Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
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Les sept fils d'Aditi ; les sept dieux planétaires.
Le même qu'Adonis. Habituellement traduit "Seigneur". Astronomiquement, le Soleil. Quand, au cours de sa lecture, un hébreu arrivait au mot I H V H, qu'on appelle Jehovah, il s'arrêtait et substituait le mot "Adonaï", (Adni) ; mais quand c'était écrit avec les points d'Alhim, il l'appelait "Elohim" (w.w.w.)
, ADON. Les antiques noms chaldéo-hébreux des Elohim ou forces créatrices terrestres, synthétisées en Jehovah.
Une secte védântine. L'école non-dualiste (A- dvaita) de philosophie védântine fondée par Sankarâchârya, le plus grand des sages brahmines historiques. Les deux autres écoles sont la Dvaita (dualiste) et la Viśishtâdvaita ; toutes les trois sont appelées védântines.
Disciple de cette école.
Le Saint des Saints dans les temples païens. Nom des enceintes secrètes et sacrées, ou chambres intérieures dans lesquelles aucun profane ne pouvait entrer ; cela correspond au sanctuaire entourant l'autel des églises chrétiennes.
Le Metatron ou esprit oint pour les Gnostiques Nazaréens ; identique à l'Archange Gabriel. AEGIR ou Hler (scandin.). Un chef des géants dans l'Edda, et l'allié des dieux. Le plus grand des dieux-aquatiques, et identique à l'Okeanos grec.
Nom d'esprits indigènes regardés comme des diables par les Musulmans. Des élémentaux très redoutés en Egypte.
Fêtes d'amour. Les premiers Chrétiens conservèrent de telles festivités en gage de sympathie et de bienveillance mutuelles. Il devint nécessaire de les abolir en tant qu'institution à cause de graves abus ; Paul dans sa 1er Epitre aux Corinthiens se plaint de la mauvaise conduite qui prévaut dans les fêtes célébrées par les Chrétiens (w.w.w.).
Le nom d'un grand Rishi, très vénéré dans le Sud de l'Inde ; auteur réputé d'hymnes du Rig Veda et grand héros du Râmâyana. La littérature tamoule le présente comme ayant été le premier instructeur des Dravidiens, en science, religion et philosophie. C'est aussi le nom de l'étoile "Canope".
L'esprit bienfaisant et bon, opposé au mauvais Kakodaemon. Le "Serpent d'Airain" de la Bible est le premier, les serpents volants de feu sont un aspect du Kakodaemon. Les Ophites nommaient le Logos et la Sagesse Divine Agathodaemon que, dans les Mystères des Bacchanales, l'on représentait par un serpent élevé sur une perche. AGATHON (gr.). La divinité suprême de Platon. Litt.," Le Bien", notre ALAYA, ou "Ame Universelle".
Un des noms cabalistiques de Séphira, appelée aussi la Couronne ou Kether. AGE D'OR. Les anciens divisaient le cycle de vie en Ages d'Or, d'Argent, de Bronze et de Fer. L'Age d'Or était un âge de pureté et de simplicité primitives et de bonheur général.
Ce nom cabalistique est un talisman composé des initiales des quatre mots "Ateh, Gibor, Leolam, Adonaï", signifiant "Tu es puissant à jamais, ô Seigneur". MacGregor Mathers l'explique ainsi : "A, le premier ; A, le dernier ; G, la trinité dans l'unité ; L, l'achèvement du grand œuvre". (w.w.w.)
Les projectiles ou armes enflammées utilisés par les Dieux dans les Purânas exotériques et le Mahâbhârata ; les armes magiques qu'on dit avoir été maniées par la (quatrième) race-adepte, les Atlantes. Cette "arme de feu" fut donnée par Bharadvâja à Agnivesa, le fils d'Agni et par celui-ci à Drona, bien que la Vishnu Purâna le contredise, disant qu'elle fut donnée par le sage Aurva au roi Sagara, son chelâ. Elles sont fréquemment mentionnées dans le Mahâbhârata et le Râmâyana.
