Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
237 notices — lettre S
Grand dieu solaire qui remplaça Osiris dans le culte populaire, et en l'honneur de qui on chantait les sept voyelles. Lorsqu'on le représentait, on lui donnait souvent l'apparence d'un serpent, un "Dragon de Sagesse". Le plus grand dieu d'Egypte durant les premiers siècles du Christianisme.
Le plus sacré de tous les serments. La peine de mort était encourue par la rupture du serment ou engagement sodalien. Le serment et le Sod (la connaissance secrète) sont plus anciens que la Cabale ou Tradition, et les anciens Midrashim traitaient entièrement des Mystères ou Sod avant qu'ils fussent incorporés au Zohar. Maintenant on s'y réfèrent comme aux Mystères secrets de la Thorah, ou Loi, dont la rupture entraînait la mort. (Voir "Sod" et "Sodales"). ŚESHA (sans.). Ananta, le grand Serpent de l'Eternité, le lit de repos de Vishnou ; symbole du Temps infini dans l'Espace. Dans les croyances exotériques, Śesha est représenté comme un cobra aux mille-têtes et aux sept-têtes ; le premier est le roi du monde inférieur, appelé Pâtâla, le second, le porteur ou soutien de Vishnou sur l'Océan de l'Espace. SET ou Seth (égypt.). Identique au fils de Noé et à Typhon – qui est le côté obscur d'Osiris. Le même que Thoth et Satan, l'adversaire, et non pas le diable comme le représentent les Chrétiens.
Le dieu du temps : Chronos, identique à Sefekh. Quelques orientalistes le traduisent par "septième".
Les Shaberons mongols ou Khubilgans (ou encore Khubilkhans) sont, d'après les Lamaïstes, les réincarnations du Bouddha ; de grands saints et des avatârs pour ainsi dire.
Litt., Les six demeures ou portails de l'homme pour la réception des sensations ; donc, sur le plan physique, les yeux, le nez, les oreilles, la langue, le corps (toucher) et l'opinion, en guise de produit du cerveau physique ; et sur le plan mental (ésotériquement), la vue, l'odorat, l'ouïe, le goût, le toucher et la perception, le tout d'un point de vue spirituel synthétisé par l'élément Buddhi-âtmique. Shadâyatana est l'un des douze Nidânas qui forment la chaîne des relations sans fin entre causes et effets. SHADDAI, El. (héb.). Un nom de la divinité hébraïque, habituellement traduit par "Dieu Tout-Puissant", que l'on trouve dans la Genèse, l'Exode, les Nombres, Ruth et Job. Son équivalent grec est Kurios Pantokrator ; mais de par son origine hébraïque il signifie plutôt "celui qui répand", shad voulant dire sein, et à vrai dire shdi est aussi employé pour "nourrice". (w.w.w.).
Un ordre de prêtres magiciens tartares ou mongols, ou comme certains le disent, de prêtres-sorciers. Ils ne sont pas Bouddhistes, mais forment une secte de la vieille religion Bön du Tibet. Ils vivent principalement en Sibérie et sur ses confins. Hommes et femmes peuvent être indifféremment shamans. Ce sont tous des magiciens, ou plutôt des sensitifs et des médiums au développement artificiel. A l'heure actuelle, ceux qui font fonction de prêtres parmi les Tartares sont généralement très ignorants et bien en dessous des fakirs en connaissance et en instruction.
L'année lunaire.
Une mystérieuse épithète que l'on donne à une robe ou "vêtement" dans un sens métaphorique. Prendre la "robe Shangna" signifie acquisition de la Sagesse Secrète et de l'Initiation. (Voir La Voix du Silence, p. 49).
, Litt., l'école des six villes. Fameuse école philosophique où les chelâs sont préparés pour l'entrée du Sentier.
Voir "Siddim".
Samael ; l'esprit de la terre, son chef gouverneur et son génie.
Le nom séparé. Le nom mirifique tiré de la substance de la divinité et qui montre son essence indépendante. Jésus fut accusé par les Juifs d'avoir dérobé ce nom au Temple au moyen d'arts magiques et de s'en servir pour produire ses miracles.
