Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
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Prononciation de Jnâna. Litt., le Savoir. Esotériquement, la "connaissance supérieure ou divine acquise par le Yoga".
Litt.,"Les Illusionnistes". Nom donné par les chrétiens orthodoxes à ceux des Gnostiques qui croyaient que le Christ n'avait pas, et n'aurait pas pu, souffrir la mort réellement, mais que si pareille chose s'était produite, ce n'était qu'une illusion qu'ils expliquaient de diverses façons.
Le nom général donné aux enseignements ésotériques dans l'antiquité.
Selon Platon, l'Univers est construit par le "premier engendré" d'après la figure géométrique du Dodécaèdre (Voir Le Timée).
Ancienne cité de Thessalie, célèbre par son temple de Jupiter et ses oracles. Selon les anciennes légendes la ville avait été fondée par une colombe. DOIGT de CYBELE, Doigt de l'Ida. Un doigt en fer, fortement magnétisé et utilisé dans les temples pour des soins curatifs. Il produisait des merveilles dans ce domaine, et c'est pourquoi il était dit posséder des pouvoirs magiques.
, ou Thunar, Thor. Dans le Nord, le Dieu du Tonnerre ; c'était le Jupiter Tonans de Scandinavie. Comme le chêne était l'arbre de Jupiter, on le trouvait aussi consacré à Thor, et ses autels étaient ombragés de chêne. Thor ou Donar était le fils d'Odin "le Dieu Tout- Puissant du Ciel", et de Mère Terre.
Identique au sanskrit Paramârthasatya ou "vérité absolue", la plus haute soi-connaissance spirituelle et perception spirituelle, soi-conscience divine : un terme très mystique.
Synonyme de "Double" et de "Corps Astral" dans le parler occulte.
L' "Ame Diamant", un nom du Bouddha céleste.
Un titre pour Bouddha dans son aspect le plus élevé ; un nom du Bouddha suprême. Egalement le Dorje.
Identique au "Corps Astral" ou "Doppelgänger". DRACONTIA (gr.). Temples consacrés au Dragon, emblème du soleil, symbole de la Divinité de la Vie et de la Sagesse. Tout le monde connaît les Dracontia de Karnak en Egypte, de Carnac en Bretagne et de Stonehenge en Angleterre.
ou Dragon. Considéré maintenant comme un monstre "mythique" qui ne se perpétuait en Occident que sur des Sceaux, etc... comme un griffon héraldique, et le Diable tué par Saint George, etc... En fait c'est un monstre antédiluvien disparu. Dans les antiquités babyloniennes on s'y réfère comme au "couvert d'écailles" et on le rattache à des pierres précieuses et à Tiamat la mer. "Le Dragon de la Mer" est mentionné à maintes reprises. En Egypte, c'est l'étoile du Dragon (alors l'Etoile Polaire) l'origine des rapports de presque tous les dieux avec le Dragon. Bel et le Dragon, Apollon et Python, Osiris et Typhon, Sigur et Fafnir, et pour finir Saint George et le Dragon, sont tous la même chose. Tous étaient des dieux solaires et partout où nous trouvons le soleil nous trouvons aussi le Dragon, symbole de la Sagesse – Thoth-Hermès. Les Hiérophantes d'Egypte et de Babylone se disaient "Fils du Dieu Serpent" et "Fils du Dragon". "Je suis un Serpent, je suis un Druide", disait le Druide des régions Celto-Britanniques, car le Serpent et le Dragon étaient tous deux des symboles de Sagesse, d'Immortalité et de Renaissance. Comme le serpent rejette sa vieille peau pour réapparaître dans une neuve, de même l'Ego immortel rejette une personnalité pour s'en attribuer une autre.
Brassard d'or de Wotan ou Odin, le compagnon de l'épée Gungnir qu'il tient dans sa main droite. Tous deux sont doués de propriétés magiques merveilleuses.
Groupe de tribus du sud de l'Inde : les aborigènes.
