Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
237 notices — lettre S
Le "saint tirage aux sorts à des fins de divination", pratiqué par le clergé chrétien des premiers temps et au moyen âge. St. Augustin qui ne "désapprouve pas cette façon d'apprendre le futur, pourvu qu'elle ne soit pas employée à des fins mondaines, la pratiquait lui- même" (Vie de St. Grégoire de Tours). Cependant, si "des laïques, des hérétiques, ou des païens de tout genre la pratiquent", ces sortes sanctorum deviennent – si nous en croyons les bons et pieux pères – des sortes diabolorum ou sortilegium – de la sorcellerie. SOSIOSH (zende). Le Sauveur mazdéen que, comme Vishnou, Maitreya Bouddha et d'autres, l'on attend à voir paraître sur un cheval blanc à la fin du cycle pour sauver l'humanité. (Voir "Śambhala").
De la racine sophia, "sagesse". Une secte mystique de Perse, quelque chose de semblable aux Védântins : bien que très puissante par le nombre, personne, sauf les hommes très intelligents, ne s'y associe, Ses membres revendiquent, et très justement, la possession de la philosophie ésotérique et la doctrine du véritable Mahométisme. La doctrine soufie (ou çûfie) est, sur bien des points, en contact avec la Théosophie, dans la mesure où elle prêche un seul credo universel et le respect et la tolérance extérieure pour toutes les croyances exotériques populaires. On trouve également beaucoup de rapports avec la Maçonnerie. Les Soufis ont quatre degrés et quatre étapes d'initiation : l°, probationnaire, avec une stricte observance extérieure des rites musulmans, la signification cachée de chaque cérémonie et de chaque dogme étant expliquée au candidat ; 2°, l'entraînement métaphysique ; 3°, le degré de "Sagesse", lorsque le candidat est initié à la nature la plus intérieure des choses ; et 4°, la Vérité finale, lorsque l'Adepte atteint les pouvoirs divins, et l'union complète avec la Divinité Une et Universelle par l'extase ou Samâdhi.
Le premier des "quatre sentiers" qui mènent au Nirvâna, dans les pratiques du Yoga.
Celui qui débute dans ce "sentier". SPARŚA (sans.). Le sens du toucher.
Le génie féminin de la terre ; la "splendide fille d'Ahura Mazda". Chez les Mazdéens, Spenta Armaita est la Terre personnifiée.
En ce qui concerne la croyance que l'on range sous ce vocable, savoir, la croyance en une continuelle communication des vivants avec les morts, que ce soit grâce à ses pouvoirs médiumniques personnels ou à ceux d'un prétendu médium – ce n'est pas mieux que la matérialisation d'un esprit, et la dégradation des âmes humaine et divine. Ceux qui croient en de telles communications déshonorent tout simplement les morts et accomplissent un sacrilège continuel. Autrefois, on l'appelait justement, "nécromancie". Mais nos spirites modernes s'offensent qu'on leur dise cette simple vérité.
C'est en philosophie, l'état ou la condition d'esprit opposé au matérialisme ou à une conception matérielle des choses. La Théosophie, une doctrine qui enseigne que tout ce qui existe est animé ou pénétré par l'Ame Universelle ou Esprit, et qu'il n'y a pas un atome dans notre univers qui soit à l'extérieur de ce Principe omniprésent – est du pur spiritualisme. ŚRADDHA (sans.). Litt., foi, respect, révérence. ŚRADDHA (sans.). Dévotion rendue à la mémoire des mânes des parents morts, et soins pris pour leur prospérité. Un rite post-mortem pour une parenté nouvellement défunte. Il y a également des rites mensuels de Śrâddha. ŚRADDHADEVA (sans.). Une épithète de Yama, le dieu de la mort et roi du monde inférieur, ou Hadès. ŚRAMANA (sans.). Prêtres bouddhistes, ascètes et postulants au Nirvâna, "ceux qui doivent placer un frein à leurs pensées". Le mot Saman, maintenant "Shaman", est une corruption de ce mot primitif.