(le nom séparé, grâce à la puissance duquel, selon ses détracteurs, on dit que Jeshu Ben Pendira exécutait ses miracles, après l'avoir soustrait du Temple), qu'il provienne ou non de la "substance auto- existante" du Tétragramme, ne pourra jamais être un substitut pour le
Litt., les serviteurs d'Horus ; les premiers peuples qui habitèrent l'Egypte et qui étaient Aryens.
L'Enfer du panthéon hébreu ; région de silence et d'inactivité que l'on doit distinguer de la Géhenne (V.).
Un état de félicité et de liberté de l'âme, au cours duquel un homme peut voyager en esprit là où il veut.
La seconde vertu des dix pâramitâs de perfection. Une parfaite harmonie dans les paroles et les actes.
L'ancienne religion au Japon avant l'introduction du Bouddhisme, basée sur le culte des esprits et des ancêtres.
Celui qui demande avis aux "esprits" familiers : un nécromancien, une personne qui évoque les morts ou leurs fantômes.
Une personnification du dieu Râ ; on le représente comme "le grand chat du bassin des Persea dans Anu".
Le vampire, la goule, ou le revenant des cimetières.
, (tamoul). L'élémental qui, dit-on, aide les "charlatans" à faire pousser des manguiers et à produire d'autres merveilles.
Un monastère collégial de grand renom au Tibet, contenant plus de 30.000 moines et étudiants.
Le nom chinois du Tibet, en 2.207 av. J-C., à la Bibliothèque impériale de la capitale du Fou Kien, avec la mention "siège important de savoir occulte" (La Doctrine Secrète, L, 267, note 1).
Le roseau dont la moelle servit à la création de la troisième race, d'après les Ecritures des Guatémaltèques, appelées le Popol Vuh. ŚIBIKA (sans.). L'arme de Kubera, dieu de la richesse (une divinité védique vivant dans l'Hadès, d'où un genre de Pluton), fabriquée de fragments provenant de la splendeur divine de Vishnu, demeurant dans le soleil, et affilée par Viśvakarman, le maître-artisan de la Création.
Litt., "le guide des Siddhas" ; un titre de Kârttikeya, le "mystérieux jeune" (kumâra guha).
Tout ouvrage savant sur l'astronomie ou les mathématiques en Inde.
Un nom donné à Gautama Bouddha.
Saints et sages qui sont devenus presque divins ; également une hiérarchie de Dhyân Chohans.
Une posture dans les pratiques du Hatha Yoga.
(sans.). Litt., "les attributs de perfection" ; pouvoirs phénoménaux acquis grâce à la sainteté par les Yogins.
Les Cananéens, nous dit-on, rendaient un culte à ces puissances du mal considérées comme divinités : le nom veut dire "ceux qui répandent" ; une vallée reçue leur nom. Il semble y avoir une relation entre ces puissances, comme modèles de la féconde nature, et l'Isis et Diane d'Ephèse aux multiples seins. Dans les Psaumes (cvi. 37.) le mot est traduit par "diables", et l'on nous dit que les Cananéens leurs offraient le sang de leurs fils et de leurs filles. Le titre qu'on leur donne semble venir de la même racine ShD, d'où est dérivé le nom du dieu El Shaddaï. (w.w.w.). L'arabe Shedim signifie "Esprits de la Nature", Elémentals ; ce sont les afrites de l'Egypte moderne et les djins de Perse, d'Inde, etc.
"le Silence" ; un nom adopté par les Gnostiques pour indiquer la racine d'où proviennent les Eons de la deuxième série. ŚIGHRA (sans.). Le père de Moru, "qui grâce au pouvoir du Yoga est encore en vie, et se manifestera au commencement de l'âge Krita, afin de rétablir les Kshatriyas dans le dix-neuvième Yuga disent les prophéties purâniques. "Moru" est ici le substitut pour "Morya", la dynastie des souverains bouddhistes de Pâtaliputra qui débuta avec le grand roi Chandragupta, le grand-père du Roi Aśoka. C'est la première dynastie bouddhique. (La Doctrine Secrète, IL, 94).
Le héros qui tua Fafnir, le "Dragon", rôtit son cœur et le mangea ; après quoi il devint le plus sage des hommes. Une allégorie qui se réfère aux études occultes et à l'initiation. SIMEON-BEN-YOCHAI. Un rabbin-adepte qui fut l'auteur du Zohar, (V.).
