Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
150 notices — lettre T
La puissance créatrice et le principal dieu des Tahitiens. TABLE D'EMERAUDE D'HERMES. Tel qu'Eliphas Levi l'a exprimé, "cette Table d'Emeraude contient toute la magie dans une seule page" ; cependant l'Inde possède un simple mot qui, lorsqu'il est compris, contient "la magie toute entière". Cette table, toutefois, a été trouvée, prétend-on, par Sarah, la femme d'Abraham (!) sur le corps mort d'Hermès. Du moins c'est ce qu'affirment Maçons et Cabalistes chrétiens. Mais en Théosophie nous appelons cela une allégorie. Ne pourrait-elle pas signifier que Saraï- svatî, l'épouse de Brahmâ, ou déesse de la sagesse secrète et du savoir, trouvant encore plus de sagesse antique latente dans le corps mort de l'Humanité, a revivifié cette sagesse ? Ceci nous conduit à la renaissance des Sciences Occultes, si longtemps oubliées et négligées dans le monde entier. La Table elle-même, cependant, bien que contenant la "totalité de la magie", est trop longue pour être reproduite ici.
Une forme ; terme cabalistique.
Véritable monument de l'art égyptien. Elle représente la déesse Isis sous un certain nombre de ses aspects. Le jésuite Kircher la décrit comme une tablette de cuivre recouverte d'un émail noir avec des incrustations d'argent. Elle fut la propriété du cardinal Bembo, et pour cette raison fut appelée "Tabula Bembina sive Mensa Isiaca". Sous ce titre W. Wynn Westcott, M.B., l'a décrite de telle manière qu'il donne son "Histoire et sa signification occulte" dans un ouvrage très intéressant et très érudit (avec photographies et illustrations). On a pensé que la tablette fut un ex-voto destiné à Isis dans un de ses nombreux temples. Au sac de Rome de 1525, elle devint la propriété d'un soldat qui la vendit au cardinal Bembo. Puis elle passa au duc de Mantoue en 1630, lorsqu'elle aurait été perdue (Voir "Bembo").
"Unité" ; identification a l'Absolu ou unité avec lui. L'Essence universelle, inconnaissable (Parabrahm) n'a aucun nom dans les Védas mais ordinairement on s' y réfère comme Tad, "Cela".
Déesse ; la fille du soleil' représentée avec la tête d'une lionne.
L'Adam iranien dont le coursier était Simorgh Anke, le griffon-phénix ou cycle illimité. Répétition ou réminiscence de Vishnu et de Garuda.
Litt., Mundus, le monde : nom donné à la divinité dont l'identification indique une croyance au Panthéisme.
L'Adam égyptien : le premier ancêtre de l'homme.
Le radiant, le flamboyant – de Tejas "feu" ; rûpa, le "corps de employé quelquefois pour désigner le Mânasa-rûpa, le "corps de pensée", et aussi les étoiles.
La cinquième création, ou plutôt la cinquième de la création, celle des animaux inférieurs, reptiles, etc... (Voir "Tiryakśrotas").
Un Brâhmana du Yajur Veda.
Un moine bouddhiste et un ascète au Siam on attribue de grands pouvoirs magiques à certains de ces ascètes.
Vient de l'arabe tilism ou tilsam, une "image magique".Un objet soit de pierre, de métal, ou de bois sacré : souvent un morceau de parchemin rempli de caractères et d'images tracés sous certaines influences planétaires en formules magiques, remis par quelqu'un versé dans les sciences occultes à quelqu'un qui ne l'est pas, soit dans un but de le protéger d'un mal, ou pour l'accomplissement de certains désirs. Cependant, la plus grande vertu et la plus grande efficacité d'un talisman, réside dans la foi de son possesseur ; non pas à cause de la crédulité de ce dernier, ou qu'il ne possède aucune valeur, mais parce que la foi est une qualité dotée du pouvoir créateur le plus puissant ; et donc – à l'insu de celui qui y croit – elle intensifie au centuple la force originellement communiquée au talisman par son créateur.
