Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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176 notices — lettre P

PERSONNALITE

C'est en occultisme – où l'homme est divisé en sept principes, parce qu'il est considéré sous les trois aspects de l'homme divin, l'homme pensant ou rationnel, et l'homme animal – le quaternaire inférieur ou l'être purement astro-physique ; tandis que par Individualité, on entend la Triade supérieure, considérée comme Unité. Ainsi la Personnalité renferme toutes les caractéristiques et mémoires d'une seule vie physique, tandis que l'Individualité est l'Ego impérissable qui se réincarne dans une personnalité l'une après l'autre et s'en revêt.

PESH-HUM (tibétain)

Vient du sanskrit paiśuna "espion" : une épithète donnée à Nârada, le rishi intrigant et gênant.

PHALA (sans.)

Rétribution ; le fruit des causes ou son résultat.

PHALGUNA (sans.)

Un nom d'Arjuna ; aussi celui d'un mois.

PHALLIQUE (gr.)

Tout ce qui appartient au culte sexuel, ou d'un caractère sexuel extérieurement, tels que le lingam et le yoni hindous – les emblèmes de la puissance génératrice mâle et femelle – qui n'ont rien de la signification impure qui leur est attribuée par la mentalité occidentale.

PHANES (gr.)

Un des aspects de la Triade orphique – Phanès, Chaos et Cronos. C'était également la Trinité des peuples d'Occident au cours de la période pré-chrétienne.

PHEBE (gr.)

Un nom donné à Diane, ou la lune.

PHEBUS-APOLLON (gr.)

Apollon considéré comme le Soleil, "la lumière de la vie et du monde".

PHENOMENE (gr.)

Réellement "une apparition", quelque chose d'antérieurement invisible, et embarrassant lorsque la cause en est inconnue. Laissant de coté diverses sortes de phénomènes, tels que cosmiques, électriques, chimiques, etc... et nous en tenant simplement aux phénomènes du spiritisme, n'oublions pas que théosophiquement et ésotériquement chaque "miracle" – depuis le biblique jusqu'au thaumaturgique – n'est qu'un phénomène, mais qu'aucun phénomène n'est jamais un miracle, c'est-à-dire, quelque chose de surnaturel ou en dehors des lois de la nature, car de telles choses sont des impossibilités dans la nature.

PHILALETHES (gr.)

Litt., "les amis de la vérité". On donne ce nom aux Néo-platoniciens d'Alexandrie, appelés également analogéticiens et théosophes (Voir La Clef de la Théosophie, p. 1 et suivantes). L'école fut fondée par Ammonius Saccas au tout début du troisième siècle, et dura jusqu'au cinquième siècle. Les plus grands philosophes et sages de cette époque en faisaient partie.

PHILALETHES (Eugenius)

Le nom rosicrucien adopté par un certain Thomas Vaughan, occultiste anglais médiéval et philosophe du Feu. Ce fut un grand alchimiste. (w.w.w.). PHILON le JUIF. Juif hellénisé d'Alexandrie, historien et écrivain fameux, né vers 30 Av. J.C., mort vers 45 Ap. J.C. C'est ainsi qu'il aurait dû être bien au fait des plus grands événements du 1er siècle de notre ère, et des faits concernant Jésus, sa vie, et le drame de la Crucifixion. Et cependant il est absolument muet sur le sujet, à la fois dans l'énumération soigneuse qu'il donne des Sectes et Fraternités alors existantes en Palestine et dans ses compte-rendus de la Jérusalem de son temps. Ce fut un grand mystique et ses œuvres abondent en métaphysique et en nobles idées, tandis qu'en connaissance ésotérique il n'eut aucun rival pendant de nombreuses époques chez les meilleurs écrivains. (Voir à "Philon le Juif" dans le Glossaire de La Clef de la Théosophie. Partie de l'ouvrage non traduite en français. N. d. T). PHILOSOPHALE, Pierre. Appelée aussi la "Poudre de Projection". C'est le Magnum Opus des Alchimistes, un but qu'ils doivent atteindre à tout prix ; une substance possédant le pouvoir de transmuer les métaux vils en or pur. Mystiquement cependant, la Pierre Philosophale symbolise la transmutation de la nature animale inférieure de l'homme en sa nature supérieure et divine.

