Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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2 notices — lettre X

XISOUTHROS (gr.)

Le Noé chaldéen, d'après les tablettes assyriennes ; et, selon ce que nous rapporte Alexandre Polyhistor, c'est ainsi qu'il est décrit par Bérose dans son histoire des dix rois "Après la mort du neuvième Ardates, son fils Xisouthros régna dix-huit sari. Un grand déluge survint en ce temps-là". Dans une vision, averti par sa divinité du cataclysme imminent, Xisouthros reçut l'ordre de construire une arche, d'y conduire ses parents, avec tous les différents animaux, les oiseaux, etc..., et de se confier à la montée des eaux. En obéissant à l'avertissement divin, Xisouthros démontre ainsi qu'il fait précisément ce que, des milliers d'années après lui, fera Noé. Il fit sortir les oiseaux du navire et ils revinrent à lui de nouveau ; ensuite quelques jours plus tard il les réexpédia dehors et ils lui revinrent avec leurs pattes recouvertes de boue ; mais une troisième fois ils ne revinrent plus à lui. Son arche échouée sur une haute montage d'Arménie. Xisouthros en descend et construit un autel aux dieux. Ici seulement se présente une divergence entre les légendes polythéiste et monothéiste. Xisouthros, après avoir rendu un culte aux dieux et les ayant remerciés, disparut et ses compagnons "ne le virent plus". L'histoire nous conte que, eu égard à sa grande piété, Xisouthros et sa famille furent enlevés au ciel pour vivre avec les dieux, ainsi que lui-même l'apprit aux survivants. Car bien que son corps s'en fût allé sa voix était entendue dans l'air ambiant, et après les avoir informés de l'événement, elle les exhortait à s'en retourner à Babylone et à faire convenablement attention à la vertu, à la religion et aux dieux. Ceci est plus méritoire que de planter de la vigne, s'enivrer du jus de ses raisins, et maudire son propre fils. (Voir Ziusudra). Y Y La vingt-cinquième lettre de l'alphabet anglais, et la dixième de l'alphabet hébreu – le Yod. C'est la littera Pythagorœ, la lettre et le symbole de Pythagore qui a pour signification les deux branches, ou sentiers respectivement de la vertu et du vice, le droit menant à la vertu et le gauche au vice. Dans le mysticisme cabalistique hébreu, c'est le phallus, le membre masculin, et c'est aussi, comme nombre, le dix, le nombre parfait. Symboliquement il est représenté par une main à l'index recourbé. Son équivalent numérique est dix.

XXXVI

31). La Cabale enseigne que ce royaume était une des "forces déséquilibrées" et par nécessité possédait un caractère instable. Le monde d'Israël est un type pour la condition des mondes qui vinrent à l'existence plus tard quand l'équilibre s'était rétabli. (w.w.w.). D'autre part la philosophie ésotérique orientale nous enseigne que les sept rois d'Edom ne sont pas le type de mondes disparus ou de forces déséquilibrées, mais le symbole des sept races-racines humaines, dont quatre ont passé, la cinquième passe, et il y en a encore deux à venir. Quoique énoncée dans un langage aux voiles ésotériques, l'allusion dans l'Apocalypse de Saint Jean est assez claire, lorsqu'au chapitre XVII, 10 on déclare : "Il y a sept Rois ; cinq sont tombés, et un (encore le cinquième) est debout, et l'autre (la sixième race-racine) n'est pas encore venue...". Si tous les sept rois d'Edom périssaient comme mondes de "forces déséquilibrées" comment le cinquième pourrait-il être encore, et l'autre, ou les autres, encore à venir ? Dans The Kabbalah Unveiled on lit, à la page 48, "les sept rois avaient péri et leurs possessions avaient été détruites", et une note en bas de page insiste sur la déclaration en disant "ces sept rois sont les rois édomites".