Une classe de mystiques et de cabalistes que le Zohar appelle "Disciples du Sage", et qui étaient Sârisim ou eunuques volontaires, le devenant pour des motivations spirituelles. (Voir Matthieu, XIX., 11-12, passage impliquant la louange pour un tel acte). TALMUD, (héb.). Commentaires rabbiniques sur la foi juive. Il est composé en deux parties, la Mishnah, plus ancienne, et la Gemara, plus moderne. Les Hébreux qui appellent le Pentateuque la loi écrite, appellent le Talmud la loi non-écrite ou orale. (w.w.w.). Le Talmud contient les lois civiles et canoniques des Juifs, qui revendiquent pour lui une grande sainteté. Car, excepté pour la différence ci-dessus mentionnée entre le Pentateuque et le Talmud, le premier, disent- ils, ne peut revendiquer aucun antériorité sur le second, parce que tous deux furent simultanément reçus de Jéhovah par Moïse sur le Mont Sinaï, qui rédigea l'un et donna l'autre oralement.
Feuille du tamâla, le Laurus Cassia, arbre considéré comme possédant des propriétés magiques diverses et très occultes. TAMARIS, ou Erica. Arbre sacré d'Egypte aux vertus occultes importantes. Beaucoup de temples étaient entourés de ces arbres, celui de Philae tout particulièrement, sacré s'il en fut, car on supposait que le corps d'Osiris était enseveli sous ses fondations.
La qualité de ténèbre, d' "impureté" et d'inertie ; celle aussi d'ignorance, car la matière est aveugle. Terme employé dans la philosophie qui traite de la métaphysique. C'est la plus inférieure des trois gunas ou qualités fondamentales.
Une divinité syrienne à qui les Hébreux idolâtres aussi bien que les Syriens rendaient un culte. Les femmes d'Israël, une fois par an, se lamentaient sur Adonis (ce jeune et beau garçon identique à Tammuz). La fête que l'on célébrait en son honneur était solsticiale, et commençait à la nouvelle lune, au mois de Tammuz (juillet), ayant lieu principalement à Byblos en Phénicie ; mais elle était également célébrée aussi tardivement qu'au quatrième siècle de notre ère à Bethléhem, car nous trouvons St. Jérôme (Epîtres, p. 49) écrivant ses lamentations en ces termes "Au-dessus de Bethléhem, le bosquet de Tammuz, c'est-à-dire d'Adonis, projette son ombre ! Et dans la grotte où autrefois l'enfant Jésus pleura, on pleure l'amoureux de Vénus". En vérité, dans les Mystères de Tammuz ou d'Adonis une semaine complète était passée en lamentations et en pleurs. Aux processions funèbres succédaient un jeûne, et plus tard des réjouissances ; car après le jeûne on considérait que Adonis-Tammuz était ressuscité des morts, et de furieuses orgies de joie, de boissons et de nourritures, comme c'est le cas maintenant dans la semaine de Pâques, avaient lieu sans interruption pendant plusieurs jours.
Ceylan (Sri Lanka), l'ancienne Taprobane.
Une déesse, identique à Belita. Tamti-Belita est la Sea personnifiée, la mère de la Cité d'Erech, la nécropole chaldéenne. Astronomiquement, Tamti est Astoreth ou Istar, Vénus.
Initiés juifs ; Cabalistes très instruits des temps passés. Le Talmud contient diverses légendes qui les concernent, et donne les noms des principaux d'entre eux.
, (péruvien). Une idole très vénérée des Péruviens. Elle est le symbole de l'Un-en-trois ou Trinité ("Un en trois, et trois en Un") et existait avant notre ère.
La soif de vivre. Le désir de vivre et l'attachement à cette vie sur cette terre. Cet attachement est ce qui cause la renaissance ou réincarnation. TANJUR, (tibétain). Une collection d'ouvrages bouddhiques traduits du sanskrit en tibétain et en mongol. C'est le canon le plus important, comprenant 225 grands volumes sur des sujets de toute espèce. Le Kanjur, qui contient les commandements, ou la "Parole du Bouddha", n'a que 108 volumes.
