Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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33 notices — lettre U

UASAR (égypt.)

Identique à Osiris, ce dernier nom étant grec. Uasar est décrit comme le "Né-de-l'Œuf", comme Brahmâ. "Il est l'Eros jailli-de- l'œuf d'Aristophane, dont l'énergie créatrice amène toutes les choses à l'existence : le démiurge qui fit le monde et l'anime, un être qui est une sorte de personnification d'Amen, l'invisible dieu, comme Dionysos était un lien entre l'humanité et le Zeus Hypsistos". (The Great Dionysiak Myth de Brown). Isis est appelée Uasi, parce qu'elle est la Śakti d'Osiris, son aspect féminin, tous deux symbolisant les forces vitales créatrices et stimulantes de la nature sous son aspect de divinité mâle et femelle. UCHCHAIH-ŚRAVAS (sans.). Le cheval modèle. une des quatorze choses précieuses, ou joyaux, produites pendant le barattement de l'Océan par les dieux. Le cheval blanc d'Indra, appelé le Râja des chevaux. UCHNICHA, également Buddhôchnîcha (sans.). On l'explique comme étant "une protubérance sur le crâne du Bouddha, formant touffe de cheveux". Cette curieuse description est fournie par les orientalistes, mais une autre présente un avis différent et prétend que Uchnîcha était "à l'origine une touffe conique de cheveux ou en forme de flamme, située sur la partie supérieure de la tête d'un bouddha, et que l'on représenta ultérieurement comme une excroissance charnue sur le squelette lui- même". On doit prendre le contre-pied de tout ceci, car la philosophie ésotérique dirait qu'à l'origine c'était un corps sphérique au centre duquel était situé le 3ème œil, qui plus tard, dans la race humaine, dégénéra en une protubérance charnue pour disparaître graduellement, ne laissant à sa place qu'une aura intermittente couleur de feu, perçue seulement par clairvoyance lorsque la surabondance d'énergie spirituelle est cause que "le troisième œil" (maintenant caché) irradie cette puissance magnétique superflue. En cette période de notre développement de race, ce sont naturellement les "Bouddhas" ou Initiés seulement qui jouissent intégralement de la faculté du "troisième œil", car chez tous les autres elle est plus ou moins atrophiée.

UDANA (sans.)

Discours improvisés ; également Sûtras. En philosophie, le terme s'applique aux organes physiques de la parole, tels la langue, la bouche, la voix, etc... Dans la littérature sacrée en général, c'est le nom de ceux des Sûtras qui contiennent des discours improvisés, en opposition aux Sûtras qui contiennent seulement la matière traitée, introduite par des questions posées à Gautama Bouddha et les réponses qu'il y fit.

UDAYANA (sans.)

La moderne Peshavar. "La classique terre de la sorcellerie", d'après Hiuan Tsang.

UDAYANA RAJA (sans.)

Un roi de Kausâmbî, appelé Vatsarâja, qui fut le premier à obtenir une statue du Bouddha faite avant sa mort, à la suite de quoi, disent les Catholiques romains, qui édifient à chaque coin de rue des statues de la Madone et des Saints – il "devint l'auteur de l'IDOLATRIE bouddhique".

UDRA RAMAPUTRA (sans.)

Udra, le fils de Râma. Un ascète brâhmane qui fut pendant quelques années le guru de Gautama Bouddha.

UDUMBARA (sans.)

Un lotus de taille gigantesque consacré au Bouddha ; le Nila Udumbara ou le "lotus bleu", regardé comme un présage surnaturel toutes les fois qu'il fleurit, car il ne produit des fleurs qu'une fois tous les trois mille ans. Une telle fleur, dit-on, avait éclos avant la naissance de Gautama, une autre, près d'un lac au pied des Himâlayas, au quatorzième siècle, juste avant la naissance de Tsong-kha-pa, etc..., etc... On dit la même chose de l'arbre Udumbara (ficus glomerata) parce qu'il fleurit à de longs siècles d'intervalles comme le fait aussi une sorte de cactus, qui s'épanouit seulement à des altitudes extraordinaires et ouvre ses pétales à minuit.

ULLAMBANA (sans.)