Substance (métaphysiquement).
Vue incomplète et erronée menant au scepticisme et à l'incroyance.
Une caste sacerdotale qui était florissante en Gaule et en Grande-Bretagne. C'étaient des Initiés qui admettaient des femmes dans leur ordre sacré, et les initiaient aux mystères de leur religion. Ils ne confièrent jamais leurs versets sacrés et leurs textes à l'écriture, mais comme les Brâhmanes de jadis, les apprenaient par cœur, exploit qui, selon ce qu'en dit César, leur demandait vingt ans d'efforts. Comme les Parsis ils n'avaient pas d'images ou de statues de leurs dieux. La religion celtique considérait comme un blasphème la représentation d'un dieu quelconque, fût-il de caractère mineur, sous une forme humaine. Il eut été bon que les chrétiens – grecs ou romains – apprissent cette leçon des Druides "païens". Les trois principaux commandements de leur religion étaient : – "Obéir à la loi divine ; se soucier du bien de l'humanité ; et souffrir avec force d'âme tous les maux de la vie".
Vaste secte ayant dans les 100.000 adhérents, qui vivent dans les montagnes du Liban, en Syrie. Leurs rites sont très mystérieux et aucun des voyageurs qui en ont parlé ne connaît avec certitude toute la vérité. Ce sont les Soufis de Syrie. Ils considèrent le terme Druze qu'on leur applique comme une insulte, et s'appellent eux-mêmes les "Disciples de Hamsa", leur Messie qui, au 9ème siècle, vint à eux du "Pays du Verbe de Dieu", pays et verbe qu'ils gardent religieusement secrets. Le Messie à venir sera ce même Hamsa, mais appelé Hakem, "Celui qui guérit tout" (Voir Isis Dévoilée, III., pp. 346 et seq.).
Mandragores. L'Atropa Mandragora est mentionnée dans la Genèse, XXX., 14, et dans le Cantique des Cantiques. En hébreu le nom est apparenté aux mots signifiant "seins" et "amour". La plante était notoire comme charme d'amour et a été utilisée en de nombreuses formes de magie noire (w.w.w.). Dans le parler cabalistique Dudaim est l'Ame et l'Esprit, deux choses quelconques unies dans l'amour et l'amitié (dodim). "Heureux celui qui préserve son dudaim (Manas supérieur et inférieur) inséparable".
Litt.," Bonnets Rouges" : une secte du Tibet. Avant la venue de Tsong-kha-pa, au quatorzième siècle, les Tibétains, dont le Bouddhisme s'était détérioré et avait été terriblement contaminé par la doctrine de la vieille religion Bön, étaient tous des Dugpas. Pourtant, depuis cette époque, après l'imposition de lois rigoureuses aux Gelukpas (bonnets jaunes), et après la réforme et la purification générale du Bouddhisme (ou Lamaïsme), les Dugpas se sont livrés plus que jamais à la sorcellerie, à l'immoralité et à l'ivrognerie. Dès lors le mot Dugpa est devenu synonyme de "sorcier", "adepte de magie noire" et de tout ce qui est vil. Il n'y a que peu – ou pas du tout – de Dugpas dans le Tibet oriental, mais ils se rassemblent au Bhoutan, au Sikkim et en général sur les frontières. Les Européens n'ayant pas la possibilité d'aller au-delà des régions frontalières, les orientalistes n'ayant jamais étudié le Bouddhisme- Lamaïsme dans le véritable Tibet, mais portant leurs jugements d'après des on-dits et d'après ce que Csoma de Köros, Schlagintweit et quelques autres en ont appris des Dugpas, font la confusion entre les deux religions et les mettent dans le même sac. C'est ainsi qu'ils donnent au public du Dugpaisme pur au lieu du Bouddho-lamaïsme. Bref le Bouddhisme du Nord, dans sa forme purifiée et métaphysique, est à peu près inconnu.
Chagrin, souffrance.
