Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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150 notices — lettre T

TRITON (gr.)

Le fils de Poséidon et d'Amphitrite, dont le corps, dans sa partie supérieure, à partir de la taille était celui d'un homme et dont les membres inférieurs étaient ceux d'un dauphin. Selon l'interprétation ésotérique, Triton appartient au groupe des poissons symboliques – tels que Oannès (Dagon), Matsya ou l'avatâr-poisson, et les Poissons, tels qu'ils ont été adoptés par le symbolisme chrétien. Le dauphin est la constellation que les Grecs appelaient Capricorne, et ce dernier est le Makâra indien. Il possède ainsi une signification anagrammatique, et son interprétation est entièrement occulte et mystique et n'est connue que des étudiants.avancés de la philosophie ésotérique. Il suffit de dire qu'elle est autant physiologique que spirituelle et mystique. (Voir La Doctrine Secrète, IV, 166). TRIVIDHA DVARA (sans.). Litt., "les trois portes", qui sont le corps, la bouche et le mental ; ou pureté du corps, pureté des paroles, pureté des pensées – les trois vertus requises pour devenir un Bouddha.

TRIVIDYA (sans.)

Litt., "les trois connaissances" ou sciences. Celles- ci sont les trois axiomes fondamentaux du mysticisme : – (a) l'impermanence de toute existence, ou Anitya ; (b) souffrance et misère de tout ce qui vit et est, ou Duhkha ; et (c) toute existence physique, objective est aussi évanescente et irréelle qu'une bulle d'eau dans un rêve, ou Anâtma.

TRIVIKRAMA (sans.)

Une épithète de Vishnu employée dans le Rig Veda en relation aux "trois pas de Vishnu". Le premier pas, il le prit sur terre sous la forme dAgni ; le second dans l'atmosphère sous la forme de Vâyu ; et le troisième dans le ciel, sous la forme de Sûrya, le soleil.

TRIYANA (sans.)

"Les trois véhicules" pour traverser le Samsâra – l'océan des naissances, des morts et des renaissances – sont les véhicules appelés.Śrâvaka, Pratyeka Buddha et Bodhisattva, ou les trois degrés de l'état de Yoga. Le terme Triyâna est aussi employé pour signifier les trois écoles de mysticisme – le Mahâyâna, le Madhyamâyâna et le Hînayâna ; parmi lesquelles la première est le Grand Véhicule, la seconde le Véhicule Médian, et la troisième le Petit Véhicule. N'importe quel système entre le Grand et le Petit Véhicule est considéré comme "inutile". C'est pourquoi on fait correspondre le Pratyeka Bouddha au Madhyamâyâna. Car, comme il est expliqué, "celle-ci (la condition de Pratyeka Bouddha) se réfère à celui qui vit tout seul, s'intéressant à lui-même et très peu aux autres, occupant le véhicule du milieu, le remplissant entièrement et ne laissant aucune place pour les autres". Tel est le candidat égoïste pour Nirvâna.

TROIS DEGRÉS D'INITIATION

Toute nation possédait ses religions exotérique et ésotérique, l'une pour les masses, l'autre pour les élus et les gens instruits. Par exemple, les Hindous avaient trois degrés et plusieurs sous-degrés. Les Egyptiens avaient aussi trois degrés préliminaires, personnifiés par les "trois gardiens du feu" dans les Mystères. Les Chinois avaient leur très ancienne Société Triade ; et les Tibétains ont jusqu'à ce jour leur "triple pas" : lequel était symbolisé dans les Védas par les trois enjambées de Vishnu. Partout l'antiquité nous montre une révérence illimitée pour la Triade et le Triangle – la première des figures géométriques. Les anciens Babyloniens avaient leurs trois stages d'initiation dans la prêtrise (qui alors était la connaissance ésotérique) ; les Juifs, les Cabalistes et les mystiques les leurs ont emprunté par les Chaldéens, et l'Église chrétienne par les Juifs. "Il y en a Deux", dit le rabbin Siméon ben Yochaï, "qui sont en conjonction avec Un ; il s'ensuit qu'ils sont Trois, et s'ils sont Trois, alors ils sont Un".