La fête de "tous-les-saints", le prototype de la Toussaint des pays chrétiens. On la célèbre en Chine à la septième lune tous les ans, quant à la fois "des prêtres bouddhistes La classique terre et taoïstes disent des messes, pour libérer du purgatoire les âmes de ceux qui sont morts sur terre et sur mer, pour répandre du riz pour nourrir les Pretas (trente-six classes de démons toujours affamés et assoiffés), pour consacrer des sanctuaires domestiques aux ancêtres, pour réciter les Tantras, accompagnés par un jeu magique de doigts (mûdra) qui réconfortent les esprits ancestraux de sept générations dans Nâraka" (une espèce de purgatoire ou Kâma loka). L'auteur du Sanskrit-Chinese Dictionary pense que c'est le "rituel Gtorma (ancien tibétain – Bôn) greffée sur le culte confucéen des ancêtres", du fait que Dharmaraksha traduisit l'Ullambana Sûtra et l'introduisit en Chine. Ledit sûtra est certainement une falsification, car il donne ces rites sur l'autorité du Bouddha Sâkyamuni, et "appuie ce qu'il dit par les prétendues expériences de ses offrandes de nourriture". Mais comme il est correctement établi par M. Eitel, "tout le système, avec les idées de prières dans un but d'intercession, les litanies et les requiems des prêtres, et le culte ancestral, est entièrement étranger à l'ancien Bouddhisme et à celui du Sud". Et à celui du Nord aussi, si nous faisons exception pour les sectes du Bhoutan et du Sikkim, de la croyance Bôn ou Dugpa – en bref, les bonnets rouges. Comme les cérémonies du jour, ou des jours de la Toussaint sont signalées avoir été introduites en Chine au troisième siècle (265-292), et que le même cérémonial des morts catholique romain et son rituel, célébré le 2 novembre, n'existait pas aux premières époques du Christianisme, ce ne sont pas les Chinois qui ont pu emprunter cette coutume religieuse aux Latins, mais plutôt ceux-ci qui ont imité les Mongols et les Chinois.

ULLER (scandin.)

Le dieu du Tir à l'arc, qui "voyage en patins sur des chemins de glace argentée". Il est le protecteur de la chasse pendant la période où le Soleil traverse la constellation du Sagittaire ; et il vit dans la "Maison des Elfes de Lumière" qui se trouve dans le Soleil et à l'extérieur d'Asgard.

ULOM (phénicien)

La divinité intelligible. L'Univers objectif ou matériel dans la Théogonie de Mochus. Le reflet de la divinité à jamais cachée : le Plérôme des Gnostiques.

ULPHILAS (scandin.)

Un professeur de théologie qui, au quatrième siècle, fabriqua un nouvel alphabet pour les Goths – une synthèse des lettres grecques avec les formes de l'alphabet runique, époque depuis laquelle les runes commencèrent à disparaître et leur secret se perdit graduellement. (Voir "Runes"). Il traduisit la Bible en gothique, traduction préservée dans le Codex Argenteus.

ULUPI (sans.)

Fille de Kauravya, le roi de Nâgas à Pâtâla (le monde inférieur, ou plus exactement, les antipodes, l'Amérique). Exotériquement elle était la fille d'un roi ou chef d'une tribu-aborigène des Nâgas, ou Nagals (anciens adeptes) dans l'Amérique préhistorique – le Mexique plus vraisemblablement, ou l'Uruguay. Elle épousa Arjuna, le disciple de Krishna, que toutes les traditions orales ou écrites montrent se rendant à Pâtâla (les antipodes) il y a cinq mille ans. Le récit purânique est basé sur un fait historique. En outre, Ulûpî, comme nom, a une consonance mexicaine, comme "Atlan", "Aclo", etc...

UMA-KANYA (sans.)

Litt., "Vierge de Lumière" : une appellation qui ne convient pas à son possesseur, car elle fut celle de Durgâ-Kâli, la déesse ou aspect féminin de Śiva. De la chair humaine lui était offerte chaque automne, et, en tant que Durgâ, elle était la protectrice de ces Thugs de l'Inde, ces meurtriers de jadis, et la déesse particulière de la sorcellerie tantrique. Mais dans les jours anciens ce n'était pas comme maintenant. La plus ancienne mention du titre "Umâ-Kanyâ" est trouvée dans le Kena- Upanishad ; dans ce traité, celle qui est maintenant la Kâlî assoiffée de sang, était une déesse bienfaisante, un être de lumière et de bonté, qui amène la réconciliation entre Brahmâ et les dieux. Elle est Sarasvatî et elle est Vâch. En symbologie ésotérique, Kâlî est le type double de l'âme double – l'âme de l'homme, divine et humaine, lumineuse et obscure.