L'Ange du Silence (la Mort) dans la Cabale.
Litt., "inaccessible". La puissance féminine d'un dieu : le nom de Kâlî, épouse de Śiva, le Mahêśvara ou "le Grand dieu".
Les "dix actions mauvaises", savoir, trois actions du corps, nommément prendre la vie, voler et commettre l'adultère ; quatre actions mauvaises de la bouche, nommément mentir, exagérer en accusant, médire et parler sottement ; et trois actions mauvaises du mental (le Manas inférieur), nommément l'envie, la malice ou la vengeance, et l'incrédulité.
Le troisième des "Quatre Ages" dans la philosophie hindoue ; ou le second en partant du plus matériel.
Aversion. Un des trois principaux états du mental (on en énumère 63) qui sont Râga, passion ou désir violent, Dvesha, l'aversion dont la haine fait partie, et Moha, ignorance de la vérité. Tous trois sont à éviter avec persistance.
"Deux fois né". Jadis le terme n'était utilisé que pour les Brâhmanes Initiés ; mais, de nos jours, on l'applique à tout homme appartenant à la première des quatre castes, celui qui est passé par une certaine cérémonie.
L'investiture au moyen du cordon sacré qui maintenant constitue la "seconde naissance". Même un Śûdra qui décide de payer pour cet honneur, devient, après la cérémonie du passage à travers une vache en or ou en argent, un dvija.
Ile ou continent. Les Hindous en ont sept (Sapta dvîpa) ; les Bouddhistes quatre seulement. Cela est dû à un contresens sur une remarque faite par le Seigneur Bouddha, qui, utilisant le terme de façon métaphorique, appliqua le terme Dvîpa aux races d'hommes. Les quatre Races-Racines qui précédèrent notre cinquième étaient comparées par Siddhârtha à quatre continents ou îles qui parsemaient l'océan de la naissance et de la mort – le samsâra.
En Inde il y en a deux, la Lunaire et la Solaire, ou la Somavamśa et la Sûryavamśa. En Chaldée et en Egypte il y avait aussi deux sortes de dynasties, la divine et l'humaine. Dans ces deux pays les peuples étaient gouvernés au début des temps par des dynasties de Dieux. En Chaldée ils régnèrent cent vingt Sari, ou en tout 432.000 ans, ce qui revient aux mêmes chiffres qu'un Mahâyuga hindou de 4.320.000 ans. La chronologie qui précède le Livre de la Genèse (en sa traduction anglaise) donne "4004 avant le Christ". Mais les chiffres expriment des années solaires. Dans l'original hébreu, qui conservait les calculs lunaires, les chiffres sont 4.320 ans. Cette "coïncidence" est bien expliquée en occultisme.
Dans les œuvres originales hermétiques, et dans les classiques de l'antiquité, ce mot avait un sens identique à "dieu", "ange" ou "génie". Le Dæmon de Socrate est la partie incorruptible de l'homme, ou plutôt le véritable homme intérieur que nous appelons Nous ou l'Ego rationnel divin. De toute façon, le Dæmon (ou Daimon) du grand Sage n'était sûrement pas le démon de l'enfer chrétien ou de la théologie chrétienne orthodoxe. Ce nom était donné par les peuples antiques, et spécialement par les philosophes de l'Ecole d'Alexandrie, à toutes sortes d'esprits bons ou mauvais, humains ou autres. Cette appellation est souvent synonyme de dieux ou d'anges. Mais certains philosophes ont cherché, avec de bonnes raisons, à établir une juste distinction entre leurs nombreuses classes.
Litt., "Connaissance" ; en l'homme le principe de compréhension, l'Ame rationnelle, ou Manas, selon l'Avesta. DAG, DAGON (héb.). "Poisson" et aussi "Messie". Dagon était Oannès, l'homme-poisson chaldéen, le personnage mystérieux qui sortait chaque jour des profondeurs de la mer pour enseigner au peuple toute science utile. On l'appelait aussi Annedotus.