Un lit de repos fait d'une natte ou d'une peau de tigre, couverte de darbha, de kuśa et autres herbes, utilisé par les ascètes – gurus et chelâs – et étendu par terre.
Les Amshaspends, sous leur plus haut aspect. ŚRAVAKA (sans.). Litt., "celui qui fait écouter" ; un prédicateur. Mais dans le Bouddhisme il signifie disciple ou chelâ. ŚRI ŚANKARACHARYA (sans.). Le grand réformateur religieux de l'Inde, et maître de la philosophie Vedânta – le plus grand des maîtres de cette sorte, considéré par les Advaiti (non-dualistes) comme une incarnation de Śiva et un faiseur de miracles. Il fonda de nombreux matham (monastères), et établit la secte la plus instruite parmi les Brâhmanes, appelée la Smârtava. Les légendes le concernant sont aussi nombreuses que ses écrits philosophiques. A l'âge de trente-deux ans il se rendit au Cachemire, et alors qu'il atteignait Kedârnâth dans les Himâlayas, il entra seul dans une caverne d'où il ne sortit plus jamais. Ses disciples prétendent qu'il n'est pas mort, mais qu'il s'est seulement retiré du monde. ŚRINGA GIRI (sans.). Un monastère, étendu et riche, situé sur le sommet des Ghats occidentaux dans le Mysore (Inde méridionale) ; le matham principal des Brâhmanes de l'Advaita et du Smârta, fondé par Śankarâchârya. C'est là que réside le primat religieux (ce dernier étant appelé Śankarâchârya) de tous les Védântins advaita, à qui beaucoup attribuent de grands pouvoirs supranormaux. ŚRI PADA (sans.). L'empreinte du pied du Bouddha. Litt., "le pas ou le pied du Maître ou du Seigneur exalté". ŚRIVATSA (sans.). Une marque mystique portée par Krishna, et également adoptée par les Jaïnas. ŚRIYANTRA (sans.). Le double triangle ou le sceau de Vishnou, également appelé "Sceau de Salomon", et adopté par la S.T. ŚROTAPATTI (sans.). Litt., "celui qui est entré dans le courant", c'est- à-dire, le courant ou Sentier qui mène à Nirvâna, ou figurativement, à l'Océan nirvânique. Identique à Sovani. ŚROTRIYA (sans.). L'appellation d'un Brâhmane qui pratique les rites védiques qu'il étudie, pour le distinguer du Vedavit, le Brâhmane qui les étudie seulement en théorie. ŚRUTI (sans.). Tradition sacrée reçue par révélation ; les Védas sont cette tradition que l'on doit distinguer de la "Smriti" (V). ST. GERMAIN, Le comte de. Les écrivains modernes s'y réfèrent comme à un personnage énigmatique. Frédéric II, roi de Prusse, avait l'habitude de dire de lui qu'il était un homme que personne n'avait jamais été capable de déchiffrer. Nombreuses sont les biographies qui lui ont été consacrées, mais plus extravagantes les unes que les autres. Par certains il était regardé comme un dieu incarné, par d'autres, comme un juif alsacien malin. Une chose est certaine, le comte de St. Germain – quelqu'ait été son nom patronymique réel – avait droit à ce nom et à ce titre, car il avait acheté une propriété appelée San Germano, dans le Tyrol italien, et avait payé le Pape pour user du titre. Il était extrêmement élégant, et son énorme érudition et ses capacités linguistiques étaient indéniables, car il parlait anglais, italien, français, espagnol, portugais, allemand, russe, suédois, danois, et bien d'autres langues slaves et orientales, avec une facilité égale à celle d'un habitant du pays. II était extrêmement riche, ne recevait jamais un sou de personne – en fait il n'acceptait jamais un verre d'eau ni ne prenait ses repas avec personne – mais faisait les plus extravagants présents en superbe joaillerie à tous ses amis ; même aux familles royales d'Europe. Son talent en musique était étonnant ; il jouait de tous les instruments, le violon étant son favori. "St. Germain