Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
63 notices — lettre R
L'âme divine universelle sous son aspect manifesté – la lumière qui brûle perpétuellement ; c'est également le Soleil personnifié.
D'après la Cabale (ou Qabbalah), les "âmes- étincelles", contenues dans Adam (Kadmon), s'établirent dans trois sources, dont les têtes de file furent ses trois fils. Ainsi, tandis que l' "âme- étincelle" (ou Ego) appelée Hesed se rendit chez Abel, et que Ghebourah se rendit chez Qai-yin (Caïn) – Ra'hmin alla chez Seth, et ces trois fils se divisèrent en septante espèces humaines, appelées "les principales racines de la race humaine".
A l'origine, instructeurs des secrets mystères, la Qabbalah ; ultérieurement, tout Lévite de la caste sacerdotale devint un instructeur et un rabbin. (Voir la série des rabbins cabalistes par w.w.w.). 1. RABBIN ABOULAFIA de Saragosse, né en 1240, organisa une école de Cabale qui porta son nom. Ses œuvres principales furent Les Sept Sentiers de la Loi et l'Epitre au Rabbin Salomon. 2. RABBIN AKIBA. Auteur du fameux ouvrage cabalistique, "l'Alphabet de R.A.", lequel traite chaque lettre comme le symbole d'une idée et l'emblème d'un certain sentiment. Le Livre d'Hénoch fut à l'origine une partie de cet ouvrage qui parut à la fin du huitième siècle. Ce n'était pas purement un traité cabalistique. 3. RABBIN AZARIEL BEN MENACHEM (1160 de l'ère chrétienne). Auteur du Commentaire sur les Dix Sephiroth qui est le plus ancien ouvrage purement cabalistique existant, mis à part le Sepher Yetzirah, qui, bien que plus ancien, ne traite pas des Sephiroth cabalistiques. Il fut l'élève d'Isaac l'Aveugle, lequel est le père putatif de la Cabale européenne et qui fut l'instructeur de l'aussi fameux R. Moise Nachmanide. 4. RABBIN MOISE BOTAREL (1480). Auteur d'un fameux commentaire sur le Sepher Yetzirah ; il enseigna que par une vie ascétique et l'usage des invocations, les rêves d'un homme pouvaient être rendus prophétiques. 5. RABBIN CHAJIM VITAL (1600). Le grand interprète de la Cabale comme l'enseignait R. Isaac Loria. Auteur de l'ouvrage le plus fameux, Otz Chiim, ou l'Arbre de Vie ; c'est de cet ouvrage que Knorr von Rosenroth a pris le Livre sur le Rashith ha Gilgalim, les révolutions des âmes, ou système des réincarnations. 6. RABBIN IBN GEBIROL. Fameux rabbin hébreu, auteur de l'hymne Kether Malcuth, ou le Diadème Royal, qui parut vers 1050. C'est un beau poème qui incorpore les doctrines cosmiques d'Aristote, et maintenant il constitue même une partie du service spécial juif du soir précédant le grand jour annuel d'Expiation (Voir Ginsburg et Sachs dans Religious Poetry of the Spanish Jews). On connaît aussi cet auteur sous le nom d'Avicebron. 7. RABBIN GIKATILLA. Un cabaliste distingué qui florissait vers 1300. Il écrivit les livres fameux, Le Jardin des Noix, Le Portail des Points-Voyelles, Le Mystère du Métal luisant, et Les Portes de la Droiture. Il insista fortement sur l'usage de la Gematria, du Notaricon et de la Temura. 8. RABBIN ISAAC L'AVEUGLE de Posquiero. Le premier qui enseigna publiquement en Europe, aux environs de 1200 Ap. J.C., les doctrines théosophiques de la Kabbalah. 9. RABBIN LORIA (écrit également Luria, et aussi nommé Ari d'après ses initiales). Fonda une école de Cabale vers 1560. Il n'écrivit aucun livre, mais ses disciples conservèrent pieusement ses enseignements, et R. Chajim Vital les publia. 