Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

Tout A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

2 222 notices

NUIT DE BRAHMA

Période de durée égale au Jour de Brahmâ (4.320.000.000 d'années) pendant laquelle, dit-on, Brahmâ dort. A son réveil il recommence le processus, et cela se poursuit pendant un AGE de Brahmâ, composé de l'alternance de "jours" et de "nuits" (de 4.320.000.000 d'années chacune) qui dure 100 ans. Il faut un nombre de 15 chiffres pour exprimer la durée d'un tel âge ; à son expiration, s'établit le Mahâpralaya ou Grande Dissolution, et celle-ci dure un temps égal à ce nombre de 15 chiffres.

NUMBER NIP

Un Elfe, le plus puissant roi des Riesengebirge ; le plus puissant des génies dans les folklores scandinave et germanique.

NUNTIUS (lat.)

Le "Soleil-loup", nom de la planète Mercure. Il est l'assistant du soleil, Solaris luminis particeps. (Voir Doctrine Secrète, III, 36).

NYAYA (sans.)

L'une des six Darśanas ou Ecoles de philosophie en Inde ; un système de logique hindoue fondé par le rishi Gotama.

NYIMA (tibétain)

Astrologiquement, le Soleil.

NYINGPO (tibétain)

Identique à Alaya, "l'Ame du Monde" ; aussi appelé Tsang. O O La quinzième lettre, et quatrième voyelle, de l'alphabet anglais. Elle n'a pas d'équivalent en hébreu, dont l'alphabet, sauf une exception, est sans voyelles. Comme lettre numérique, sa valeur est 11 chez les Anciens, et avec un tiret par-dessus, 11.000. Chez d'autres peuples de l'antiquité, elle était tenue pour très sacrée. En devanâgarî, ou caractère des dieux, sa signification varie, mais la place nous manque ici pour fournir des exemples.

NÉOPHYTE (gr.)

Un novice : postulant ou candidat aux Mystères. Les méthodes d'initiation étaient variées. Les néophytes, au cours de leurs épreuves, devaient passer par les quatre éléments, ressortant dans le cinquième comme des Initiés glorieux. Ayant ainsi passé par le Feu (Divinité), l'Eau (Esprit Divin), l'Air (le Souffle de Dieu), et la Terre (la Matière), ils recevaient une marque sacrée, un tat et un tau, ou une + et un T. Ce dernier était le monogramme du cycle appelé Naros, ou Neros. Ainsi que le montre le Dr. E.V. Kenealy dans son Apocalypse, "la croix, en langage symbolique (l'une des sept significations), (+) présente en même temps trois lettres primitives dont est composé le mot L V X ou Lumière... Les Initiés étaient marqués de ce signe lorsqu'ils étaient admis aux parfaits mystères. Nous voyons constamment le Tau et le Resh unis de cette manière P/T. Ces deux lettres, dans l'ancien samaritain, telles qu'on les trouve sur des pièces de monnaie, représentent la première 400, la seconde 200, soit 600. C'est le bâton de commandement d'Osiris". C'est exactement cela, or ceci ne prouve pas que le Naros fut un cycle de 600 ans, mais simplement que l'Église s'est approprié un symbole païen de plus. (Noir "Naros" et "Neros", et aussi "I.H.S").

OANNES (gr.)