Axiome cabalistique : litt., "le diable est dieu sans dessus dessous", ce qui veut dire qu'il n'y a ni mal ni bien, mais que les forces qui créent l'un créent l'autre selon la nature des matériaux à leur disposition.
Selon la Cabale, les démons habitent le monde d'Assiah, le monde de la matière et celui des "coques" des morts. Ce sont les Klippoth. Il y a Sept Enfers, et les démons qui les habitent sont les vices personnifiés. Leur prince est Samael, sa compagne est Isheth Zenunim – la prostituée ; unis dans un aspect, on les nomme "La Bête", Chiva. (w.w.w.).
Le premier principe des choses selon Thalès et d'autres philosophes anciens. Evidemment cette eau n'est pas celle du plan matériel, mais dans un sens figuratif, elle représente le fluide potentiel contenu dans l'espace sans limites. Cela était symbolisé dans l'ancienne Egypte par Kneph, le dieu "non-révélé", que l'on représentait par le serpent – l'emblème de l'éternité – encerclant une urne à eau, avec sa tête planant au-dessus des eaux qu'il couve de son souffle. "Et l'Esprit de Dieu se mouvait sur la face des eaux" (Genèse, I). La manne, la nourriture des dieux et des abeilles créatrices de l'Ygdrasil, tombe durant la nuit sur l'arbre de vie depuis les "eaux divines, le pays natal des dieux". Les Alchimistes affirment que lorsque la terre pré-adamique est réduite par l'Alkahest en sa prime substance, elle est semblable à de l'eau claire. L'Alkahest est "l'unique et l'invisible, l'eau, le premier principe, dans sa seconde transformation".
C'est un des plus anciens rites pratiqués en Egypte, et de là dans la Rome païenne. Il accompagnait le rit du Pain et du Vin. "Le prêtre égyptien aspergeait d'eau bénite indifféremment les images de ses dieux et les fidèles. On s'en servait à la fois en libation et en aspersion. On a trouvé une brosse qu'on suppose avoir été utilisée à cette fin comme maintenant" (Egyptian Belief and Modern Thought de Bonwick). Quant au pain, "les gâteaux d'Isis... étaient placés sur l'autel. Gliddon écrit qu'ils étaient 'identiques par leur forme aux gâteaux consacrés des églises romaines et orientales'. Melville nous assure que 'les Egyptiens marquèrent ce pain sacré de la Croix de Saint André'. Le pain de la Présence était rompu avant d'être distribué par les prêtres au peuple assemblé et on supposait qu'il devenait la chair et le sang de la divinité. Le miracle était effectué par la main du prêtre officiant qui bénissait les aliments... Rougé nous dit "les offrandes de pain portaient l'empreinte des doigts, marque de consécration" (Ibid. p. 418) (Voir aussi "Pain et Vin").
Litt., "les pauvres". La plus ancienne secte de juifs chrétiens, l'autre étant les Nazaréens. Ils existaient avant qu'on ait jamais entendu parler du terme "chrétien". Beaucoup des parents de Iassou (Jésus), l'adepte-ascète autour duquel la légende du Christ se forma, étaient des Ebionites. Comme l'existence de ces ascètes mendiants peut être retracée au moins jusqu'au siècle antérieur au Christianisme chronologique, c'est une preuve de plus que Iassou ou Jeshu vécut durant le règne d'Alexandre Jannée à Lyd (ou Lud) où il fut mis à mort comme il est dit dans le Sepher Toldosh Jeshu.
Fameuse cité de Médie qui mérite une place parmi les sept merveilles du monde. C'est ainsi que Draper la décrit dans son Conflict between Religion and Science, chap. I... "La fraîche retraite d'été des rois de Perse était défendue par sept murailles d'enceinte de blocs taillés et polis ; elles étaient de plus en plus élevées au fur et à mesure que l'on avançait vers le centre, et étaient de couleurs différentes en conformité astrologique avec les sept planètes. Le palais était recouvert de tuiles en argent, ses poutres étaient plaquées d'or. A minuit dans ses salles, plus d'une rangée de torchères de naphte rivalisaient avec le soleil. Un paradis, ce régal des monarques de l'Orient, était planté au milieu de la cité. L'Empire Perse était vraiment le jardin du monde".