10. RABBIN MOISE CORDOVERO (1550 Ap. J.C.). Auteur de plusieurs ouvrages cabalistiques de grande réputation, savoir, Une Douce Lumière, Le Livre de la Solitude, et Le Jardin des Grenades ; ce dernier peut être lu en latin dans la Kabbalah Denudata de Knorr von Rosenroth, sous le titre Tractatus de Animo, ex Libro Pardes Rimmonim. Cordovero est remarquable pour son adhésion à la partie strictement métaphysique, ignorant la branche "qui permet de faire des prodiges" que le rabbin Sabbatai Zevi pratiquait, à la poursuite de laquelle il faillit en périr. 11. RABBIN MOISE DE LÉON (vers 1290 de l'ère chrétienne). Rédacteur et premier éditeur du Zohar, ou "Splendeur", le plus fameux de tous les ouvrages cabalistiques et presque le seul dont une grande partie ait été traduite en anglais. On affirme que ce Zohar est dans l'ensemble l'œuvre de l'encore plus fameux rabbin Siméon ben Yochaï, qui vécut sous le règne de l'empereur Titus. 12. RABBIN MOISE MAIMONIDE (mourut en 1304). Fameux rabbin hébreu et auteur, qui condamna l'usage des charmes et amulettes, et s'opposa à l'utilisation cabalistique des noms divins. 13. RABBIN SABBATAI ZEVI (né en 1641). Très fameux cabaliste qui, dépassant les dogmes, acquit une grande réputation comme thaumaturge. Plus tard dans sa vie il prétendit avoir atteint l'état de Messie et tomba entre les mains du Sultan Mahomet IV de Turquie, et aurait été tué s'il n'avait sauvé sa vie en adoptant la religion musulmane. (Voir Jost dans Judaism and its Sects). 14. RABBIN SIMEON BEN YOCHAI (écrit aussi Jochaï) (vers 70-80 de l'ère chrétienne). C'est autour de ce nom qu'est rassemblé tout le mystère et la poésie de l'origine de la Cabale regardée comme don de la divinité à l'humanité. La tradition prétend que la Cabale était une divine théosophie tout d'abord enseignée par Dieu à la compagnie des anges, et que quelques aperçus de sa perfection furent accordés à Adam ; et que sa sagesse se transféra de lui jusqu'à Noé ; de ce dernier à Abraham, de qui les Egyptiens de cette époque apprirent une fraction de la doctrine. Moïse recueillit une initiation partielle dans le pays de sa naissance, qu'il perfectionna par des communications directes avec la divinité. De Moïse elle passa aux soixante-dix anciens de la nation juive, et d'eux, le système théosophique passa de génération en génération : David et Salomon particulièrement devinrent des maîtres de cette doctrine cachée. La légende nous dit qu'aucun essai ne fut tenté afin de mettre par écrit le savoir sacré jusqu'à l'époque de la destruction du second Temple par Titus, lorsque le rabbin Siméon Ben Yochaï, s'échappant de Jérusalem assiégée, se dissimula dans une caverne où il demeura pendant douze ans. C'est en cet endroit, que, déjà Cabaliste, il reçut de nouvelles instructions du prophète Elie. C'est là que Simon instruisit ses disciples, et les principaux d'entre eux, le rabbin Eliezer et le rabbin Abba, mirent par écrit ces enseignements que, à des époques ultérieures, l'on apprit à connaître comme le Zohar, et qui furent certainement publiés de nouveau en Espagne vers 1280 par le rabbin Moïse de Léon. Une furieuse dispute a fait rage pendant des siècles parmi les savants rabbins d'Europe autour de l'origine de la légende, et il semble tout à fait inutile de jamais compter arriver à une décision précise quant à savoir quelle portion du Zohar, s'il y en a une, est aussi vieille "Zohar"). (w.w.w.). RADHA (sans.). La bergère, parmi les Gopîs (bergères) de Krishna, qui était l'épouse du dieu.
