Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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237 notices — lettre S

SAMYAKKARMANTA (sans.)

Le dernier des huit Mârgas. Stricte pureté et observance de l'honnêteté, désintéressement – les caractéristiques de tout Arhat.

SAMYAKSAMADHI (sans.)

Absolue léthargie mentale. Le sixième des huit Mârgas ; la totale acquisition de Samâdhi.

SAMYAKSAMBUDDHA (sans.)

, ou Sammâsambuddha, comme on le prononce à Sri Lankâ. Litt., le Bouddha au savoir juste et harmonieux et le troisième des titres de Sâkyamuni.

SAMYATTAKA NIKAYA (pâli)

Un ouvrage bouddhique contenant principalement des dialogues entre le Bouddha et ses disciples.

SANA (sans.)

Un des trois Kumâras ésotériques, dont les noms sont Sana, Kapila et Sanatsujâta, la mystérieuse triade qui contient le mystère de la génération et de la réincarnation. ŚANA ou Śanaiśchara (sans.). Identique à Śani ou la planète Saturne. Dans le Panthéon hindou, il est le fils de Sûryâ, le Soleil, et de Samjnâ, la Conscience spirituelle, qui est la fille de Viśvakarman, ou mieux de Chhâya, l'ombre laissée derrière par Samjnâ. Śanaiśchara, celui qui "se meut doucement".

SANAKA (sans.)

Une plante sacrée dont on tisse les fibres pour faire les robes jaunes des prêtres bouddhistes.

SANAT KUMARA (sans.)

Le plus marquant des sept Kumâras, les Vaidhâtras, dont les premiers sont nommés Sanaka, Sananda, Sanâtana, et Sanat Kumâra, noms qui tous représentent des qualifications importantes de degrés de l'intelligence humaine.

SANAT SUJATIYA (sans.)

Un ouvrage qui traite des enseignements de Krishna, comme la Bhagavad Gîtâ et l'Anugîtâ.

SANCHONIATHON (gr.)

Un auteur pré-chrétien qui écrivit sur la cosmogonie phénicienne, dont les œuvres n'existent plus. Philon de Byblos ne donne que de prétendus fragments de Sanchoniathon. SANDALPHON (héb.). Le Prince des Anges dans la Cabale, représenté emblématiquement par un des Cherubim de l'Arche.

SANGBAI DAG-PO (tibétain)

Le "Seigneur caché" ; un titre pour ceux qui sont absorbés dans l'Absolu, et qui s'y sont identifiés. Utilisé pour les "Nirvânis" et les "Jîvanmuktas".

SANGYE KHADO (tibétain)

La Reine du Khado ou des génies féminins ; la Dâkinî des Hindous et la Lilith des Hébreux. ŚANKHA DVIPA (sans.). Une des grandes îles, Sapta Dvipa.

SANNA (pâli)

Un des cinq Skandhas, savoir : l'attribut des idées abstraites.

SAPHAR (héb.)

Sepharim ; un de ceux appelés dans la Cabale – Sepher, Saphar et Sipour, ou "le nombre, l'écriture et le verbe", par l'entremise de qui le monde fut formé.

SAPTA BUDDHAKA (sans.)

Un récit du Mahânidâna Sûtra sur les Sapta Buddha, les sept Bouddhas de notre Ronde, dont Gautama Sâkyamuni est ésotériquement le cinquième, et exotériquement, comme voile, le septième. SAPTA SAMUDRA ; (sans.). Les "sept océans". Ceux-ci ont une signification occulte sur un plan supérieur.

SAPTA DVIPA (sans.)

Les sept îles sacrées ou continents dans les Purânas.

SAPTA LOKA (sans.)

Les sept régions supérieures, commençant à partir de la terre vers le haut.

SAPTA SINDHAVA (sans.)

Les "sept rivières sacrées". Un terme védique. Dans les ouvrages écrits en zendique, on les appelle Hapta Heando. Ces rivières sont étroitement unies aux enseignements ésotériques des écoles Orientales, ayant une importance très occulte.

SAPTA TATHAGATA (sans.)

Les sept principaux Nirmânakâyas parmi les innombrables anciens gardiens-du-monde. Leurs noms sont inscrits sur un pilier heptagonal conservé dans une chambre secrète dans presque tous les temples bouddhiques en Chine et au Tibet. Les orientalistes ont tort de penser que ce sont "les sept substituts bouddhiques des Rishis des Brâhmanes". (Voir "Tathâgata-gupta").