PHILOSOPHES DU FEU

Nom donné aux Hermétistes et Alchimistes au Moyen Age, et aussi aux Rose-Croix. Ces derniers, successeurs des théurges, regardaient le feu comme le symbole de la Divinité. C'était la source, non seulement des atomes matériels, mais le réservoir des Forces spirituelles et psychiques qui leur fournissent l'énergie. D'une analyse à grands traits, il ressort que le feu est un triple principe ; ésotériquement un septénaire, comme le sont tous les autres éléments. Comme l'homme est composé d'un Esprit, d'une Ame et d'un Corps, plus un quadruple aspect, il en va de même du Feu. Et dans les ouvrages de Robert Fludd (de Fluctibus), un des célèbres Rose-Croix, le Feu contient (1) une flamme visible (Corps), (2) un feu astral invisible (Ame), et (3) l'Esprit. Les quatre aspects sont la chaleur (la vie), la lumière (le mental), l'électricité (les pouvoirs kâmiques ou moléculaires), et l'Essence Synthétique, au-delà de l'Esprit, ou la cause radicale de son existence et de sa manifestation. Pour les Hermétistes ou Rose-Croix, lorsqu'une flamme est éteinte sur le plan objectif, elle est seulement passée du monde visible au monde invisible, du connaissable à l'inconnaissable.

PHILOSTRATE (gr.)

Biographe d'Apollonius de Tyane, qui décrivit la vie, les voyages et les aventures de ce sage et de ce philosophe.

PHILÆ (gr)

Une île en Haute Egypte où se trouvait le fameux temple de ce nom, dont les ruines, à ce jour, peuvent être visitées par les voyageurs.

PHLA (gr.)

A l'époque d'Hérodote, une petite île située dans les eaux du lac Tritonia.

PHLEGIÆ (gr.)

Une île ancienne submergée aux époques préhistoriques et que quelques écrivains identifient à l'Atlantide. C'était également le nom d'un peuple de Thessalie.

PHO (chinois)

L'âme animale.

PHOREG (gr.)

Le nom du septième Titan que la cosmogonie d'Hésiode ne mentionne pas. Le Titan mystérieux.

PHORMINX (gr.)

La lyre d'Orphée à sept cordes.

PHORONEDE (gr.)

Un poème dans lequel Phoroneus est le héros ; cet ouvrage n'existe plus.

PHORONEUS (gr.)

Un Titan : ancêtre et géniteur de l'Humanité. D'après une légende dArgolide, tel Prométhée, il passa pour avoir apporté le feu à la terre (Pausanias). Le dieu d'une rivière du Péloponnèse.

PHREN (gr.)

Un terme pythagoricien ayant la signification de ce que nous nommons kâma-manas, toutefois adombré par Buddhi-Manas.

PHTA-RA (égypt.)

Un des 49 feux mystiques (occultes). PIC, comte de la Mirandole. Jean, Un célèbre cabaliste et alchimiste, auteur d'un traité "sur l'Or" et autres ouvrages cabalistiques. Sa tentative de vouloir prouver la vérité divine chrétienne au moyen du Zohar représentait un défi pour Rome et l'Europe. Né en 1463, mort en 1493.

PHTAH (égypt.)

Le Dieu de la mort, identique à Śiva, le destructeur. Un dieu solaire de la mythologie égyptienne tardive. Dans la philosophie ésotérique, c'est le siège ou la résidence du soleil et de son Génie occulte ou Régent.

PILIERS D'HERMES

, Les. Semblables aux "piliers de Seth" (avec lesquels on les identifie), ils servaient à commémorer des événements occultes, et maints secrets ésotériques y étaient symboliquement gravés. C'était une pratique universelle. D'Enoch on dit aussi qu'il éleva des piliers.