Un des cinq Kleśas (afflictions) dans la philosophie du Yoga de Patanjali. Dans le Sâmkhya Kârikâ, c'est l' "obstacle" appelé amour et désir dans le sens physique ou terrestre. Les cinq Kleśas sont : Avidyâ, ou l'ignorance ; Asmitâ, l'égoïsme ou l'état qui découle de l'affirmation "Je-suis" ; Râga, la passion ; Dvesha, l'aversion ; et Abhiniveśa, le désir de vivre.
Une sorte d'entité métaphysique appelée le "Destructeur" et le "Crépuscule des Dieux", dont les deux-tiers que Siméon ben Jochaï. (Voir sont détruits à l' "Ultime Bataille", dans l'Edda. Ragnarok repose enchaîné sur le rebord d'un rocher aussi longtemps qu'il existe quelques hommes de bien dans le monde. Mais lorsque toutes les lois sont violées et que toute vertu et tout bien en disparaissent, alors Ragnarok sera détaché et il lui sera permis d'apporter tous les maux et malheurs imaginables au monde condamné. RAGON, J.M. Maçon français, écrivain distingué et grand symboliste qui essaya de ramener la Maçonnerie à sa pureté primitive. Il naquit à Bruges en 1789, fut reçu alors qu'il était encore jeune homme dans la Loge et le Chapitre les "Vrais Amis", et dès qu'il se transporta à Paris fonda la Société des Trinosophes. On murmure qu'il fut le possesseur de nombreux documents qui lui auraient été donnés par le fameux comte de Saint- Germain, et c'est de ceux-ci qu'il tenait cette connaissance remarquable sur la Maçonnerie ancienne. Il mourut à Paris en 1866, laissant une quantité de livres qu'il avait écrits et une foule de manuscrits qu'il légua au "Grand Orient". On ne peut trouver qu'un très petit nombre de la quantité d'ouvrages qu'il publia, tandis que d'autres ont complètement disparus. Cela est dû à de mystérieuses personnes (les Jésuites, dit-on) qui se sont empressés de faire l'achat de toutes les éditions qu'elles purent trouver après sa mort. En un mot, ses œuvres sont maintenant extrêmement rares.
Un nom pour les Upanishads. Litt., essence secrète de connaissance.
Identique à "Arhat" ; l'adepte qui devient entièrement libre de tout désir sur ce plan, par l'acquisition de la connaissance divine et de pouvoirs.
Un Daitya (démon) dont les parties inférieures étaient identiques à celles d'un dragon. Il se rendit immortel en dérobant un peu d'Amrita aux dieux – l'élixir de la vie divine – pour lequel ils barattent l'océan de lait. Incapable de le déposséder de son immortalité, Vishnu l'exila de la terre et en fit la constellation du Dragon, sa tête étant appelée Râhu et sa queue Ketu – astronomiquement les nœuds ascendant et descendant. Avec ce dernier apanage, il a depuis livré une guerre de destruction contre les dénonciateurs de son larcin, le soleil et la lune, et (durant les éclipses) on dit qu'il les avale. Evidemment cette fable possède une signification mystique et occulte.
Le nom du fils de Gautama Bouddha.
Classe de dieux dans le 5ème Manvantara.
Le cycle de vie auquel préside Raivata Manu. Comme il est le cinquième des quatorze Manus (Dhyân Chohans, en ésotérisme), et qu'il y a sept Manu-racines et sept Manu- semences pour les sept Rondes de notre chaîne terrestre de globes (Voir Bouddhisme Esotérique de A.P. Sinnett, et La Doctrine Secrète, Tome I., "Chronologie des Brâhmanes"), il avait l'autorité sur la troisième Ronde et était son Manu-racine.
Prince ou roi en Inde.
Le véritable système de développement des pouvoirs psychiques et spirituels, et de l'union avec son Soi Supérieur – u Esprit Suprême comme le profane le dépeint : exercice, la régulation du souffle) et la concentration mentale. Le Râja Yoga est en opposition au Hatha Yoga, l'entraînement physique ou psycho-physiologique pour devenir ascète.
