui quittèrent la Galilée il y a plusieurs centaines d'années et qui s'établirent en Syrie, à l'est du Mont Liban, s'appellent aussi Galiléens, bien qu'ils donnent au Christ l'appellation de "faux Messie" et qu'ils ne reconnaissent que saint Jean Baptiste qu'ils appellent le "Grand Nazar". Les Nabathéens, à très peu de différence près, adhéraient à ces mêmes croyances comme les Nazaréens et les Sabéens. Qui plus est ! – les Ebionites, que Renan montre comptant dans leur secte toute la parenté de Jésus qui vivait encore, semblent avoir été les partisans de cette même secte si nous devons en croire saint Jérôme qui écrit : "Je reçus des Nazaréens la permission de traduire l'évangile qu'ils utilisaient à Béraée en Syrie (l'évangile de Matthieu écrit en hébreu)... L'Evangile que les Nazaréens et les Ebionites utilisent, et que récemment j'ai traduit d'hébreu en grec". (St. Jérôme, Commentaire de Matthieu, Livre II, chapitre XII, et St. Jérôme, Des Hommes Illustres, chapitre 3). Or ce prétendu évangile de Matthieu, quelqu'en fût son auteur, "exposait son sujet", comme Jérôme s'en plaint (loc. cit.), "ayant en vue non l'édification mais la destruction" (du Christianisme). Mais le fait que les Ebionites, les Chrétiens primitifs authentiques, "aient rejeté le restant des écrits apostoliques, ne faisant usage que de cet évangile (l'hébreu de Matthieu)" (Contre les Hérétiques, I., 26) suggère bien des choses. Car ainsi qu'Epiphane le déclare, les Ebionites croyaient fermement, avec les Nazaréens, que Jésus n'était qu'un homme "né de la semence d'un homme" (Epiphanius in Contra Ebionites). De plus nous savons d'après le Codex des Nazaréens, dont une partie était constituée de l' "évangile selon Matthieu", que ces Gnostiques, qu'ils soient Galiléens, Nazaréens ou Gentils, appelaient Jésus, selon leur Codex et dans leur haine de l'astrolâtrie, Nabou-Meschiha ou "Mercure". (Voir "Mendéens"). Ceci ne dénote pas beaucoup de Christianisme orthodoxe chez les Nazaréens ou les Ebionites, mais semble plutôt prouver que le Christianisme des premiers siècles et la théologie chrétienne moderne sont deux choses totalement antagonistes. NEBBAN ou NEIBBAN (chinois). Identique à Nirvâna ; Nippang au Tibet. NEBO (chaldéen). Identique à l'hindou Budha, fils de Soma, la Lune, et de Mercure, la planète. (Voir "Nabu").
L'évocation des images astrales des décédés considérée dans l'antiquité et chez les occultistes modernes comme une pratique de magie noire. Jamblique, Porphyre et d'autres théurges ont désapprouvé cette pratique, pas moins que ne le fît Moïse, qui condamna à mort les "sorcières" de son temps, les dites sorcières n'étant que des nécromants – comme dans le cas de la sorcière d'Endor et de Samuel.
"Les œuvres du serpent". Nom que l'on donne à la Lumière Astrale, "le grand serpent trompeur" (mâyâ), au cours de certaines opérations de magie pratique. (Voir La Doctrine Secrète, III., 511).
Le fleuve Nil ; aussi un dieu.
Neithès. La reine du Ciel : la déesse-lune en Egypte. Elle est diversement nommée, Nout, Nepte, Nour. (Pour le symbolisme, voir "Nout").
(Litt.," Le nouveau platonisme" ou Ecole Platonicienne). Une école panthéiste éclectique de philosophie fondée à Alexandrie par Ammonius Saccas, dont le disciple Plotin fut le chef (189- 270 de notre ère). Elle cherchait à réconcilier les enseignements platoniciens et le système aristotélicien avec la théosophie orientale. Son principal intérêt était la philosophie spirituelle à l'état pur, la métaphysique et le mysticisme. La théurgie y fut introduite sur le tard. Ce néo-platonisme représente l'ultime effort de grandes intelligences en vue de contenir la superstition ignorante toujours croissante et la foi aveugle qui prévaut à toutes les époques, le dernier résultat de la philosophie grecque, qui fut finalement anéantie et mise à mort par la force brutale.