Musarus Oannès, l'Annedotus, connu dans les légendes chaldéennes, transmises grâce à Bérose et à d'autres écrivains anciens, comme Dag ou Dagon, l' "homme-poisson". C'est à titre de réformateur et d'instructeur qu'Oannès visita les premiers Babyloniens. Venant de la mer Erythréenne, il leur apporta la civilisation, les lettres et les sciences, le droit, l'astronomie et la religion, leur enseignant l'agriculture, la géométrie et les arts en général. Après lui, il y eut d'autres Annedoti au nombre de cinq (notre race étant la cinquième) – "tous semblables à Oannès dans la forme extérieure et enseignant la même chose" – mais Musarus Oannès fut le premier qui apparut durant le règne d'Ammenon, le troisième des dix rois antédiluviens dont la dynastie se termina avec Xisouthros, le Noé chaldéen (voir "Xisouthros"). Oannès était "un animal doué de raison... dont le corps revêtait l'apparence d'un poisson mais qui possédait une tête d'homme sous celle du poisson, avec des pieds, également par-dessous, semblables à ceux d'un homme, joints à la queue de poisson, et dont la voix et le langage aussi étaient articulés et humains" (Polyhistor et Apollodore). Ceci donne la clef de l'allégorie. Elle montre Oannès comme homme et "prêtre", c'est-à-dire un Initié. Layard démontra, il y a bien longtemps (voir Nineveh), que la tête de poisson était simplement une coiffe, la mitre portée par les prêtres et les dieux, taillée selon la forme d'une tête de poisson, qui sans beaucoup de modifications, est ce que nous voyons même à notre époque sur la tête des grands Lamas et des Evêques romains. Osiris portait une mitre identique. La queue de poisson est simplement la traîne d'un long manteau rigide tel qu'on le décrit sur certaines tablettes assyriennes : on peut en voir la forme reproduite dans la parure sacerdotale de drap doré portée durant le service par les prêtres grecs modernes. Cette allégorie d'Oannès, l'Annedotus, nous fait penser au "Dragon" et aux "Rois-Serpents" : ces Nâgas qui, dans les légendes bouddhiques, instruisent le peuple en sagesse sur les lacs et les rivières, et qui finissent par se convertir à la Bonne Loi et deviennent Arhats. La signification est évidente. Le poisson est un symbole ancien et très riche de sens dans la langue des Mystères, comme l'est d'ailleurs l' "eau". Ea ou Hea était le dieu de la mer et de la sagesse, et le serpent de mer, un de ses emblèmes, ses prêtres étant "serpents" ou Initiés. Ainsi l'on comprend pourquoi l'occultisme place Oannès et les autres Annedoti dans le groupe de ces anciens "adeptes" qui furent appelés "dragons marins ou dragons d'eau" – Nâgas. L'eau symbolise leur origine humaine (comme elle est un symbole de terre et de matière, et aussi de purification), par opposition aux "Nâgas du feu" ou Etres spirituels immatériels qu'ils soient Bodhisattvas célestes ou Dhyânis Planétaires, également regardés comme les instructeurs de l'humanité. Le sens caché devient clair pour l'occultiste, une fois qu'on lui a dit que "cet être (Oannès) était habitué à passer le jour parmi les hommes pour enseigner, et lorsque le soleil s'était couché, il se retirait à nouveau dans la mer, passant la nuit dans les profondeurs", "car il était amphibie", c'est-à-dire, qu'il appartenait à deux plans : le spirituel et le physique. En effet, le mot grec amphibios signifie simplement "la vie sur deux plans", d'amphi – "sur deux côtés", et bios – "la vie". Dans l'antiquité on appliqua souvent ce terme à ces hommes qui, bien que portant encore une forme humaine, s'étaient rendus presque divins grâce au savoir qu'ils possédaient, et qui vivaient autant dans les régions spirituelles super-sensuelles que sur la terre. Oannès est faiblement reflété en Jonas, et même en Jean, le Précurseur, l'un et l'autre liés au Poisson et à l'Eau.

OB (héb.)

La Lumière Astrale – ou mieux, ses courants pernicieux et mauvais – était personnifiée chez les Juifs par un Esprit, l'Ob. Chez eux, on disait que celui qui était en contact avec les esprits et qui faisait usage de la nécromancie était possédé par l'esprit d'Ob.

OBEAH

Sorciers et sorcières d'Afrique et des Antilles. Une secte de magiciens noirs, de charmeurs de serpents, d'enchanteurs, etc. OCCULTES, Sciences. Les sciences touchant aux secrets de la nature – physique et psychique, mentale et spirituelle – sont appelées sciences hermétiques et ésotériques. En Occident, on peut nommer la Cabale, en Orient, le mysticisme, la magie et la philosophie du Yoga, cette dernière à laquelle se réfèrent souvent les Chelâs de l'Inde comme étant le septième "Darśana" (une école de philosophie) : il y a seulement six darśanas en Inde, connus du monde profane. Ces sciences sont cachées au vulgaire, et l'ont été pendant des âges, pour l'excellente raison qu'elles ne seraient jamais appréciées par les classes éduquées égoïstes, ni comprises par celles qui ne sont pas instruites alors que les premières nommées pourraient en mésuser pour leur profit personnel et ainsi changer la science divine en magie noire. On avance souvent comme accusation contre la philosophie ésotérique et la Cabale, le fait que leur littérature est remplie "d'un jargon barbare et sans signification", inintelligible à l'entendement ordinaire ; mais les sciences exactes – la médecine, la physiologie, la chimie, et le reste – ne font-elles pas de même ? Les savants officiels ne voilent-ils pas également leurs actions et leurs découvertes d'une terminologie gréco- latine nouvellement forgée et des plus barbares ? Comme le fait justement remarquer feu notre frère Kenneth Mackenzie – "En imposer ainsi avec les mots, lorsque les faits sont si simples, est l'art des savants du temps présent, en saisissant contraste avec ceux du XVIIème siècle qui appelaient les choses par leur nom, et non pas "attirails d'agriculture" des pelles. De plus, tandis que leurs faits seraient tout aussi simples et compréhensibles s'ils étaient rendus en langage ordinaire, les faits de la science occulte sont d'une nature si abstruse que dans la plupart des cas aucun mot n'existe dans les langues européennes pour les exprimer. En sus de quoi, notre "jargon" a une double nécessité : (a) aux fins de décrire clairement ces faits à celui qui est versé dans la terminologie occulte, et (b) les dissimuler au profane.

