Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

Tout A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

2 222 notices

HOR AMMON (égypt.)

"L'auto-engendré", mot qui correspond en théogonie au sanskrit Anupapâdaka, sans-parents. Hor-Ammon est une combinaison du dieu à tête de bélier de Thèbes et d'Horus.

HORCHIA (chaldéen)

Selon Bérose, identique à Vesta, la déesse du Foyer.

HORUS (égypt.)

Le dernier de la lignée des souverains divins en Egypte, qu'on dit être fils d'Osiris et d'Isis. C'est le grand dieu "aimé du Ciel", le "chéri du Soleil, le rejeton des dieux, le dompteur du monde". A l'époque du solstice d'hiver (notre Noël), son image, sous la forme d'un petit enfant nouveau-né, était sortie du sanctuaire pour l'adoration des foules. Comme c'est le symbole de la voûte céleste, on le dit venu de la Maem Misi, le lieu sacré de naissance (la matrice du Monde), et il est, par conséquent, l' "enfant mystique de l'Arche" ou l'argha, le symbole de la matrice. Cosmiquement c'est le soleil d'hiver. Une tablette le décrit comme la "substance de son père", Osiris, dont il est une incarnation et aussi identique à lui. Horus est une divinité chaste, et "comme Apollon n'avait pas d'amours. Son rôle dans le monde inférieur est associé au jugement. Il présente les âmes à son père, le Juge" (Bonwick). Une hymne ancienne dit de lui, "Par lui le monde est jugé en ce qu'il contient. Le ciel et la terre sont sous sa présence immédiate. Il gouverne tous les êtres humains. Le soleil tourne selon son dessein. Il apporte l'abondance et la dispense à toute la terre. Chacun adore sa beauté. Doux est son amour pour nous".

HOTRI (sans.)

Prêtre qui récite les hymnes du Rig Veda, et fait des oblations au feu. HOTRIS, (sans.). Nom symbolique des sept sens appelés, dans l'Anugîta "les sept prêtres". "Les sens fournissent au feu du mental (c'est- à-dire, le désir) les oblations des plaisirs extérieurs". Terme occulte employé métaphysiquement.

HRIMTHURSES (scandin.)

Les géants de la gelée, constructeurs cyclopéens dans l'Edda.

HUMANITÉ

Occultement et cabalistiquement l'ensemble de l'humanité est symbolisée, par Manu en Inde ; par Vajrasattva ou Dorjesempa, le chef des sept Dhyâni, dans le Bouddhisme du Nord ; et par Adam Kadmon dans la Cabale. Tous représentent la totalité de l'humanité dont les commencements sont dans ce protoplaste androgyne, et dont la fin est dans l'Absolu au-delà de tous les symboles et mythes d'origine humaine. L'humanité est une grande fraternité par vertu de l'identité des matériaux dont elle est constituée physiquement et moralement. Pourtant à moins qu'elle devienne une fraternité aussi au point de vue intellectuel, elle n'est guère mieux qu'une espèce animale supérieure. HUN-DEŚA (sans.). Le pays autour du lac Mânasasarovara au Tibet.

HVANUATHA (mazdéen)

Le nom de la terre sur laquelle nous vivons. Un des sept karshvare (terres), dont il est parlé dans l'Orma Ahr. (Voir Introduction au Vendidâd, par le Professeur Darmsteter).

HWERGELMIR (scandin.)

Chaudron rugissant où périssent les âmes des malfaisants.

HWUN (chinois)

Esprit. Identique à âtman.

HYDRANOS (gr.)

Litt., le "baptiste". Nom de l'antique hiérophante des Mystères qui faisait franchir au candidat "l'épreuve de l'eau" dans laquelle il était plongé à trois reprises. C'était son baptême par le "Saint- Esprit qui se meut sur les eaux de l'Espace". Paul fait référence à Saint Jean comme l'Hydranos, le Baptiste. L'Église chrétienne a emprunté ce rite aux cérémonies des Mystères d'Eleusis et d'ailleurs.

HYKSOS (égypt.)

Les mystérieux nomades, les bergers, qui envahirent l'Égypte en un temps inconnu bien antérieur à l'époque de Moïse. On les appelle les "Rois Bergers".

HYLE (gr.)