Chez les Grecs, le gardien d'un temple.
Souffle de vie : anima, mens, vita, les penchants. Ce terme est utilisé très librement dans la Bible. Il signifie ordinairement Prâna, la "vie" ; dans la Cabale il représente les passions animales et l'âme animale. (w.w.w.). Par conséquent, comme on le soutient dans les enseignements théosophiques, Nephesh est le synonyme du principe prâna- kâmique, ou âme animale vitale dans l'homme. (H.P.B.).
Ame animale ou vivante.
Géants, Titans : Ceux-Qui-Sont-Tombés.
La sœur d'Isis ; philosophiquement parlant, un de ses aspects. De même qu'Osiris et Typhon sont un sous deux aspects, ainsi Isis et Nephtys sont l'unique et même symbole de la nature sous son aspect double. C'est pourquoi, tandis qu'Isis est l'épouse d'Osiris, Nephtys est l'épouse de Typhon, l'ennemi d'Osiris et son destructeur, quoiqu'elle le pleure. On la représente souvent près du cercueil du grand dieu solaire, portant sur la tête un disque entre les deux cornes d'un croissant. Elle est le génie du monde inférieur, et Anubis, le Pluton égyptien, est appelé son fils. Plutarque a donné une explication ésotérique exacte des deux sœurs. Ainsi, écrit-il, "Nephtys désigne ce qui est sous la terre, et que l'on ne voit pas (c'est-à-dire, son pouvoir de désintégration et de reproduction), et Isis ce qui est au-dessus de la terre, et qui est visible (ou nature physique)... Le cercle de l'horizon qui divise ces deux hémisphères et qui est commun aux deux est Anubis". L'identité des deux déesses est montrée dans le fait qu'Isis est aussi appelée la mère d'Anubis. Ainsi les deux sont l'Alpha et l'Oméga de la Nature.
Sur les tablettes assyriennes on le décrit comme le "roi géant de la guerre, seigneur de la Cité de Cutha". C'est aussi le nom hébreu de la planète Mars, invariablement associée à la mauvaise fortune et au danger. Nergal-Mars est celui qui "répand le sang". En astrologie occulte, il est moins maléfique que Saturne, mais il est plus actif dans ses associations avec les humains et les influences qu'il a sur eux.
Ainsi que feu E.V. Kenealy l'a montré, ce "Cycle Naronique" était un mystère, un véritable "secret de dieu" dont la divulgation, alors que prédominaient les mystères religieux et l'autorité des prêtres, signifiait la mort. Le savant auteur paraissait tenir pour assuré que le Neros avait une durée de 600 ans, mais il se trompait (Voir "Naros"). Du reste l'établissement des Mystères et des rites de l'Initiation n'était pas dû seulement à la nécessité de perpétuer la connaissance de la véritable signification du Naros et de garder secret pour le profane ce cycle, car les Mystères sont aussi vieux que la race humaine actuelle, et il y avait à voiler des secrets bien plus importants que les chiffres de n'importe quel cycle. (Voir "Néophyte" et "I.H.S.", ainsi que "Naros"). Le mystère du 666, "le prétendu nombre du grand cœur", est bien mieux représenté par le Tau et le Resh que par 600.
La déesse de la terre ; de l'amour et de la beauté chez les anciens Germains, identique a la scandinave Freya ou Frigga. Tacite mentionne les grands honneurs rendus à Nerthus lorsqu'on portait son effigie sculptée sur un char en triomphe à travers plusieurs contrées.
L'âme : anima, afflatus. Dans la Cabale, comme on l'enseigne aussi dans l'Ordre Rosicrucien, c'est une des trois essences les plus hautes de l'âme humaine, en correspondance avec la Sephira Binah. (w.w.w.). NESKU ou Nusku (chaldéen), est décrit dans les tablettes assyriennes comme le "porteur du sceptre d'or, le dieu sublime".
La "Victoire". La septième des dix Sephiroth, une puissance active masculine. (w.w.w.).