PILLALOU CODI (tamoul)

Dans l'astronomie populaire, c'est un surnom donné aux Pléiades, dont la signification est "poule et poussins". Le français également, et assez curieusement, appelle cette constellation "Poussinière". PILIERS, Les Trois. Lorsque les dix Sephiroth sont disposés dans l'Arbre de Vie, deux lignes verticales les séparent en trois piliers, savoir le Pilier de la Rigueur, le Pilier de la Miséricorde, et le Pilier central de la Douceur. Binah, Geburah, et Hod forment le premier – celui de la Rigueur ; Kether, Tiphereth, Jesod et Malkuth, le pilier central ; Hochmah, Chesed et Netzach, le Pilier de la Miséricorde. (w.w.w.).

PINGALA (san.)

La grande autorité védique sur la Prosodie et les chhandas des Veda. Il vécut plusieurs siècles avant J.C.,

PIPPALA (sans.)

L'arbre de la connaissance ; le fruit mystique de cet arbre "sur lequel se rencontraient les Esprits qui aiment la Science". Ceci est allégorique et occulte.

PIPPALADA (sans.)

Une école de magie dans laquelle on explique l'Atharva Veda ; elle fut fondée par un adepte portant ce nom. PIŚACHAS (sans.). Dans les Purâna, ce sont les gobelins ou démons créés par Brahmâ. Dans le folklore de l'Inde du Sud, ce sont les revenants, les démons, les larves et les vampires – généralement de nature féminine – qui hantent les hommes. Dépouilles à l'état de décomposition des êtres humains en kâmaloka considérées comme coques et élémentaires.

PISTIS SOPHIA (gr.)

"Connaissance-Sagesse". Livre sacré des anciens Gnostiques ou premiers Chrétiens.

PITARAS (sans.)

Pères, Ancêtres. Les pères des races humaines.

PITRI (sans.)

Les ancêtres, ou créateurs de l'Humanité. Il en existe sept classes, dont trois sont incorporelles, arûpa, et quatre corporelles. Dans la théologie populaire on dit qu'ils ont été créés du flanc de Brahmâ. On les généalogise diversement, mais dans la philosophie ésotérique on leur donne une généalogie comme celle que l'on trouve dans la Doctrine Secrète. Isis Dévoilée en parle en ces termes : "On croit généralement que le terme hindou signifie "esprits de nos ancêtres", "gens désincarnés", d'où l'argument de quelques spirites que les fakirs (et Yogin) et autres "Faiseurs de Miracles" en Orient sont des médiums. Cela est erroné à plus d'un point de vue. Les Pitri ne sont pas les ancêtres des hommes actuellement vivants, mais ceux du genre humain, ou races adamiques : les esprits des races humaines qui, sur la grande échelle de l'évolution descendante, précédaient nos races d'hommes, et ils étaient physiquement, ainsi que spirituellement, bien supérieurs à nos modernes pygmées. Dans le Mânavadharmaśâstra, on les appelle les Ancêtres Lunaires". La Doctrine Secrète a maintenant expliqué ce qui avait été avancé prudemment dans les premiers livres théosophiques.

PITRI DEVATA (sans.)

Les "Dieux-pères", les ancêtres lunaires de l'Humanité.

PIYADASI (pâli)

" Le Beau" un titre du roi Chandragupta (le "Sandracottis" des Grecs) et d'Aśoka, le roi bouddhiste, son petit-fils. Tous deux régnèrent sur l'Inde Centrale entre les quatrième et troisième siècles avant notre ère ; on les appelle également Devânâmpriya, les "favoris des dieux".

PLAKSHA (sans.)

Un des sept Dvîpa (continent ou île) dans le Panthéon indien et dans les Purâna.