OCCULTISTE

Celui qui étudie les diverses branches de la science occulte. Le terme est utilisé par les cabalistes français (voir les ouvrages d'Eliphas Lévi). L'occultisme embrasse toute l'étendue des phénomènes psychologiques, physiologiques, cosmiques, physiques et spirituels. Ce mot dérive du terme latin occultus, qui veut dire caché ou secret. C'est pourquoi il s'applique à ceux qui étudient la cabale, l'astrologie, l'alchimie et toutes les sciences arcanes.

OCHEMA (gr.)

Terme platonicien dont la signification est "véhicule" ou corps.

OD (gr.)

De odos, "traversée", ou passage de la force qui est développée grâce à des forces mineures et variées ou agents tels les aimants, l'action chimique ou vitale, la chaleur, la lumière, etc, Cette force est aussi appelée "odique" et "odylique", et elle était considérée par Reichenbach et ses partisans comme une force "entitative" indépendante – ce qu'elle est certainement – accumulée dans l'homme comme elle l'est dans la nature.

ODACON

Le cinquième Annedotus, ou Dagon (voir "Oannès") qui apparut sous le règne d'Euedoreschus de Pentebiblon, "provenant aussi de la mer Erythréenne comme le premier, et ayant cette même forme composite d'un poisson et d'un homme" (Apollodore, Cory, p. 30). ODEM ou Adm (héb.). Une pierre (la cornaline) sur le pectoral du grand prêtre juif. Elle est de couleur rouge et possède un grand pouvoir médicinal.

ODI (scandin.)

Le mari humain de la déesse Freya, un descendant d'origine divine dans la mythologie nordique.

ODIN (scandin.)

Le dieu des batailles, le Sabaoth des anciens Germains, identique au scandinave Wodan. Il est le grand héros des Eddas et l'un des créateurs de l'homme. L'antiquité romaine le regardait comme identique à Hermès ou Mercure (Budha), et l'orientaliste moderne (Sir W. Jones) le confond en conséquence avec Bouddha. Dans le panthéon des Nordiques, il est le "père des dieux" et la divine sagesse, et comme tel il est naturellement Hermès ou sagesse créatrice. Odin ou Wodan, alors qu'il créait le premier homme à partir de certains arbres – l'Ask (frêne) et l'Embla (aune) – le dota de la vie et de l'âme, Honir fit de même pour l'intellect, et Lodur pour la forme et la couleur. OEAIHU, ou Oeaihwu. La manière de prononcer dépend de l'accent. C'est là le terme ésotérique pour les six en un ou sept mystique. Le nom occulte pour la manifestation toujours présente "formée de sept voyelles" de l'universel Principe.

OGHAM (celt.)

Un langage mystérieux appartenant aux races primitives celtes et que les Druides utilisaient. Une forme de ce langage consistait en l'association de feuilles de certains arbres avec les lettres : on l'appelait Beth-luis-nion Ogham, et dans la formation des mots et des phrases, les feuilles étaient enfilées sur une corde dans un ordre particulier. Godfrey Higgins fait cette suggestion que pour compléter la mystification on entremêlait certaines autres feuilles qui n'avaient aucune signification. (w.w.w.). OGMIUS. Chez les Druides, le dieu de sagesse et d'éloquence, d'où, dans un sens, Hermès.

OGYGIE (gr.)

Ancienne île submergée connue comme l'île de Calypso, identifiée par quelques-uns avec l'Atlantide. Dans un certain sens cette assimilation est correcte. Mais alors de quelle partie de l'Atlantide s'agirait-il, puisque cette dernière était un continent plutôt qu'une île "colossale" ?

OITZOE (persan)

L'invisible déesse dont la voix se faisait entendre à travers les rochers, et que, selon Pline, les Mages devaient consulter pour l'élection de leur roi.

OKHAL (ar.)

Le "Grand Prêtre" des Druzes, un Initiateur dans leurs Mystères.

OKUTHOR (scandin.)

Identique à Thor, le "dieu du Tonnerre".

OLYMPE (gr.)