La "Cabale des Neuf Chambres" est une forme d'écriture secrète chiffrée qui fut inventée par les rabbins hébreux, et qui fut utilisée par de nombreuses confréries à des fins de dissimulation : notamment il y a quelques grades chez les Francs-Maçons qui l'ont adoptée. On dessine une figure avec deux lignes horizontales parallèles et deux lignes verticales parallèles en leur travers ; ce procédé détermine neuf chambres : celle du centre, un simple carré ; les autres étant des figures soit à deux côtés, soit à trois côtés, que, l'on assigne aux lettres respectives dans n'importe quel ordre dont l'on convient au préalable. On trouve également une répartition cabalistique des dix sephiroth sur ces neuf chambres, mais elle n'est pas rendue publique. (w.w.w.).
Les 12 causes de l'existence, ou une chaîne de causation, "un enchaînement de causes et d'effets dans toute l'étendue de l'existence d'un bout à l'autre des 12 chaînons". Ceci est le dogme fondamental de la pensée bouddhique, "dont la compréhension résout l'énigme de la vie, révélant le vide de l'existence et préparant l'esprit au Nirvâna" (Sanskrit Chinese Dictionary d'Eitel). Les 12 chaînons se présentent ainsi dans leur énumération, (1) Jâti, ou naissance, selon l'un des quatre modes pour entrer dans le courant de la vie et de la réincarnation – ou Chatur Yoni (V.), chaque mode plaçant l'être qui naît dans l'un des six Jâti (V.) ; (2) jarâmarana, ou décrépitude et mort, suivant la maturité des skandhas (V.) ; (3) Bhava, l'agent karmique qui conduit chaque nouvel être sensible à naître en ce mode d'existence ou un autre dans le Trailokya et les Jâti ; (4) Upâdâna, la cause créatrice de Bhava qui ainsi devient la cause de Jâti qui est l'effet ; et cette cause créatrice est l'attachement à la vie ; (5) Trishnâ, l'amour, soit pur, soit impur ; (6) Vedanâ, ou la sensation, la perception par les sens : c'est le 5 skandha ; (7 ) Sparśa, le sens du toucher ; (8) Shadâyatana, les six organes de sensation ; (9) Nâmarûpa, la personnalité, c'est-à-dire, une forme possédant un nom, le symbole de l'irréalité des apparences matérielles phénoménales ; (10) Vijnâna, la connaissance parfaite de chaque chose perceptible et de tous les objets dans leur enchaînement et leur unité ; (11) Samskâra, l'action sur le plan de l'illusion ; (12) Avidyâ, le manque de véritable perception, ou ignorance. Les Nidânas faisant partie des doctrines les plus subtiles et abstruses du système métaphysique oriental, il est impossible d'aller beaucoup plus avant dans le sujet.
Un trésor. Neuf trésors appartenaient au dieu Kubera – le Satan védique – chaque trésor étant sous la garde d'un démon : ceux-ci sont personnifiés, et sont l'objet d'un culte pratiqué chez les tantristes.
Le Serpent "Mondain.
Sommeil. Egalement la forme féminine de Brahmâ.
L'Enfer froid des Eddas ; un endroit de non- conscience éternelle et d'inactivité.
Un des noms de Śiva, dont la signification est "à-la-gorge-bleue". On dit que cette couleur est la conséquence d'un certain poison administré au dieu. NIL, Le Dieu. (égypt.). On représentait par une statue de bois le dieu du fleuve qui recevait des honneurs en reconnaissance des largesses que ses eaux procurent au pays. Il y avait un Nil "Céleste", appelé dans le Rituel Nen-naou ou les "eaux primordiales", et un Nil terrestre, à qui on rendait un culte à Nilopolis et à Hapimou. Ce dernier était représenté comme un être androgyne avec une barbe et des seins, une face bleue et rebondie, des membres verts et un corps rougeâtre. A l'approche de l'inondation annuelle, la statue était transportée d'un endroit à l'autre en procession solennelle.