rivaliserait avec Paganini lui-même", un octogénaire belge avait dit de lui en 1835, après avoir entendu le "Genoese maestro". "C'est Saint Germain ressuscité qui joue du violon dans le corps d'un squelette italien", s'exclamait un baron lithuanien qui les avait entendus tous les deux. Il n'a jamais élevé de prétentions concernant les pouvoirs spirituels, mais prouvait qu'il avait droit à une telle prétention. Il avait l'habitude de passer en transe profonde d'une durée de trente-sept à quarante-neuf heures sans s'éveiller, et ensuite il connaissait tout ce qu'il avait à connaître, et démontrait le fait en prophétisant l'avenir et en ne faisant jamais d'erreur. C'est lui qui prophétisa devant les rois Louis XV et Louis XVI, et l'infortunée Marie- Antoinette. Nombreux étaient les témoins encore vivants dans le premier quart de ce siècle (le XIXème, N. d. T.) qui rendaient témoignage de son étonnante mémoire : il pouvait lire ce qu'il y avait sur une feuille de papier dans la matinée et, bien qu'y ayant à peine jeter un coup d'œil, en pouvait répéter le contenu sans oublier un seul mot des jours plus tard. Il pouvait écrire des deux mains à la fois, la main droite rédigeant un morceau de poésie, la gauche un document diplomatique de la plus haute importance. Il lisait les lettres scellées sans y toucher, alors qu'elles étaient encore dans la main des personnes qui les lui apportaient. Il était l'adepte le plus grand dans la transmutation des métaux, faisant de l'or et les diamants les plus merveilleux, un art, disait-il, qu'il avait appris de certains Brâhmanes de l'Inde, qui lui avaient enseigné la cristallisation (l' "accélération") du carbone pur. Comme notre frère Kenneth Mackenzie le dit – "En 1780, alors qu'il rendait visite à l'ambassadeur français à La Haye, il brisa, d'un coup de marteau, un superbe diamant de sa fabrication personnelle, le pendant de celui, également fait par lui, qu'il venait tout juste de vendre à un joaillier pour 5.500 louis d'or". Il fut l'ami et le confident du comte Orloff en 1772 à Vienne, qu'il avait aidé et sauvé à St. Petersbourg en 1762 lorsqu'il s'était occupé des fameuses conspirations politiques de cette époque ; il devint également intime de Frédéric le Grand de Prusse. C'est tout naturellement qu'il avait de nombreux ennemis, et donc il n'y a pas à s'étonner si tout le bavardage inventé à son sujet est maintenant attribué à ses confessions personnelles : par exemple, qu'il avait plus de cinq cents ans, et aussi qu'il revendiquait une intimité individuelle "avec le Sauveur et ses douze Apôtres, et qu'il avait blâmé Pierre pour son mauvais caractère" – ce dernier fait s'opposant quelque peu, au point de vue époque, avec le premier, s'il avait vraiment prétendu n'être âgé que de cinq cents ans. S'il disait qu' "il était né en Chaldée et déclarait posséder les secrets des magiciens et sages égyptiens", il peut avoir dit vrai sans faire aucune prétention miraculeuse. Il y a des Initiés, et pas des plus élevés non plus, qui sont mis dans une condition où ils se rappellent plus d'une de leurs vies passées. Mais nous avons de bonnes raisons de croire que St. Germain n'a jamais pu avoir prétendu à "l'intimité personnelle" avec le Sauveur. Quoiqu'il en soit, le comte de St. Germain fut certainement le plus grand Adepte oriental que l'Europe ait vu depuis de longs siècles. Mais l'Europe ne l'a pas connu. Peut-être que quelques-uns le reconnaîtront lors de la prochaine Terreur, qui affectera toute l'Europe lorsqu'elle surviendra, et pas seulement un seul pays.
Egalement âyatana ; l'endroit ou la demeure d'un dieu.
