Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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237 notices — lettre S

SABAO (gr.)

Le nom gnostique du génie de Mars.

SABAOTH (héb.)

Une armée ou foule ; vient de Sâbâ – se rendre à la guerre ; de là le nom du dieu au combat – le "Seigneur de Sabaoth". ŚABDA (sans.). Le Verbe, ou Logos. ŚABDA BRAHMAN (sans.). "Le Logos Non-manifesté". Dans les Védas, "les vibrations éthérées répandues dans tout l'Espace".

SABEEN

De prétendus astrolâtres, ceux qui adoraient les étoiles, ou mieux leurs "régents". (Voir "Sabéisme").

SABEISME

La religion des anciens Chaldéens. Ces derniers ne mentionnaient jamais le Principe divin, impersonnel et universel auquel ils croyaient.

SABHA (sans.)

Une assemblée ; un endroit pour réunions sociales ou politiques. Egalement Mahâsabhâ, "le faisceau de choses merveilleuses (mâyâviques ou illusoires)", le don de Mayâsura aux Pândavas (Mahâbhârata). ŚACHA KRIYA (sans.). Un pouvoir chez les Bouddhistes de même genre qu'un mantra magique chez les Brâhmanes. C'est une énergie miraculeuse que tout adepte peut mettre en action, qu'il soit prêtre ou laïque, et "très efficace lorsqu'elle est accompagnée de bhâvanâ" (méditation). Elle consiste en la récitation de ses actes de mérites soit dans cette incarnation ou dans une antérieure" comme le Rd. M. Hardy le pense et le dit, mais en réalité elle dépend de l'intensité de la volonté de l'opérateur jointe à une foi absolue dans ses propres pouvoirs, soit de yoga – le vouloir – ou de prière, comme dans le cas des Musulmans et des Chrétiens. Śacha signifie "vrai", et Kriya, "action". C'est le pouvoir du mérite, ou d'une vie de saint.

SACRARIUM (lat.)

Le nom de la pièce, dans les maisons des anciens Romains, qui renfermait la divinité particulière à laquelle la famille rendait un culte ; également l'adytum d'un temple.

SACRE CŒUR

En Egypte, celui d'Horus ; en Babylonie, celui du dieu Bel ; et le cœur déchiré de Bacchus, en Grèce, et ailleurs. Son symbole était le persea (nom d'un arbuste d'Egypte, balanites, Ægyptiaca, N. d. T.). La forme d'une poire que revêt son fruit et plus particulièrement son noyau, ressemble à la forme d'un cœur. On le voit quelquefois sur la tête d'Isis, la mère d'Horus, le fruit étant fendu et le noyau, qui ressemble au cœur, est exposé en pleine vue. Depuis lors, les Catholiques romains ont adopté le culte du "Sacré Cœur" de Jésus et de la Vierge Marie.

SADAICHARUPA (sans.)

L'essence de la nature immuable.

SADDUCEENS

Une secte ; les disciples d'un certain Zadok, lui- même disciple d'Antigonus Saccho. On les accuse d'avoir nié l'immortalité de l'âme (personnelle) et l'impossibilité de la résurrection du corps (physique et personnel). Ainsi font de même les Théosophistes, bien qu'ils ne nient ni l'immortalité de l'Ego ni la résurrection de toutes ses nombreuses vies successives, qui survivent dans la mémoire de l'Ego. Mais avec les Sadducéens – une secte de savants philosophes qui avaient vis-à-vis des autres Juifs la même position que les Gnostiques érudits, aux manières polies, avaient à l'égard des Grecs pendant les premiers siècles de notre ère – nous nions avec certitude l'immortalité de l'âme animale et la résurrection du corps physique. Les Sadducéens étaient les hommes savants et lettrés de Jérusalem, et ils occupaient les plus hautes charges, telles que celles de grand prêtre et de juge, alors que les Pharisiens, du premier jusqu'au dernier, étaient à peu près les Becksniffs de Judée (caractère dans un livre de Dickens : orgueilleux et corrompu, derrière une façade de fausse bienveillance. N. d. T).