Les types ou rudiments des cinq Eléments l'essence subtile de ceux-ci, dépourvue de toutes les qualités et identique aux propriétés des cinq Eléments fondamentaux – terre, eau, feu, air et éther ; par exemple, les tanmâtras sont, sous un de leurs aspects, 1'odorat, le goût, le toucher, la vue, et l'ouïe.
Litt., "règle ou rituel". Certains ouvrages mystiques ou magiques, dont la particularité majeure est le culte rendu à la puissance féminine, personnifiée en Śakti. Devî ou Durgâ (Kâlî, l'épouse de Śiva) est l'énergie particulière rattachée aux rites sexuels et pouvoirs magiques – la forme la plus mauvaise de magie noire ou sorcellerie.
Cérémonies rattachées au culte mentionné à l'article précédent. Śakti, ayant une nature duelle, blanche et noire, bonne et mauvaise, les Śaktas se divisent en deux classes, les Dakshinâchâris et les Vâmâchâris, ou les Śaktas de main droite et de main gauche, c'est-à- dire, magiciens "blancs" et magiciens "noirs". Le culte de ces derniers est des plus licencieux et immoral.
Le nom de la philosophie de Lao-tseu.
Litt., "Le Livre de la Perfectibilité de la Nature" écrit par le grand philosophe Lao-tseu. C'est une sorte de cosmogonie qui contient tous les principes fondamentaux de la cosmogenèse ésotérique. C'est ainsi qu'il dit qu'au commencement il n'y avait rien sauf l'Espace illimité et sans bornes. Tout ce qui vit et existe, était né de ce "Principe" qui existe par Lui-même, Se développant de Lui- même", c'est-à-dire, Svabhâvat. Comme son nom est inconnu et que son essence est insondable, les philosophes l'ont nommé Tao (Anima Mundi), l'énergie incréée, non née et éternelle de la nature, se manifestant périodiquement. La nature, aussi bien que l'homme, en atteignant la pureté, atteindra le repos, et alors tout deviendra un avec Tao, source de toute béatitude et de toute félicité. Pareillement aux philosophies hindoue et bouddhique, de telles pureté, béatitude et immortalité, ne peuvent seulement être atteintes que par l'exercice de la vertu et la parfaite tranquillité de notre mental mondain : l'esprit humain doit contrôler et finalement subjuguer, et même écraser, l'action turbulente de la nature physique de l'homme ; et le plus tôt il atteint ce degré exigé de purification morale, le plus heureux il se sentira. (Voir Annales du Musée Guimet, Vol. XI et XII ; Etudes sur la Religion des Chinois, du Dr. Groot.) Comme le célèbre sinologue Pauthier le remarquait "La sagesse humaine n'a jamais pu utiliser un langage si saint et si profond".
Le Typhon féminin, l'hippopotame, appelé aussi Ta- ur, Ta-op-oer, etc. : elle est la Toueris des Grecs. Cette épouse de Typhon était représentée sous les traits d'un monstrueux hippopotame, assis sur ses pattes de derrière avec un couteau dans une main et le nœud sacré dans l'autre (le pâśa de Śiva). Son dos était recouvert des écailles d'un crocodile, et elle avait la queue d'un crocodile. Elle est aussi appelée Teb, d'où il s'ensuit que quelquefois le nom pour Typhon est Tebh. Sur un monument de la sixième dynastie, elle est appelée "la nourrice des dieux". On la craignait en Egypte bien plus que Typhon. (Voir "Typhon").
"Abstraction", "méditation". "Exécuter tapas" c'est s'asseoir pour pratiquer la contemplation. C'est pourquoi les ascètes sont souvent appelés Tâpasas.
Le Sesamum Orientale, un arbre tenu pour très sacré parmi les anciens ascètes de Chine et du Tibet. TAPASVIN, (sans.). Ascètes et anachorètes de toutes les religions, soit bouddhique, brahmanique, soit taoïste.
Une tombe ; le sarcophage situé dans l'Adytum ayant pour objet l'initiation.
Le domaine des devas du feu nommé Vairâjas. On le connaît comme le "monde des sept sages", et aussi "le royaume de la pénitence". Un des six mondes, le Shashtha-loka (le 6ème), au-dessus du nôtre qui est le septième.