SAPTAPARNA (sans.)

Le "septuple". Une plante qui donna son nom à la fameuse caverne – un Vihâra – à Râjagriha, maintenant près de Buddhagayâ, où le Seigneur Bouddha avait coutume de méditer et d'instruire ses Arhats, et où après sa mort se tint le premier Synode. Cette caverne avait sept chambres, d'où son nom. En ésotérisme, Saptaparna est le symbole de la "septuple plante-homme".

SAPTARSHI (sans.)

Les sept Rishis. En tant qu'étoiles, c'est la constellation de la Grande Ourse, et comme telles elles sont appelées le Riksha et les Chitraśikhandin, au cimier éclatant. SAR ou Saros (chaldéen). Un dieu chaldéen représenté par un horizon circulaire, et du nom duquel les Grecs empruntèrent leur mot Saros, le cycle. SARAMA, (sans.). Dans les Veda, la chienne d'Indra et la mère des deux chiens appelés Sârameyas.

SARASVATI (sans.)

Identique à Vâch, épouse et fille de Brahmâ, le produit d'une des deux moitiés de son corps. Elle est la déesse de la parole et de la connaissance sacrée ou ésotérique et de la sagesse. Aussi appelée Śrî.

SARCOPHAGE (gr.)

Un tombeau en pierre, un réceptacle pour le mort ; sarc = chair, et phagos = mangeur, Lapis assius, la pierre d'Assos dont étaient fabriqués les sarcophages, est trouvée en Lycie, et possède la propriété de dévorer les corps en un très petit nombre de semaines. En Egypte, les sarcophages étaient fabriqués de diverses autres pierres, de basalte noir, de granit rouge, d'albâtre et autres matériaux, car ils servaient uniquement de réceptacles extérieurs pour les cercueils en bois contenant les momies. Les épitaphes de quelques-uns d'entre eux sont autant remarquables qu'elles sont éminemment éthiques, et aucun chrétien ne pourrait souhaiter quelque chose de mieux. Une épitaphe, datant de milliers d'années avant l'an un de l'ère moderne, se lit : – "J'ai donné de l'eau à celui qui avait soif, et j'ai vêtu celui qui était nu. Je n'ai fait tort à personne". Et une autre : – "J'ai accompli les actions que les hommes attendent et celles que commandent les dieux". La beauté de quelques-uns de ces tombeaux peut être jugée par le sarcophage d'albâtre d'Oimenephtah Ier au Musée ' Sir John Soane', Lincoln's Inn (Londres). "Il fut découpé dans un seul bloc de bel albâtre, de 3 m. de long, 65 cm de large et 69 à 90 cm de haut... Les points gravés, etc., à l'extérieur étaient autrefois remplis de cuivre bleui qui représentait le ciel. Tenter une description de ces étonnants dessins tant à l'intérieur qu'à l'extérieur est au-dessus de la portée de cet ouvrage. Une grande partie de notre connaissance de la mythologie de ce peuple vient de ce précieux monument, avec ses centaines de figures qui illustrent le jugement dernier, et la vie d'outre-tombe. Dieux, humains, serpents, animaux symboliques et plantes sont là fort magnifiquement gravés". (Funeral Rites of the Egyptians.)

SARGON (chaldéen)

Roi babylonien. On a maintenant découvert que son histoire avait été l'original de celle de Moïse et de celle de la corbeille de joncs sur le Nil. ŚARIRA (sans.). Enveloppe ou corps.

SARISRIPA (sans.)

Serpents, insectes rampants, reptiles, "l'infiniment petit".

SARKU (chaldéen)

Litt., la race de lumière ; celle des dieux en opposition avec la race sombre appelée zahmat gagnadi, ou la race qui a déchu, c'est-à-dire, celle des hommes mortels.

SARPA RAJNI (sans.)

La reine des serpents dans les Brâhmanas.

SARPAS (sans.)

Serpents, dont le roi était Śesha, le serpent, ou mieux un aspect de Vishnou, qui règne sur Pâtâla.

SARVA MANDALA (sans.)

Un nom pour l' "Œuf de Brahmâ".

SARVADA (sans.)

Litt., "sacrifiant-tout". Un titre du Boudhha, qui dans une précédente Jâtaka (naissance) sacrifia son royaume, sa liberté et même sa vie, pour sauver autrui.

SARVAGA (sans.)

La "Substance Mondaine" suprême.

SARVATMAN (sans.)

L'Ame suprême ; l'Esprit qui se répand partout.