Matière ou substance primordiale ; ésotériquement le sédiment homogène du Chaos ou du Grand Abîme. Le premier principe dont fut formé l'univers objectif.

HYPATHIE (gr.)

Jeune femme philosophe qui vécut à Alexandrie au cinquième siècle et instruisit bien des hommes célèbres – parmi lesquels l'évêque Synésius. Fille du mathématicien Théon, elle devint célèbre pour son savoir. Elle subit le martyre par la diabolique conspiration de Théophile, évêque d'Alexandrie, et de son neveu Cyrille ; elle fut honteusement assassinée sur leurs ordres. L'Ecole Néo-platonicienne disparut avec elle.

HYPERBOREEN (gr.)

Les régions situées autour du Pôle Nord à l'intérieur du cercle polaire arctique.

HYPNOTISME (gr.)

Nom donné par le Dr. Braid à divers processus par lesquels une personne au fort pouvoir de volonté plonge une personne au mental plus faible dans une sorte de transe ; une fois dans un tel état celle-ci fera tout ce qui lui sera suggéré par l'hypnotiseur. A moins d'être produit à des fins bienfaisantes, les occultistes le qualifient de magie noire ou sorcellerie. C'est la plus dangereuse des pratiques, moralement et physiquement, car elle contrarie le fluide nerveux et les nerfs qui contrôlent la circulation sanguine dans les vaisseaux capillaires.

HYPOCEPHALE (gr.)

Une sorte de coussin de tête pour la momie. Il y en a de diverses espèces, par exemple, en pierre, en bois, etc..., et très souvent en disques de tissu recouverts de ciment, et portant des inscriptions magiques – dessins et lettres. On les appelle "repos du mort" dans le Livre des Morts, et tout sarcophage en possède un. I I Neuvième lettre de l'alphabet anglais et dixième de l'alphabet hébreu. Valeur numérique dans les deux langues, un, et aussi dix en hébreu (voir J), dans lequel il correspond au nom divin Jah, côté masculin, ou aspect de l'être hermaphrodite, ou l'Adam mâle-femelle dont hovah (Jah-hovah) est l'aspect féminin. Il est symbolisé par une main dont l'index est courbé pour montrer sa signification phallique.

IACCHOS (gr.)

Un synonyme de Bacchus. La mythologie mentionne trois personnages de ce nom : ce furent des idéaux grecs adoptés plus tard par les Romains. On affirme que le mot Iacchos est d'origine phénicienne et signifie "un bébé à la mamelle". Beaucoup de monuments antiques représentent Cérès ou Déméter avec Bacchus dans les bras. Un Iacchos était appelé le Thébain et le Conquérant, fils de Jupiter et de Sémélé ; sa mère mourut avant sa naissance et, pendant un certain temps, il fut abrité dans la cuisse de son père : il fut tué par les Titans. Un autre était fils de Jupiter, en tant que Dragon, et de Perséphone : celui-ci était appelé Zagreus. Un troisième était Iacchos d'Eleusis, fils de Cérès ; son importance vient de ce qu'il apparaissait le sixième jour des mystères d'Eleusis. Certains voient une analogie entre Bacchus et Noé, tous deux cultivateurs de la vigne et patrons de l'excès alcoolique. (w.w.w.).

IACHUS (gr.)

Médecin égyptien dont la mémoire, selon Ælian, fut révérée durant de longs siècles à cause de son merveilleux pouvoir occulte. On porte au crédit de Iachus le fait d'avoir arrêté des épidémies seulement par certaines fumigations, et guéri des maladies en faisant inhaler des herbes à ses patients.

IAHO

Quoique ce nom soit plus complètement traité aux mots "Yaho" et "Iao", ce n'est pas mal faire que de donner quelques mots d'explication. Diodore mentionne que le dieu de Moïse était Iao ; mais comme ce dernier nom indique un "dieu de mystère", il ne peut donc pas être confondu avec Iaho ou Yaho (V.). Les Samaritains le prononçaient Iabe, Yahva, et les Juifs Yaho, puis Jehovah, par changement des voyelles massorétiques, un procédé élastique qui peut permettre n'importe quel changement. Mais "Jehovah" est une invention et une invocation postérieures, car à l'origine le nom était Jah ou Iacchos (Bacchus). Aristote montre que les anciens Arabes représentaient Iach (Iacchos) par un cheval, c'est-à-dire, le cheval du soleil (Dionysos) qui suivait le chariot dans lequel Ahura Mazda, le dieu du ciel, circulait chaque jour.