PLAN

Du latin planus (horizontal, plat) une extension de l'espace ou de ce qu'il contient, que ce soit physique ou métaphysique, par exemple, un "plan de conscience". Tel qu'il est utilisé en occultisme, ce mot signifie l'étendue ou le degré d'un état de conscience quelconque, ou de la puissance de perception d'un ensemble déterminé de sens, ou l'action d'une force particulière, ou l'état de matière correspondant à n'importe lequel de ces éléments ci-dessus. PLANETAIRES, Esprits. Essentiellement les dirigeants ou gouverneurs des planètes. De même que notre terre possède sa hiérarchie d'esprits planétaires terrestres, depuis le plan le plus élevé jusqu'au plan le plus inférieur, il en est de même pour tout autre corps céleste. Cependant en occultisme l'expression "Esprit Planétaire" n'est généralement appliquée qu'aux sept hiérarchies les plus élevées correspondant aux Archanges chrétiens. Ceux-ci ont tous passé par un stade d'évolution qui correspondait à celui de l'humanité sur terre, en d'autres mondes, au cours de longs cycles passés. Notre terre, étant jusqu'ici seulement dans sa quatrième ronde, est bien trop jeune pour avoir produit des esprits planétaires supérieurs. L'esprit planétaire le plus élevé, gouvernant n'importe quel globe, est en réalité le "Dieu personnel" de cette planète et bien plus véritablement sa "providence toute-souveraine" que la Divinité personnelle infinie aux caractéristiques contradictoires de la religion "ecclésiastique" moderne. PLASTIQUE, Ame. En occultisme on utilise cette expression pour le linga śarîra ou cors astral du quaternaire inférieur. On 1'appelle Ame "plastique" et' aussi "protéenne" du fait du pouvoir qui est le sien de revêtir n'importe quelle configuration ou forme et de se mouler en n'importe quelle image imprimée dans la lumière astrale qui l'entoure ou de s'en faire un modèle, ou de puiser dans les souvenirs du médium ou des personnes présentes aux séances de matérialisation. Le linga śarîra ne doit pas être confondu avec le mâyâvî rûpa ou "corps de la pensée" – image créée par la pensée et la volonté d'un adepte ou d'un sorcier – car tandis que la "forme astrale" ou linga śarîra est une entité réelle, le "corps" de la pensée" est une illusion temporaire créée par la volonté mentale. PLATON. Un Initié aux Mystères et le plus grand philosophe grec, dont les écrits sont connus dans le monde entier. Il fut l'élève de Socrate et le maître d'Aristote. Il se trouvait au faîte de sa gloire 400 ans avant notre ère. PLATONICIENNE, Ecole. Ou la "Vieille Académie" par contraste avec l'école postérieure ou Ecole Néo-Platonicienne d'Alexandrie (Voir Philalèthe")

PLEROME (gr.)

"Plénitude", terme gnostique adopté pour désigner le monde divin ou Ame Universelle, l'espace, développé et divisé en une série d'Eons. La demeure des dieux invisibles. Il possède trois degrés.