SADEK

Identique au Melchisedeck biblique, identifié à Jehovah et à Jésus-Christ par les mystiques adorateurs de la Bible. Mais l'identité du Père Sadek avec Noé étant prouvée, il peut de plus être identifié avec Cronos-Saturne.

SADHYAS

(sans.). Un des noms des "douze grands dieux" créés par Brahmâ. Dieux cosmiques ; Litt., "les divins sacrificateurs". Les Sâdhyas sont importants en occultisme.

SAFEKH (égypt.)

Que l'on écrit aussi Sebek et Sebakh ; dieu des ténèbres et de la nuit, avec le crocodile pour emblème. Dans la légende de Typhon et son changement de forme, il est identique à Typhon. Il est relié à la fois à Osiris et à Horus, et est leur grand ennemi sur terre. Nous le trouvons souvent appelé le "triple crocodile". En astronomie, il est identique à Mâkara ou le Capricorne, le plus mystique des signes du Zodiaque.

SAGA (scandin.)

La déesse "qui célèbre par des chants les actions des dieux et des héros", et à qui les noirs corbeaux d'Odin révèlent l'histoire du Passé et du Futur dans l'Edda des Nordiques.

SAGARA

(sans.). Litt., "l'Océan" ; un roi, père de 60.000 fils, qui, par suite de l'irrespect témoigné au sage Kapila, furent réduits en cendres sur un simple regard de son œil.

SAGARDAGAN

Un des quatre sentiers conduisant au Nirvâna.

SAGESSE

La véritable essence de sagesse est contenue dans le "Non- Etre", disent les cabalistes ; mais ils appliquent aussi ce terme au VERBE ou Logos, le Démiurge, par qui l'univers fut appelé à l'existence. "La Sagesse unique est dans le Son", disent les occultistes ; et là encore le Logos est représenté par le Son qui est le substratum de l'Akâśa. Le Zohar, le "Livre de la Splendeur", dit "Elle est le Principe de tous les Principes, la mystérieuse Sagesse, la couronne de tout ce qu'il y a de plus haut". (Zohar,

SAHA (sans.)

"Le monde de la souffrance" ; tout monde habité dans le chilio-cosme.

SAHAMPATI (sans.)

Mahâ ou Parabrahm.

SAHARAKSHA (sans.)

Le feu des Asuras ; le nom d'un fils de Pavamâna, un des trois principaux feux occultes. SAINT DES SAINTS. Les assyriologues, égyptologues et orientalistes, en général, montrent qu'ils existait un tel lieu dans tous les temples de l'antiquité. Le grand temple de Bel-Merodach, dont les murs faisaient face aux quatre points cardinaux, avait à son extrémité un "Saint des Saints" caché aux profanes par un rideau : c'est là, "qu'au début de l'année le roi divin du ciel et de la terre, le seigneur des cieux, s'assied". Selon Hérodote, là se trouvait une image en or du dieu avec, en face de lui, une table d'or comme la table des Hébreux pour le pain d'offrande, et il semble qu'on y ait placé de la nourriture. Dans certains temples se trouvait également "un petit coffre ou arche, avec, placées au-dessus, deux tablettes de pierre gravée". (Qabbalah de Myer). Bref, il est maintenant assez bien prouvé que le "peuple élu" ne possédait rien d'original en propre, mais que tous les détails de ses cérémonies et de sa religion avaient été empruntés à des nations plus anciennes. Les Hibbert Lectures du Professeur Sayce et d'autres le montrent abondamment. L'histoire de la naissance de Moïse est celle de Sargon, le Babylonien, qui est antérieur de deux mille ans à Moïse, et il n'est pas surprenant, ainsi que le Dr. Sayce le dit, que le nom de Moïse, Mosheh, soit en rapport avec le nom du dieu-soleil babylonien comme "héros" ou "conducteur". (Hibbert Lectures, p. 46 et seq.) M. J. Myer dit, "L'ordre des prêtres était divisé en grands prêtres, ceux attachés ou liés à certaines divinités, comme les Lévites hébreux ; ceux qui pratiquaient les onctions ou purificateurs ; les Kali, "illustres" ou "aînés" ; les devins, et le Makhkhu ou "le grand", en qui le Professeur Delitzsch voit le Rab-mag de l'Ancien Testament... Les Akkadiens et les Chaldéens avaient un Sabbat, jour de repos, tous les sept jours, ils avaient également des jours d'actions de grâces et des jours d'humiliation et de prière. Il y avait des sacrifices de végétaux et d'animaux, de viandes et de vins... Le nombre sept était particulièrement sacré... Le grand temple de Babylone existait bien longtemps avant 2.250 ans av. J.C. Son "Saint des Saints" était à l'intérieur du sanctuaire de Nebo, le dieu-prophète de sagesse". C'est des Akkadiens que le dieu Mardak passa aux Assyriens, et il avait été avant Merodach, le "compatissant" des Babyloniens, le seul fils et interprète de la volonté d'Ea ou Héa, la grande Divinité de Sagesse. Bref, les assyriologues ont dévoilé tout le système du "peuple élu".

