Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
72 notices — lettre V
En métaphysique et dans la philosophie occulte, la volonté est ce qui régit de toute éternité les univers manifestés. La volonté est le seul et unique principe du MOUVEMENT éternel abstrait ou son essence imprégnatrice. "La volonté", dit van Helmont, "est la première de toutes les facultés... La volonté est la propriété de tous les êtres spirituels et d'autant plus activement elle se montre en eux qu'ils sont affranchis de la matière. "Paracelse enseigne aussi qu' "une volonté déterminée est le début de toutes les opérations magiques. C'est parce que les hommes ne savent pas imaginer parfaitement et ne croient pas au résultat, que les arts (occultes) sont autant incertains, tandis qu'ils pourraient être absolument sûrs". Comme tout le reste, la volonté est septénaire dans ses degrés de manifestation. Emanant de la volonté une, éternelle, abstraite et tranquille à l'état pur (Atman en layam), elle devient Buddhi dans son état Alaya, descend plus bas comme Mahat (Manas), et poursuit sa descente sur l'échelle de gradations jusqu'à ce que le divin Eros devienne dans sa manifestation animale inférieure, le désir érotique. La volonté, en tant que principe éternel, n'est ni esprit ni substance mais idéation perpétuelle. Ainsi que cela est bien exprimé par Schopenhauer dans son Parerga, "à le dire raisonnablement il n'y a ni matière ni esprit. La tendance à la gravitation dans une pierre est aussi inexplicable que la pensée dans le cerveau humain... Si la matière peut – personne ne sait pourquoi – tomber sur le sol, après elle peut également – personne ne sait pourquoi – penser... Dès que, même en mécanique, nous dépassons ce qui est purement mathématique, dès que nous atteignons l'impénétrable adhésion, la gravitation, etc... nous sommes confrontés à des phénomènes qui à nos sens sont aussi mystérieux que la VOLONTÉ". VOLUSPA (scandin.). Un poème appelé "Le Chant de la Prophétesse", ou "Chant de Vala".
Un vampire ; un cadavre animé par ses principes inférieurs qui maintiennent en lui un semblant de vie et qui, la nuit, sort de la tombe, fascine ses victimes vivantes et les prive de leur sang en le leur suçant. Les Roumains, les Moldaves, les Serbes, et tous les peuples Slaves habitant les Balkans, et également les Tchèques (les habitants de la Bohème), les Moraves, et bien d'autres, croient fermement en l'existence de tels fantômes et les craignent en conséquence.
Le héros déifié des Mexicains et probablement identique à Quetzalcoatl ; un "fils des serpents", celui qu'on laisse entrer "dans le trou de serpents", ce qui veut dire un Adepte admis à l'initiation dans la chambre secrète du Temple. Le missionnaire Brasseur de Bourbourg cherche à démontrer qu'il est un descendant de Cham, le fils maudit de Noé. (Voir Isis Dévoilée, II., 303-304).
Quelqu'un qui est clairvoyant, qui peut voir les choses visibles et invisibles – pour les autres – à n'importe quelle époque avec ses perceptions, ou vue spirituelle ou intérieure.
La loi des dieux ou leur pouvoir.
Les "lois actives" de Varuna, les voies de l'action naturelle. (Voir Rig Veda, Hymnes, X., 90-1).
De Vriddha, "vieux", et de Garga, un ancien sage, l'un des plus anciens écrivains sur l'astronomie.
(sans.). Les lois de Manu.
Le démon de la sécheresse dans les Veda, grand ennemi d'Indra, avec qui il se trouve constamment en guerre. Allégorie d'un phénomène cosmique.
Epithète ou titre d'Indra, voulant dire "le meurtrier de Vritra".
Litt., "ardent", mots allumés par le feu et nés de lui. Les trois mots mystiques et créateurs que Manu dit avoir été "traits" des Védas par les Prajâpati : bhûr, du Rig Veda ; bhuvah, du Yajur Veda ; et svar, du Sâma Veda (Manou, II., 76). Tous les trois sont dits possédés des pouvoirs créateurs. Le Śatapatha Brâhmana explique qu'ils sont "les trois essences lumineuses" extraites des Védas par les Prajâpati ("seigneurs de la création", progéniteurs), au moyen de la chaleur. "Il (Brahmâ) murmura le mot bhûr, et cela devint la terre ; bhuvah, et cela devint le firmament ; svar, et cela devint le ciel". Mahar est la quatrième "essence lumineuse", et fut prise de l'Atharva Veda. Mais, comme ce mot est purement mantrique et magique, c'en est un que l'on garde, pour ainsi dire, à part.
Litt., celui qui étend ou amplifie ; un interprète, ou mieux un révélateur, car ce qu'il explique, interprète ou amplifie est un mystère pour le profane. Ce terme fut appliqué jadis en Inde aux plus hauts Gurus. Il y eut beaucoup de Vyâsa dans l'Aryavarta l'un fut le compilateur et le classificateur des Védas ; un autre, l'auteur du Mahâbhârata – le vingt-huitième Vyâsa ou révélateur dans l'ordre de succession – et le dernier de renom, fut l'auteur de l'Uttara Mîmânsâ, la sixième école ou système de philosophie de l'Inde. Il fut aussi le fondateur du système Vedânta. Sa date, telle qu'elle lui est assignée par les orientalistes (voir Elphinstone, Cowell, etc...), est 1.400 av. J.C., mais cette date est certainement trop récente. Les Purâna mentionnent seulement vingt-huit Vyâsa, qui en des périodes différentes descendirent sur terre pour promulguer les vérités védiques – mais il y en eut beaucoup plus. W W terrestre. La 23ème lettre. Elle n'a aucun équivalent en hébreu. Dans l'occultisme d'Occident, quelques-uns la prennent pour symbole de l'eau céleste, tandis que M représente l'eau