Identique à Echod – l'Unique, mais sous son aspect féminin. (voir "Achath").
ou Echad. "L'Unique", mais masculin ; terme appliqué à Jéhovah. ÉCLECTIQUE, Philosophie. Un des noms donnés à l'École Néoplatonicienne d'Alexandrie.
Litt., "arrière grand-mère" des Lais scandinaves. Ce fut l'Évêque Brynjüld Sveinsson qui les réunit et les mit à jour en 1643. Il y a deux collections de Sagas traduites par les skaldes nordiques et il y a deux Eddas. L'auteur de la plus ancienne est inconnu ainsi que sa date, mais elle est d'une antiquité reculée. Ces Sagas furent réunies au XIème siècle par un prêtre islandais. La seconde est une collection de l'histoire des dieux (ou de leurs mythes) dont il est question dans la première et qui sont devenus les divinités germaniques, géants, nains et héros.
Les rois édomites. On trouve un mystère profondément caché dans l'allégorie des sept rois d'Edom, qui "régnaient dans le pays d'Edom avant qu'aucun roi n'eût régné sur les enfants d'Israël" (Gen.
ou Idris. Sa signification est "le savant", une épithète appliquée à Enoch par les Arabes.
"Les dieux intercosmiques dont chacun a la prééminence sur un grand nombre de dæmons, à qui ils délèguent leur pouvoir et le transfèrent à volonté de l'un à l'autre", dit Proclus, et il ajoute que c'est enseigné dans la doctrine ésotérique. Dans son système il montre que les régions les plus hautes depuis le zénith de l'univers jusqu'à la lune appartiennent aux dieux ou esprits planétaires, selon leurs hiérarchies et leurs classes. Les plus élevés parmi eux étaient les douze Hyper-Ouranioi ("supersubstantiels", N. d. T.), les dieux super-célestes. Les Egkosmioi ("qui sont dans l'univers", N. d. T.) venaient tout juste après eux, en rang et en pouvoir.
"Soi", la conscience qu'un homme a de "Je suis Moi" – ou le sentiment d' "Etreté". La philosophie ésotérique enseigne l'existence de deux égos dans l'homme, le mortel ou personnel et le supérieur, le divin et l'impersonnel, et appelle le premier la "personnalité" et le second l' "individualité".
Vient du mot "égo". L'égoïté signifie l' "individualité" et jamais la "personnalité" ; elle est à l'opposé de l'égoïsme, la caractéristique par excellence de cette dernière.
Eliphas Lévi les appelle "les parties principales des âmes qui sont les esprits d'énergie et d'action", quoique cela puisse vouloir dire ou non. Les occultistes d'Orient décrivent les égrégores comme des êtres dont le corps et l'essence sont un tissu de ce qu'on appelle la lumière astrale. Ce sont les ombres des hauts esprits planétaires dont les corps appartiennent à l'essence de la lumière divine supérieure.
" Je suis", selon Ibn Gebirol, mais pas du tout dans le sens de "je suis ce que je suis".
Identique à ce que nous nommons le fantôme humain, la forme astrale.
" Un" ; c'est aussi un synonyme de Mahat, le Mental Universel, considéré comme principe de l'Intelligence.
L'Unique et le Multiple (corps ou formes) ; c'est un terme que l'on applique à la Divinité dans les Purânas. EKAŚLOKA ŚASTRA (sans.). Ouvrage sur les śâstras (écritures sacrées) par Nagârjuna ; œuvre mystique traduite en chinois.
Un nom de la Divinité emprunté par les Juifs au phénicien Elon, un des noms du soleil.