SAINT-MARTIN

, Louis Claude de. Né en France (Amboise) en 1743. Un grand mystique et écrivain qui poursuivit ses études philosophiques et théosophiques à Paris durant la Révolution. Il étudia sous la direction de Martinez de Pasqually (Paschalis) et devint un ardent disciple de Jacob Boehme ; en dernier lieu il fonda une loge mystique à moitié maçonnique, "le Rite Rectifié de St. Martin", avec sept degrés. C'était un vrai Théosophe. En ce moment même, il y a à Paris quelques charlatans ambitieux qui le caricaturent et se font passer pour des initiés Martinistes, déshonorant ainsi le nom de cet ancien adepte.

SAIS (égypt.)

Le lieu où le fameux temple d'Isis-Neith fut fondé, où se trouvait la statue toujours voilée de Neith (Neith et Isis étant interchangeables), avec la célèbre inscription, "Je suis tout ce qui fut, est, et sera, et nul mortel n'a retiré mon péplum". (Voir "Sirius").

SAKA (sans.)

Litt., "L'Un", ou l' Eka ; employé pour le "Dragon de Sagesse" ou les divinités manifestées prises collectivement. ŚAKA (sans.). D'après les orientalistes, identique au classique Sacae. C'est pendant le règne de leur roi Yudhishthira que le Kali Yuga commença. (Les Saces, peuple de Scythie. N. d. T.). ŚAKA DVIPA (sans.). Une des sept îles ou continents mentionnés dans les Purânas (anciennes légendes).

SAKKAYADITTHI

Tromperie créée par la personnalité ; l'idée erronée que "Je suis Moi", un homme ou une femme doté d'un nom particulier, au lieu d'être une partie inséparable du tout.

SAKRIDAGAMIN

(sans.). Litt., "celui qui une fois encore (seulement) recevra une naissance" avant d'atteindre Nirvâna ; celui qui s'est engagé dans le second des quatre sentiers qui mènent à Nirvâna et a presque atteint la perfection. ŚAKTI (sans.). L'énergie active féminine des dieux ; dans l'Hindouisme populaire, leurs épouses et déesses ; en occultisme, la couronne de la Lumière Astrale. La Force et les six forces de la nature en synthèse. L'Energie universelle. ŚAKTI-DHARA (sans.). Litt., le "porteur de la Lance", un titre donné à Kârttikeya pour avoir tué Târaka, un Daitya ou démon géant. Ce dernier, tout démon qu'il fût, semble avoir été un grand Yogin, à cause de ses austérités religieuses et de sa sainteté, à un tel point qu'il fit trembler tous les dieux devant lui. Cela fait de Kârttikeya, le dieu de la guerre, une sorte de St Michel.