La constellation du Lion ; Simha voulant dire "lion".
Un très grand gnostique samaritain et thaumaturge, nommé "le grand Pouvoir de Dieu".
Identique au Siorgh ailé, un genre de gigantesque griffon, moitié phénix, moitié lion, doté dans les légendes iraniennes de pouvoirs oraculaires. Le Simorgh était le gardien des anciens Mystères de Perse. On s'attend à ce qu'il réapparaisse à la fin du cycle sous la forme d'un gigantesque lion-oiseau. Son nom arabe est Rakshi.
Le Mont Sinaï, le Nissi de l'Exode (xVII., 15), le lieu de naissance de presque tous les dieux solaires de l'antiquité, tels que Dionysos, né à Nissa ou Nysa, Zeus de Nysa, Bacchus et Osiris, (V). Certains peuples anciens croyaient que le Soleil était le descendant de la Lune, qui elle-même, autrefois, avait été un Soleil. Sin-aï est la "Montagne de la Lune", de là la relation.
L'esprit du Soleil chez les tribus Kolariennes.
Également comme variantes, Sinita et Sanika, etc... Le Vishnu Purâna le donne comme le nom du futur sage qui recevra l'instruction de celui qui deviendra Maitreya, à la fin du Kali Yuga, et ajoute que cela est un grand mystère.
Le premier jour de la nouvelle lune qui est très rattaché à des pratiques occultes en Inde.
Le Livre du Mystère Caché ; une section du Zohar. (Voir Kabbalah Unveiled de Mathers).
Sothis, en égyptien. L'étoile du chien ; l'étoile adorée en Egypte et révérée par les occultistes : par les premiers, parce que son lever héliaque était le signe de la bienfaisante inondation du Nil, et par les seconds, parce qu'elle est mystérieusement associée à Thoth-Hermès, dieu de la sagesse, et à Mercure, sous une autre forme. Ainsi Sothis-Sirius avait, et a encore, une influence mystique directe sur tout le ciel vivant, et se trouve reliée à presque tous les dieux et déesses. Elle était "Isis dans le ciel" et appelée Isis-Sothis, car Isis était "dans la constellation du chien", comme le déclarent ses monuments. On croyait que l'âme d'Osiris demeurait dans un personnage qui marche à grandes enjambées devant Sothis, sceptre en main et fouet sur l'épaule". Sirius est aussi Anubis et est directement lié au cercle "Ne me dépasse pas" ; il est, en outre, identique à Mithra, le dieu des Mystères de Perse, et à Horus et même à Hathor, quelquefois appelée la déesse Sothis. Etant rattachée à la Pyramide, Sirius était donc liée aux initiations qui y prenaient place. Il existait autrefois un temple consacré à Sirius Sothis à l'intérieur du grand temple de Denderah. En résumé, toutes les religions ne sont pas, comme Dufeu, l'égyptologue français, cherchait à le prouver, dérivées de Sirius, l'étoile du chien, mais Sirius Sothis peut être à coup sûr trouvée en relation avec toutes les religions de l'antiquité. ŚISHTA (sans.), Les grands élus ou Sages, qui demeurent après chaque Pralaya mineur (ce qui est appelé "obscuration" dans le Bouddhisme Ésotérique de M. Sinnett), lorsque le globe accède à sa nuit ou période de repos, pour devenir, à son nouveau réveil, la semence de l'humanité nouvelle. Litt., "les restes".
Voir à "ZIUSUDRA".