De sthâ, se tenir ou demeurer sans mouvement. Le terme pour tous les objets conscients ou sensibles privés du pouvoir de locomotion – fixés ou enracinés comme les arbres ou les plantes ; tandis que toutes les choses sensibles, qui ajoutent le mouvement à un certain degré de conscience, sont appelées Jangama, de gam, se mouvoir, aller. STHAVIRAH ou Sthâviranikâya, (sans.). Une des plus anciennes écoles philosophiques contemplatives, fondée en 300 av. J.C. En 247 avant l'ère chrétienne, elle se divise en trois sections : les Mahâvihâra Vâsinâh (Ecole des grands monastères), Jêtaniyâh, et Abhayagiri Vâsinâh. C'est l'une des quatre branches de l'Ecole Vaibhâchika fondée par Kâtyâyana, un des grands disciples du Seigneur Gautama Bouddha, auteur de l'Abhidharma Jnâna Prasthâna Śâstra, que l'on attend à voir réapparaître comme Bouddha. (Voir "Abhayagiri"). Toutes ces écoles sont hautement mystiques. Litt., Sthâviranikâya est traduit par l' "Ecole de celui qui occupe le fauteuil" ou "Président" (Chohan).
Eternel, suprême : appliqué à l'Arne Universelle.
L'attribut de préservation : stabilité.
Matière différenciée et conditionnée.
Une illusion grossière, concrète et différenciée. STHULA ŚARIRA (sans.). En métaphysique, le corps physique grossier.
Un "principe" qui répond à la triade inférieure dans l'homme, c'est-à-dire, le corps, la forme astrale et la vie, dans le système du Râja Yoga Târaka qui ne mentionne que trois principes majeurs dans l'homme. Sthûlopâdhi correspond à jagrata, ou état conscient de veille.
Un monument conique, en Inde et à Sri Lankâ, érigé sur des reliques du Bouddha, d'Arhats, ou d'autres grands hommes.
Identique au Meru, la montagne du monde. Le préfixe Su implique la louange et l'exaltation de l'objet ou du nom personnel qui suit.
Fille de Daksha, épouse de Kaśyapa, et mère des mille serpents et dragons aux multiples têtes. ŚURPA (sans.). "Vanneur".
L'Etre : la substance qui se forme d'elle-même, ou cette "substance qui donne la substance à elle-même". (Voir l'Ekaśloka Śâstra de Nâgârjuna). On l'explique paradoxalement comme "la nature qui n'a pas de nature propre", et encore comme ce qui est par l'action et sans l'action. (Voir "Svabhâvat"). C'est l'Esprit à l'intérieur de la Substance, la cause idéale des puissances qui agissent sur le travail de l'évolution formatrice (pas la "création" au sens habituellement attaché à ce mot) ; lesquelles puissances deviennent à leur tour des causes réelles. D'après les termes employés dans les philosophies Vedânta et Nyâya : nimitta, la cause efficiente, et upâdâna, la cause matérielle, sont co-éternellement contenues dans Subhâva. Ainsi que le dit un Śloka sanskrit – "Au plus méritant des ascètes, grâce à sa puissance (celle de la cause "efficiente"), chaque chose créée vient par sa propre nature".
Les théosophistes emploient le mot dans un sens double, qualifiant la substance de perceptible et d'imperceptible ; et faisant une distinction entre les substances matérielle, psychique et spirituelle (voir "Śuddha Sattva"), entre substance idéale (c'est-à-dire, existant sur les plans supérieurs) et réelle. ŚUCHI (sans.). Un nom d'Indra ; et également du troisième fils d'Abhimânin, fils d'Agni, c'est-à-dire, un des quarante-neuf feux primordiaux. SU-DARŚANA (sans.). Le Disque de Krishna ; une arme enflammée qui joue une part importante dans les biographies de Krishna. ŚUDDHA SATTVA (sans.). Une substance non sujette aux qualités de la matière ; une substance luminifère et (pour nous) invisible, dont sont formés les corps des Dieux et des plus hauts Dhyânis. Philosophiquement, Śuddha Sattva est une condition consciente de l'Ego-ité spirituelle plutôt qu'une essence. ŚUDDHODANA (sans.). Le roi de Kapilavastu : le père du Seigneur Gautama Bouddha.
La nourriture des dieux, de même nature que l' amrita, la substance qui octroie l'immortalité. ŚUDRA (sans.). La dernière des quatre castes qui jaillit du corps de Brahmâ. La "caste servile" qui provient du pied de la divinité.