A proprement parler les âmes désincarnées des gens dépravés ; ces âmes s'étant, avant leur mort, séparées d'elles-mêmes – leur esprit divin – et ayant ainsi perdu leur chance d'immortalité. Mais au niveau actuel des connaissances on a jugé préférable d'appliquer le terme aux spectres ou fantômes de personnes désincarnées en général, à ceux qui résident momentanément en kâma loka. Eliphas Lévi et d'autres Cabalistes font peu de distinction entre les esprits élémentaires qui ont été des hommes, et les êtres qui peuplent les éléments, et qui sont les forces aveugles de la nature. Une fois séparées de leurs triades supérieures et de leur corps, ces âmes demeurent dans leurs enveloppes kâma-rûpiques et sont irrésistiblement attirées vers la terre parmi des éléments qui conviennent à leur nature grossière. Leur séjour en kâma-loka varie en durée ; mais il finit invariablement par la désintégration en se dispersant comme une colonne de brouillard, atome par atome, dans les éléments environnants.
Esprits des éléments. Créatures évoluées dans les quatre Royaumes ou Eléments – terre, air, feu et eau. Les Cabalistes les appellent Gnomes (de la terre), Sylphes (de l'air), Salamandres (du feu) et Ondines (de l'eau). Sauf quelques-uns des plus hauts types et de leurs régents, ce sont plutôt des forces de la nature que des hommes et des femmes éthérés. Ces forces comme agents serviles des occultistes peuvent produire divers effets, mais s'ils sont utilisés par des "Elémentaires", (V.), et dans ce cas ils asservissent les médiums – ils tromperont les crédules. Tous les êtres invisibles inférieurs générés sur les 5ème, 6ème et 7ème plans de notre atmosphère terrestre sont appelés Elémentals : Péri (mythologie persane, N. d. T.), Dev, Djin, Sylvain, Satyre, Faune, Elfe, Nain, Troll, Kobold, Lutin du foyer, Nixie (lutin femelle des eaux dans le folklore germanique, N. d. T.), Gobelin, Pinky, Banshee (Fée de la Mort, N. d. T.) Peuple de la Mousse, Dame Blanche, Spectre, Fée, etc..., etc...
Ile près de Bombay, Inde, sur laquelle on trouve des ruines bien conservées du temple-caverne de ce nom. C'est un des plus anciens du pays et c'est certainement un ouvrage cyclopéen, quoique feu J. Fergusson leur ait refusé une grande antiquité.
Les Mystères d'Eleusis étaient les plus fameux et les plus anciens de tous les Mystères grecs (à l'exception de ceux de Samothrace), et ils étaient célébrés près du hameau d'Eleusis, non loin d'Athènes. Epiphane les fait remonter au temps d'Inachos (1.800 Av. J.C.), mais ils furent fondés, selon une autre version, par Eumolpus, roi de Thrace et Hiérophante. Ils étaient célébrés en l'honneur de Déméter, la Cérès grecque et l'Isis égyptienne ; le dernier acte de la cérémonie avait trait à une victime sacrificielle de rédemption et à une résurrection, lorsque l'Initié était admis au degré supérieur d' "Epopte" (V.). La fête des Mystères commençait dans le mois de Boédromion (septembre), l'époque des vendanges, et durait sept jours, du 15 au 22. La fête hébraïque des Tabernacles – la fête des Récoltes – au mois d'Ethanim (le septième), commençait aussi le 15 et finissait le 22 de ce mois. Le nom du mois (Ethanim) dérive, selon certains, d'Adonim, Adonia, Attenim, Ethanim, et avait été donné en l'honneur d'Adonaï ou Adonis (Thammuz) dont la mort était déplorée par les Hébreux dans les bosquets de Bethléhem. Le sacrifice du "Pain et du Vin" était accompli avant les mystères de l'Initiation, et durant la cérémonie, les mystères étaient divulgués aux candidats à partir du petroma, sorte de livre fait de deux tablettes de pierre (petrai) réunies sur un côté et agencées pour s'ouvrir comme un volume (voir Isis Dévoilée, III. p. 54 et pp. 107 et seq. pour plus d'explications).