Le dieu du feu dans le Véda ; le plus ancien et le plus vénéré des dieux de l'Inde. C'est une des trois grandes divinités Agni, Vâyu et Sûrya, et aussi toutes les trois, puisqu'il est le triple aspect du feu : dans le ciel comme le Soleil ; dans l'atmosphère de l'air (Vâyu) comme l'Eclair ; sur la terre comme le Feu ordinaire. Agni appartenait à la plus vieille Trimûrti védique avant que Vishnu n'occupât la place d'honneur et que Brahmâ et Śiva n'eussent été inventés.
Un ascète, petit-fils de Manu Svâyambhuva, le "né de Lui-même".
Litt.," Né du Feu". Le terme est appliqué aux quatre races de Kshatriyas (la seconde caste, celle des guerriers) dont on dit que les ancêtres ont jailli du feu. Agni Bhuvah est le fils d'Agni, le Dieu du Feu ; Agni Bhuvah est identique à Kârttikeya, le Dieu de la Guerre. (Voir la Doctrine Secrète, Vol. IV, p. 130).
Une sorte de contemplation dans la pratique yogique, pendant laquelle Kundalinî est portée au plus haut point et où l'infinité apparaît comme une nappe de feu. Condition extatique.
Les prêtres qui servaient le Dieu du Feu dans l'antiquité aryenne. Le terme Agni Hotri marque une oblation.
Littéralement un "Véhicule Ardent". Sorte de machine volante. On en parle dans les anciens traités de magie de l'Inde et dans les poèmes épiques.
Classe de Pitris, créateur de la première race humaine éthérée. Nos ancêtres solaires, en contraste avec les Barhishads, les Pitris "lunaires", ou ancêtres, quoique ce soit expliqué autrement dans les Purânas.
"Dépourvu de raison", Litt., "irrationalité", en parlant de l'âme animale. Selon Plutarque, Pythagore et Platon divisaient l'âme humaine en deux parties (manas supérieur et inférieur) – la rationnelle, ou noétique, et l'irrationnelle, ou agnoia, parfois écrit "annoia".
Un mot que M. Huxley prétend avoir inventé pour indiquer celui qui ne croit rien qui ne puisse être démontré par les sens. Les écoles plus tardives d'agnosticisme donnent des définitions plus philosophiques du terme.
Les "Assesseurs" ou Archivistes qui lisent au jugement d'une âme désincarnée le récit de sa vie dans le cœur de cette "Ame". A peu près identiques aux Lipikas de la Doctrine Secrète. (Voir Doct. Sec., Vol. I, p. 86).
Un très ancien dieu phénicien. Identique à Saturne.
, AHI (sans.), ou Serpents. Dhyân-Chohans. "Serpents- Sages" ou Dragons de Sagesse.
"Je" – le fondement d'Ahamkâra, le fait d'être Soi.
La conception de "Je". Soi-conscience ou Soi- identité : le "Je", principe égotiste et mâyâvique dans l'homme, dû à notre ignorance qui sépare notre "Je" du SOI-UN Universel. Personnalité. Egoïsme.
"Jour" ; le Corps de Brahmâ dans les Purânas.
Existence. Celui qui existe ; correspond à Kether et au Macroprosope.
Un serpent. Un nom de Vritra. Le démon védique de la sécheresse.
Le "Dragon dans l'Edda.
L' "Unique" et le Premier.
Les trois premiers principes de l'homme septénaire dans l'Avesta ; l'homme vivant, grossier, et ses principes vital et astral.
Identique à Asura, le saint, celui qui est semblable au Souffle. Ahura Mazda, l'Ormuzd des Zoroastriens ou Parsis, est le Seigneur qui accorde la lumière et l'intelligence, dont le symbole est le Soleil (Voir "Ahura Mazda") et dont Ahriman, forme européanisée d' "Angra Mainyu" (V.) est l'aspect sombre.