SAKVALA

C'est un bana ou "mot" prononcé par Gautama Bouddha dans ses instructions orales. Sakvala est un système de mondes, ou mieux un système solaire, comme il y a un nombre infini dans l'univers, qui indique cette partie d'espace jusqu'où la lumière de chaque soleil se propage. Chaque Sakvala contient terres, enfers et ciels (voulant dire sphères de bien et de mal, notre terre étant considérée comme un enfer en occultisme) ; il atteint le comble de sa perfection, ensuite tombe en décadence et se trouve finalement détruit en des périodes qui reviennent régulièrement, en vertu de la loi une et immuable. Le Maître enseigna que, sur terre, il y avait déjà eu quatre grands "continents" (la Terre des Dieux, la Lémurie, l'Atlantide, et le "continent" actuel de la Doctrine Secrète, divisé en cinq parties), et que trois doivent encore apparaître. Les quatre premiers "ne communiquaient pas les uns avec les autres", une phrase qui montre que le Bouddha ne parlait pas des continents actuels connus en son temps (car Pâtâla ou l'Amérique était parfaitement familier des anciens Hindous), mais des quatre formations géologiques de la terre, avec leurs quatre races-racines distinctes qui avaient déjà disparu. ŚAKYA (sans.). Le patronyme de Gautama Bouddha. ŚAKYAMUNI BOUDDHA (sans.). Le nom du fondateur du Bouddhisme, le grand Sage, le Seigneur Gautama.

SALAMANDRES

Le nom que les Rose-Croix donnaient aux Elémentals du Feu. L'animal, aussi bien que son nom, est occultement de la plus grande importance et est largement utilisé en poésie. Le nom est presque identique dans toutes les langues. Ainsi, en grec, en latin, en français, en espagnol, en italien, etc..., c'est Salamandra, en persan, Samandel, et en sanskrit, Salamandala. ŚALMALI (sans.). Une des sept zones ; également une espèce d'arbre. ŚAMA (sans.). Une des bhâva pushpas, ou "fleurs de sainteté". Sama est la cinquième, ou "résignation". Il existe huit de ces fleurs, savoir : la clémence ou charité, la retenue, l'affection (ou l'amour pour les autres), la patience, la résignation, la dévotion, la méditation et la véracité. Sama est aussi la mentale répression de toute agitation mentale.

SAMA VEDA (sans.)

Litt., "l 'Ecriture, ou Śâstra, de paix". Un des quatre Védas.

SAMADHANA (sans.)

Cette condition dans laquelle un Yogi ne peut plus diverger du sentier du progrès spirituel, lorsque tout ce qui est terrestre, mis à part le corps visible, a cesse d'exister pour lui.

SAMADHI (sans.)

Une condition de transe extatique totale. Le terme dérive des mots Sam-âdha, "sang-froid". Celui qui possède ce pouvoir est capable d'exercer un contrôle absolu sur toutes ses facultés, physique ou mentales ; c'est l'état de Yoga le plus haut.

SAMADHINDRIYA (sans.)

Litt., "la racine de la concentration" ; la quatrième des cinq racines appelées Pancha Indriyâni, qui, dit-on en philosophie ésotérique, sont les agents qui produisent une vie d'une haute moralité, conduisant à la sainteté et à la libération ; lorsque cela est atteint, les deux racines spirituelles qui reposent à l'état latent dans le corps (Atma et Buddhi) feront sortir des pousses et fleuriront. Samâdhîndriya est l'organe de la méditation extatique dans les pratiques du Râja-yoga.

SAMAEL (héb.)

Le titre cabalistique du Prince de ces esprits du mal qui représentent les incarnations des vices humains ; l'ange de la Mort. C'est de cela que l'idée de Satan s'est développée.

SAMAJNA (sans.)

Litt., "un Sage illuminé (ou lumineux)". Traduit mot à mot, Samghârâma Samâjnâ, le célèbre Vihâra près de Kustana (Chine), signifie "le monastère du Sage lumineux".

SAMANA (sans.)

Un des cinq souffles, (Prâna) qui conduisent l'action chimique dans un corps animal.

SAMANERA

Un novice, un postulant à la prêtrise bouddhique.

SAMANTA BHADRA (sans.)