Ville du Magadha fameuse pour sa conversion au Bouddhisme au temps des rois bouddhistes. Ce fut leur résidence depuis Bimbisara jusqu'à Aśoka, et elle fut le siège du premier Synode, ou Conseil bouddhique, tenu en 510 Av. J.C.
Rois-Rishis ou Rois-Adeptes, l'une des trois classes de Rishis en Inde ; identiques aux Rois-Hiérophantes de l'ancienne Egypte.
La "qualité d'impureté" (c'est-à-dire, de différenciation) et d'activité dans les Purâna. Une des trois Guna ou divisions dans les corrélations de la matière et de la nature, représentant la forme et le changement. RAJASAS (sans.). Les plus anciens Agnishvûttas – les Pitris du Feu, "feu"étant pris comme symbole de l'illumination et de l'intelligence.
Le jour de la pleine lune : jour de pratiques occultes.
(sans.). Une amulette préparée pendant les jours de lune pleine ou nouvelle.
Litt., "mangeurs de cru", et dans la superstition populaire, mauvais esprits, démons. Esotériquement, cependant, ce sont les Gibborim (géants) de la Bible, la Quatrième Race ou les Atlantes. (Voir La Doctrine Secrète, III., 207, Note 1).
Litt., le langage des Râkshasas. En réalité, la langue des Atlantes, nos ancêtres gigantesques de la quatrième Race-racine.
Le réformateur indien bien connu qui vint en Angleterre en 1833 et y mourut.
Le septième avatâr ou incarnation de Vishnu : le fils aîné du roi Dasaratha, de la Race Solaire. Son nom entier est Râma- Chandra, et il est le héros du Râmâyana. Il épousa Sîtâ, qui était l'avatâr féminin de Lakshmî, l'épouse de Vishnu, laquelle Sîtâ fut enlevée par Râvana le roi-démon de Lankâ, acte qui conduisit à la guerre fameuse.
Le célèbre poème épique que l'on compare au Mahâbhârata. Tout se passe comme si ce poème était ou l'original de l'Iliade ou le contraire, sauf que dans le Râmâyana les alliés de Râma sont des singes, conduits par Hanumant, et des oiseaux et autres animaux monstrueux, qui tous combattent les Râkshasas, les démons et géants de Lankâ.
La danse mystérieuse exécutée par Krishna et ses Gopîs, les bergères, représentée jusqu'à maintenant au cours d'un festival annuel, spécialement au Râjastan. Astronomiquement c'est Krishna – le Soleil – autour de qui tournoient les planètes et les signes du Zodiaque symbolisés par les Gopîs. Identique à la danse circulaire des Amazones autour de l'image priapique, et à la danse des filles de Siloé (Juges, XXI.), et à celle du roi David autour de l'Arche. (Voir Isis Dévoilée, III., 55, 94 et 371). RAŚI (sans.). Une division astrologique, la sixième, relative à Kanyâ (la Vierge) le sixième signe du Zodiaque. RAŚI CHAKRA (sans.). Le Zodiaque. RASIT, (héb.). Sagesse.
La première des huit perfections physiques, ou Siddhis (phénomènes), des Hatha Yogins. Rasollâsa est le dégagement rapide, à volonté, des sucs du corps indépendamment de toute nourriture de l'extérieur.
Les feux solaires qui se forment dans les "eaux" primordiales – ou la substance de l'Espace – et qui en proviennent.
L'époque où toute différence sexuelle aura cessé d'exister, et où la naissance aura lieu selon le mode Anupapâdaka, comme c'était le cas dans les seconde et troisième Races- racines. La philosophie ésotérique enseigne que cela aura lieu à la fin de la sixième et durant la septième et dernière Races-racines de cette Ronde.
La Nuit ; le corps que Brahmâ revêtit aux fins de créer les Râkshasas ou prétendus démons géants.
Classe de Devas (dieux) qui est dite tirer son origine des pores de la peau de Vairabhadra. Une allusion à la race pré- Adamique appelée "les Nés de la Sueur". (La Doctrine Secrète, IIL, 84.).