UMBRA (lat.)

L'ombre d'un revenant lié à la terre. Les anciennes races latines divisaient l'homme (dans les enseignements ésotériques) en sept principes, comme le faisaient tous les anciens systèmes, et comme les Théosophistes le font maintenant. Ils croyaient qu'après la mort, Anima, la pure âme divine, montait au ciel, un endroit de félicité ; Manes (le Kâma rûpa) descendait à l'Hadès (Kâma loka) ; et Umbra (ou le double astral, le linga garîra) restait sur terre, rôdant autour de la tombe, parce que l'attraction de la matière physique objective et l'affinité à l'égard de son corps physique la gardaient à l'intérieur des endroits que ce corps avait marqué de ses émanations. C'est pourquoi ils disaient que rien excepté l'image astrale du défunt ne pouvait être observé sur terre, et même qu'elle disparaissait avec la désintégration de la dernière particule du corps qui si longtemps avait été sa demeure. UNA (sans.). Quelque chose qui est sous-jacent, subordonné, secondaire également et matériel.

UNIVERS DES ARCHETYPES

, L'. (cabale). L'univers idéal sur lequel le monde objectif fut construit. (w.w.w.).

UPADANA (sans.)

La cause matérielle : comme le lin est cause de la toile.

UPADANA KARANAM (sans.)

La cause matérielle d'un effet.

UPADHI (sans.)

Base : le véhicule porteur de quelque chose de moins matériel que lui-même ; comme le corps humain est l'upâdhi de son esprit, l'éther l'upâdhi de la lumière, etc..., etc... ; un moule ; une substance qui définit ou qui limite.

UPADVIPA (sans.)

La racine (qui est à la base) des îles ; terre sèche.

UPANA (sans.)

Initiation d'un chelâ, avec pose du triple cordon.

UPANISHAD (sans.)

Traduit comme "doctrine ésotérique", ou interprétation des Védas par les méthodes du Vedânta. La troisième section des Védas annexée aux Brâhmanas et considérée comme une partie des Śrutis ou paroles "révélées". Comme textes enregistrés par écrit, ils sont, cependant, bien plus anciens que les Brâhmanas, à l'exception de deux qui existent encore, en annexe au Rig Veda des Aitareyins. Le terme Upanishad est expliqué par les pandits hindous comme "ce qui détruit l'ignorance, et ainsi produit la libération" de l'esprit, grâce à la connaissance de la vérité suprême et cachée. Donc la même chose que ce à quoi il est fait allusion par Jésus, quand on lui fait dire, "vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira". (Jean, 8., 32.). C'est de ces traités des Upanishads, – eux-mêmes l'écho de la Religion-Sagesse primitive – que le système Vedânta de philosophie a été développé. (Voir "Vedânta"). Cependant aussi anciennes que les Upanishads puissent être, les orientalistes n'attribueront pas à la plus ancienne d'entre elles une antiquité de plus de 600 ans Av. J.C. Le nombre admis de ces traités est 150, bien que maintenant il n'y en ait pas plus d'une vingtaine qui aient été laissés sans mélanges. Ils traitent de questions métaphysiques très abstruses, telles que l'origine de l'univers ; la nature et l'essence de la Divinité non- manifestée et des Dieux manifestés ; la relation, originelle et ultime, de l'esprit et de la matière ; l'universalité du mental et la nature de l'Ame humaine et de l'Ego. Les Upanishads doivent être bien plus anciennes que l'époque du Bouddhisme car elles ne montrent aucune préférence pour la supériorité des Brâhmanes en tant que caste, ni ne la soutiennent. Bien au contraire, c'est la seconde (maintenant) caste, celle des Kshatriyas, ou classe des guerriers, qui est louée dans le plus ancien de ces traités. Ainsi que l'affirmait le Prof. Cowell dans History of India d'Elphinstone, "ils respirent une liberté d'esprit inconnue dans aucun ouvrage plus ancien excepté le Rig Veda... Les grands instructeurs de la connaissance supérieure et les Brâhmanes sont continuellement représentés comme se rendant vers les rois Kshatriyas pour devenir leurs disciples". Dans les temps anciens, les "Rois Kshatriyas", pareils aux Rois-Hiérophantes d'Egypte, étaient les réceptacles de la connaissance et de la sagesse divines les plus sublimes, les Elus et les incarnations des Instructeurs divins primordiaux – les Dhyâni-Buddhas ou Kumâras. il fut un temps, des éons avant que les Brâhmanes ne devinssent une caste, ou même que les Upanishads ne fussent écrites, où sur terre il n'y avait qu'une langue, qu'une religion et qu'une science, savoir, la langue des dieux, la Religion- Sagesse et la Vérité. Ceci existait avant que les plaines immaculées de cette dernière, envahies par les nations aux langages divers, ne commençassent à se couvrir des mauvaises herbes de la tromperie intentionnelle, et que les croyances nationales suscitées par l'ambition, la cruauté et l'égoïsme, ne rompissent en des milliers de fragments l'unique Vérité sacrée.