Une épithète d'Ila (ou Ida), le rejeton de Vaivasvata Manu et sa splendide fille qui naquit de son sacrifice lorsqu'il fut laissé seul après le déluge. Sudyumna était une créature androgyne, mâle un mois, femelle le mois suivant.
Un des titres du Seigneur Bouddha, aux nombreuses significations.
Un des sept dieux babyloniens.
Le paradis occidental de la populace sans éducation. La notion populaire est qu'il existe un Paradis occidental d'Amitâbha, où les hommes bons et les saints se réjouissent en des délices physiques jusqu'à ce qu'une fois de plus ils soient entraînés par Karma dans le cercle des renaissances. Ceci est une notion exagérée et fausse du Devakhan.
Une fille du Rishi Kaśyapa, épouse de Garouda, le roi des oiseaux, le véhicule de Vishnou : mère des perroquets, des hiboux et des corneilles. ŚUKRA (sans.). Nom de la planète Vénus, appelée aussi Usanas. Dans cette personnification Usanas est le Guru et le précepteur des Daityas – les géants de la terre – dans les Purânas. SUKSHMA ŚARIRA (sans.). Le corps illusoire, semblable à un rêve, de même nature que le Mânasarûpa ou "corps de la pensée". C'est le vêtement des dieux, ou des Dhyânis et des Devas. Les Râja Yogin du Târaka l'écrivent également Sûkshama Śarîra et l'appellent Sûkshnoprâdhi. (La Doctrine Secrète, I., 142).
Dans le Râja Yoga Târaka, le "principe" qui contient à la fois les Manas supérieur et inférieur et Kâma. Il correspond au Manomaya Kosha de la classification védântine et à l'état de Svapna. (Voir "Svapna").
Le nom donné par les spirites américains et les phénoménalistes au pays ou à la région habitée après la mort par leurs "Esprits". Elle est située, dit Andrew Jackson Davis, soit à l'intérieur, soit au-delà de la Voie Lactée. Elle est décrite comme possédant des villes et de magnifiques bâtiments, une Salle du Parlement, des Musées, des Bibliothèques pour l'instruction des générations montantes de jeunes "Esprits". On ne nous dit pas si ces derniers sont sujets à la maladie, à la décrépitude et à la mort ; mais à moins qu'ils le soient, la prétention que l' "Esprit" désincarné d'un enfant ou même d'un bébé encore à naître, croît et se développe en un adulte, est guère compatible avec la logique... Mais ce qu'on nous dit indéniablement est que, dans le Summerland, les esprits se donnent en mariage, engendrent des enfants spirituels ( ?) et sont même intéressés avec la politique. Tout ceci n'est ni satire ni exagération de notre part, puisque les nombreux ouvrages de Mr. A. Jackson Davis sont là pour le prouver, par exemple, l'International Congress of Spirits de cet auteur, ainsi que nous nous souvenons du titre. C'est cette manière grossièrement matérialiste de voir l'esprit désincarné qui a détourné bien des théosophistes actuels du spiritisme et de sa "philosophie". La majesté de la mort est ainsi profanée, et son mystère terrible et solennel ne devient au mieux qu'une farce.
L' "Isaac" purânique : le fils du sage Rishika qui, pour cent vaches, le vendit au roi Ambarîsha pour un sacrifice et une "offrande consumée" à Varuna, en guise de substitut de Rohita, le fils du roi, consacré au dieu par son père. Alors qu'il était déjà étendu sur l'autel, Sunasepha est sauvé par le Rishi Viśvâmitra, qui demande à ses cent fils de prendre la place de la victime, et devant leur refus, les ravale à la condition de Chandâlas. Après quoi le sage enseigne à la victime un mantram dont la répétition amène les dieux à son secours : ensuite il adopte Sunasepha pour fils aîné. (Voir Râmâyana). Il existe différentes versions de cette histoire.
