Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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11 notices — lettre Q

Q'LIPPOTH (héb.)

, ou Klippoth. Le monde des Démons ou des Coques ; le même que le monde Assiahtique, appelé également Olam Klippoth. C'est le lieu de séjour de Samael, le Prince des Ténèbres dans les allégories cabalistiques. Mais notez ce que nous lisons dans le Zohar (ii ; 43a) : "Pour le service du Monde Angélique, le Saint... fit Samael et ses légions (c'est-à-dire, le monde de l'action) qui sont, pour ainsi dire, les nuages qui doivent être utilisés (par les Esprits d'en haut ou supérieurs, nos Egos) comme véhicules dans leur descente sur terre, et servir, comme pour ainsi dire, de chevaux". Ceci, en liaison avec le fait que Q'lippoth contient la matière dont sont faits les étoiles, les planètes et même les hommes, montre que Samael avec ses légions est simplement la matière chaotique, turbulente, qui est utilisée dans son état le plus subtil par les esprits pour s'y enrober. Car parlant du vêtement ou de la forme (rûpa) des Egos qui s'incarnent il est dit, dans le Catéchisme Occulte, qu'ils, les Mânasaputras ou Fils de la Sagesse, utilisent pour la consolidation de leurs formes, afin de descendre dans les sphères inférieures, la lie de Svabhâvat, ou cette matière malléable qui est partout dans l'Espace, en d'autres termes, l'ilus primordial. Et cette lie est ce que les Egyptiens ont appelé Typhon et les Européens modernes Satan, Samael, etc... etc... Deus est Demon inversus, le Démon est la doublure de Dieu.

QABBALAH (héb.)

L'ancienne doctrine secrète chaldéenne, abrégée en Cabale. Système occulte parvenu jusqu'à nos jours par transmission orale, mais qui, bien qu'acceptant la tradition, n'est pas en lui-même composé simplement d'enseignements traditionnels, car il fut autrefois une science fondamentale maintenant défigurée par les ajouts des siècles, et par les interpolations effectuées par les occultistes d'Occident, spécialement par les mystiques chrétiens. Il traite d'interprétations jusqu'ici tenues cachées dans les Ecritures Juives, et enseigne plusieurs méthodes pour interpréter les allégories bibliques. Originellement les doctrines étaient transmises seulement "de bouche à oreille", explique le Dr. W. Wynn Westcott", d'une manière orale, de l'instructeur à l'élève qui le recevait, de là le nom Kabbalah, Qabbalah, ou Cabale, de la racine hébraïque Q B L, recevoir. En dehors de cette cabale théorique, on avait créé une branche pratique qui s'occupait des lettres hébraïques en tant que caractères de nature identique aux Sons, aux Nombres et aux Idées". (Voir "Gematria", "Notaricon", "Temura"). En ce qui concerne le livre original de la Qabbalah – le Zohar – voyez plus loin. Mais le Zohar que nous possédons maintenant n'est pas le Zohar laissé par Siméon Ben Jochaï à son fils et secrétaire, en tant que bien de famille. L'auteur de l'édition approximative actuelle fut un certain Moïse de Léon, un Juif du XIIIème siècle. (Voir "Cabale" et "Zohar"). QADMON, Adam ; ou Adam Kadmon (V.) (héb.). L'Homme du Ciel ou Céleste, le Microcosme. Il est le Logos manifesté, le troisième Logos selon l'occultisme, ou le Paradigme de l'Humanité.

QAI-YIN (héb.)

Identique à Caïn.

QANIRATHA (mazdéen)

Notre terre dans les Écritures de Zoroastre ; elle est située, ainsi qu'on l'enseigne dans La Doctrine Secrète, au milieu des six autres Karshvares, ou globes de la chaîne terrestre. (Voir La Doctrine Secrète, IV., 398).

QU-TAMY (chaldéen)

Le nom du mystique qui reçoit les révélations de la déesse-lune dans l'ancien ouvrage chaldéen, traduit en arabe, et retraduit par Chwolsohn en allemand, sous le nom d'Agriculture Nabathéenne. R R La dix-huitième lettre de l'alphabet ; "la canine", parce que le son qu'elle produit rappelle celui d'un grognement. Dans l'alphabet hébreu, elle est la vingtième et sa valeur numérique est 200. Comme Resh, elle équivaut au nom divin Rahim (la clémence), et ses symboles sont une sphère, une tête ou un cercle.