L'épouse de Brihaspati (Jupiter), enlevée par le roi Soma, la Lune, une action qui conduisit à la guerre des dieux contre les Asuras. Târâ personnifie la connaissance mystique que l'on oppose à la foi ritualiste. Elle est la mère (par Soma) de Budha, "Sagesse".
Décrit comme un Dânava ou Daitya, c'est-à-dire, un "démon-géant", dont les austérités surhumaines comme Yogin firent trembler les dieux pour leur puissance et leur suprématie. Il est dit avoir été tué par Kârttikeya. (Voir La Doctrine Secrète, III., 478).
Un des systèmes brâhmaniques de Yoga en vue du développement des pouvoirs purement spirituels et de la connaissance qui mènent au Nirvâna. TARGUM (chaldéen). Litt., "Interprétation", de la racine targem, interpréter. Paraphrases des Ecritures hébraïques. Certains des Targumim sont très mystiques ; l'araméen (ou targumique) fut utilisé pour tout le Zohar et d'autres ouvrages cabalistiques. Pour distinguer ce langage de l'hébreu, appelé le "visage" de la langue sacrée, on s'y réfère comme ahoraym, la "partie arrière", dont le sens véritable doit être lu entre les lignes, selon certaines méthodes données aux étudiants. Le mot latin tergum, "dos", provient de l'hébreu ou plutôt de l'araméen et du chaldéen targum. Le Livre de Daniel commence en hébreu, et est totalement compréhensible jusqu'au chapitre ii., V. 4, lorsque les Chaldéens (les Initiés-Magiciens) commencent à parler au roi en araméen – pas en syriaque, comme cela a été mal traduit dans la Bible des Protestants. Daniel parle en hébreu avant de donner au roi l'interprétation du rêve de ce dernier : mais il explique le rêve lui-même (chapitre VII) en araméen. "Ainsi dans Ezra IV., V. et VI., les paroles des rois y sont littéralement citées ; toutes les questions qui sont traitées là, le sont en araméen", dit Isaac Myer dans sa Qabbalah. Les Targumim sont de différentes époques, les plus récentes montrant déjà des marques du système à voyelles ou massorétique, qui les rendit encore plus surchargés de voiles intentionnels. Le précepte du Pirke Aboth (C.I., § 1), "Confectionne une clôture pour la Thorah" (loi), a en vérité été fidèle dans la Bible comme dans les Targumim : et il serait un sage celui qui les interpréterait correctement, à moins qu'il ne soit un vieil occultiste-cabaliste.
La première guerre dans le Ciel en conséquence de l'enlèvement de Târâ.
Le grand centre de monastères et de collèges situé à trois heures de marche de Shigatse, la résidence du Teshu Lama dont les détails sont à voir à "Panchen Rimpoche". Il fut bâti en 1445 sur l'ordre de Tsong-kha-pa.
Litt., "la sainte cité de la doctrine", habitée néanmoins par un plus grand nombre de Dugpas que de Saints. C'est la capitale résidentielle au Bhoutan du Primat ecclésiastique des Böns – le Dharma Râja. Ce dernier bien qu'ouvertement un bouddhiste du nord, est tout simplement un adorateur des anciens démons-dieux des aborigènes, les esprits de la nature ou élémentals, à qui un culte était rendu dans ce pays avant l'introduction du Bouddhisme. On empêche tous les étrangers de pénétrer plus avant dans le Tibet oriental ou Grand Tibet, et les quelques érudits qui, au cours de leurs voyages, se sont aventurés dans ces régions interdites, n'ont pas été autorisés à aller plus loin que les territoires frontaliers du pays de Bod. Ils voyagent dans le Bhoutan, le Sikkhim, et ailleurs, aux frontières du pays, mais ne peuvent apprendre, ou connaître, rien du vrai Tibet, d'où rien sur le vrai Bouddhisme du Nord ou Lamaïsme de Tsong-kha-pa. Et cependant, alors qu'ils ne font pas plus que de décrire les rites et les croyances des Böns et des Shamans errants, ils assurent le monde qu'ils sont en train de lui exposer le pur Bouddhisme du Nord, et font des commentaires sur la grande chute qu'il a essuyé depuis sa pureté première !