TROIS FEUX (occultisme)

Le nom donné à Atma-Buddhi-Manas, qui lorsqu'ils sont réunis deviennent un.

TROIS VISAGES

La Trimûrti du Panthéon indien : les trois personnes d'une seule divinité. C'est le Livre des Préceptes qui dit "Il y a deux Visages, un dans Tushita (Devakhan) et l'autre dans Myalba (la terre) : et le Très Saint les réunit et finalement les absorbe tous les deux.

TSANAGI-TSANAMI (japon.)

Une sorte de dieu créateur au Japon.

TSI-TSAI (chinois)

Celui "qui existe par lui-même" ou les "Ténèbres Inconnues", la racine de Wuliang Sheu, "l'Age sans bornes" ; tous des termes cabalistiques, qui furent utilisés en Chine des siècles avant que les Cabalistes hébreux ne les adoptassent, les lui empruntant par la Chaldée et l'Égypte.

TSIEN-SIN (chinois)

Le "Ciel de l'Esprit", l'Idéation Universelle et Mahat, lorsqu'on l'applique au plan de la différenciation "Tien-Sin" (V.) lorsqu'on se réfère à l'Absolu.

TSIEN-TCHAN (chinois)

L'univers de forme et de matière.

TSONG-KHA-PA (tibétain)

Écrit aussi Tsongkha-pa. Un fameux réformateur tibétain du quatorzième siècle, qui introduisit dans son pays un Bouddhisme purifié. C'était un grand Adepte, qui étant incapable d'assister plus longtemps à la profanation de la philosophie bouddhique par de faux prêtres qui en avaient fait une marchandise à bon marché, y mit halte énergiquement par une révolution opportune et l'exil de 40.000 faux moines et Lamas du pays. Il est considéré comme un avatâr du Bouddha, et est le fondateur de la Secte Gelukpa ("bonnet jaune") ainsi que de la Fraternité mystique reliée à ses chefs. L' "arbre aux 10.000 images" :(koumboum) a, dit-on, poussé à partir de la longue chevelure de cet ascète, qui, après l'avoir laissée derrière lui, disparut pour toujours à la vue du profane.

TUBAL-CAIN (héb.)

Le Cabire biblique, "l'instructeur de tous les artisans du cuivre et du fer" ; fils de Zillah et de Lamech : identique à l'Héphaistos grec ou Vulcain. Son frère Jubal, fils d'Adah et du frère co- utérin de Jabal, l'un le père de ceux "qui manient la harpe et l'orgue", et l'autre le père "de ceux qui possèdent le bétail", sont aussi des Cabires, car ainsi que le démontre Strabon, ce sont les Cabires (ou les Cyclopes dans un sens) qui fabriquèrent la harpe pour Cronos et le trident pour Poséidon, tandis que quelques-uns de leurs autres frères étaient instructeurs en agriculture. Tubal-Caïn (ou Thubal-Caïn) est un mot que l'on emploie au degré de Maître Maçon, dans les rites et les cérémonies des Francs- Maçons. TULLIA, (lat.). Une fille de Cicéron, dont la tombe, comme le prétendent plusieurs alchimistes, fut trouvée avec une lampe perpétuelle qui y brûlait, placée là plus d'un millier d'années auparavant. TUM, ou Toum. Les "Frères de la Tum", une très ancienne école d'Initiation dans le Nord de l'Inde aux jours des persécutions bouddhistes. Le "Tum B'hai" est maintenant devenu l' "Aum B'hai", que cependant l'on épelle différemment à présent, les deux écoles ayant fusionnées. La première était composée de Kshatriyas, la seconde de Brâhmanes. Le mot "Tum" possède une double signification, celle d'obscurité (l'obscurité absolue), qui en tant qu'absolue est supérieure à la plus élevée et à la plus pure des lumières, et un sens qui s'appuie sur les salutations mystiques chez les Initiés, "Tu es toi, toi-même", équivalent de la sentence "Tu es un avec l'Infini et le Tout".