Le roi-démon (des Râkshasas) ou souverain de Lanka (Sri Lanka), qui enleva Sîtâ, l'épouse de Râma, ce qui conduisit à la grande guerre décrite dans le Râmâyana.
Un nom du Soleil.
, (ésotérisme). Le premier rayon différencié, le Second Logos, l'Adam Kadmon de la Cabale, le "il les créa mâle et femelle", du premier chapitre de la Genèse.
Une pratique du Hatha Yoga, pendant l'exécution du Prânâyâma ou régulation du souffle ; savoir, celle d'ouvrir une narine et d'en faire sortir le souffle, en conservant l'autre fermée : une des trois opérations respectivement appelées Pûraka, Kumbhaka et Rechaka – opérations très pernicieuses pour la santé.
Le nom des prêtres, hiérophantes et instructeurs en magie, qui, d'après Lenormant, Maspero, les Champollion, etc..., etc..., pouvaient se soulever par lévitation, marcher dans l'air, vivre sous l'eau, supporter de grandes pressions, endurer des mutilations sans aucun mal, lire le passé, prévoir l'avenir, se rendre invisibles, et guérir des maladies" (Bonwick dans Religion of Magic). Et cet auteur ajoute : – "L'admission aux mystères ne conférait point de pouvoirs magiques. Ceux- ci dépendaient de deux choses : la possession de capacités innées, et la connaissance de certaines formules utilisées en des circonstances appropriées". C'est identique à ce qui se passe maintenant.
La religion unique qui est sous-jacente à toutes les croyances actuellement existantes. Cette "foi", de caractère primordial, révélée directement au genre humain par les Egos progéniteurs et animateurs (bien que l'Église les considèrent comme des "anges déchus"), n'exigeait aucune "grâce", ni aucune foi aveugle pour croire, car c'était un savoir. (Voir "Gupta Vidyâ", la science secrète). C'est sur cette Religion- Sagesse que la Théosophie est basée.
Spectres, fantômes. (La Doctrine Secrète, III., 349).
Litt., la "Tête Blanche", d'où s'écoulent l'ardent fluide de vie et l'intelligence en trois cent soixante-dix courants, dans toutes les directions de l'Univers. La "Tête Blanche" est la première Sephira, la Couronne, ou la première lumière active. REUCHLIN, Jean. Surnommé le "Père de la Réforme", ami de Pic de la Mirandole et maître et instructeur d'Erasme, de Luther et de Melanchton. Ce fut un grand cabaliste et un occultiste.
Un esprit, un lutin. Terme utilisé pour les nombreuses apparitions des séances spirites.
Litt., "entretenir le serpent". C'est un horrible genre de sorcellerie pratiquée à Cherrapoonjee dans les Khasi-Hills, dont cette ville est l'ancienne capitale. Ainsi que nous le dit la légende, il y a bien longtemps un thlen (dragon-serpent) qui habitait une caverne et qui dévorait humains et bétail fut mis à mort par un "St. George" local, coupé en morceaux, chacun d'entre ceux-ci étant envoyé dans un district différent afin d'y être brûlé. Mais le morceau reçu chez les Khasis fut préservé et devint une sorte de dieu domestique. Leurs descendants se changèrent en Ri-thlens ou "gardiens de serpent", car le morceau que les Khasis avaient préservé grandit jusqu'à la stature d'un dragon (thlen) et depuis lors ne cesse d'obséder certaines familles de Brâhmanes de ce district. Pour obtenir les bonnes grâces de leur thlen et sauver leur vie personnellement, ces "gardiens" doivent souvent commettre des meurtres de femmes et d'enfants, du corps desquels ils coupent l'orteil et les ongles des mains, qu'ils apportent à leur thlen, et se livrent de cette façon à de nombreuses pratiques de magie noire rattachées à la sorcellerie et à la nécromancie. RIVAIL. Le nom exact du fondateur du spiritisme moderne en France, que l'on connaît mieux sous le pseudonyme d'Allan Kardec.