Symbole égyptien : un étendard rond vertical, se terminant en pointe au sommet, avec quatre entretoises placées au sommet. On l'employait comme amulette. La partie faîtière est une croix équilatérale régulière. Celle-ci, sur sa base phallique, représentait les deux principes de la création, le mâle et la femelle, et se rapportait à la nature et au cosmos. Mais lorsque le tat se dressait tout seul, couronné de l'atf (ou atef), la triple couronne d'Horus – les deux plumes avec l'uraeus par devant – il représentait l'homme septenaire : la croix, ou les deux entretoises, représentant le quaternaire inférieur, et l'atf la triade supérieure. Comme le Dr. Birch le remarque avec justesse : – "Les quatre barres horizontales... représentent les quatre fondations de toutes choses, le tat étant un emblème de stabilité". TATHAGATA (sans.). "Celui qui risque de venir" : celui qui est, comme ses prédécesseurs (les Bouddhas) et successeurs, le Bouddha à venir ou le Sauveur du Monde. Un des titres de Gautama Bouddha, et l'épithète la plus haute, puisque le premier et le dernier Bouddhas étaient les avatârs directs et immédiats de l'Unique Divinité.
Le Tathâgata secret ou caché, ou les Bouddhas "tutélaires" de protection ; on l'emploie pour les Nirmânakâyas.
"Cela" éternellement existant : également, les différents principes dans la Nature, dans leur signification occulte. Tattva Samâsa est un ouvrage de la philosophie Sâmkhya attribué à Kapila lui- même. Egalement les principes abstraits de l'existence ou catégories, physiques et métaphysiques. Les éléments subtils – cinq exotériquement, sept dans la philosophie ésotérique – qui sont corrélatifs des cinq et sept sens sur le plan physique : les deux derniers sens sont jusqu'ici latents dans l'homme, mais seront développés au cours des deux dernières races- racines.
Ce qui est maintenant devenu la lettre carrée hébraïque tau, mais fut, des âges avant l'invention de l'alphabet hébreu, la croix ansée égyptienne, la crux ansata des latins, identique à l'ankh égyptien. Ce signe appartenait exclusivement, et appartient encore, aux Adeptes de chaque pays. Comme Kenneth R.F. Mackenzie le montre, "Il fut un symbole de salut et de consécration, et comme tel a été adopté comme un symbole maçonnique du degré de Royal Arch". On l'appelle également la croix astronomique, et fut utilisé par les anciens Mexicains – comme sa présence sur l'un des palais de Palemqué le montre – ainsi que par les hindous, qui plaçaient le tau en guise de signe sur le front de leurs chelâs. TAUREAU (lat.). La constellation la plus mystérieuse du Zodiaque, une qui est rattachée à tous les dieux-solaires "Premiers Nés". Le Taureau se trouve sous l'astérisque A, qui est sa figure dans l'alphabet hébraïque, celle de l'Aleph, et c'est pourquoi, cette constellation est appelée l' "Unique", le "Premier", d'après la dite lettre. D'où, tous les "Premiers- Nés", à qui il fut consacré. Le Taureau est le symbole de la force et de la puissance de procréation – le Logos : d'où, également, les cornes sur la tête d'Isis, l'aspect féminin d'Osiris et d'Horus. Les anciens mystiques voyaient la croix ansée dans les cornes du Taureau (la partie supérieure de l'Aleph hébreu) éloignant le Dragon en le repoussant, et les Chrétiens rattachaient le signe et la constellation au Christ. St. Augustin l'appelle "la grande Cité de Dieu", et les Egyptiens l'appelaient l' "interprète de la voix divine" l'Apis-Pacis d'Hermonthis. (Voir "Zodiaque").
Une des sept filles d'Atlas – la troisième, qui devint plus tard une des Pléiades. On dit que ces sept filles représentent d'une manière typique les sept sous-races de la quatrième race-racine, celle des Atlantes.
Litt., "le dieu noir" : la divinité principale des anciennes nations slaves.