TURIYA (sans.)

Une condition qui appartient à la transe la plus profonde – le quatrième état du Râja Yoga Târaka, celui qui correspond à Atma, et sur cette terre au sommeil sans rêves – une condition causale.

TURIYA AVASTHA (sans.)

Presque un état nirvânique dans le Samâdhi, qui lui-même est une condition béatifique du Yoga contemplatif au-delà de ce plan. Une condition de la Triade supérieure, tout à fait distincte (bien qu'encore inséparable) des conditions de Jagrat (la veille), Svapna (le rêve) et Sushupti (le sommeil).

TUSHITA (sans.)

Une classe de dieux de grande pureté dans le Panthéon hindou. Dans le Bouddhisme du Nord, exotérique ou populaire, c'est un deva-loka, une région céleste du plan matériel, où tous les Bodhisattvas renaissent, avant de redescendre sur cette terre comme des Bouddhas futurs.

TVASHTRI (sans.)

Identique à Viśvakarman, l' "artiste divin", le charpentier et fabricant d'armes des dieux. (Voir "Viśvakarman").

TYNDARE (gr.)

Roi de Lacédémone, mari légendaire de Léda la mère de Castor et de Pollux et d'Hélène de Troie.

TYPHON (gr.)

Un célèbre géant qui avait une centaine de têtes pareilles à celle d'un serpent ou d'un dragon, et qui passait pour le père des Vents comme Śiva était celui des Maruts – également les "vents". Il fit la guerre contre les dieux, et est identique au Typhon égyptien.

TYPHON (égypt.)