PLOTIN

Le plus noble, le plus sublime et le plus grand de tous les Néo-Platoniciens qui viennent après le fondateur de l'Ecole, Ammonius Saccas. Il était le plus enthousiaste des Philalèthes ou "amis de la vérité", dont le but avait été de fonder une religion sur un système d'abstraction intellectuelle, qui est la véritable Théosophie, ou la substance intégrale du néo-platonisme. Si nous devons en croire Porphyre, Plotin n'a jamais donné d'indication ni sur son lieu de naissance ni sur ses parents, sa terre natale ou sa race. Jusqu'à l'âge de vingt-huit ans, il n'avait jamais trouvé d'instructeur ou d'enseignement qui lui convînt ou qui répondît à ses aspirations. Puis il lui arriva d'entendre Ammonius Saccas, et depuis ce jour, il ne cessa de fréquenter son école. A trente-neuf ans il accompagna l'empereur Gordien en Perse et en Inde dans le but de s'instruire de leur philosophie. Il mourut à l'âge de soixante-six ans après avoir écrit cinquante-quatre livres sur la philosophie. Sa chasteté était telle qu'on dit qu'il "rougissait à la pensée de posséder un corps". Il atteignit Samâdhi (la plus haute extase ou "réunion à Dieu", l'Ego divin) plusieurs fois durant sa vie. Un biographe écrivait "qu'il poussait si loin son dédain des organes corporels, qu'il refusa de prendre un remède, considérant comme indigne d'un homme le fait d'utiliser des moyens de cette sorte". Et nous lisons encore "que lorsqu'il mourut, un dragon (ou serpent) qui s'était tenu sous son lit, se glissa par un trou dans le mur et disparut" – fait évocateur, s'il en fût, pour l'étudiant en symbolisme. Il enseignait une doctrine identique à celle des Védântins, savoir, que l'Esprit-Ame émanant du principe unique déifique, s'y ré-unissait après son pèlerinage. POILS & CHEVEUX. La philosophie occulte considère les poils (qu'ils soient humains ou animaux) comme le réceptacle naturel et le rétenteur de l'essence vitale qui souvent s'échappe du corps avec d'autres émanations. Ils sont associés à bon nombre de fonctions du cerveau – par exemple la mémoire. Pour les anciens Israélites, couper les cheveux et la barbe était un signe de souillure, et le "Seigneur dit à Moïse... ils ne mettront pas la calvitie sur leur tête", etc... (Lév. XXI., 1-5). La "calvitie", naturelle ou artificielle, était un signe de calamité, de punition ou de deuil, comme dans le cas où Isaïe (III., 24) énumère la "calvitie au lieu de cheveux bien implantés" parmi les maux qui sont sur le point d'atteindre le peuple élu. Et encore, "Sur toutes leurs têtes, (on pouvait voir) calvitie et barbe coupée" (Ibid. XV., 2). Le Nazar recevait l'ordre de laisser pousser cheveux et barbe, et de ne jamais laisser le rasoir le toucher. Chez les Egyptiens et les Bouddhistes, seuls les prêtres initiés ou les ascètes, pour qui la vie est un fardeau, se rasaient. On supposait que le prêtre égyptien était devenu maître de son corps, et, de ce fait, il se rasait la tête pour raison de propreté ; pourtant les hiérophantes portaient les cheveux longs. De nos jours les Bouddhistes se rasent encore la tête en témoignage du dédain qu'ils ressentent pour la vie et la santé. Pourtant le Bouddha, après s'être rasé les cheveux, et une fois commencée sa vie de mendiant, les laissa pousser à nouveau, et on le représente toujours avec un chignon de yogin sur la tête. Les prêtres hindous et les Brahmines, et presque toutes les autres castes, rasent l'ensemble de la tête mais laissent pousser une longue mèche au sommet du crâne. Les ascètes, en Inde, portent les cheveux longs et c'est ce que font également les guerriers Sikhs ainsi que presque toutes les peuplades mongoles. A Byzance et à Rhodes, se raser la barbe était interdit par la loi, et à Sparte c'était une marque d'esclavage et de servitude que d'avoir la barbe coupée. On nous dit que chez les Scandinaves on considérait que c'était un déshonneur et une "marque d'infamie" que de couper ses cheveux. Toute la population de l'île de Ceylan (les Bouddhistes cingalais) porte les cheveux longs. Il en est de même du clergé russe, grec et arménien, et de leurs moines. Jésus et les apôtres sont toujours représentés avec les cheveux longs ; mais dans la Chrétienté la mode s'est montrée plus forte que le Christianisme et ses vieilles règles ecclésiastiques (Constit. Apost. lib. I. c. 3) enjoignant au clergé de porter longs les cheveux et la barbe". (Voir Ecclesiastical Antiquities de Riddle). Les Templiers avaient ordre de porter toute la barbe. Samson portait ses cheveux longs, et l'allégorie biblique montre que la santé et la force, et la vie elle-même, ont un rapport avec la longueur des cheveux. Si on rase un chat, il a 9 chances sur 10 de mourir. Un chien dont on laisse pousser le poil vit plus longtemps et il est plus intelligent que celui qu'on tond. Beaucoup de vieillards qui perdent leurs cheveux perdent en même temps une grande partie de leur mémoire et s'affaiblissent. Tandis que la longévité des Yogins est proverbiale, les prêtres bouddhistes (de Ceylan et autres lieux) ont la réputation d'avoir la vie courte. Les Musulmans se tondent le crâne mais portent toute la barbe, et comme ils ont toujours la tête couverte, il n'y a que demi-mal.