Une oasis d'Asie Centrale, située à environ 4.000 pieds (1.210 mètres) au-dessus de la rivière Tchertchen Darya ; le véritable foyer et le centre d'une ancienne civilisation, entourée de tous les côtés de ruines innombrables, au-dessus du sol et en-dessous, de cités, de villes et de lieux de sépulture de toutes les descriptions. Comme feu le colonel Prjevalski le signala, l'oasis est habité de quelques 3.000 personnes "représentant les restes d'environ une centaine de peuples et de races maintenant éteintes, dont les noms exacts sont à présent inconnus des ethnologues".
La Nature ; qui mystiquement et ésotériquement est la même que ses Elohim personnifiés, la valeur numérique de ces deux mots – Tebah et Elohim (ou Aleim) – étant la même, savoir 86.
Une des trois divinités qui habitaient "la terre de la renaissance des dieux" et des hommes bons, c'est-à-dire, Aanrou (Devakhan). Les trois divinités sont Schou, Tefnout, et Seb.
Un des langages dravidiens parlés dans le Sud de l'Inde.
Litt., "changement". Le titre d'une section de la Cabale pratique, traitant des analogies entre les mots, dont les relations sont indiquées par certains changements dans la position des lettres, ou changement par substitution d'une lettre par une autre.
Identique à Seraphim, ou les Dieux Cabires images de serpents. Les premiers Teraphim, d'après la légende, furent reçus par Dardanus à titre de douaire, et apportés par lui à Samothrace et à Troie. Oracles-idoles des anciens Juifs. Rebecca les vola à son père Laban.
Appelée la "véritable huile d'or" ou "élément primordial" en alchimie. Elle n'est éloignée que d'un seul degré du pur élément homogène.
La tradition la situe au-delà des régions arctiques, au Pôle Nord. C'est la "terre des dieux où le Soleil ne se couche jamais".
Dans le Resha Hivrah hébraïque une épithète donnée à Sephira, la plus haute des Sephiroth, dont le crâne "fait tomber goutte à goutte la rosée qui rappellera les morts à la vie".
, La. (cabale). Terme utilisé pour l' "Ancien des Anciens" Atteekah d'atteekeen, qui est le "Caché du Caché", l' "Invisible de l'Invisible". Dans le crâne de la "Tête Blanche", Resha Hivrah, "habitent journellement 13.000 myriades de mondes, qui reposent sur Cela, s'appuient sur Cela" (Zohar, III., Idrah Rabbah)... "Dans cet Atteekah rien n'est révélé que la Tête seule, parce que c'est la Tête des Têtes... La Sagesse d'en-Haut qui est la Tête, est cachée en elle, le Cerveau qui est calme et tranquille, et rien ne la connaît que Lui-même... Et cette Sagesse Cachée... l'Invisible de l'Invisible, la Tête de toutes les Têtes, une Tête qui n'est pas une Tête, que personne ne connaît non plus, et il n'est jamais connu non plus ce qui est dans cette Tête que la Sagesse et la Raison ne peuvent comprendre" (Zohar, III., folio 288, a). On dit cela de la Divinité dont la Tête (c'est-à-dire, la Sagesse perçue par tous) est seule manifestée. De ce Principe qui est encore plus haut rien n'est même affirmé, si ce n'est que sa présence universelle et sa réalité sont une nécessité philosophique. TETRAGRAMME ou Tetragrammaton. Le nom en quatre lettres de Dieu, son titre grec ; les quatre lettres sont en caractères hébreux "yod, hé, vau, hé", ou en capitales latines, I H V H. La prononciation véritable ancienne est maintenant inconnue ; l'hébreu sincère considérait ce nom trop sacré pour le prononcer, et en lisant les écrits sacrés il lui substituait l'appellation "Adonaï", signifiant Seigneur. Dans la Cabale, I est associé à Hochmah, H à Binah, V à Tiphereth, et l'H final à Malcuth. Ordinairement les Chrétiens appellent I H V H Jehovah, et beaucoup d'érudits bibliques modernes l'écrivent Yahveh. Dans la Doctrine Secrète, on assignait le nom Jehovah à la Sephira Binah seule, mais cette assignation n'est pas reconnue par l'école rosicrucienne des Cabalistes, ni non plus par Mathers dans sa traduction de la Kabbalah Denudata de Knorr von Rosenroth ; quelques autorités en Cabale ont rapporté Binah seule à I H V H mais seulement en référence au Jehovah du Judaïsme exotérique. Le I H V H de la Cabale n'a qu'une faible ressemblance au Dieu de l'Ancien Testament. (w.w.w.). La Kabbalah de Knorr von Rosenroth n'a aucune autorité chez les Cabalistes orientaux : parce qu'il est bien connu qu'en écrivant sa Kabbalah Denudata il suivit les manuscrits modernes plutôt que les anciens manuscrits (chaldéens) ; et il est également bien connu que ces manuscrits et écrits du Zohar que l'on classifie comme "anciens", mentionnent, et quelques-uns même utilisent, les voyelles hébraïques ou points massorétiques. Ceci seul rendrait faux ces soi-disant livres du Zohar, car il n'y a aucune trace directe du système de la Massorah avant le dixième siècle de notre ère, ni aucune trace ancienne de lui avant le septième siècle. (Voir "Tetraktys").