SARVESA (sans.)

L'Etre suprême. Le contrôleur de toute action et de toute force dans l'univers. ŚAŚIN (sans.). Le nom d'un lièvre, qui dans la légende de la "lune et du lièvre" se jeta dans le feu afin de sauver des pèlerins mourant de faim, qui ne voulaient pas le tuer. Pour ce sacrifice, on dit qu'Indra l'a transféré au centre de la lune. ŚASTRA (sans.). Un traité ou un livre ; tout ouvrage d'une autorité divine ou acceptée, y compris les livres de droit. Un Śâstri veut dire, de nos jours, en Inde, un homme instruit en loi divine et humaine.

SAT (sans.)

La Réalité est toujours présente dans le monde infini ; la divine essence qui est, mais dont on ne peut pas dire qu'elle existe, car c'est le pouvoir absolu, l'Etre-té même. ŚATA RUPA (sans.). "Celle-aux-cent-formes" ; appliqué à Vâch, qui, parce qu'elle est la parèdre de Brahmâ, revêt une centaine de formes ; la Nature.

SATI (égypt.)

La déesse "triadée" avec Anouki et le dieu égyptien Khnoum.

SATI (sans.)

La crémation des veuves vivantes avec leurs maris morts – une coutume maintenant heureusement abolie en Inde ; Litt., "une femme chaste et dévouée".

SATTA (sans.)

La "seule et unique Existence" – Brahma (neutre).

SATTVA (sans.)

Essence, nature ; utilisé en mot composé. Exemple : "Bodhisattva", un saint bouddhiste "dont la nature est connaissance".

SATTVA (sans.)

Bonté absolue ; la première des trigunas ou trois qualités de la nature.

SATYA (sans.)

La vérité suprême.

SATYA LOKA (sans.)

Le monde de pureté infinie et de sagesse, la demeure céleste de Brahmâ et des dieux.

SATYA YUGA (sans.)

L'âge d'or, ou âge de vérité et de pureté ; le premier des quatre yugas, appelé également Krita Yuga.

SATYAS (sans.)

Un des noms des douze grands dieux.

SCARABEE

En Egypte, symbole de résurrection et également de renaissance : de résurrection pour la momie ou mieux pour les aspects les plus hauts de la personnalité qui l'animait, et de renaissance pour l'Ego, le "corps spirituel" de l'Ame humaine inférieure. Les égyptologues ne nous livrent que la moitié de la vérité, lorsqu'en spéculant sur le sens de certaines inscriptions, ils disent, "l'âme justifiée, une fois atteint un certain moment de ses pérégrinations (simplement à la mort du corps physique), devait être unie à son corps (c'est-à-dire l'Ego) et ne jamais plus en être séparée" (Rougé). Qu'est-ce que ce soi-disant corps ? Peut-il être la momie ? Certainement pas, car le cadavre momifié et vidé ne peut jamais plus ressusciter. Ce ne peut être que le vêtement spirituel et éternel, l'Ego qui jamais ne meurt mais donne l'immortalité à quiconque s'unit à lui. "L'Intelligence délivrée (qui) reprend son enveloppe lumineuse et (re)devient un Daïmon", comme le dit le Prof. Maspero, est l'Ego spirituel ; l'Ego personnel ou Kâma-Manas, son rayon direct, ou l'âme inférieure, est ce qui aspire à devenir Osirifié, c'est-à-dire s'unir à son "dieu" ; et la partie de ce composé qui réussira à le faire, n'en (du dieu) sera jamais plus séparée, même pas lorsque ce dernier reviendra maintes et maintes fois en incarnation, descendant périodiquement sur terre dans son pèlerinage, à la recherche de nouvelles expériences et en conformité avec les décrets du Karma. Khem, "celui qui sème la semence", est présenté sur une stèle dans une scène de Résurrection après la mort physique, comme le créateur et le semeur du grain de blé, qui, après sa corruption, jaillit de nouveau dans un épi neuf, sur lequel on remarque, en équilibre, un scarabée. Et Déveria montre très justement que "Ptah est la forme inerte et matérielle d'Osiris, qui va devenir Sokari (l'Ego éternel) qui renaîtra, et deviendra Harmachis ultérieurement", ou Horus dans sa transformation, le dieu ressuscité. La prière que l'on trouve souvent dans les inscriptions tumulaires, "le souhait pour la résurrection de son âme vivante", ou l'Ego Supérieur, a toujours un scarabée à la fin ; il représente l'âme personnelle. Le scarabée est le plus estimé, comme le plus fréquent et le plus familier, de tous les symboles égyptiens. On ne trouve nulle momie sans qu'il y en ait plusieurs ; l'ornement favori sur les gravures, les meubles et ustensiles domestiques est ce scarabée sacré, et Pierret montre à propos dans son Livre des Morts que le sens caché de ce hiéroglyphe est suffisamment expliqué dans le fait que le nom égyptien du scarabée, Kheper, signifie être, devenir, édifier à nouveau.