Litt., "Sage universel". Le nom de l'un des quatre Bodhisattva de l'Ecole Yogâchârya du Mahâyâna (le Grand Véhicule de Sagesse de ce système). Il y a quatre Bodhisattvas terrestres et trois célestes : les quatre premiers seulement agissent dans les races actuelles, mais au milieu de la cinquième Race-racine le cinquième Bodhisattva apparaît. D'après une légende ésotérique, ce fut Gautama Bouddha qui, étant apparu trop tôt, dut disparaître pour un temps corporellement du monde.

SAMANTA PRABHASA

, (sans.). Litt., "clarté universelle" ou lumière éblouissante. Le nom sous lequel chacun des 500 Arhats rendus parfaits réapparaît sur terre comme Bouddha.

SAMANYA (sans.)

Communauté, ou mélange de qualités, une notion abstraite de genre, telle que l'humanité. ŚAMAPATTI (sans.). L'absolue concentration dans le Râja Yoga ; le processus de développement par lequel une parfaite indifférence (Sama) est atteinte (âpatti). Cet état est le dernier stage de développement avant que la possibilité d'entrer en Samâdhi soit atteinte. ŚAMAYA (sans.). Un précepte religieux. ŚAMBHALA (sans.). Une localité très mystérieuse à cause de ses associations futures. Une ville ou village mentionnée dans les Purânas, d'où, prophétise-t-on, l'Avatâr Kalki apparaîtra. Le "Kalki"est Vishnou, le Messie sur le Cheval Blanc des Brâhmanes ; le Maitreya Bouddha des Bouddhistes ; Sosiosh des Parsis, et Jésus des Chrétiens (Voir l'Apocalypse.). Tous ces "messagers" apparaîtront "avant la destruction du monde", dit l'un ; avant la fin du Kali Yuga, disent les autres. C'est à Śambhala que le futur Messie naîtra. Quelques orientalistes identifient la moderne Murâ-dâbâd dans le Rohilkhand (Provinces du Nord-Ouest) avec Śambhala, tandis que l'occultisme la situe dans les Himâlayas. On prononce Shambhala. SAMBHOGAKAYA (sans.). Une des trois "Robes" de gloire, ou corps, obtenu par les ascètes sur le "Sentier". Quelques sectes prétendent que c'est la seconde, tandis que d'autres la troisième des Buddhakshetras, ou formes de bouddhéité. Litt., le "Corps de Compensation" (Voir La Voix du Silence, Glossaire III). De ces Buddhakshetras, il y en a sept ; ceux de Nirmânakâya, Sambhogakâya et Dharmakâya, appartenant au Trikâya, ou triple corps.

SAMDHYA (sans.)

Une période comprise entre deux Yugas, matin- soir ; tout ce qui vient entre deux autres choses et les joint. Litt., "crépuscule" ; la période comprise entre un Manvantara entier, ou un "Jour", et un Pralaya entier ou une "Nuit" de "Brahmâ".

SAMDHYAMSA (sans.)

Une période qui suit un Yuga.

SAMGHA (sans.)

L'assemblée corporative, ou un quorum de prêtres ; appelée aussi Bhikshu Samgha ; le mot "église" utilisé dans la traduction n'exprime pas du tout le sens réel.

SAMJNA (sans.)

Conscience spirituelle. L'épouse de Sûrva. le Soleil. ŚAMKARA (sans.). Le nom de Śiva. Egalement un grand philosophe védântin.

SAMKHARA (pâli)

Un des cinq Skandhas ou attributs, dans le Bouddhisme.

SAMKHARA (pâli)

"Tendances mentales" (Voir "Skandhas").

SAMKHYA (sans.)

Le système de philosophie qui fut fondé par le Rishi Kapila ; un système de métaphysique analytique, et l'un des six Darśanas ou écoles de philosophie. Il traite des catégories numériques et de la signification des vingt-cinq tattvas (les forces de la nature à divers degrés). Cette "école atomistique", comme certains l'appellent, explique la nature par l'interaction des vingt-quatre éléments avec purusha (l'esprit), modifié par les trois gunas (qualités) ; elle enseigne l'éternité de pradhâna (matière primordiale et homogène), ou l'auto-transformation de la nature et l'éternité des Egos humains.