QUADRIVIUM (lat.)

Terme utilisé par les Scolastiques dans le courant du Moyen Age pour désigner les quatre derniers sentiers de la science – dont sept existaient à l'origine. Ainsi la grammaire, la rhétorique et la logique étaient appelés le trivium, et l'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie (les sciences pythagoriciennes obligatoires) étaient groupées sous le vocable de quadrivium.

QUATRE ANIMAUX

Les animaux symboliques de la vision d'Ezéchiel (la Mercabah). "Pour les premiers chrétiens la célébration des mystères de la Foi s'accompagnait de la présence de sept lumières allumées, d'encens, du chant du Trishagion et de la lecture du livre des Evangiles sur lequel était reproduit, à la fois sur la couverture et sur les pages, l'homme ailé, le lion, le taureau et l'aigle" (Qabbalah d'Isaac Myer, LLB). Jusqu'à nos jours ces animaux sont représentés avec les quatre évangélistes et sont placés en frontispice de leurs évangiles respectifs dans les éditions de l'Église Grecque. Chacun représente une des quatre classes inférieures de mondes ou plans, à la ressemblance desquels chaque personnalité est moulée. Ainsi l'Aigle (associé à Saint Jean) représente l'esprit cosmique ou Ether, l'Œil du Voyant qui voit tout ; le Taureau de Saint Luc, les eaux de la Vie, l'élément qui génère tout et la force cosmique ; le Lion de Saint Marc, l'énergie farouche, le courage inflexible et le feu cosmique ; tandis que la Tête humaine ou l'Ange qui se tient près de Saint Matthieu est la synthèse des trois combinés dans l'Intellect supérieur de l'homme et dans la spiritualité cosmique. Tous ces symboles sont égyptiens, chaldéens ou indiens. Les dieux à tête d'aigle, de taureau ou de lion sont nombreux et tous représentaient la même idée, que ce soit dans les religions égyptiennes, chaldéenne, indienne ou juive. Mais commençant au corps astral elles ne montaient pas plus haut que l'Esprit cosmique ou Manas Supérieur – l'Atma-Buddhi ou Esprit absolu et l'Ame Spirituelle qui en est le véhicule étant impossible à symboliser par des images concrètes.

QUETZALCOATL (mexicain)

Le dieu-serpent dans les Ecritures sacrées et les légendes mexicaines. Sa baguette et ses autres "marques distinctives" le présentent comme un grand Initié de l'antiquité, à qui l'on attribua le nom de "Serpent", eu égard à sa sagesse, sa longévité et ses pouvoirs. Jusqu'à nos jours, les tribus aborigènes du Mexique s'attribuent le nom de diverses espèces de reptiles, d'animaux et d'oiseaux. QUICHES, Cosmogonie des. Appelée Popol Vuh ; elle fut découverte par l'abbé Brasseur de Bourbourg. (Voir "Popol Vuh").

QUIETISTES

Une secte religieuse fondée par un moine espagnol nommé Molinos. Leur doctrine principale était que la contemplation (un état intérieur de repos complet et de passivité) n'était que la seule pratique religieuse possible, et constituait la totalité des observances religieuses. Ce furent les Hatha Yogin d'Occident, et ils passèrent leur temps à essayer de séparer leur esprit des objets des sens. Cette pratique devint à la mode en France et également en Russie durant le premier quart de ce siècle (Le XIXème. N. d. T).

QUINANES

Une très ancienne race de géants, dont on trouve les nombreuses traditions, non seulement dans le folklore d'Amérique Centrale mais encore dans l'histoire de cette région. La science occulte enseigne que la race qui précéda notre race humaine fut une race de géants qui décrut graduellement jusqu'à la taille présente de l'homme après que le déluge atlantéen les eût presque balayés de la surface de la terre.

QUINDECEMVIR (lat.)

Le prêtre romain qui était commis à la garde des Livres Sibyllins.