UPARATI (sans.)

Absence de désirs tournés vers l'extérieur : un état du Yoga.

UPASAKA (sans.)

Chélâs masculins ou plutôt dévots. Ceux qui, sans entrer dans la prêtrise, font vœu de garder les principaux commandements.

UPASIKA (sans.)

Chélâs féminins ou dévots. UPAŚRUTI (sans.). D'après les orientalistes, une "voix surnaturelle que l'on entend de nuit et qui révèle les secrets de l'avenir". Selon l'explication donnée par l'occultisme, la voix d'une personne dans le lointain – ordinairement une personne versée dans les mystères des enseignements ésotériques ou un adepte – douée du pouvoir de projeter à la fois sa voix et son image astrale vers n'importe quelle personne, sans faire aucun cas de la distance. L'upaśruti peut révéler les secrets de la nature", ou peut seulement informer la personne à qui elle s'adresse de tout fait prosaïque du moment présent ; pourtant ce sera encore une upaśruti – le "double" ou l'écho de la voix d'un homme ou d'une femme vivants.

UPAVITA (sans.)

Celui qui est investi du cordon brahmanique fût "conduit vers un instructeur spirituel ou un Guru".

UPEKSHA (sans.)

Litt., Renonciation. Dans le Yoga, c'est un état d'indifférence absolue atteint par contrôle de soi : la maîtrise complète sur ses sentiments et sensations appartenant au mental et au physique.

UR (chaldéen)

Le principal siège du culte lunaire : la cité babylonienne où la lune était la divinité principale, et d'où Abram apporta le dieu juif, qui est si inextricablement rattaché à la lune en tant que divinité créatrice et génératrice.

URAGAS (sans.)

Les Nâgas (serpents) qui habitaient Pâtâla, le monde inférieur ou enfer, dans l'esprit populaire ; les Adeptes, Grands Prêtres et Initiés de l'Amérique du Sud et de l'Amérique Centrale, connus des anciens Aryens, là où Arjuna épousa la fille du roi des Nâgas – Ulûpî. Le Nagalisme ou culte des Nâgas, prévaut jusqu'à nos jours, à Cuba et en Haïti, et le Vaudouisme, la branche principale du premier pays cité, s'est développée jusqu'à la Nouvelle-Orléans. Au Mexique, les principaux "sorciers", les hommes-médecine", sont, jusqu'à maintenant, appelés Nâgals, précisément comme il y a des milliers d'années les Grands Prêtres chaldéens et assyriens étaient appelés Nargals, ceux qui étaient chefs des Mages (Rab-Mag), une fonction tenue pendant un temps par le prophète Daniel. Le mot Nâga, "sage serpent", est devenu universel, parce que c'est l'un des quelques mots qui ont survécu à la destruction du premier langage universel. Dans l'Amérique du Sud, aussi bien que dans celles du Centre et du Nord, les aborigènes utilisent le mot, depuis le détroit de Behring jusqu'à l'Uruguay, où il possède la signification de "chef", d' "instructeur" et de "serpent". Le mot même Uraga peut être venu jusqu'à l'Inde et y avoir été adopté, grâce à ses rapports dans les temps préhistoriques avec l'Amérique du Sud et l'Uruguay elle-même, car le nom appartient à la langue indigène des Indiens d'Amérique. L'origine des Uragas, pour autant que les orientalistes le savent, peut être trouvé en Uruguay, car il y a des légendes qui les concernent, qui placent leurs ancêtres les Nâgas à Pâtâla, les antipodes, ou l'Amérique.