ou la Tétrade. Le "Quatre" sacré par lequel juraient les Pythagoriciens, ceci étant leur serment le plus contraignant. Elle possède un sens varié et très mystique, étant identique au Tétragramme. D'abord, c'est l'Unité ou le "Un" sous quatre aspects différents ; ensuite c'est le nombre basique Quatre, la Tétrade contenant la Décade ou Dix, le nombre de la perfection ; enfin il signifie la Triade primordiale (ou Triangle) absorbé dans la Monade divine. Kircher, le savant Jésuite- Cabaliste, dans son Œdipus Ægyptiacus, donne le nom ineffable I H V H – l'une des formules cabalistiques des 72 noms – arrangé sous la forme d'une Tétrade pythagoricienne. M. I. Myer le donne de cette manière : . 1 = י10 . . 2 Le Nom = הי15 . . . 3 Ineffable = דהי21 . . . . 4 ainsi = הוהי26 ___ ___ 10 72 Il montre également que "la Tétrade sacrée des Pythagoriciens semble avoir été connue des anciens Chinois". Ainsi que cela est expliqué dans Isis Dévoilée (L, 21.) : "La Décade mystique, la résultante de la Tetraktys, ou le 1 + 2 + 3 + 4 = 10, est une des manières d'exprimer cette idée. L'Un c'est le principe impersonnel "Dieu" ; le Deux, la matière ; le Trois, combinant la Monade et la Duade et participant de la nature des deux, est le monde phénoménal ; la Tétrade, ou forme de perfection, exprime le vide de tout ; et la Décade, ou la somme de tout, renferme le cosmos tout entier".
La mer. (Voir "Thallath").
Le philosophe grec de Milet (vers 600 ans Av. J.C) qui enseignait que tout l'univers avait été produit par l'eau, tandis qu'Héraclite d'Ephèse soutenait qu'il avait été produit par le feu, et Anaximène par l'air. Thalès, dont le nom exact est inconnu, prit son nom de Thallath, en concordance avec la philosophie qu'il enseignait.
Identique à Thalassa. Déesse qui personnifie la mer, identique à Tiamat et rattachée à Tamti et a Belita. La déesse qui donna naissance à toute la variété des monstres primordiaux dans le récit cosmogonique de Bérose.
"Mesmérisme", ou plutôt transe produite par soi- même ou auto-hypnotisation. Une action qui en Inde possède un caractère magique et est une espèce d'exorcisme. Litt., "enlever ou balayer"(les mauvaises influences, tharhn voulant dire un balai, et thârnhan, un chiffon) ; éloignant les mauvais bhûts (mauvaise aura et mauvais esprits) grâce à la volonté bienfaisante du magnétiseur.
Faiseur de prodiges ou "de miracles" : le pouvoir de faire des prodiges avec l'aide des dieux. Vient des mots grecs thauma, "objet d'étonnement", et theurgia, "acte de la puissance divine".