L'égyptien ssesh ou kemken. Un instrument habituellement fabriqué en bronze mais quelquefois en or ou en argent, d'une forme circulaire ouverte, avec une poignée, et quatre fils métalliques passés dans des trous, à la terminaison desquels étaient attachés des bouts de métal qui s'entrechoquaient : son sommet était orné d'une image d'Isis ou de Hathor. C'était un instrument sacré que l'on utilisait dans les temples dans le but de produire, au moyen des combinaisons obtenues avec les pièces métalliques, des courants magnétiques et des sons. Il a subsisté jusqu'à nos jours dans l'Abyssinie chrétienne sous le nom de sanasel, et les bons prêtres l'utilisent pour "écarter les diables des locaux", action tout à fait compréhensible pour l'occultiste, même s'il provoque certainement des rires chez l'orientaliste sceptique. La prêtresse le tenait habituellement dans sa main droite au cours de la cérémonie de la purification de l'air, ou la "conjuration des éléments", comme Eliphas Levi l'appellerait, tandis que les prêtres tenaient le Sistre de leur main gauche, utilisant la droite pour manipuler la "clef de vie" – la croix à poignée ou Tau. ŚIŚUMARA (sans.). Une ceinture tournante imaginaire, sur laquelle tous les corps célestes se meuvent. Cette armée d'étoiles et de constellations est représentée par l'image de Śiśumâra, une tortue (certains disent un marsouin !), un dragon, un crocodile, et cætera. Mais comme c'est un symbole de la méditation du saint Vâsudeva ou Krishna, ce doit être un crocodile, ou mieux, un dauphin, puisqu'il est identique au Makâra zodiacal. Dhruva, l'ancienne étoile polaire, est placée au bout de la queue de ce monstre sidéral, dont la tête indique le sud et dont le corps se courbe en rond. Plus haut le long de la queue se trouvent les Prajâpati, Agni, etc..., et à son fondement sont placés Indra, Dharma, et les sept Rishis (la Grande Ourse), etc..., etc... Evidemment le sens est mystique. ŚIVA (sans.). La troisième personne de la Trinité hindoue (la Trimûrti). C'est un dieu de premier ordre, et dans son rôle de Destructeur supérieur à Vishnou, le Préservateur ; car il ne détruit que pour régénérer sur un plan supérieur. Il est né comme Rudra, le Kumâra, et est patron de tous les Yogis, étant appelé, comme tel, Mahâ-Yogin, le grand ascète. Ses titres sont d'importance : Trilochana, "celui aux-trois-yeux", Mahâdeva, "le grand dieu", Śankara, etc... etc... ŚIVA-RUDRA (sans.). Rudra est le nom védique de Śiva, ce dernier étant absent du Veda.
Litt., "faisceaux", ou groupe d'attributs ; tout ce qui est fini, inapplicable à l'éternel et à l'absolu. Il y a cinq – ésotériquement, sept– attributs dans tout être humain vivant, qui sont connus comme Pancha Skandhas. Ce sont (1) la forme, rûpa ; (2) la perception, vedanâ ; (3) la conscience, samjnâ ; (4) l'action, samskâra ; (5) connaissance, vijnâna. A la naissance d'un être humain ils sont réunis et constituent sa personnalité. Lorsque ces skandhas sont arrivés à maturité, ils commencent à se séparer et à s'affaiblir, et ceci est suvi de Janâmarana, ou décrépitude et mort.
Un des célèbres géants dont il est parlé dans l'Edda. ŚLOKA (sans.). Le mètre de l'épopée sanskrite de trente-deux syllabes ; des strophes de quatre demi-lignes de huit, ou en deux lignes de seize syllabes chacune.
Les Brâhmanes Smârta : une secte fondée par Śankarâchârya.
Récits traditionnels délivrés oralement ; vient du mot smriti, "Mémoire", une fille de Daksha. Ce sont maintenant les écrits légaux et ceux qui ont trait aux cérémonies des Hindous ; ce qui est l'opposé des Védas qui sont la Śruti ou "révélation", et donc moins sacrés qu'eux.
Un "Arcane" ou un mystère religieux. Les Mystères de Baal, Adonis et Bacchus, tous des dieux-soleil ayant des serpents comme symboles, ou, comme dans le cas de Mithra, un "serpent solaire". Les anciens Juifs avaient aussi leur Sod, les symboles n'en étant pas exclus, puisqu'ils avaient le "serpent d'airain" dressé dans le désert, et ce serpent spécial était le Mithra perse, le symbole de Moïse en tant qu'Initié, mais il n'a jamais certainement été conçu pour représenter le Christ historique. "Le secret (Sod) du Seigneur est avec ceux qui le craignent", dit David, dans Psaumes, XXV., 14. Mais ceci lu, dans l'original hébreu, donne : "Sod Ihoh (ou les Mystères) de Jéhovah sont pour ceux qui le craignent". L'Ancien Testament est si terriblement mal traduit que le verset 7 dans Psaumes LXXXIX., qui dans l'original se présente "Al (El) est terrible dans le grand Sod des Kedeshim" (les Galli, les prêtres des mystères intérieurs juifs), se lit maintenant dans la traduction mutilée "Dieu doit beaucoup être craint dans l'assemblée des saints". Siméon et Levi célébraient leur Sod, et cela est continuellement mentionné dans la Bible. "Oh ! mon âme", s'exclame Jacob mourant, "ne pénètres– tu pas dans leur secret (Sod, dans l'original), à leur assemblée", c'est-à-dire, à la Sodalité de Siméon et de Levi (Genèse, xlix., 6). (Voir Sôd, the Mysteries of Adoni de Dunlap).