IAO (gr.)

Voir Iaho. Le plus grand dieu des Phéniciens – "la lumière seulement concevable par l'intellect", le principe physique et spirituel de toutes choses, "l'Essence masculine de Sagesse". C'est la lumière solaire idéale. IAO HEBDOMAI (gr.). Les "sept cieux" (également anges) collectifs, selon Irénée. Le dieu mystérieux des Gnostiques. Identique aux sept mânasa-putras des occultistes. (Voir aussi "Yah" et "Yaho"). IBN GEBIROL, Salomon Ben Yehudah. Grand philosophe et érudit, Juif de naissance, qui vécut en Espagne au onzième siècle. Identique à Avicebron. (Voir "Gebirol").

ICHCHHA (sans.)

Volonté ou pouvoir de la volonté. ICHCHHA ŚAKTI (sans.). Pourvoir de la volonté, force du désir, une des forces occultes de la nature. Ce pouvoir de la volonté qui, exercé dans des pratiques occultes, génère les courants nerveux nécessaires pour mettre en mouvement certains muscles et pour en paralyser certains autres.

ICHTHUS (gr.)

Poisson. Le symbole du poisson a souvent été rattaché à Jésus, le Christ du Nouveau Testament, en partie parce que les cinq lettres formant ce mot sont les initiales des mots de la phrase grecque, lêsous Christos Theou Uios Sôtêr, Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur. De là vient que ses disciples des premiers siècles étaient souvent appelés poissons, et on trouve des dessins de poissons dans les Catacombes. Rapprochez aussi du récit disant que certains de ses premiers disciples étaient des pêcheurs, l'affirmation de Jésus – "Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes". Notons également que la Vesica Piscis, forme conventionnelle du poisson en général, se voit souvent entourant une image du Christ, de la Sainte Vierge ou d'un saint : c'est un ovale long aux bouts pointus, l'espace délimité par l'intersection de deux cercles égaux, lorsqu'ils déterminent une surface inférieure à la moitié de l'un d'eux. Rapprochez la recluse chrétienne, une nonne – ce mot étant le nom chaldéen pour poisson, lequel est rattaché au culte de la déesse Vénus – au fait que les Catholiques romains mangent encore du poisson le jour de Vénus (dies veneris) ou vendredi. (w.w.w.).

IDA (scandin.)

Nom des plaines sur lesquelles les dieux se rassemblent pour tenir conseil dans l'Edda. Champ de paix et de repos.

IDA VATSARA (sans.)

Une des cinq périodes de cette forme de yuga. Ce cycle est éminemment védique, et il est pris comme base de calcul pour des cycles plus vastes.

IDASPATI (sans.)

Identique à Nârâyana ou Vishnu ; ressemble en quelque sorte à Poséidon.

IDDHI (sans.)

Synthèse des dix pouvoirs occultes "surnaturels" du Bouddhisme et du Brâhmanisme.

IDEATION COSMIQUE (occultisme)

Pensée éternelle imprimée sur la substance, ou esprit-matière, dans l'éternité. Pensée qui devient active au début de tout nouveau cycle de vie. IDEOS. Identique à chaos chez Paracelse, ou le mysterium magnum, comme ce philosophe l'appelle. IDISES (scandin.). Identique aux Dises, les Fées et Walkyries, femmes divines dans les légendes des Norses. Les Teutons les révéraient bien avant l'époque de Tacite ainsi que cet auteur le montre.

IDOLE

Statue ou image d'un dieu païen, statue ou image d'un saint de l'Eglise romaine, ou encore fétiche de tribus non civilisées.

IDRA RABBA (héb.)

La "grande assemblée sainte", une division du Zohar.

IDRA SUTA (héb.)

La "petite assemblée sainte", une autre division du Zohar.

IDUNA (scandin.)