Une montagne située en Grèce ; la demeure des dieux selon Homère et Hésiode. OM ou Aum (sans.). Une syllabe mystique ; en Inde, le plus solennel de tous les mots. C'est "une invocation, une bénédiction, une affirmation et une promesse". Ce mot est tellement sacré, que, en vérité, dans la maçonnerie occulte primitive, il fut celui que l'on prononçait à voix basse. Personne ne doit se trouver à proximité, lorsque, à dessein, la syllabe est prononcée. On place habituellement ce mot au début des Ecritures sacrées et on le met en tête des prières. Il est composé de trois lettres a, u, m, qui, d'après la croyance populaire, symbolisent les trois Védas, et aussi les trois Dieux – A pour Agni, V pour Varuna et M pour Marut, ou le Feu, l'Eau et l'Air. D'après la philosophie ésotérique, ce sont les trois feux sacrés, ou le "feu triple" dans l'univers et dans l'homme, sans compter bien d'autres choses. D'une manière occulte, ce "feu triple" représente également la Tétraktys suprême, pour cette raison qu'on lui attribue pour symbole l'Agni nommé Abhimânin et sa transformation en ses trois fils, Pâvana, Pavamâna et Śuchî, celui "qui épuise l'eau", c'est-à-dire qui détruit les désirs matériels. Cette monosyllabe est appelée Udgîtha, et elle est sacrée tout à la fois chez les Brâhmanes et les Bouddhistes.

OMITO-FO (chinois)

Le nom d'Amita-Buddha en Chine.

OMKARA (sans.)

Le mot sacré Om ou Aum. C'est également le nom de l'un des douze lingams, celui qui était représenté par un sanctuaire secret fort sacré à Ujjain ; il n'existe plus depuis l'époque du Bouddhisme.

OMOROKA (chaldéen)

La "mer" et la femme qui la personnifie selon Bérose, ou plutôt Apollodore. Comme l'eau divine, d'ailleurs, Omoroka est l'image de la sagesse d'en haut.

ONDINES (lat.)

Nymphes et fantômes de l'eau. Une des quatre espèces fondamentales d'esprits élémentaux que sont les Salamandres (feu), les Sylphes (air), les Gnomes (terre) et les Ondines (eau).

ONECH (héb.)

Le Phénix, ainsi nommé d'après Enoch ou Phénoch. Car Enoch (aussi Khénoch) signifie littéralement l'initiateur et l'instructeur, d'où le Hiérophante qui révèle l'ultime mystère. L'oiseau Phénix est toujours associé avec un arbre, l'Ababel mystique du Coran, l'Arbre de l'Initiation ou de la connaissance. ONNOFRE ou Ouen-nofré, Ounnefer (égypt.). Le Roi du Pays-de-la- Mort, les Enfers, et dans cette qualité, identique à Osiris, "qui fait sa demeure dans l'Amenti à Oun-néfer, qui est roi de l'Eternité, grand dieu manifesté dans l'abîme céleste" (Hymne de la XIXème dynastie). (Voir aussi "Osiris").

OPHANIM (héb.)

Plus correctement écrit Auphanim. Les "roues" vues par Ezéchiel et par Jean dans l'Apocalypse – sphères du Monde (Doctrine Secrète, I, 72), le symbole des Chérubins ou Karoubs (les Sphinx assyriens). Comme ces êtres sont représentés dans le Zodiaque par Taurus, Leo, Scorpio et Aquarius, ou le Taureau, le Lion, l'Aigle et l'Homme, la signification occulte de ces créatures qui sont placées en compagnie des quatre Evangélistes devient évidente. Dans la Cabale, on trouve un groupe d'êtres assignés à la Sephira Hochmah, la Sagesse.

OPHIOMORPHOS (gr.)

Identique, mais sous son aspect matériel, à l'Ophis-Christos. Chez les Gnostiques, le serpent représentait "la Sagesse dans l'Eternité".

OPHIOZENES (gr.)

Le nom chypriote des charmeurs de serpents venimeux et autres reptiles ainsi que d'animaux.

OPHIS (gr.)

Identique à Chnouphis ou Khnoum, le Logos, le bon serpent ou Agathodaimon.

OPHIS-CHRISTOS (gr.)

Le Christ-serpent des Gnostiques.

OPHITES (gr.)