Le premier et le plus important des quatre Védas. On prétend qu'il doit sa création à la bouche orientale de Brahmâ. En occultisme, il est mentionné comme ayant été donné par de grands sages habitant les rivages du lac Manasasarovara au-delà des Himâlayas, il y a des douzaines de milliers d'années.
Une strophe du Rig Veda.
Chacune des vingt-sept constellations qui forment le Zodiaque. Toute étoile fixe, ou réunion d'étoiles.
Une grenade, le type de la fertilité abondante ; se rencontre dans l'Ancien Testament ; elle figure dans les temples de Syrie et y était déifiée comme emblème de la céleste et prolifique mère de tout. Également emblème de la matrice. (w.w.w.). RIPHEES (gr.). En mythologie, une chaîne de montagnes (en Scythie, N. d. T.) sur laquelle dormait le dieu de la neige et des ouragans, un dieu au cœur glacé. Dans la philosophie ésotérique, c'est un continent préhistorique réel qui de terre tropicale toujours baignée de soleil, est maintenant devenu une région désolée au-delà du Cercle Arctique.
Un sage que l'on suppose avoir été le premier maître des doctrines jaïna en Inde.
Le signe zodiacal du Taureau.
Litt., "révélateurs", de saints sages dans l'histoire religieuse de l'Aryâvarta. Esotériquement, les plus élevés parmi eux sont les Hiérarchies de "Constructeurs" et les Architectes de l'Univers et des choses vivantes sur terre ; on les appelle généralement Dhyân Chohans, Devas et dieux.
Adeptes ; ceux qui sont inspirés. Dans la littérature védique le terme est utilisé pour indiquer les personnages grâce à qui les nombreux Mantras furent révélés.
Très célèbre moine franciscain qui vécut en Angleterre au treizième siècle. Comme alchimiste, il croyait fermement en l'existence de la Pierre Philosophale ; il fut grand mathématicien, chimiste, physicien et astrologue. Dans son traité sur l'Admirable Force de l'Art et de la Nature, il parle à mots couverts de la poudre à canon et prédit l'usage de la vapeur comme puissance motrice, décrivant en outre la presse hydraulique, la cloche à plongeur et le kaléidoscope. Il fabrique également une célèbre tête en airain à laquelle était adapté un appareil acoustique qui émettait des oracles. RO et RU (égypt.). La porte ou issue l'endroit dans les cieux d'où procède (ou était née) la lumière primordiale ; synonyme de "matrice cosmique".
L'ancien nom d'un monastère visité par le Bouddha Śâkyamuni, maintenant appelé Roynallah, près de Balgada, dans le Bihar oriental.
Femelle du daim, une biche ; la forme prise par Vâch (le Logos féminin et l'aspect féminin de Brahmâ qui la créa en la sortant d'une moitié de son corps) pour échapper aux poursuites amoureuses de son "père" qui dans ce but se transforma en un chevreuil ou daim rouge (la couleur de Brahmâ étant le rouge).
La "stûpa rouge", ou dâgoba, construite par le roi Aśoka, et sur laquelle Maitribala-râja nourrit avec son sang des Yakshas mourant de faim. Les Yakshas sont des démons inoffensifs (Elémentaires) appelés punya-janas ou "bonnes gens". ROIS D'EDOM. Esotériquement, les premières races humaines, expérimentales et difformes. Quelques Cabalistes les expliquent comme étant des "étincelles", des mondes en formation qui disparaissent aussitôt qu'ils sont formés.