Un aspect d'Osiris, ou son ombre. Typhon n'est pas, ainsi que Plutarque le prétend, le "principe du Mal" distinct, ou le Satan des Juifs ; mais plutôt les "principes" cosmiques inférieurs du corps divin d'Osiris, le dieu en ceux-ci – Osiris étant l'univers personnifié en tant qu'idéation, et Typhon, ce même univers mais dans sa réalisation matérielle. Les deux-en-un sont Vishnu Śiva. La signification exacte du mythe égyptien est que Typhon est l'enveloppe terrestre et matérielle d'Osiris qui en est l'esprit intérieur. Au chapitre 42 du Rituel ("Livre des Morts"), on décrit Typhon comme "Seth, autrefois appelé Thoth". Les orientalistes se trouvent en grande perplexité en découvrant que dans quelques papyrus on s'adresse à Seth-Typhon comme à "un dieu grand et bon", et en d'autres, comme à l'incarnation du mal. Mais ne décrit-on pas Śiva, l'un des dieux de la Trimûrti hindoue, en quelques endroits, comme le "meilleur et le plus généreux des dieux", alors qu'en d'autres temps il est "le dieu ténébreux, sombre, destructeur, terrible et féroce" ? Loki, le Typhon scandinave, après avoir été décrit en des temps anciens comme un être bienfaisant, comme le dieu du feu, le génie qui préside au foyer domestique paisible, ne perd-il pas soudainement son rang et ne devient-il pas immédiatement une puissance du mal, un Satan de l'enfer froid et un démon de la pire espèce ? Il y a une bonne raison pour une transformation invariable de cette sorte. Aussi longtemps que ces dieux doubles, symboles du bien et du mal nécessaires, de la lumière et des ténèbres, se tiennent étroitement associés, c'est-à-dire qu'ils représentent une combinaison des qualités humaines différenciées, ou de l'élément qu'elles représentent, ils sont simplement l'expression essentielle du dieu personnel moyen. Cependant ils ne sont pas plutôt séparés en deux entités, chacune possédant ses deux caractéristiques, qu'ils deviennent respectivement les deux pôles opposés du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres ; en bref, ils deviennent deux entités indépendantes et distinctes ou plutôt deux personnalités. C'est seulement à force de raisonnement sophistiqué que les Eglises ont réussi jusqu'à ce jour à maintenir dans les esprits de quelques- uns la divinité juive dans son intégrité première. Auraient-elles été logiques qu'elles eussent séparé le Christ de Jéhovah, la lumière et le bien des ténèbres et de l'état du mal. Et ceci fut ce qui arriva à Osiris-Typhon ; mais aucun orientaliste ne l'a compris et ainsi leur perplexité ne cesse d'augmenter. Une fois acceptées – comme dans le cas des occultistes – comme faisant corps avec Osiris, absolument comme Ahriman est une partie inséparable d'Ahura Mazda, et le Serpent de la Genèse, l'aspect ténébreux des Elohim, mélangé dans "Notre Seigneur" – toutes les difficultés dans la nature de Typhon disparaissent. Typhon est un nom plus tardif pour Set, plus tardif mais encore ancien aussi loin dans le temps, en fait, que la quatrième dynastie. Car dans le Rituel, on peut lire : – "O Typhon-Seth ! je t'invoque, tout-puissant dieu des dieux, terrible, invisible, toi qui détruit et rend les endroits inhabités". Typhon appartient le plus résolument possible et sans contredit à la même catégorie symbolique que Śiva, le Destructeur, et Saturne – le "dieu sombre". Dans le Livre des Morts, Set, au cours de son combat avec Thoth (la sagesse) – qui est sa contrepartie spirituelle – est émasculé comme Saturne-Cronos le fut et Ouranos avant lui. De même que Śiva est étroitement rattaché au taureau Nandin – un aspect de Brahmâ-Vishnu, les puissances créatrices et préservatrices – ainsi Seth-Typhon se trouve uni au taureau Apis, ces deux taureaux étant sacrés pour leurs divinités respectives ainsi qu'ils leurs étaient unis. De même que Typhon fut primitivement adoré sous forme d'une pierre levée, le phallus, ainsi Śiva est jusqu'à présent représenté et adoré sous la forme du lingam. Śiva est Saturne. De fait, Typhon-Seth semble avoir servi de prototype à plus d'un dieu du cycle ritualiste plus récent, y compris le dieu des Juifs ; quelques-unes de ses observances rituelles ayant passé intégralement dans le code de lois et le canon des rites religieux du "peuple élu". Qui parmi les adorateurs de la Bible connaît l'origine du bouc-émissaire (ez ou aza) envoyé dans le désert en signe d'expiation ? Connaissent-ils que des âges avant l'exode de Moïse, le bouc était consacré à Typhon, et que c'est au-dessus de la tête de ce bouc typhonien que les Egyptiens confessaient leurs péchés, après quoi l'animal était envoyé dans le désert ? "Et Aaron prendra le bouc émissaire (Azâzel)... et il placera ses mains sur la tête du bouc vivant, et confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël... et il l'expédiera... dans le désert" (Lévitique, xvi). Et de même que le bouc des Egyptiens accomplit l'expiation avec Typhon, de même le bouc des Israélites "accomplit l'expiation devant le Seigneur" (Ibidem, v. 10). Ainsi, si seulement on se souvient que chaque dieu créateur anthropomorphique était chez les anciens adonnés à la philosophie le "Donneur de Vie" et le "Marchand de Mort" – Osiris et Typhon, Ahura Mazda et Ahriman, etc... – il sera facile de comprendre l'affirmation faite par les occultistes, que Typhon n'était que le symbole du quaternaire inférieur, les principes à jamais en conflit et tumultueux de la matière chaotique différenciée, que ce soit dans l'univers ou dans l'homme, tandis qu'Osiris symbolisait la triade spirituelle supérieure. Typhon est accusé dans le Rituel d'être celui qui "vole à l'âme sa raison". C'est pourquoi on le montre combattant Osiris et le découpant en quatorze (deux fois sept) morceaux, après quoi, laissé sans son pouvoir compensateur de bien et de lumière, il demeure saturé de mal et de ténèbres. De cette manière, la fable racontée par Plutarque devient compréhensible au même titre qu'une allégorie. Il soutient que, vaincu dans le combat qui l'opposait à Horus, Typhon "s'enfuit durant sept jours sur un âne, et s'échappant, il procréa les garçons Ierosolumos et Ioudaios". Or comme dans une période plus récente on rendit un culte à Typhon sous la forme d'un âne, et comme le nom de l'âne est AO, ou (phonétiquement) IAO, ces voyelles contrefaisant le braiment de l'animal, il devient évident que Typhon fut à dessein mélangé au nom du Dieu juif, ainsi que les deux noms de Judée et de Jérusalem, engendrés par Typhon, le prouvent assez.