La divinité personnifiée, le Principe de la Lumière Divine Universelle des Parsis. Tiré d'Ahura ou Asura, souffle "spirituel divin" dans le Rig Veda le plus ancien, dégradé par les Brâhmanes orthodoxes en A-sura, "non-dieux", tout comme les Mazdéens ont dégradé les Dévas (Dieux) hindous en Dæva (Diables).
Le Dieu et Roi du Monde Inférieur ; Pluton ou Dionysos Chthonios (souterrain).
Ce symbole est un des plus antiques. Pour les Grecs et les Perses, il était consacré au Soleil ; pour les Egyptiens, sous le nom d'Ah, à Horus, et les Coptes rendaient un culte à l'aigle sous le nom d'Ahom. Les Grecs le regardaient comme l'emblème de Zeus, et les Druides comme celui du plus haut dieu. Le symbole est descendu jusqu'à nos jours, quand, en suivant l'exemple du païen Marius qui au 2ème siècle avant J.C. utilisait l'aigle à deux têtes comme enseigne de Rome, les têtes couronnées de l'Europe chrétienne consacrèrent à elles-mêmes et à leurs descendants le bicéphale souverain de l'air. Jupiter se contentait d'un aigle à une seule tête, et il en était de même du Soleil. Les maisons impériales de Russie, de Pologne, d'Autriche, d'Allemagne, et l'empire tardif des Napoléons ont adopté un aigle bicéphale comme emblème.
La divinité suprême des Yakoutes, tribu du nord de la Sibérie.
L'existant négativement ; la divinité au repos, et absolument passive (w.w.w.).
L' "Illimité" ; la Divinité émanant et s'étendant (w.w.w.). Ain Soph est aussi écrit En-Soph et Ain-Suph, personne, même les Rabbins, n'étant certains des voyelles. Dans la métaphysique religieuse des anciens philosophes hébreux, le Principe UNIQUE était une abstraction, comme Parabrahman, quoique les Cabalistes modernes aient réussi maintenant, à force de sophismes et de paradoxes, à en faire un "Dieu Suprême" et rien de plus haut. Mais pour les premiers cabalistes chaldéens, Ain Soph est "sans forme ni être", n'ayant "aucune ressemblance avec quoi que ce soit". (Franck, Die Kabbala, p. 126). Qu'Ain Soph n'ait jamais été considéré comme le "Créateur" est prouvé même par des juifs aussi orthodoxes que Philon, appelant le "Créateur" le Logos, qui vient juste après l' "Un sans Limite" et le "Deuxième Dieu". "Le Second Dieu est sa sagesse (d'Ain Soph)" dit Philon (Quaest. et Solut.). La Divinité n'est "AUCUNE CHOSE" ; elle est sans nom, et par conséquent appelée Ain Soph ; le mot Ain signifiant RIEN (voir Kabbala de Franck, p. 153).
La Lumière sans limite qui se concentre dans la première Sephira, la supérieure ou Kether, la couronne (w.w.w.).
Le seul "Soi-existant". Nom mystique de la substance divine (w.w.w.).
, ou aindra. Ce qui provient d'Indra.
Litt., plaisir des sens. Voir à "Indriya".
, (zende), ou Airyana Vaêjô, la terre primitive de béatitude dont parle le Vendîdâd, où Ahura Mazda remis ses lois à Zoroastre (Spitama Zarathoustra). AIRYANA-ISHEJO (zende). Le nom d'une prière du "saint Airyamen", l'aspect divin dAhriman, avant que ce dernier soit devenu un sombre pouvoir d'opposition, un Satan. Car Ahriman est de la même essence qu'Ahura Mazda, tout comme Typhon-Seth est de la même essence qu'Osiris (V.).
Un mot désignant l' "Homme". AIŚVARIKAS (sans.). Une école théiste du Népal qui érige Adi Buddha comme dieu suprême (Iśvara) au lieu de voir dans ce nom un principe, un symbole philosophique abstrait.
Le nom d'une Aranyaka (Brâhmana) et d'une Upanishad du Rig Véda. Certaines de ses parties sont purement védântines.