Déesse de la jeunesse immortelle. La fille d'Iwaldi le nain. Dans l'Edda, on dit qu'elle a enfoui la "Vie" dans les profondeurs de l'océan, et qu'une fois de plus elle l'a restituée à la terre lorsque les temps furent révolus. Elle était l'épouse de Bragi, le dieu de la poésie ; un très charmant mythe. Pareil à Heimdal, le "né de neuf mères", Bragi à sa naissance s'élève sur la crête de la vague qui vient du fond de la mer (voir à "Bragi"). Il épousa Iduna, l'immortelle déesse qui l'accompagne à Asgard où chaque matin elle nourrit les dieux avec les pommes de la jeunesse et de la santé éternelles. (Voir Asgard and the Gods).

IEU

Le "premier homme" ; terme gnostique utilisé dans Pistis Sophia. IEZEDIENS ou Iezidi (pers.). Secte dont les membres venant de Basrah s'établirent en Syrie. Ils utilisent le baptême, croient aux archanges, mais en même temps révèrent Satan. Leur prophète, Iezad, qui précéda Mahomet de longs siècles, enseignait qu'un messager venu du ciel leur apporterait un livre écrit de toute éternité. IFING (scandin.). Le large fleuve qui sépare le séjour des dieux, Asgard, de celui des Jotuns, les grands magiciens forts et puissants. Au- dessous d'Asgard se trouvait Midgard, où dans l'éther ensoleillé était construite la demeure des Elfes de lumière. Leurs dispositions et emplacements les font correspondre aux devas-lokas et autres lokas des Hindous, habités par les diverses classes de dieux et d'asuras.

IGAGA (chaldéen)

Anges célestes identiques aux archanges. I.H.S. Cette triade d'initiales représente le in hoc signo de la prétendue vision de Constantin, dont personne ne savait rien à l'exception d'Eusèbe qui en était l'auteur. On interprète I.H.S. par Jesus Hominum Salvator et In hoc signo. Il est cependant bien connu que le grec ΙΗΣ était un des plus anciens noms de Bacchus. Comme Jésus ne fut jamais identifié à Jehovah, mais à son propre "Père" (comme nous le sommes tous), et était plutôt venu pour détruire le culte de Jehovah que pour le renforcer, comme l'ont bien affirmé les Rose-Croix, le plan d'Eusèbe est fort transparent. In hoc signo vinces, ou le Labarum P/T (le tau et le resh) est un très vieux signum, placé sur le front de ceux qui venaient d'être initiés. Kenealy le traduit comme voulant dire "celui qui est initié au secret naronique, ou le 600, sera vainqueur" ; mais c'est tout bonnement "par ce signe tu as vaincu", c'est-à-dire, par la lumière de l'initiation – Lux. (Voir "Néophyte" et "Naros").

III

, 41-42).

III

478 Note 4).

III

, folio 288, Qabbalah de Myer). Et il est expliqué, "Au-dessus de Kether il y a le Ayin, ou Ens, c'est-à-dire, Aïn, le Néant". "Il est ainsi nommé parce que nous ne savons pas, et il est impossible de savoir ce qu'il y a dans ce Principe, parce qu'il est au-dessus de la Sagesse elle-même". (III., folio 288). Ceci montre que les cabalistes véritables s'accordent avec les occultistes sur cette essence, ou sur ce qui est dans le principe de Sagesse, ce qui est encore plus élevé que la Sagesse la plus haute.

IKHIR BONGA

Un "esprit de l'abîme" des tribus kolariennes.

IKSHVAKU (sans.)

Le progéniteur de la tribu solaire (les Sûryavamśas) en Inde, et le fils de Vaivasvata Manu, le progéniteur de la race humaine actuelle.

ILA (sans.)

Fille de Vaivasvata Manu, épouse de Budha, le fils de Soma ; un mois femme, et homme le mois suivant, par le décret de Sarasvatî : c'est une allusion à la seconde race androgyne. Ilâ est aussi Vâch sous un autre aspect.

ILAVRITA (sans.)

Région au centre de laquelle est placé le mont Méru, l'habitat des dieux.

ILDA BAOTH

Litt. "l'enfant venu de l'œuf", terme gnostique. C'est le créateur de notre globe physique (la terre) selon l'enseignement gnostique du Codex Nazarœus (l'Evangile des Nazaréens et des Ebionites). Ces derniers l'identifient à Jehovah, le dieu des Juifs. Ildabaoth est "le fils des Ténèbres" dans un mauvais sens et le père des six "stellaires" terrestres, sombres esprits, antithèse des brillants esprits stellaires. Leurs demeures respectives sont les sept sphères, dont la supérieure commence dans l' "espace moyen", la région de leur mère Sophia Achamoth, et l'inférieur se termine sur la terre – la septième région (voir Isis Dévoilée III. 106/207). Ilda Baoth est le génie de Saturne, la planète, ou plutôt le mauvais esprit de son régent.