L'auréole placée autour des têtes de Christ ou des saints dans les Eglises Grecque et Romaine est d'origine orientale. Ainsi que chaque orientaliste le sait bien, Bouddha est décrit comme ayant la tête entourée d'un nimbe brillant de six coudées de largeur, et, comme l'a montré Hardy (Eastern Monachism), "ses principaux disciples sont représentés par les peintres locaux comme possédant une semblable marque d'élévation". En Chine, au Tibet et au Japon, la tête des saints est toujours entourée d'un nimbe.
1. Une illumination intérieure développée par la pratique de la méditation ; 2. La cause efficiente spirituelle, que l'on met en contraste avec Upâdâna, la cause matérielle, dans la philosophie Vedânta. Voir également Pradhâna dans la philosophie Sâmkhya.
Attribut négatif : libre de Guna ou sans Guna (attribut) ; c'est-à-dire, ce qui est dépourvu de toutes les qualités, le contraire de Saguna, ce qui possède des attributs (Doctrine Secrète, III., 119) : par exemple, Parabrahman est Nirguna ; Brahmâ, Saguna. Nirguna est un terme qui montre l'impersonnalité de la chose dont on parle. NIRMANAKAYA (sans.). C'est, dans la philosophie ésotérique, quelque chose d'entièrement différent de la signification populaire qui s'y rattache, et des fantaisies des orientalistes. Quelques-uns appellent le corps Nirmânakâya, le "Nirvâna avec reste" (Schlagintweit, etc...) probablement sur la supposition que c'est une sorte de condition nirvânique durant laquelle conscience et forme sont retenues. D'autres disent que c'est une partie du Trikâya (les trois corps), avec le "pouvoir d'assumer toute forme apparente en vue de propager le Bouddhisme" (idée d'Eitel) ; et encore, que "c'est l'avatâr incarné d'une divinité" (ibidem), et caetera. D'un autre côté, l'occultisme dit que Nirmânakâya, bien que signifiant littéralement un "corps" transformé, est une condition. La forme est celle de l'adepte ou du yogin qui entre dans cette condition post-mortem ou la choisit de préférence au Dharmakâya ou état nirvânique absolu. Il le fait parce que ce dernier kâya le sépare pour toujours du monde de la forme, lui conférant un état de félicité égoïste, dans lequel aucun être vivant ne peut participer, l'adepte étant ainsi écarté de la possibilité d'aider l'humanité, ou même les devas. Cependant, comme Nirmânakâya, l'homme laisse derrière lui seulement son corps physique, et retient tous les autres "principes", sauf le kâmique – car il l'a fait sortir à tout jamais de sa nature, durant sa vie et il ne peut plus ressusciter dans l'état post-mortem qui est le sien. Ainsi, au lieu de se rendre dans une félicité égoïste, il choisit une vie d'abnégation, une existence qui ne se termine qu'avec le cycle de vie, afin de posséder le moyen d'aider l'humanité d'une manière invisible quoique des plus efficaces (Voir La Voix du Silence, 3ème traité : "Les Sept Portails"). Ainsi donc, un Nirmânakâya n'est pas, comme on le croit couramment, le corps "dans lequel un Buddha ou un Bodhisattva apparaît sur terre", mais en vérité celui, qu'il ait été durant sa vie un Chutuktu ou un Khubilkhan, un adepte ou un yogin, qui est devenu depuis un membre de cette invisible armée qui toujours protège et veille sur l'humanité à l'intérieur des restrictions karmiques. Souvent pris à tort pour un "Esprit", un Deva, Dieu lui-même, etc., un Nirmânakâya est toujours un protecteur, un compatissant, en vérité un ange gardien pour celui qui devient digne de son aide. Quelque objection que l'on puisse avancer contre cette doctrine, bien qu'elle soit à peu près niée, parce que ma foi, elle n'a jamais jusqu'ici été rendue publique en Europe et par conséquent puisqu'elle est inconnue des orientalistes, elle doit nécessairement être "un mythe d'invention moderne" – il n'y aura personne d'assez hardi pour dire que cette idée d'aider l'humanité souffrante au prix de sa propre et presque interminable abnégation, est l'une des plus grandes et des plus nobles qui ne se soit jamais développée dans un cerveau humain.
Le feu sacré produit par la friction de deux morceaux de bois – le "feu" appelé Pavamâna dans les Purâna. L'allégorie que renferme cet acte est un enseignement occulte.