Le nom fut tout d'abord donné aux disciples d'un savant Adepte nommé Christian Rosenkreutz, qui florissait en Allemagne vers 1460. Il fonda un Ordre composé d'étudiants mystiques dont l'histoire de son début peut être trouvée dans l'ouvrage allemand, Fama Fraternitatis (1614), qui fut publié en plusieurs langues. Les membres de l'Ordre gardèrent leur secret, mais leurs traces ont été trouvées en de nombreux endroits tous les demi-siècles depuis cette époque. La Societas Rosicruciana in Anglia est un Ordre Maçonnique qui a adopté des membres "à l'extérieur" ; le Chebrath Zerech Aur Boker, ou Ordre de la Golden Dawn, qui possède un système d'initiation très complet dans la Cabale et dans la Haute Magie de l'Occident ou de type Hermétique, et qui admet les deux sexes, est un descendant direct des confréries médiévales de Rose-Croix, qui eux-mêmes tiraient leur origine des Mystères Egyptiens. (w.w.w.).
Livre des Mystères de Rostan ; ouvrage occulte à l'état de manuscrit. ROUGE, Couleur. Cette couleur a toujours été associée aux caractéristiques masculines, spécialement chez les Etrusques et les Hindous. En hébreu, c'est Adam, mot identique pour "terre" et "le premier homme". Il semble que presque tous les mythes représentent le premier homme parfait comme étant blanc. Le même mot, mais sans l'initiale A est Dam ou Dem, qui signifie sang, aussi de couleur rouge. (w.w.w.). La couleur du quatrième principe dans l'homme – Kâma, le siège des désirs est représenté par le rouge.
ou Er-Rouhanee. C'est la magie de l'Egypte moderne, supposée provenir des Anges et des Esprits, c'est-à-dire des Génies, et de l'usage des noms mystérieux d'Allah. On y distingue deux formes – Ilwee, qui est la magie supérieure ou blanche, et Suflee et Sheytanee, la magie inférieure ou noire, démoniaque. Il y a également Es- Seemuja, qui est tromperie ou prestidigitation. Les opinions diffèrent en ce qui concerne l'importance d'une branche de magie appelée Darb el Mendel, ou comme Barker la nomme en anglais, le Mendal : par ce mot on veut représenter une forme de clairvoyance artificielle, que l'on peut voir chez un jeune garçon avant la puberté, ou une vierge, qui, en résultat d'une auto- fascination obtenue en regardant fixement sur une flaque d'encre tenue dans la main, avec un usage concomitant d'encens et d'incantation, voit certaines scènes de la vie réelle passer sur la surface. Bien des voyageurs des régions orientales en ont narré des exemples, comme E.W. Lane dans son Modern Egyptians et son Thousand and One Nights, et E.B. Barker. Ces péripéties ont été également introduites dans beaucoup d'ouvrages de fiction, tel que Phantom Ship de Marryat, et une idée semblable est entremêlée à l'histoire de Rose Mary et de la pierre Béryl, un poème de Rossetti. Pour une tentative superficielle d'explication, voir le Quaterly Review, N° 117. (w.w.w.).
L'Air, également l'Esprit ; l'Esprit, un des "principes humains" (Buddhi-Manas).
L'Esprit des dieux : correspond au Saint- Esprit des Chrétiens. Également le vent, le souffle et 1' eau qui se précipite. (w.w.w.).
Titre de Śiva : le Destructeur.
Les puissants ; Les seigneurs des trois mondes supérieurs. Une des classes des "tombés" ou esprits s'incarnant ; ils sont tous nés de Brahmâ.
La langue des Runes et ses caractères sont la langue sacerdotale ou mystérieuse et l'alphabet des anciens Scandinaves. Runes est dérivé du mot rûna (secret). C'est pourquoi, les deux, langue et caractères, ne pouvaient être ni compris ni interprétés sans la clef qui y conduisait. Ainsi, tandis que les runes écrits se composant de seize lettres sont connus, les anciens runes composés de marques et de signes sont indéchiffrables. On les appelle les caractères magiques. "Il est évident", dit E.W. Anson, une autorité en folklore des Hommes du Nord, "que les runes furent, pour des causes variées, considérés, même en Allemagne propre, comme remplis de mystères et doués de puissance surnaturelle". On dit qu'ils furent inventés par Odin.
Corps ; toute forme, même appliquée à la forme des dieux, lesquels sont pour nous subjectifs.