SAMKHYA KARIKA (sans.)

Un ouvrage de Kapila contenant ses aphorismes.

SAMKHYA YOGA (sans.)

Le système de Yoga développé par l'école Sâmkhya.

SAMMA SAMBUDDHA (pâli)

Le souvenir de toutes ses incarnations passées ; un phénomène du Yoga.

SAMMA SAMBUDDHA (pâli)

Un titre du Seigneur Bouddha, le "Seigneur de douceur et de résignation" ; cela signifie "illumination parfaite".

SAMNYASIN (sans.)

Ascète hindou qui atteint la connaissance mystique la plus haute ; dont l'esprit est fixé exclusivement sur la vérité suprême, et qui a entièrement renoncé à tout ce qui est terrestre et mondain.

SAMOTHRACE (gr.)

Une île célèbre pour ses Mystères, peut être les plus vieux jamais établis dans notre race actuelle. Les Mystères de Samothrace étaient renommés dans le monde entier.

SAMOTHRACES (gr.)

Une désignation des cinq dieux à qui l'on rendait un culte dans l'île de ce nom pendant la célébration des Mystères. On les considère comme identiques aux Cabires, Dioscures et Corybantes. Leurs noms mystiques signifiaient Pluton, Cérès ou Proserpine, Bacchus et Esculape, ou Hermès.

SAMPRAJNANA (sans.)

Un pouvoir d'illumination interne.

SAMSARA (sans.)

Litt., "rotation" ; l'océan des naissances et des morts. SAMSKARA (sans.). Litt., de Sam et Krî, mettre ensemble, réunir, accumuler. Dans la philosophie hindoue le terme est employé pour signifier les impressions laissées sur le mental par les actions individuelles ou les circonstances extérieures, et capables de se développer dans une occasion future favorable – même lors d'une future naissance. Le Samskâra indique donc les germes des penchants et des impulsions provenant de naissances antérieures qui doivent se développer dans celle- ci, ou dans des janmântaras ou incarnations à venir. Au Tibet, Samskâra est nommé Doudyed, et en Chine on le définit comme action ou karma, ou du moins on l'y relie.

SAMSKRIT (sans.)

Le langage classique des Brâhmanes, jamais connu ni parlé dans sa véritable forme systématisée (plus tard donnée approximativement par Pânini) sauf par les Brâhmanes initiés, car il était par excellence "un langage mystérieux". Il s'est maintenant abâtardi dans ce qu'on appelle le Prâkrit. ŚANTA (sans.). Litt., "placidité". La qualité première de la matière élémentaire sous sa condition indifférenciée et latente.

SAMTAN (tibétain)

Identique à Dhyâna ou méditation. ŚAMTATIH (sans.). Le "fruit".

SAMVARA (sans.)

Une divinité à qui les Tântrikas rendent un culte. SAMVARTA KALPA (sans.). Le kalpa ou période de destruction, identique au Pralaya. Chaque race-racine et chaque sous-race est sujette à de tels kalpas de destruction ; la cinquième race-racine doit avoir soixante- quatre de ces cataclysmes périodiques, savoir cinquante-six par le feu, sept par l'eau, et un petit kalpa de vents ou cyclones.

SAMVAT (sans.)

Le nom d'une ère chronologique indienne, que l'on suppose avoir débuté cinquante-sept ans Av. J.C.

SAMVRITI (sans.)

Fausse conception – l'origine de l'illusion.

SAMVRITISATYA (sans.)

La vérité mélangée aux fausses conceptions (Samvriti) ; le contraire de la vérité absolue – ou Paramârthasatya, connaissance de soi-même dans la vérité absolue ou réalité. SAMYAGAJIVA :(sans.). Mendicité pour des buts religieux : la juste profession. C'est le quatrième Mârga (sentier), le vœu de pauvreté, obligatoire pour tout Arhat et tout moine.

SAMYAGDRISHTI (sans.)

La capacité de discuter la vérité. Le premier des huit Mârgas (sentiers) d'un ascète.