Feu solaire. Æther divin.
"Non-né", incréé ; épithète appartenant à beaucoup de dieux primordiaux, mais spécialement au premier Logos – un rayonnement de l'Absolu sur le plan de l'illusion.
Un des noms occultes des douze grands dieux s'incarnant dans chaque Manvantara. Les occultistes les identifient aux Kumâras. On les appelle Jnâna Dévas. Aussi une forme de Vishnu dans le second Manvantara. Appelés aussi Jayas.
ou AGYANA (bengali). Non-savoir ; absence de connaissance plutôt qu' "ignorance" comme on le traduit d'ordinaire. Un Ajnânî signifie un "profane".
Le nom exact de cette division du Ker-neter, régions infernales, qui peut être appelée Enfer. (w.w.w.). AKAŚA (sans.). L'essence subtile supersensorielle et spirituelle qui pénètre tout l'espace ; la substance primordiale identifiée à tort avec l'Ether. Mais elle est à l'Ether ce que l'Esprit est à la Matière ou Atma au Kâma-rûpa. En fait, c'est l'Espace Universel dans lequel réside, inhérent, l'Idéation éternelle de l'Univers dans ses aspects toujours changeants sur les plans de matière et d'objectivité, et d'où rayonne le Premier Logos, ou pensée exprimée. C'est pourquoi il est dit dans les Purânas que l'Akâśa n'a qu'un seul attribut, le son, car le son n'est que le symbole traduit du Logos –"le langage" dans son sens mystique. Dans le même sacrifice (le Jyotihsh. toma Agnishtoma) il est appelé le "Dieu Akâśa". Dans ces mystères sacrificiels Akâśa est le Déva directeur et tout puissant qui joue le rôle de Sadasya, qui dirige et surveille les effets magiques de la célébration religieuse, et il avait son Hotri (prêtre) personnel, jadis, qui prenait son nom. L'Akâśa est l'agent indispensable de tout Krityâ (performance magique) religieuse ou profane. L'expression "susciter le Brahmâ" signifie mettre en œuvre le pouvoir qui réside latent à la base de toute opération magique, les sacrifices védiques n'étant en fait rien d'autre que de la magie cérémonielle. Ce pouvoir est l'Akâśa – Kundalini sous un autre aspect – l'électricité occulte, l'alkahest des alchimistes en un sens, ou le solvant universel, la même anima mundi sur le plan supérieur que la Lumière Astrale sur l'inférieur. "Au moment du sacrifice le prêtre devient imprégné de l'esprit de Brahmâ, il est, pour le moment, Brahmâ lui-même." (Isis Dévoilée).
Le grand Empereur Mogol de l'Inde, le fameux protecteur des religions, des arts et des sciences, le plus libéral de tous les souverains musulmans. Il n'y a jamais eu de monarque plus tolérant ou plus éclairé que l'empereur Akbar, ni dans l'Inde ni dans aucun autre pays musulman.
Le seul des quatre Tanaim (prophètes initiés) qui étant entré au Jardin des Délices (de la Science Occulte) réussit à s'y faire initier tandis que tous les autres échouèrent (voir à Rabbins Cabalistes et à Acher).
Divinité Suprême ; Litt.,"indestructible", toujours parfait.
Oint : un titre de Tvashtri ou Visvakarman, le "Créateur" supérieur et Logos dans le Rig Véda. On l'appelle le "Père des Dieux" et "Père du Feu Sacré" (se réf. à la Doctrine Secrète, Vol. III, Note p. 125).
La tortue de mer, la tortue symbolique sur laquelle on dit que la terre repose. AL ou EL (héb.). Ce nom de divinité est souvent traduit par "Dieu", signifiant puissant, suprême. Le pluriel est Elohim, également traduit dans la Bible par le mot Dieu au singulier. (w.w.w.).
Le Dieu du Feu, ancien nom très mystique dans l'occultisme copte.
Prince philosophe et occultiste.