ILIADOS

Identique, chez Paracelse, à "Ideos" (V.). Matière primordiale dans son état subjectif.

ILLA-AH

, Adam (héb.). Dans le Zohar, Adam Illa-ah est l'Adam céleste supérieur.

ILLINUS

Un des dieux de la Théogonie chaldéenne de Damas cius.

ILLUMINATI (lat.)

Les "illuminés", les adeptes initiés.

ILLUSION

En occultisme toute chose finie (comme l'univers et tout ce qu'il contient) est appelée illusion ou mâyâ.

ILMATAR (finnois)

La vierge qui, avant la création, tombe du ciel dans la mer. Elle est la "fille de l'air" et la mère de sept fils (les sept forces de la nature). (Voir le Kalevala, le poème épique de la Finlande).

ILUS (gr.)

Boue ou limon primordial ; appelé aussi hyle.

IMAGE

L'occultisme n'admet pas d'autre image que celle de l'image vivante de l'homme divin (le symbole de l'humanité) sur terre. La Cabale enseigne que cette divine image, la copie de l'image supérieure sublime et sainte (les Elohim), s'est maintenant changée en une autre similitude, à cause du développement de la nature pécheresse de l'homme. Ce n'est que l'image divine supérieure (l'égo) qui reste la même ; l'inférieure (la personnalité) a changé, et l'homme, maintenant dans la crainte des bêtes sauvages, s'est développé jusqu'à porter sur son visage la ressemblance de beaucoup de bêtes sauvages. (Zohar I. folio 71a). Dans la période primitive de l'Egypte il n'y avait pas d'images ; mais plus tard, comme le dit Lenormand, "dans les sanctuaires d'Egypte on divisa les propriétés de la nature et par conséquent de la Divinité (les Elohim, ou les égos), en sept qualités abstraites, chacune caractérisée par un emblème, tels que matière, cohésion, écoulement, coagulation, accumulation, position et division". C'était là les attributs symbolisés en diverses images.

IMAGE DOUBLE

Le nom, chez les cabalistes juifs, de l'égo double appelé respectivement le supérieur, Metatron, et l'inférieur, Samael. On les figure allégoriquement comme les deux compagnons de l'homme, l'un son ange gardien, l'autre son mauvais démon.

IMAGINATION

En occultisme il ne faut pas la confondre avec la fantaisie, car c'est un des pouvoirs plastiques de l'âme supérieure, et c'est la mémoire des incarnations précédentes, qui, si défigurée qu'elle soit par le manas inférieur, repose pourtant toujours sur un fond de vérité. IMHOT-POU ou Imhotep (égypt.) Le dieu du savoir (le grec Imouthès). C'était le fils de Ptah, et, sous un aspect, Hermès, parce qu'il est représenté comme communiquant la sagesse avec un livre devant lui. C'est un dieu solaire ; litt., "le dieu au visage bien fait".

IMMAH (héb.)

Mère, par opposition à abba, père.

IMMAH ILLA-AH (héb.)

La mère supérieure ; nom donné à Shekinah.

IN (chinois)

Principe féminin de la matière, imprégnée par Yo, le principe mâle éthéré, et précipitée ensuite dans l'univers. INCARNATIONS DIVINES ou Avatârs. L'Immaculée Conception est, d'une manière prééminente, autant égyptienne qu'indienne. Comme l'auteur d'Egyptian Belief and Modern Thought le dit : "Ce n'est pas l'histoire vulgaire, grossière et sensuelle comme dans la mythologie grecque, mais raffinée, morale et spirituelle". Et de nouveau l'idée de l'incarnation a été retrouvée révélée sur le mur d'un temple de Thèbes par Samuel Sharpe, qui en fait ainsi l'examen : "D'abord le dieu Thoth... en tant que messager des dieux, pareil au Mercure des Grecs (ou au Gabriel du premier évangile) dit à la reine vierge Mautmès qu'elle doit donner le jour à un fils, lequel sera le roi Amenoteph III. En second lieu, le dieu Kneph, l'esprit... et la déesse Hathor (la nature)... se saisissent tous deux de la reine par les mains et lui placent dans la bouche l'hiéroglyphe de la vie, une croix, qui doit être la vie de l'enfant à venir", etc..., etc... En vérité l'incarnation divine ou la doctrine de l'avatâr constituait le mystère le plus grandiose de tout système religieux antique !