SCEAU DE SALOMON

La Société Théosophique a incorporé dans son sigle ce double triangle symbolique. La raison pour laquelle il serait appelé "Sceau de Salomon" est mystérieuse, à moins qu'on ne place son origine en Iran où il se raconte beaucoup d'histoires sur ce personnage mythique et le sceau magique qu'il utilisait pour attraper les djins et les emprisonner dans de vieilles bouteilles. Mais ce sceau ou double triangle est aussi appelé en Inde la "Marque de Vishnou", et peut être vu sur les maisons dans chaque village en guise de talisman contre le mal. Le triangle était sacré et utilisé comme signe religieux en Extrême Orient des âges avant que Pythagore ne proclamât qu'il était la première des figures géométriques, aussi bien que la plus mystérieuse. On le trouve sur les pyramides et les obélisques, et il est rempli de significations occultes, comme sont, en fait, tous les triangles. Ainsi l'énnéagramme est le triple triangle – celui à six pointes étant l'hexalpha. (Voir "Pentacle"). La manière dont un triangle dirige ses pointes détermine sa signification. Si c'est vers le haut, il représente l'élément mâle et le feu divin ; vers le bas, le féminin et les eaux de la matière ; vertical, mais avec une barre en travers du sommet, l'air et la lumière astrale ; vers le bas, avec une barre – la terre ou matière à l'état brut, etc. Lorsqu'un prêtre grec de confession chrétienne tient, pour bénir, deux de ses doigts et le pouce ensemble, il fait simplement le signe magique – par la puissance du triangle ou "trinité". SCHEKINAH (héb.). Un titre appliqué à Malcuth, la dixième Sephira, par les Cabalistes ; mais, par les Juifs, au nuage de gloire qui demeure sur le siège de miséricorde dans le Saint des Saints. Cependant, comme l'enseignaient tous les rabbins d'Asie Mineure, sa nature est d'un genre plus exalté, Schekinah étant le voile d'En-Soph, l'Éternel et l'Absolu ; de là, un genre de Mûlaprakriti cabalistique. (w.w.w.). SCHEO (égypt.). Le dieu qui, conjointement avec Tefnout et Seb, habite Aanrou, la région appelée "la terre de la renaissance des dieux".

SCIENCE SACRES

Le nom donné à la philosophie ésotérique intérieure, les secrets enseignés autrefois aux candidats initiés et divulgués par les Hiérophantes durant la dernière et suprême Initiation.

SCIENTISTES CHRÉTIENS

Un mot nouvellement fabriqué pour désigner les praticiens d'un art de guérir qui utilise la volonté. Le nom prête à confusion puisqu'un Bouddhiste, un Juif, un Hindou ou un matérialiste peut pratiquer cette nouvelle forme de Yoga occidental avec un égal succès, s'il peut conduire et gouverner sa volonté avec assez de fermeté. Les "Scientistes Mentaux" sont une autre école rivale. Ils agissent par une négation universelle de toute maladie et mal imaginables, et prétendent, par syllogisme, que puisque l'Esprit Universel ne peut être atteint par les maux de la chair, et puisque tout atome est Esprit et dans l'Esprit, et finalement puisqu'eux – les guérisseurs et les guéris – sont tous absorbés dans cet Esprit ou Divinité, il n'y a pas et ne peut pas y avoir de chose comme la maladie. Cela n'empêche du reste pas les Scientistes Chrétiens ou mentaux d'être victimes de maladies, et d'abriter dans leurs corps des affections chroniques tout comme les mortels ordinaires.

SEDECLA (héb.)

La femme oracle d'Endor.

SEIR ANPIN

, ou Zeir Anpin (héb.). Dans la Cabale, "le Fils du Père caché", celui qui unit en lui toutes les Sephiroth. Adam Kadmon, ou l' "Homme Céleste" premier manifesté, le Logos.

SEKHEM (égypt.)

Identique à Sekten.

SEKHET (égypt.)

Voir "Pasht".

SEKTEN (égypt.)