Une fraternité gnostique en Egypte, et l'une des sectes les plus primitives du Gnosticisme, ou Gnose (sagesse, connaissance), connue comme la "Fraternité du Serpent". Elle fut florissante de bonne heure au deuxième siècle et tout en conservant certains des principes de Valentin, elle possédait ses rites occultes propres et sa symbologie. Un serpent vivant, qui représentait le principe Christos (c'est-à-dire, la Monade divine qui se réincarne, mais pas l'homme-Jésus), était exposé au cours de leurs Mystères et révéré comme le symbole de la Sagesse, Sophia, le type du bien absolu et de la sagesse absolue. Selon l'acception courante de ce terme, les Gnostiques n'étaient pas une secte chrétienne, de même que le Christos de la pensée pré-chrétienne et de la Gnose n'était pas l' "homme-dieu" Christ, mais l'EGO divin uni à Buddhi. Leur Christos était l' "éternel initié", le Pèlerin qui fut représenté d'une manière typique par des centaines de symboles ophidiens pendant plusieurs milliers d'années avant la prétendue ère "chrétienne". On peut le voir sur la "Tombe Belzoni" qui vient d'Egypte, sous la forme d'un serpent ailé à trois têtes (Atma, Buddhi, Manas), et quatre jambes humaines, représentant son caractère androgyne ; sur les murs de la descente conduisant aux chambres sépulcrales de Ramsès V, on le trouve en serpent doté d'ailes de vautour – le vautour et le faucon étant des symboles solaires. "Les voûtes célestes sont recouvertes de griffonnages avec d'interminables serpents", écrit Herschel parlant de la carte égyptienne des étoiles. "Le Meissi (Messie ?), dont la signification est Mot Sacré, était un bon serpent", écrit Bonwick dans son livre Egyptian Belief and Modern Thought. Ce serpent de bonté, avec sa tête couronnée, était monté sur une croix et, en Egypte, était utilisé comme bannière sacrée". Les Juifs l'empruntèrent et en firent le "serpent d'airain de Moïse". C'est à ce "Guérisseur" et "Sauveur", cependant, que les Ophites se référaient, et non pas à Jésus ou aux paroles que l'on met dans sa bouche. "De même que Moise éleva le serpent dans le désert, ainsi appartient-il au Fils-de- l'Homme d'être élevé" disaient-ils, alors qu'ils donnaient la signification de leur ophis. Tertullien, que ce soit à dessein ou involontairement, mélangea les deux. Le serpent aux quadruples ailes est le dieu Chnouphis. Le bon serpent portait la croix de vie autour du cou, ou suspendue à sa bouche, les serpents ailés devinrent les Seraphins (Seraph, Saraph) des Juifs. Dans le 87ème chapitre du Rituel (Le Livre des Morts Egyptien), l'âme humaine transformée en Bata, le serpent omniscient, s'écrit : – "Je suis le serpent Ba-ta, aux longues années, Ame de mon âme, pondu et né journellement ; je suis l'Ame qui descend sur la terre", c'est-à-dire, l'Ego.

ORAI (gr.)

Selon les Gnostiques égyptiens, le nom de l'ange gouverneur de Vénus.

ORCUS (gr.)

L'abîme dans le Codex des Nazaréens.

ORGELMIR (scandin.)

Litt., "l'argile bouillonnante". Identique à Ymir, le géant, l'être indiscipliné, insubordonné, désordonné ; le type de la matière primordiale, dont avec le corps, et après l'avoir tué, les fils de Btir créèrent une nouvelle terre. Il est également la cause du Déluge dans les Lais (chants) scandinaves, car il précipite son corps dans Ginnungagap, le gouffre béant, lequel, s'en étant empli, laissa couler le sang qui produisit une grande inondation dans laquelle tous les Hrimthurses, les géants gelés, furent noyés ; l'un d'eux seulement, l'ingénieux Bergelmir, se sauva avec sa femme dans un bateau et ils devinrent les parents d'une nouvelle race de géants. "Et il y eut des géants sur la terre en ces temps-là".

ORION (gr.)

Identique à Atlas qui supporte le monde sur ses épaules.

ORLOG (scandin.)

Le destin, la destinée, dont les agents étaient les trois Nornes – les Parques nordiques. ORMAZD ou Ahura Mazda (zende). Le dieu des Zoroastriens ou des modernes Parsis. Comme il est la Lumière des Lumières, le Soleil lui est attribué comme symbole. Esotériquement, il est la synthèse de ses six Amshaspends ou Elohim, et le Logos créateur. Dans le système exotérique mazdéen, Ahura Mazda est le dieu suprême des âges védiques – Varuna, si nous lisons les Védas littéralement.

ORPHEE (gr.)