L'arbre chinois de la connaissance et arbre de vie. ŚUNYA (sans.). L'illusion, dans le sens que toute existence n'est que fantôme, rêve ou ombre. ŚUNYATA (sans.). Vide, espace, néant. Le nom de notre univers objectif dans l'acception de son irréalité et de son caractère illusoire. SUOYOTAR (finnois). Dans le poème épique des Finnois, le Kalevala, le nom de l'Esprit primordial du Mal, de la salive duquel le serpent du péché naquit. SURABHI (sans.). La "vache d'abondance" ; une création fabuleuse, une des quatorze choses précieuses produites par l'océan de lait lorsqu'il est baratté par les dieux. Une "vache" qui rapporte à son possesseur tout ce qu'il désire.
CORYBANTES, Mystères des. Ils se déroulaient en Phrygie en l'honneur d'Atys, le jeune homme aimé de Cybèle. Les rites étaient très élaborés dans le temple, et bruyants et tragiques en public. Ils commençaient par une déploration publique de la mort d'Atys et finissaient par une prodigieuse réjouissance de sa résurrection. La statue ou l'image de la victime de la jalousie de Jupiter était, durant les cérémonies, placée dans un pastos (cercueil) et les prêtres chantaient ses souffrances. Atys, comme Viśvakarman en Inde, était représentatif de l'Initiation et de l'Adeptat. On le montre né impuissant, parce que la chasteté est une condition requise de la vie d'un aspirant. Atys est censé avoir établi les rites et le culte de Cybèle en Lydie (Voir Pausanias, VII., C. 17)
Un titre d'Aditi, la mère des dieux ou suras.
Terme général pour dieux, identique à devas ; l'opposé d'asuras ou "non-dieux".
Le conducteur des fils enflammés de Muspel dans l'Edda.
Un des "Sept Bouddhas", ou Sapta Tathâgata.
Le Soleil, à qui l'on rend un culte dans les Védas. Le rejeton d'Aditi (l'Espace), la mère des dieux. Le mari de Samjnâ, ou conscience spirituelle. Le grand dieu que Viśvakarman, son beau-père, le créateur des dieux et des hommes, et leur "charpentier", crucifie sur un tour, et retranchant la huitième partie de ses rayons, prive sa tête de sa splendeur, créant autour d'elle une auréole sombre. Mystère pour la dernière initiation, et une représentation allégorique de celle-ci.
Un traité sanskrit d'astronomie. SURYAVAMŚA.(sans.). La race solaire. Un Sûryavamśee est celui qui prétend descendre de la lignée débutée par Ikshvâku. Ainsi, tandis que Râma appartenait à la Dynastie d'Ayodhyâ de Sûryavamśa, Krishna appartenait à la lignée de Yadu de la race lunaire, ou les Chandravamśa, comme l'état Gautama Bouddha.
Un degré ou niveau du Samâdhi.
Le rayon solaire – le premier des sept rayons. Egalement le nom du cordon nerveux spinal qui relie le cœur au Brahmarandhra, et joue la part la plus importante dans les pratiques du Yoga.
Sommeil profond ; un des quatre aspects de Pranava.
La seconde division des écritures sacrées, adressée aux laïques bouddhistes. SUTRA, Période. (sans.). Une des périodes en lesquelles la littérature védique est divisée. SUTRATMAN (sans.). Litt., "le fil de l'esprit" : l'Ego immortel, l'Individualité qui s'incarne dans l'homme, une vie après l'autre, et sur laquelle sont enfilées, comme des perles sur un fil, les innombrables Personnalités. L'air universel qui supporte la vie, Samashti prân : énergie universelle.
Expliqué par les orientalistes comme étant la "substance plastique", ce qui est une définition insuffisante. Svabhâvat est la substance mondaine et sa partie essentielle, ou mieux, ce qui est derrière elle – l'esprit et l'essence de la substance. Le nom vient de Subhâva et il est composé de trois mots – su, bon, parfait, beau, élégant ; sva, soi-même ; et bhâva, l'être, ou condition de l'être. De cela, toute la nature provient et tout y retourne à la fin des cycles de vie. En ésotérisme, on l'appelle le "Père- Mère". C'est l'essence plastique de la matière.