POINT-A-L'INTERIEUR-D'UN-CERCLE

, Le. Dans son sens ésotérique, c'est le premier logos non-manifesté apparaissant sur l'étendue infinie et sans bornes de l'Espace, représenté par le Cercle. C'est le plan de l'Infini et de la Réalité. C'est là seulement l'une des significations innombrables et voilées de ce symbole, qui est le plus important de toutes les graphies géométriques utilisées en emblématologie métaphysique. En ce qui concerne les Maçons, ils ont fait du point "un frère particulier" dont le devoir à l'égard de Dieu et de l'homme est circonscrit par le cercle, et ils ont ajouté Jean Baptiste et Jean Evangéliste pour tenir compagnie au "frère", les figurant sous deux lignes parallèles perpendiculaires.

POPOL VUH

Les Livres sacrés des Guatémaltèques. Des manuscrits Quichés découverts par Brasseur de Bourbourg. PORPHYRE, ou Porphyrius. Un Néo-platonicien et écrivain de grande distinction, le second seulement après Plotin comme instructeur et philosophe. Il était natif de Tyr dans la première moitié du troisième siècle de notre ère puisqu'il se dénommait le Tyrien et qu'on suppose qu'il était de famille juive. Bien que lui-même fut complètement hellénisé et païen, son nom, Mélek (un roi), semble effectivement indiquer qu'il avait du sang sémite dans les veines. De tous les Néo-platoniciens, les critiques modernes le considèrent, fort à bon droit, comme le plus posé et celui à l'esprit philosophique le plus pratique. Ecrivain de valeur, il fut particulièrement fameux pour la controverse qui l'opposa à Jamblique sur le problème des maux qui accompagnent la pratique de la théurgie. Il fut pourtant finalement converti à la manière de voir de son adversaire. Mystique de naissance, il suivit, ainsi que l'avait fait son maître Plotin, l'entraînement du pur Raja Yoga indien, qui conduit à l'union de l'Ame avec la Sur-Ame ou Soi-Supérieur (Buddhi-Manas). Il se plaint, cependant, qu'en dépit de tous ses efforts, il ait été empêché d'atteindre à cet état d'extase avant l'âge de soixante ans, tandis que Plotin y était fort accoutumé. Il en fut ainsi, probablement, pour cette raison que tandis que son maître tenait la vie physique et le corps dans un profond dédain, limitant la recherche philosophique à ces régions où la vie et la pensée deviennent éternelles et divines, Porphyre consacra le plus clair de son temps à traiter de considérations qui touchaient à la relation entre la philosophie et la vie pratique. "Les fins de la philosophie sont pour lui la moralité", dit un biographe, "nous pourrions presque dire la sainteté – la guérison des infirmités de l'homme, lui faire connaître une vie plus pure et plus robuste. Le simple savoir, pourtant authentique, n'est pas suffisant en lui-même ; le savoir a pour objet la vie vécue en accord avec le Nous" – " la raison", traduit son biographe. Cependant puisque nous interprétons le Nous, non pas comme raison, mais comme esprit (Manas) ou Ego divin éternel dans l'homme, nous devrions traduire l'idée ésotériquement et la rendre par "le savoir occulte ou secret a pour objet la vie terrestre vécue en conformité avec le Nous, ou l'Ego qui se réincarne éternellement", ce qui serait plus en accord avec l'idée de Porphyre, ainsi qu'elle l'est avec la philosophie ésotérique (voir De Abstinentia, i. 29, de Porphyre). De tous les Néo-platoniciens, c'est Porphyre qui approcha de plus près la théosophie réelle telle qu'elle est maintenant enseignée par l'école secrète orientale. Ceci est démontré par tous nos critiques et écrivains modernes qui ont traité de l'Ecole d'Alexandrie, car "il était d'avis que l'Ame doit être, autant que possible, libérée des liens de la matière,...