Litt., le "basané". La mythologie fait de lui le fils d'Eagre et de la muse Calliope. La tradition ésotérique l'identifie avec Arjuna, fils d'Indra et disciple de Krishna. Il s'en alla de par le monde enseignant la sagesse et les sciences aux nations, et instituant les mystères. Son histoire, où il perd son Eurydice et où il la retrouve aux Enfers (ou Hadès), est un autre point de ressemblance avec celle d'Arjuna, qui s'en va au Pâtâla (l'Hadès hindou ou Enfer, mais en réalité les Antipodes ou Amérique) et y trouve Ulupî, la fille du roi Nâga, qu'il épouse. Ceci est tout autant évocateur que le fait qu'il était regardé comme ayant le teint brun, même par les Grecs qui ne furent jamais eux-mêmes très clairs de peau. ORPHIQUES, Mystères ; ou Orphica (gr.). Ceux-ci, tout en se conformant aux mystères de Bacchus, en différaient grandement. Le système d'Orphée est celui dont la moralité est la plus pure et l'ascétisme le plus sévère. La théologie qu'il enseigna est encore purement indienne. Avec lui, l'Essence divine est inséparable de tout ce qui est dans l'univers infini, toutes les formes étant – de toute éternité – cachées en Elle. En des périodes déterminées, ces formes sont manifestées à partir de l'Essence divine ou se manifestent d'elles-mêmes. Ainsi, grâce à cette loi d'émanation (ou évolution) toutes les choses participent de cette Essence, et en sont les parties et les membres, pénétrés de nature divine omniprésente. Toutes choses en procèdent ; elles doivent donc nécessairement y retourner. Et c'est pourquoi d'innombrables transmigrations ou réincarnations et purifications sont nécessaires avant que cette consommation finale puisse avoir lieu. Ceci est la pure philosophie du Vedânta. Derechef disons que les membres de la fraternité orphique ne consommaient pas de chair animale, portaient des vêtements de lin blanc, et avaient plusieurs cérémonies identiques à celles des Brâhmanes.

OSHADHI-PRASTHA (sans.)

Litt., "l'endroit des herbes médicinales". Une cité mystérieuse située dans les Himâlayas, et mentionnée même dès la période védique. La tradition la représente comme ayant été autrefois habitée par des sages, de grands adeptes dans l'art de guérir, qui utilisaient seulement les herbes et les plantes, ainsi que le faisaient les anciens Chaldéens. Cette cité est mentionnée dans le Kumâra Sambhava de Kâlidâsa.

OSIRIS (égypt.)

Le plus grand dieu d'Egypte, le fils de Seb (Saturne) – le feu céleste – et de Neith, la matière primordiale et l'espace infini. Ceci le dépeint comme le dieu qui existe par lui-même et qui s'est créé de lui- même ; la première divinité manifestée (notre troisième Logos), identique à Ahura Mazda et autres "Premières Causes". De la même manière qu'Ahura Mazda est un avec les Amshaspends, ou leur synthèse, ainsi Osiris, l'unité collective, lorsqu'elle est différenciée et personnifiée, devient Typhon, son frère, Isis et Nephtys, ses sœurs, Horus, son fils et ses autres aspects. Suivant les termes de l'allégorie, il naquit sur le Mont Sinaï, le Nyssa de l'Ancien Testament (voir Exode XVII. 15), et fut enseveli à Abydos, après avoir reçu la mort de Typhon à l'âge précoce de vingt-huit ans. D'après Euripide on peut l'identifier à Zeus et à Dionysos ou DioNysos "le dieu de Nysa", car cet auteur prétend qu'Osiris aurait été élevé à Nysa, en Arabie "heureuse". Nous nous permettons de soulever la question suivante : Dans quelle mesure cette récente tradition influença-t-elle l'affirmation de la Bible, ou eut-elle quelque chose de commun avec elle, à savoir que "Moïse bâtit un autel et l'appela du nom de Jehovah Nissi", ou cabalistiquement – "DioIao-Nyssi" ? (Voir Isis Dévoilée, Vol. Ill., p. 187). Les quatre principaux aspects d'Osiris s'énuméraient – Osiris-Ptah (la Lumière), l'aspect spirituel ; Osiris-Horus (le mental), l'aspect intellectuel manasique ; Osiris-Lunus, l'aspect astral, "lunaire" ou psychique ; Osiris- Typhon, aspect démonique, ou physique, matériel, et par conséquent passionnel et turbulent. Dans ces quatre aspects il symbolise l'Ego double – le divin et l'humain, le cosmico-spirituel et le terrestre. Parmi toutes les conceptions diverses de dieux suprêmes, celle des Egyptiens est la plus suggestive et la plus sublime, car elle embrasse la gamme entière de la pensée qu'elle soit physique ou métaphysique. En tant que divinité solaire, Osiris a, sous son autorité, douze dieux mineurs – les douze signes du Zodiaque. Bien que son nom soit l' "Ineffable", ses quarante-deux attributs portent chacun un de ses noms, et ses sept aspects doubles complètent les quarante-neuf, ou 7 × 7 ; les premiers symbolisés par les quatorze membres de son corps, ou deux fois sept. Ainsi le dieu est confondu dans l'homme, et l'homme est divinisé en un dieu. On s'adressait à lui comme Osiris-Eloh. M. Dunbar T. Heath parle d'une inscription phénicienne qui, une fois déchiffrée, donne l'inscription funéraire suivante en l'honneur de la momie : "Que ton nom soit sanctifié Ta-Baï, fille de Ta- Hapi, prêtre d'Osiris-Eloh. Elle ne fit rien contre quiconque sous l'empire de la colère. Elle ne se rendit coupable d'aucun mensonge contre quiconque. Justifiée devant Osiris, bénie sois-tu devant Osiris ! La paix soit sur toi". Et ensuite il ajoute la remarque suivante : "Je suppose qu'on devrait dire de l'auteur de cette inscription qu'il est un païen, puisque la justification devant Osiris est l'objet de ses aspirations religieuses. D'ailleurs nous voyons qu'il donne à Osiris l'appellation d'Eloh. Eloh est le nom utilisé par les dix tribus d'Israël pour les Elohim des deux tribus. Jehovah-Eloh (Genèse, III., 21.), dans la version utilisée par Ephraïm, correspond à Jehovah Elohim dans celle utilisée par Judas et nous-mêmes. Ceci étant, il est certain que la question sera posée et qu'on devra y répondre avec humilité – "Que signifiait la pensée que l'on voulait exprimer par ces deux locutions, Osiris-Eloh et Jehovah-Eloh ?". Pour ma part je ne puis imaginer qu'une seule réponse, et c'est qu'Osiris fut le Dieu national d'Egypte, Jéhovah celui d'Israël, et qu'Eloh est l'équivalent de Deus, Gott ou Dieu". Quant à son développement en ce qui concerne l'être humain, il est, ainsi que l'auteur d'Egyptian Belief and Modern Thought le prétend... "Un des Sauveurs ou Libérateurs de l'Humanité... En tant que tel il naquit dans le monde. Il vint en tant que bienfaiteur pour soulager l'homme du malheur... Dans ses efforts pour accomplir le bien il rencontra le mal... et il est temporairement vaincu. Il est tué... Osiris est enseveli. Sa tombe fut un but de pèlerinage pendant des milliers d'années. Mais il ne demeura pas dans son tombeau. Au bout de trois jours, ou de quarante, il ressuscita et s'éleva au Ciel. Ceci est l'histoire de son Humanité" (Egyptian Belief and Modern Thought). Et c'est aussi Mariette Bey qui nous dit, en parlant de la Sixième Dynastie, que "le nom d'Osiris... commence à être beaucoup plus utilisé. On rencontre la formule du Justifié" ; et il ajoute que "cela prouve que son nom (de Justifié ou Maâ kherou) n'était pas donné au mort seulement". Mais cela prouve également que la légende du Christ fut découverte, complète dans presque tous ses détails, des milliers d'années avant l'ère chrétienne et que les Pères de l'Eglise n'eurent pas de plus grande difficulté que de l'appliquer simplement à un nouveau personnage.