TZAILA (héb.)

Une côte : voir la Genèse pour le mythe de la création de la première femme à partir d'une côte d'Adam, le premier homme. Il est curieux que nul autre mythe ne décrive quoi que ce soit de semblable à ce procédé de la "côte", excepté la Bible hébraïque. D'autres mots hébreux similaires sont "Tzela", une "coupe", et Tzelem, "l'image de Dieu". Inman remarque que les anciens Juifs aimaient à faire des calembours, et il en voit un ici – que Adam tomba, à cause de la femme, que Dieu fit à son image d'une coupe dans le côté de l'homme. (w.w.w.).

TZELEM (héb.)

Une image, une ombre. L'ombre du corps physique de l'homme, aussi son corps astral – Linga Śarîra. (Voir "Tzool-mah").

TZIM-TZUM (cabale)

Expansion et contraction, ou, comme certains Cabalistes l'expliquent, "l'énergie centrifuge et centripète".

TZIRUPH (héb.)

Un ensemble de combinaisons et de permutations des lettres hébraïques, créé pour montrer des analogies et conserver des secrets. Par exemple, dans la forme appelée Atbash, A et T étaient des substituts, B et Sh, G et R, etc... (w.w.w.). TZOOL-MAH (cabale). Litt., "ombre". On affirme dans le Zohar (I., 218 a, i. folio 117 a, col. 466), que durant les sept dernières nuits de la vie d'un homme, le Neshamah, son esprit, le quitte et que l'ombre, tzool-mah, n'agit plus, son corps ne projetant plus d'ombre ; et lorsque le tzool-mah disparaît entièrement, alors Ruach et Nephesh – l'âme et la vie – s'en vont avec lui. On a souvent prétendu que dans la philosophie de la Cabale, il n'y avait que trois "principes" et avec le corps, Guff, quatre. On peut facilement montrer qu'il y avait sept subdivisions et plusieurs encore, car on trouve le Neshamah supérieur et inférieur (le Manas double) ; Ruach, l'Esprit ou Buddhi ; Nephesh (Kâma) qui "n'a aucune lumière provenant de sa propre substance", mais est associé au Guff, le Corps ; Tzelem, "le Fantôme de l'Image" ; et D'yooq-nah, l'Ombre du Fantôme de l'Image, ou Mâyâvî Rûpa. Ensuite viennent les Zurath, Prototypes, et Tab-nouth, la Forme ; et finalement, Tzurah, "le Principe le plus haut (Atman) qui demeure au-dessus", etc..., etc... (Voir Qabbalah de Myer, pp. 400 et seq).

TZUPHON (héb.)

Un nom pour Borée, le vent du Nord, que certains des anciens Israélites avaient déifié et à qui ils rendaient un culte.

TZURAH (héb.)

Le divin prototype dans la Cabale. En occultisme, il renferme Atma-Buddhi-Manas, la Triade la plus élevée l'individu éternel et divin. Le pluriel est tzurath.

TZURE (héb.)