La plus vieille école de Bouddhisme existante. Ils attribuent à Svabhâva, ou nature relative à chaque chose, la manifestation de l'univers et des phénomènes physiques. D'après Wilson, les Svabhâvas des choses sont "les propriétés inhérentes aux qualités par lesquelles elles agissent, comme apaisantes, terrifiques ou stupéfiantes, et les formes Svarûpas sont les distinctions de bipède, quadrupède, bête, poisson, animal et autres semblables".
Oblation : allégoriquement appelée "l'épouse des Pitris" : les Agnishvâttas et les Barhishads.
Une exclamation coutumière voulant dire "Que cela dure" ou plutôt, "qu'il en soit ainsi". Lorsqu'elle est employée à des sacrifices aux ancêtres (brâhmaniques), elle signifie "Puisse la race se perpétuer !".
Protoplasme, cellules, ou organismes microscopiques.
Une condition extatique ou de rêve. La clairvoyance.
Une condition de rêve ; l'un des quatre aspects de Pranava : une pratique du Yoga.
Le paradis situé sur le Mont Mérou.
Le dernier ou septième (synthétique) rayon parmi les sept rayons solaires : identique à Brahmâ. Ces sept rayons représentent la gamme entière des sept forces occultes (ou dieux) de la nature, ainsi que leurs noms respectifs le prouvent amplement. Ce sont : Sushumnâ (le rayon qui transmet à la Lune la lumière du Soleil) ; Harikeśa, Viśvakarman, Viśvatryarchas, Sannadhas, Sarvâvasu, et Svarâj. Comme chacun représente une des Forces ou dieux créateurs, il est aisé de voir de quelle importance étaient les fonctions du soleil au regard de l'antiquité, et pourquoi il fut déifié par le profane.
Une demeure céleste, identique à l'Indra-loka : un paradis. Identique à Svar-loka.
Litt., "la réflexion qui s'analyse elle- même" : synonyme de Paramârtha. SVASTIKA (sans.). Dans les idées populaires, elle est la croix Jaïna, ou la croix "à quatre pieds" (croix cramponnée). D'après les enseignements maçonniques, "l'Ordre le plus ancien de la Fraternité de la Rose-Croix" est dit avoir été fondé par Fohi, en 1.027 Av. J.C., et introduit en Chine cinquante-deux ans plus tard : il se composait de trois degrés. Dans la philosophie ésotérique, c'est le diagramme le plus mystique et le plus ancien. Il est "l'initiateur du feu par friction, et des 'Quarante-Neuf Feux' ". Son symbole était marqué sur le cœur du Bouddha, et donc appelé le "Sceau du Cœur". On le dépose sur la poitrine des Initiés défunts après leur mort, et on le mentionne avec le plus grand respect dans le Râmâyana. Il est gravé sur tous les rocs, temples et constructions préhistoriques de l'Inde, et partout où les Bouddhistes ont laissé leurs marques distinctives. On le trouve également en Chine, au Tibet et au Siam, et chez les anciens peuples de Germanie comme le marteau de Thor. Comme le décrit Eitel dans son Handbook of Chinese Buddhism : – (1) on le trouve chez les Bonpos et les Bouddhistes ; (2) c'est l' "une des soixante-cinq figures du gripâda" ; (3) c'est "le symbole du Bouddhisme ésotérique" ; (4) "la marque spéciale de toutes les divinités à qui est rendu un culte par l'Ecole du Lotus en Chine". En dernier lieu, et en occultisme, il est aussi sacré pour nous que la Tetraktys pythagoricienne, dont il est en vérité le symbole en doublé.