OSSA (gr.)

Une montagne, (allégoriquement) le tombeau des géants.

OTZ-CHIIM (héb.)

L'Arbre de Vie, ou plutôt des Vies ; un nom que l'on donne aux Dix Sephiroth lorsqu'elles sont disposées en un diagramme à trois colonnes. (w.w.w.). OULAM, ou Oulom (héb.). Ce mot ne veut pas dire "éternité" ou durée infinie, ainsi qu'on le traduit dans les textes, mais simplement un temps continu, dont ni le commencement ni la fin ne peuvent être connus.

OURANIDES (gr.)

Un des noms des Titans divins, ceux qui se rebellèrent contre Cronos ; les prototypes des anges "déchus" des Chrétiens.

OURANOS (gr.)

L'étendue globale des Cieux appelée les "Eaux de l'Espace", l'Océan Céleste, etc... Le nom vient très probablement du Varuna védique, personnifié comme dieu de l'eau et regardé comme le premier Aditya parmi les sept divinités planétaires. Dans la Théogonie d'Hésiode, Ouranos (ou Uranus) est le même que Cœlus (le Ciel, la voûte des cieux) le plus ancien de tous les dieux et le père des divins Titans. P P La 16ème lettre des deux alphabets grec et anglais, et la 17 de l'hébreu, dans lequel son nom est pé ou pay, avec une bouche pour symbole, correspondant également, comme dans l'alphabet grec, au nombre 80. Les Pythagoriciens en faisaient aussi l'équivalent de 100, et surmonté d'une barre – de cette façon (P) – elle figure 400.000. Les Cabalistes l'associaient avec le nom sacré de Phodeh (Rédempteur), bien qu'aucune raison valable n'en ait été donnée.

PACHAMAC (péruvien)

Le nom donné par les Péruviens au créateur de l'univers que l'on représentait sous l'aspect d'une armée de créateurs. Sur son autel on ne trouvait, déposées par les pieuses personnes, que les prémices et des fleurs. PACIS, Le Taureau. Le Taureau divin d'Hermonthès consacré à Hor Amon ; le Taureau Netos d'Héliopolis était consacré à Amon-Râ.

PADARTHAS (sans.)

Prédicats des choses existantes ; on les appelait ainsi dans le Vaijeshika ou système "atomique" de philosophie fondé par Kanâda. C'est l'une des six écoles ou Darśanas.