être prête... à se détacher de la totalité du corps" (Ad Marcellam, 34.). Il recommande la pratique de l'abstinence, disant que "nous serions semblables aux dieux si nous pouvions nous abstenir de nourriture végétale aussi bien qu'animale". Il accepte avec réticence la théurgie et l'incantation mystique car ces deux méthodes sont "impuissantes à purifier le principe noëtique (manasique) de l'âme ; la théurgie ne peut que nettoyer la partie inférieure ou psychique, et la rendre capable de percevoir les êtres inférieurs tels que fantômes, anges et dieux" (Augustin, De Civitate Dei, X. 9.), précisément ce que la théosophie enseigne. "Ne souille pas la divinité", ajoute-t-il, "avec les fausses conceptions des humains ; vous ne ferez pas tort à ce qui est pour toujours béni (Buddhi-Manas) mais vous vous rendrez aveugles à la perception des vérités les plus grandes et les plus vitales" (Ad Marcellam, 18.)." Si nous voulons être libres des assauts des esprits du mal, nous devons nous garder détachés de ces choses sur lesquelles les esprits du mal ont pouvoir, car ils n'attaquent pas l'âme pure qui ne possède aucune affinité avec eux" (De Abstinentia, II., 43.). Ceci est encore notre enseignement. Les Pères de l'Eglise tenaient Porphyre pour l'ennemi le plus implacable et le plus irréconciliable du Christianisme. Enfin, et une fois de plus comme dans la théosophie moderne, Porphyre – comme tous les Néo-platoniciens, d'après saint Augustin – priait le Christ tandis qu'il dénigrait le Christianisme" : Jésus, prétendait-il – comme nous le prétendons nous-mêmes – "n'a rien dit lui-même contre les divinités païennes, mais c'est par leur aide qu'il accomplit des prodiges". "Ils ne pouvaient pas l'appeler "Dieu" comme le faisaient ses disciples, mais ils l'honoraient comme l'un des meilleurs et des plus sages parmi les hommes" (De Civitate Dei, xix., 23.). Cependant, "même au plus fort de la controverse, rarement un mot semble avoir été prononcé contre la vie privée de Porphyre. Son système prescrivait la pureté et... il la pratiquait". (Voir A Dictionary of Christian Biography, Vol. IV., "Porphyry").

POSEIDONIS (gr.)

Le dernier vestige du grand continent atlantéen. Dans la philosophie ésotérique, on fait allusion à Atlantis, l'île de Platon, comme terme équivalent. POSTEL, Guillaume. Adepte français, né en Normandie en 1510. Son savoir attira sur lui l'attention de François 1er qui l'envoya aux Echelles du Levant à la recherche de manuscrits occultes, où d'ailleurs une Confrérie orientale le reçut et l'initia. A son retour en France il devint célèbre. Il fut persécuté par le clergé et finalement emprisonné par l'Inquisition, mais fut libéré de son cachot par ses frères d'Orient. Son Clavis Absconditorum, clef des choses voilées et oubliées, est resté célèbre.

POT-AMON

On dit que c'est un terme copte. C'est le nom d'un prêtre et hiérophante égyptien qui vivait sous les premiers Ptolémées. Diogène Laerce nous dit que ce nom veut dire celui qui est consacré à "Amon", le dieu de sagesse et du savoir secret : tels étaient Hermès, Thoth et le Nebo des Chaldéens. Il doit en être ainsi, puisque, en Chaldée, les prêtres consacrés à Nebo portaient aussi son nom ; on les appelait les Neboïm, ou dans certains traités cabalistiques hébreux, "Abba Nebu". Les prêtres prenaient généralement le nom de leurs dieux. Pot-Amon passe pour avoir été le premier à enseigner la Théosophie, ou éléments de la Religion- Sagesse secrète, aux non initiés.