Le Devachan ; le lieu de la récompense post mortem, un état de félicité, non une localité.

SENA (sans.)

L'aspect féminin, ou Śakti de Kârttikeya ; aussi appelée Kaumârî.

SENS

Les dix organes de l'homme. Dans le Panthéon exotérique et les allégories orientales, ils sont les émanations de dix dieux mineurs, les Prajâpati terrestres ou "progéniteurs". Ils sont appelés, par contraste avec les cinq sens physiques et les sept superphysiques, les "sens élémentaires". En occultisme, ils sont étroitement alliés aux diverses forces de la nature, et avec nos organismes internes, appelés cellules en physiologie.

SENZAR

Le nom mystique du langage sacerdotal secret ou la "langue mystérieuse" des Adeptes initiés dans le monde entier.

SEPHER SEPHIROTH (héb.)

Un traité cabalistique touchant à l'évolution progressive de la Divinité du repos négatif à l'émanation active et à la création. (w.w.w.).

SEPHER YETZIRAH (héb.)

"Le Livre de la Formation". Un très ancien ouvrage cabalistique que l'on attribue au patriarche Abraham. Il illustre la création de l'univers par analogie avec les vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu, réparties en une triade, une heptade et une dodécade, en correspondance avec les trois lettres mères, A, M, S, les sept planètes, et les douze signes du Zodiaque. Il est écrit en néo-hébreu de la Mishnah. (w.w.w.).

SEPHIRA (héb.)

Une émanation de la Divinité ; le père-mère et la synthèse des dix Sephiroth lorsqu'elle est placée au sommet de l'Arbre sephirothique ; dans la Cabale, Sephira, ou le "Vieillard Sacré", et l'Intelligence divine (identique à Sophia ou Metis), la première émanation de l' "Eternel" ou En-Soph.

SEPHIROTH (héb.)

Les dix émanations de la Divinité ; la plus haute est formée de la concentration d'Aïn Soph Aur, ou Lumière Sans-Limite, et chaque Sephira en produit une autre par émanation. Les noms des Dix Sephiroth sont – 1. Kether – la Couronne ; 2. Hochmah – la Sagesse ; 3. Binah – la Compréhension ; 4. Hesed – la Miséricorde ; 5. Ghebourah – la Puissance ; 6. Tiphereth – la Beauté ; 7. Netsah – la Victoire ; 8. Hod – la Splendeur ; 9. Yesod – la Fondation ; et 10. Malcuth – le Royaume. Cette conception de la Divinité incarnée dans les Dix Sephiroth est très sublime, et pour le Cabaliste, chaque Sephira est une image d'un groupe d'idées, de titres et d'attributs exaltés, que le nom ne représente que faiblement. Chaque Sephira est qualifiée soit d'active soit de passive, bien que cette attribution puisse induire en erreur : passive ne signifie pas un retour à l'existence négative, et les deux termes expriment seulement la relation entre les Sephiroth prises isolément, et non pas une qualité absolue. (w.w.w.).

SEPTERION (gr.)

Litt., "la vénération". Une grande fête religieuse célébrée autrefois tous les neuf ans à Delphes, en l'honneur d'Hélios – le Soleil – ou Apollon, pour commémorer son triomphe sur les ténèbres, ou Python ; Apollon-Python étant identique à OsirisTyphon en Egypte.

SERAPHIM (héb.)

Des êtres célestes décrits par Isaïe (VI., 2,) comme ayant la forme humaine avec l'addition de trois paires d'ailes. Le mot hébreu est ShRPIM, et en dehors de l'exemple ci-dessus, est traduit par serpents, et il est relié à la racine verbale ShRP, consumer. Ce mot est utilisé pour serpents dans les Nombres et le Deutéronome. Moïse, dit-on, a dressé dans le désert un ShRP ou Seraph d'Airain comme un modèle. Le brillant serpent est aussi utilisé comme emblème de la Lumière. C'est à rapprocher du mythe d'Esculape, la divinité guérisseuse, qui, dit-on, aurait été amenée à Rome depuis Epidaure sous la forme d'un serpent, et dont les statues le montrent tenant une baguette sur laquelle est enroulé un serpent. (Voir Ovide, Métamorphoses, livre XV). Les Séraphim de l'Ancien Testament semblent être liés aux Cherubim (V.). Dans la Cabale, les Seraphim forment un groupe de puissances angéliques assignées à la Sephira Ghebourah – Pouvoir de Rigueur. (w.w.w.).