Les membres du collège des prêtres. (Voir Latin Lexicon de Freund, IX., 448). Cicéron nous dit également (De Senectute, 13) que les "Sodalités (corporations religieuses) étaient constituées dans les Mystères Idaéens de la PUISSANTE MÈRE". Ceux qui étaient initiés dans le Sod étaient appelés les "Compagnons". SOHAM (sans.). Une syllabe mystique représentant l'involution litt., "CELA JE SUIS".
L'Esprit Divin Supérieur adombrant l'être humain. La couronne de la Triade supérieure spirituelle dans l'homme – Atman.
Un dieu du feu ; une divinité solaire aux nombreuses formes. Il est Ptah-Sokaris, lorsque le symbole est purement cosmique, et "Ptah-Sokaris-Osiris" lorsqu'il est phallique. Cette divinité est hermaphrodite, le taureau sacré étant son fils, conçu en lui par un rayon solaire. Selon Smith dans History of the East, Ptah est un "second Démiurge, une émanation du premier Principe créateur" (le premier Logos). Le Ptah vertical avec la croix et le bâton est le "créateur des œufs du soleil et de la lune". Pierret est de l'opinion qu'il représente la Force primordiale qui avait préséance sur les dieux et qui "a créé les étoiles, et les œufs du soleil et de la lune". Mariette Bey voit en lui "la Sagesse divine dispersant les étoiles dans l'immensité", et le Targum de Jérusalem le confirme en affirmant que les "Egyptiens appelaient Ptah la Sagesse de la Première Intelligence".
Une divinité à qui le chat était consacré. SOMA (sans.). La lune, et également le jus de la plante de ce nom, utilisé dans les temples à des fins d'extase : une boisson sacrée. Soma, la lune, est le symbole de la Sagesse Secrète. Dans les Upanishads on utilise ce mot pour indiquer la matière à l'état brut (avec une association d'humidité) capable de produire la vie sous l'action de la chaleur. (Voir "SOMA, La Boisson"). SOMA, La Boisson. Fabriquée, à partir d'une plante rare poussant dans les montagnes, par les Brâhmanes initiés. Cette boisson sacrée hindoue fait pendant à l'ambroisie des Grecs ou nectar, bue à grands traits par les dieux de l'Olympe. Une coupe de Kykeôn était également bue à grands traits par les Mystes lors de l'Initiation Eleusinienne. Celui qui la boit facilement atteint Bradhna, ou le séjour de splendeur (le Ciel). La boisson Soma connue des Européens n'est pas l'authentique breuvage, mais son succédané ; car les prêtres initiés seuls peuvent goûter au véritable Soma. Même rois et râjas, lorsqu'ils sacrifient, reçoivent le succédané. Haug, de son propre aveu, indique dans son Aitareya Brâhmana, que ce n'était pas le Soma qu'il goûtait et trouvait désagréable, mais le jus obtenu à partir des racines du Nyagrodha, une plante ou buisson qui pousse sur les collines de Poona. Nous étions positivement informés que la majorité des prêtres sacrificateurs du Dekkan ont perdu le secret du vrai Soma. Il ne peut être découvert ni dans les livres à rituels ni au moyen de l'information orale. Les véritables membres de la religion védique primitive sont très peu nombreux ; ce sont les prétendus descendants des Rishis, les vrais Agnihôtris, les initiés aux grands Mystères. La boisson Soma est aussi commémorée dans le Panthéon hindou, car elle est appelée le Roi-Soma. Celui qui en boit est rendu capable de participer du roi céleste : il est rempli de son essence, comme les Apôtres chrétiens et leurs convertis étaient emplis du Saint Esprit, et purifiés de leurs péchés. Le Soma fait de l'initié un nouvel être : il est né à nouveau et transformé, et sa nature spirituelle surmonte sa nature physique ; il accorde le divin pouvoir de l'inspiration, et développe la faculté clairvoyante