La seconde des quatre principales postures parmi les quatre-vingt quatre prescrites dans les pratiques du Hatha Yoga. SVAYAMBHU (sans.). Un terme métaphysique et philosophique, signifiant "celui qui spontanément se produit lui-même" ou l' "être qui existe en toute indépendance". Une épithète de Brahmâ. Svâyambhuva est également le nom du premier Manu. SVAYAMBHU ŚUNYATA (sans.). Evolution personnelle spontanée ; l'existence indépendante du réel dans l'irréel, c'est-à-dire, de l'éternel Sat dans le périodique Asat. ŚVETA (sans.). Un dragon serpent : un fils de Kaśyapa. ŚVETA DVIPA (sans.). Litt., L'Ile Blanche ou continent ; l'un des petits dvîpas. Le colonel Wilford chercha à l'identifier avec la Grande Bretagne, mais échoua. ŚVETA LOHITA (sans.). Le nom de Śiva lorsqu'il apparaît dans le ème 29 kalpa comme un "Kumâra à la coloration lunaire". SWEDENBORG, Emmanuel. Le grand voyant et mystique suédois. Il naquit le 29 janvier 1688, et était le fils du Dr. Jasper Swedberg, évêque de Skara, dans la Gothie occidentale. Il mourut à Londres, dans Great Bath Street, Clerkenwell, le 29 mars 1772. De tous les mystiques, c'est Swedenborg qui a certainement le plus influencé la "Théosophie" ; cependant il a laissé sur la science officielle une impression bien plus profonde. Car tandis que comme astronome, mathématicien, physiologue, naturaliste, et philosophe, il n'avait pas de rival, en psychologie et en métaphysique il était certainement en retard sur son temps. A l'âge de quarante-six ans il devint "théosophe" et "voyant" ; mais quoique sa vie, de tout temps, ait été sans tâche et respectable, il ne fut jamais un véritable philanthrope ou un ascète. Ses pouvoirs de clairvoyance, cependant, furent très remarquables, mais ne pénétrèrent pas au-delà de ce plan de matière : tout ce qu'il dit sur les mondes subjectifs et les êtres spirituels est évidemment beaucoup plus le produit de son imagination exubérante, que celui de sa vision spirituelle. Il laissa après lui de nombreux ouvrages qui ont été très mal interprétés par ses disciples. SYLPHES. Le nom que les Rose-Croix donnaient aux élémentals de l'air.
L'expression imagée d'une idée ou d'une pensée. L'écriture primitive n'avait au début aucun caractère, mais ordinairement un symbole représentait toute une phrase. Un symbole est donc une parabole enregistrée, et une parabole est un symbole parlé. La langue écrite chinoise n'est rien de plus qu'une écriture symbolique, chaque lettre parmi les milliers qu'elle contient étant un symbole. SYZYGIE (gr.). Terme gnostique, signifiant une paire ou un couple, l'un actif, l'autre passif. Employé particulièrement pour les Eons. T T La vingtième lettre de l'alphabet. Dans l'alphabet latin, il avait 160 pour valeur numérique, et avec un tiret au-dessus (T ), il signifiait 160.000. Il est la dernière lettre de l'alphabet hébreu : le Tau dont les équivalents sont T, TH, et la valeur numérique 400. Son symbolisme en tant que tau est une croix +, le cadre de fondation d'une construction, et en tant que teh (T), la neuvième lettre, un serpent et la corbeille des Mystères d'Eleusis.
Un mot qui en est venu à signifier chez les théosophistes et les spirites une réunion où les participants sont assis autour d'un médium en vue de phénomènes, matérialisation d' "esprits" et autres manifestations. SEB, (égypt.). Le Saturne égyptien ; le père d'Osiris et d'Isis. Esotériquement, l'unique principe présent avant la création, dont la signification est plus proche de Parabrahm que de Brahmâ. On a des traces de lui dans un temps aussi reculé que celui de la seconde dynastie, et des statues de Seb peuvent être vues dans les musées, avec l'oie ou le cygne noir qui pond l'œuf du monde sur sa tête. Nout ou Neith, la "Grande Mère" et cependant la "Vierge Immaculée", est l'épouse de Seb ; elle est la plus ancienne déesse qui ait été retrouvée sur les monuments de la première dynastie, à qui Mariette Bey assigne une date de presque 7.000 ans Av. J.C.
Identique aux oses, les Forces créatrices personnifiées. Les dieux qui créèrent les nains noirs ou les Elfes des Ténèbres dans Asgard. Le divin Æsir, les Ases, sont les Elfes de Lumière. Une allégorie unissant les ténèbres qui viennent de la lumière à la matière née de l'Esprit.