INCAS (péruvien)

Le nom donné aux dieux créateurs de la théogonie péruvienne, puis ensuite aux gouverneurs du pays. "Les Incas qui sont sept ont repeuplé la terre après le Déluge", leur fait dire Coste (I. iv., p. 19). Ils appartenaient au début de la cinquième race-racine, à une dynastie de rois divins, comme celles d'Égypte, d'Inde et de Chaldée.

INCUBE (lat.)

Quelque chose de plus réel et de plus dangereux que le sens ordinaire donné au mot ne le laisserait supposer, c'est-à-dire, celui de "cauchemar". Un incube est un élémental mâle, et une succube, la femelle, et ce sont incontestablement les revenants de la démonologie médiévale, attirés des régions invisibles par la passion humaine et la luxure. On les appelle maintenant "épouses-esprits" et "époux-esprits" chez certains spirites ignorants et parmi des médiums spirituels. Mais ces noms poétiques ne les empêchent nullement d'être ce qu'ils sont – des goules, des vampires et des élémentals sans âme ; des centres de vie sans forme dépourvus de sens ; en bref, des protoplasmes subjectifs quand on les laisse tranquille, mais appelés à devenir des êtres et des formes définies par l'imagination créatrice et maladive de certains mortels. On les a connu sous tous les cieux et en tous les temps, et les hindous peuvent narrer maintes histoires terribles de drames engendrés par les piśâchas, qui est leur nom en Inde, dans la vie de jeunes étudiants et de mystiques.

INDIVIDUALITÉ

Un des noms donnés en Théosophie et en occultisme à l'égo supérieur humain. Nous faisons une distinction entre l'égo immortel et divin, et l'égo mortel humain qui périt. Ce dernier, ou "personnalité" (égo personnel), survit à la mort du corps seulement pour un temps en kâma loka ; l'individualité demeure à jamais.

INDRA (sans.)

Dieu du Firmament, roi des dieux sidéraux. Une divinité védique.

INDRANI (sans.)

Aspect féminin d'Indra. INDRIYA ou Deha Samyama (sans.). Contrôle des sens dans les pratiques yoguiques. Ce sont les dix agents extérieurs. Les cinq sens utilisés pour la perception sont appelés jnâna-indriya, et les cinq utilisés pour l'action, karma-indriya. Pancha indriyani signifie littéralement, et dans son sens occulte, "les cinq racines produisant la vie" (éternelle). Chez les Bouddhistes, ce sont les cinq agents positifs produisant les cinq qualités célestes. INDUVAMŚA (sans.). Également Somavamśa ou race (dynastie) lunaire ; vient de Indu, la Lune. (Voir : Sûryavamśa").

INITIATION

De la même racine que le latin initia qui signifie les principes premiers ou de base de n'importe quelle science. La pratique de l'initiation ou de l'admission dans les Mystères sacrés, enseignés par les hiérophantes et les prêtres instruits des temples, est un des plus anciens usages. Elle avait cours dans toutes les religions nationales antiques. En Europe elle fut abolie avec la chute du dernier temple païen. Il n'existe actuellement qu'une espèce d'initiation connue du public, et c'est celle aux rites maçonniques. Cependant la Maçonnerie n'a plus de secrets à dévoiler ou à cacher. Dans les temps glorieux de jadis, les Mystères, d'après les plus grands philosophes grecs et romains, se rangeaient parmi les solennités les plus sacrées aussi bien que bienfaisantes, et faisaient beaucoup pour promouvoir la vertu. Les Mystères représentaient le passage de la vie mortelle en la mort finie, et les expériences de l'Esprit et de l'Ame désincarnée dans le monde de la subjectivité. De nos jours, comme le secret est perdu, le candidat traverse diverses cérémonies dépourvues de sens et est initié à l'allégorie solaire d'Hiram Abiff, le "Fils de la Veuve".