URIM (héb.)

Voir "Thummim". Les "Urim et Thummim" venaient d'Egypte, et symbolisaient les Deux Vérités, les deux images de Râ et Thmei qui étaient gravées sur le pectoral du Hiérophante et porté par lui durant les cérémonies d'initiation. Diodore ajoute que ce collier d'or et de pierres précieuses était porté par le Grand Prêtre lorsqu'il rendait son jugement. Thme (au pluriel Thmin) signifie "Vérité" en hébreu. "Les Septante traduisent thummim par Vérité" (Bonwick). Feu M. Proctor, l'astronome, montre que l'idée juive "dérivait directement des Egyptiens". Mais Philon le Juif affirme que Urim et Thummim étaient "les deux petites images de la Révélation et de la Vérité, placées entre les deux agrafes du pectoral", et sans explication, omet la dernière avec ses douze pierres représentant les douze signes du Zodiaque.

URLAK (scandin.)

Identique à Orlog (V.). Le Destin : une puissance impersonnelle distribuant "aveuglément" ses dons aux mortels ; une sorte de Némésis. URVAŚI (sans.). Nymphe divine mentionnée dans le Rig Veda, dont la beauté enflamma tout le ciel. Maudite par les dieux, elle descendit sur terre et s'y établit. Les amours des Purûravas (le Vikrama, et de la nymphe Urvaśî sont le sujet du célèbre drame mondial de Kâlidâsa, le Vikramorvaśî. UŚANAS (sans.). La planète Vénus ou Śukra ; ou plutôt le chef et gouverneur de cette planète.

URÆUS (gr.)

Urhek, en égyptien : serpent et symbole sacré. Quelques-uns y voient un cobra, tandis que d'autres disent que c'est un aspic. Cooper explique que "l'aspic n'est pas un uræus mais un céraste, ou genre de vipère, c'est-à-dire, une vipère à deux cornes. C'est le serpent royal, portant le pschent... le nayâ hâje". L'uræus "entoure le disque d'Horus et forme l'ornement du bonnet d'Osiris, étant en outre suspendu au front d'autres divinités" (Bonwick). L'occultisme explique que l'uræus est le symbole de l'Initiation et aussi de la sagesse cachée, ainsi que l'est toujours le serpent. Les dieux étaient tous protecteurs des hiérophantes et de leurs instructeurs.

USHAS (sans.)

L'aurore, la fille du ciel : identique à l'Aurora des latins et à l' ήώς ; des Grecs. Elle est d'abord mentionnée dans les Védas, là où son nom est aussi Ahanâ et Dyotanâ (l'illuminatrice), et en est la figure la plus poétique et la plus fascinante. Elle est l'amie toujours fidèle des hommes, du riche et du pauvre, bien qu'on croie qu'elle préfère ce dernier. Elle sourit aux demeures de chaque mortel vivant et les visite. Elle est la vierge immortelle, éternellement jeune, la lumière du pauvre, et la destruction des ténèbres.

UTTARA MIMANSA (sans.)

Le deuxième des deux Mîmânsâs – le premier étant Pûrva (premier) Mîmânsâ, qui forment respectivement les cinquième et sixième des Darshanas ou écoles de philosophie. Les Mîmânsâ sont incluses sous le nom générique de Vedânta, bien que ce soit l'Uttara (de Vyâsa) qui est réellement le Vedânta.

UZZA (héb.)

Le nom d'un ange qui, avec Azraël, s'opposait, comme nous l'enseigne le Zohar, à la création de l'homme par les Elohim, ce pourquoi ces derniers les anéantirent tous les deux. V V La vingt-deuxième lettre de l'alphabet latin. Numériquement elle représente 5 ; il s'ensuit que le V romain (avec un tiret) représente 5.000. Les Cabalistes d'Occident l'ont rattachée au nom divin hébreu I H V H. Le Vau hébreu, pourtant, étant le nombre 6, ce n'est qu'en l'identifiant au W qu'il peut toujours devenir le symbole convenable pour le mâle-femelle et l'esprit-matière. L'équivalent de l'hébreu Vau est YO, et sa valeur numérique est 6.