Presque identique au terme expliqué ci-dessus le prototype de l' "Image" tzelem, terme cabalistique employé en référence à la prétendue création des Adams divin et humain, dont la Cabale possède quatre types, qui s'accordent aux races-racines des humains. Les occultistes juifs n'avaient connaissance d'aucun Adam et refusant de reconnaître dans la première race l'Humanité avec son Adam, ils ne parlaient que d' "étincelles primordiales". U U La vingt-sixième lettre de l'alphabet latin, qui ne possède pas d'équivalent en hébreu. Comme nombre cependant, elle était considérée comme très mystique à la fois par les Pythagoriciens et les Cabalistes, car elle est le produit de 3 par 7. Les Cabalistes considèrent ce produit comme le plus sacré des nombres impairs, car 21 est la somme de la valeur numérique du nom divin aeie, ou eiea, ou encore aheihe – ainsi lu à rebours (heihea) : He i he a 5 + 10 + 5 + 1 = 21 En alchimie il symbolise les vingt-et-un jours nécessaires pour la transmutation des métaux non précieux en argent.

TÉRATOLOGIE

Un nom grec forgé par Geoffroy St. Hilaire pour indiquer la formation pré-natale de monstres, à la fois humains et animaux.

ÆTHER (gr.)

Pour les anciens la substance lumineuse divine qui pénètre l'univers entier, le "vêtement" de la Divinité Suprême, Zeus ou Jupiter. Pour les modernes, l'Éther ; pour sa signification en physique et en chimie, consulter le Dictionary de Webster, ou tout autre. Dans l'ésotérisme l'Æther est le troisième principe du Septénaire Cosmique ; la Terre étant le plus bas, puis la Lumière Astrale, l'Éther et l'Akâśa, le plus haut.

ÆTHROBACIE (gr.)

Litt., marcher dans les airs ou y être enlevé sans support visible en action ; la "lévitation". Elle peut être consciente ou inconsciente ; dans un cas c'est de la magie, dans l'autre, soit une maladie ou un pouvoir qui requiert quelques mots d'explication. Nous savons que la terre est un corps magnétique ; en fait, comme les savants l'ont découvert et comme Paracelse l'affirmait il y a trois cents ans, c'est un immense aimant. Elle est chargée d'une forme d'électricité – disons positive – qu'elle émet constamment par action spontanée, dans son intérieur ou centre de mouvement. Les corps humains, tout comme toutes les autres formes de matière, sont chargés de la forme opposée d'électricité – la négative. C'est-à-dire que les corps organiques ou inorganiques, s'ils sont laissés à eux-mêmes, se chargeront constamment et involontairement de la forme d'électricité opposée à celle de la terre et l'émettront. "Sans l'attraction de la terre vous n'auriez aucun poids", dit le Prof. Stewart, "et si la terre pesait le double l'attraction serait doublée". Comment donc peut-on se débarrasser de cette attraction ? Selon la loi électrique mentionnée plus haut, il existe une attraction entre notre planète et les organismes qui sont dessus, qui les maintient à la surface du globe. Mais la loi de gravitation a été, à de nombreuses reprises, contrecarrée par la lévitation de personnes et d'objets inanimés. Comment l'expliquer ? La condition de nos systèmes physiques, disent les philosophes théurgistes, dépend largement de l'action de la volonté. Si elle est bien conduite, elle peut produire des "miracles", parmi lesquels un changement de cette polarité électrique de négative à positive les relations de l'homme avec l'aimant terrestre deviendraient répulsives, et pour lui la "gravité" cesserait d'exister. Il serait alors aussi naturel pour lui de foncer dans les airs jusqu'à ce que la force de répulsion ait été épuisée, que ce l'était auparavant de rester sur le sol. L'altitude de cette lévitation dépendrait donc de son aptitude plus ou moins grande à charger son corps d'électricité positive. Une fois obtenu ce contrôle des forces physiques, modifier sa légèreté ou son poids serait aussi facile que respirer (voir Isis Dévoilée, Vol. I, 28-29).