Les eaux du Chaos, que l'on appelle dans la cosmogonie nordique "le courant d'Elivagar".
Également Alhim, ce mot étant écrit différemment. Godfrey Higgins, qui a beaucoup écrit sur sa signification, l'orthographie toujours Aleim. Les lettres hébraïques sont aleph, lamed, hé, yod, mem et sont numériquement 1, 30, 5, 10, 40 = 86. Ce mot paraît être le pluriel du nom féminin Eloah, ALH, formé en ajoutant la forme ordinaire plurielle IM, une désinence masculine, et par conséquent le tout semble impliquer les essences émises, actives et passives. En tant que titre, on le rattache à "Binah" la Mère Céleste, comme est aussi rattaché le titre plus complet I H V H, ALHIM, Jehovah Elohim. Comme Binah conduit aux sept émanations qui vont suivre, ainsi "Elohim" a été dit représenter un pouvoir septuple de divinité. (w.w.w.).
Le génie ou le régent de Jupiter : son Esprit Planétaire. (voir Origène, Contra Celsum).
Ancien dialecte utilisé à Ceylan. ÉMANATION, La Doctrine de l'. Dans son sens métaphysique, elle s'oppose à l'Évolution ; pourtant l'une et l'autre sont étroitement associées. La science enseigne que l'évolution est physiologiquement un mode de génération dans lequel le germe qui développe le fœtus pré-existe déjà dans le géniteur, le développement et la forme finale ainsi que les caractéristiques de ce germe étant accomplis dans la nature, et qu'en cosmologie le processus a lieu aveuglément par la corrélation des éléments et de leurs divers composés. L'occultisme répond que ce n'est là que le mode apparent, le processus réel étant l'Émanation, processus guidé par des forces intelligentes dans le cadre d'une loi immuable. Par conséquent, tandis que les occultistes et les membres de la Société Théosophique croient tout à fait à la doctrine de l'Évolution, telle qu'elle est exprimée par Kapila et Manou, ils sont émanatistes plutôt qu'évolutionnistes. Il fut un temps où la doctrine de l'émanation était universelle. Elle était enseignée aussi bien par les philosophes d'Alexandrie, que par ceux de l'Inde, d'Égypte, de Chaldée, ainsi que par les hiérophantes hellènes, et également par les Hébreux (dans leur Cabale, et même dans la Genèse). Car c'est seulement dû au fait de mauvaises traductions délibérées que le mot hébreu asdt a été rendu par "anges" dans la version des Septante, alors qu'il signifie émanations, Æons, exactement comme chez les Gnostiques. En vérité, dans le Deutéronome (XXXIII. 2) le mot asdt ou ashdt est traduit par "loi ardente", tandis que la traduction correcte du passage devrait être "de sa main droite sortait un feu conforme à la loi (et non à la loi ardente) : c'est-à-dire, que le feu d'une flamme unique est communiqué à un autre ou saisi par lui comme cela se passe dans une traînée de substance inflammable. Voilà justement l'émanation. Ainsi qu'on le montre dans Isis Dévoilée : "Dans l'évolution, telle qu'on commence à la comprendre maintenant, on suppose qu'il y a dans toute matière une poussée pour assumer une forme supérieure – une supposition clairement exprimée par Manou et les autres philosophes hindous de la plus haute antiquité. L'arbre des philosophes l'illustre dans le cas d'une solution de sels de zinc. La controverse entre les tenants de cette école et les émanatistes peut être brièvement exposée ainsi : l'évolutionniste arrête sa recherche à la frontière de "l'inconnaissable", l'émanatiste croit que rien ne peut être évolué – ou comme le mot veut le dire, né d'une matrice – à moins d'avoir été involué, indiquant ainsi que la vie provient d'une puissance spirituelle au-dessus de la totalité".