jusqu'à son plus haut point. D'après les explications exotériques, le soma est une plante, mais en même temps il est un ange. Il lie fortement l'intérieur, l' "esprit" le plus élevé de l'homme, cet esprit qui est un ange semblable au mystique Soma, avec son "âme irrationnelle", ou corps astral, et ainsi unis par la puissance de la boisson magique, ils s'élèvent ensemble au-dessus de la nature physique et durant la vie participent à la béatitude et aux gloires ineffables du Ciel. Ainsi le Soma hindou est mystiquement, et à tous égards, identique à ce que le souper eucharistique est au Chrétien. L'idée est similaire. Au moyen de prières sacrificielles – mantra – cette liqueur est censée être immédiatement transformée en Soma réel, ou en l'ange, et même en Brahmâ lui-même. Quelques missionnaires se sont exprimés avec beaucoup d'indignation sur cette cérémonie, et d'autant plus, car ils voyaient que les Brâhmanes usent généralement d'une sorte de liqueur spiritueuse en guise de succédané. Mais les Chrétiens croient-ils moins fermement en la transsubstantiation du vin de communion en le sang du Christ, parce qu'il arrive que ce vin soit plus ou moins spiritueux ? L'idée du symbole qui y est attaché n'est-elle pas la même ? Mais les missionnaires disent que cette heure où le Soma est bu est l'heure dorée de Satan, qui est aux aguets au fond de la coupe hindoue du sacrifice. (Isis Dévoilée). SOMA LOKA (sans.). Une sorte de demeure lunaire où le dieu Soma, le régent de la Lune, réside. La demeure des Pitris Lunaires ou Pitriloka.
Une classe de Pitris Lunaires. (Voir Trisuparna"). SOMNAMBULISME. Litt., "marcher en dormant", ou se mouvoir, agir, écrire et accomplir toutes les fonctions de la conscience de veille dans son sommeil, avec complet oubli du fait en se réveillant. C'est un des grands phénomènes psycho-physiologiques, le moins compris comme le plus embarrassant, dont seul l'occultisme détient la clef.
Une cérémonie magique ayant pour but de transporter une maladie d'une personne à une autre. Magie noire, sorcellerie.
Sagesse. Le Logos féminin des Gnostiques ; le Mental Universel, et pour d'autres, le Saint Esprit féminin.
La fille de Sophia. La Lumière Astrale personnifiée, ou le plan inférieur de l'Ether.
Sortilège, enchantement, art de jeter des charmes et d'utiliser la magie noire.
Le mot Witch, sorcière en anglais, vient du mot anglo- saxon wicce, de l'allemand wissen, "connaître", et de wikken, "deviner, prédire". Les sorcières furent d'abord appelées les "femmes sages", jusqu'au jour où l'Eglise décida qu'elle suivrait la loi de Moïse et mettrait à mort toutes les "sorcières" ou enchanteresses. SORCIERES, Sabbat des. Les prétendues fêtes et rassemblements de sorcières dans quelque endroit isolé, où on les accusait de s'entretenir directement avec le Diable. Toutes les races et les nations y croyaient, et quelques-unes y croient encore. Ainsi dit-on que le principal quartier général et lieu de rencontre de toutes les sorcières de Russie est le Mont Chauve (Lyssaya Gorâ) près de Kiev, et en Allemagne, le Brocken dans les Montagnes du Harz. Dans le vieux Boston, aux U.S.A., elles se rencontraient près de l'Etang du Diable ("Devil's Pond"), dans une grande forêt qui a maintenant disparu. A Salem, on les mit à mort, presque à la discrétion des Anciens de l'Eglise, et dans la Caroline du Sud une sorcière fut brûlée aussi récemment qu'en 1865. En Allemagne et en Angleterre elles furent massacrées par milliers par l'Eglise et l'Etat, après avoir été forcées de mentir et de confesser sous la torture leur participation au "Sabbat des Sorcières".