PRABHAVAPYAYA (sans.)

Cela d'où tout provient et dans lequel tout se résoud à la fin du cycle de vie. PRACHETAS (sans.). Un des noms de Varuna, le dieu des Eaux, ou, ésotériquement, son principe.

PRACHETASAS (sans.)

Voir la Doctrine Secrète, III., 221 et seq. Daksha est le fils des Prâchetasas, les dix fils de Prâchînabarhis. Dans les Purânas, ce sont des hommes dotés de pouvoirs magiques, qui, alors qu'ils pratiquaient des austérités religieuses, demeuraient immergés au fond de la mer pour 10.000 ans. C'est aussi le nom de Daksha, appelé Prâchetasa.

PRADHANA (sans.)

Substance indifférenciée, appelée ailleurs, et par d'autres écoles, Akâśa, et par les Védântins, Mûlaprakriti ou Racine de la Matière. En un mot, la Matière Primordiale.

PRAHLADA (sans.)

Le fils d'Hiranyakaśipu, le roi des Asuras. Comme Prahlâda s'était consacré à Vishnu, dont son père était le plus grand ennemi, il fut soumis, en conséquence, à diverses tortures et punitions. Afin d'en sauver son dévot, Vishnu revêtit la forme de Nri- Simha (l'homme-lion, son quatrième avatâr) et tua le père.

PRAJAPATIS (sans.)

Progéniteurs : les donneurs de vie pour tout ce qui existe sur cette Terre. Ils sont sept et puis dix – correspondant aux sept et dix sephiroth de la Cabale, aux Amesha-Spentas Mazdéens, etc... Brahmâ, le créateur, est appelé Prajâpati en tant que synthèse des Seigneurs de l'Etre.

PRAJNA (sans.)

Synonyme de Mahat, le Mental Universel. L'aptitude à percevoir (D.S., I., 122). La conscience.

PRAKRITA (sans.)

Un des dialectes provinciaux du sanskrit, le "langage des dieux", et donc, sa matérialisation.

PRAKRITI (sans.)

La nature en général ; la nature par opposition à Purusha – nature spirituelle et Esprit qui, ensemble, sont les "deux aspects primordiaux de la Divinité Une et Inconnue". (La Doctrine Secrète, I., 29).

PRAKRITIKA PRALAYA

, (sans.). Le pralaya qui succède à l'Age de Brahmâ, lorsque tout ce qui existe est résolu en son essence primordiale (ou Prakriti). PRALAYA, (sans.). Une période d'obscuration ou de repos – planétaire, cosmique ou universelle – le contraire du Manvantara (D.S., II., 80).

PRAM-GIMAS (lithuanien)

Litt., "Maître de tout" un titre de divinité.

PRAMANTHA (sans.)

Un accessoire destiné à produire le feu sacré par friction. Les bâtons utilisés par les Brâhmanes pour enflammer le feu obtenu par leur friction.

PRAMEYAS (sans.)

Choses qui doivent être prouvées : objets de Pramâna ou preuve.

PRAMLOCHA (sans.)

Une Apsaras de nature féminine –une nymphe aquatique qui séduisit Kandu. (Voir "Kandu").

PRANA (sans.)

Principe vital : le souffle de Vie.

PRANAMAYAKOSHA (sans.)

Le véhicule de Prâna, la vie, ou Linga- śarîra : un terme védântin.

PRANATMAN (sans.)

Identique à Sûtrâtman, l'éternel fil-germe sur lequel sont enfilées, telles des perles, les vies personnelles de l'Ego.

PRANAVA (sans.)

Mot sacré ; l'équivalent d'Aum.

PRANAYAMA (sans.)

Arrêt et direction du souffle dans la pratique du Yoga.