PADMA (sans.)

Le Lotus : nom de Lakshmî, la Vénus hindoue, qui est l'épouse de Vishnu ou son aspect féminin.

PADMA ASANA (sans.)

Une posture prescrite pour développer la concentration et que les Yogins pratiquent dans ce but.

PADMA KALPA (sans.)

Le nom du dernier Kalpa ou du Manvantara précédent, qui était une année de Brahmâ.

PADMA YONI (sans.)

Une qualification de Brahmâ (aussi appelé Abjayoni) ou le "né du lotus".

PAHANS (prakrit)

Prêtres de villages.

PAIEN (du latin paganus)

Au début, la signification de ce mot n'était pas plus mauvaise qu' "habitant de la campagne ou des Bois" : quelqu'un qui habite bien loin des temples situés dans les villes, et qui est en conséquence ignorant de la religion d'état et des cérémonies. Le mot "heathen" (en anglais), dérivé du vieil anglais haethen, possède une signification semblable : il veut dire "celui qui vit dans les bruyères et à la campagne". Pourtant, maintenant, tous deux en sont venus à signifier idolâtres. PAIENS, Dieux. C'est faussement comprendre cette appellation que de lui donner la signification d'idoles. L'idée philosophique qui leur était attachée ne fut jamais celle de quelque chose d'objectif ou d'anthropomorphique, mais pour chaque cas, une puissance abstraite, une vertu ou une qualité de la nature. Il y a des dieux qui sont des esprits planétaires divins (Dhyân Chohans) ou devas, parmi lesquels se trouvent également nos Egos. Avec cette exception, et spécialement toutes les fois qu'ils sont représentés par une idole ou au moyen d'une forme anthropomorphisée, les dieux représentent symboliquement dans les panthéons hindou, égyptien ou chaldéen, des puissances spirituelles sans formes du "Cosmos Invisible". PAIN et Vin. Le Baptême et l'Eucharistie tirent directement leur origine de l'Egypte païenne. Les "eaux de purification" y étaient utilisées (les fonts baptismaux mithraïques ayant été empruntés aux Egyptiens par les Perses), ainsi que le pain et le vin. "Le Vin dans le culte dionysiaque comme dans la religion chrétienne représente le sang qui, de diverses façons, est la vie du monde" (Brown, dans Great Dionysiak Myth). C'est Justin Martyr qui dit "En imitation de quoi le diable fit de même dans les Mystères de Mithra ; car vous savez, ou pouvez savoir, qu'eux aussi prennent du pain et une coupe d'eau pour les sacrifices de ceux qui sont initiés et sur ces éléments ils prononcent certaines paroles". (Voir "Eau Bénite").

PAKSHA (sans.)

Un calcul astronomique : une moitié de mois lunaire ou 14 jours ; deux pakshas donnent un mois pour les mortels, mais une journée seulement pour les Pitri devatâ ou "dieux-pères". PALAŚA, Arbre (sans.). Egalement appelé Kanaka (butea frondosa) ; c'est un arbre aux fleurs rouges possédant des propriétés fort occultes.

PALEOLITHIQUE

Mot nouvellement forgé qui, en géologie, signifie âge de "la pierre ancienne", par contraste avec le mot néolithique, l'âge de la pierre postérieure, ou plus "récente".

PALI

L'ancien langage du Magadha, celui qui précéda le sanskrit plus raffiné. Les écritures bouddhiques sont toutes rédigées dans ce langage.

PALINGENESIS (gr.)

Transformation ou nouvelle naissance. PAN (gr.). Le dieu de la nature, d'où Panthéisme : dieu des bergers, des chasseurs, des paysans et des habitants de la campagne. Homère en fait le fils d'Hermès et de Dryope. Son nom signifie TOUT. Il fut l'inventeur des flûtes pandéennes, et pas une nymphe, à l'audition de leur son, ne pouvait résister à la fascination du grand Pan, en dépit de sa grotesque figure. Pan est rattaché au bouc de Mendès, mais seulement dans la mesure où ce dernier représente, comme talisman de grande puissance occulte, la force créatrice de la nature. La philosophie hermétique dans sa totalité a pour fondation les secrets cachés de la nature, et de même que Baphomet fut sans nul doute un talisman cabalistique, le nom de Pan aussi avait une grande valeur magique dans ce que Eliphas Lévi avait l'habitude d'appeler la "Conjuration des Elémentals". Il existe une légende pieuse bien connue qui eut cours dans le monde chrétien dès le temps de Tibère, et dont le sens est que le "Grand Pan est mort". Mais sur ce point le vulgaire s'est grandement trompé : ni la nature ni aucune de ses Forces ne peuvent jamais mourir. Quelques-unes d'entre elles peuvent être laissées à l'abandon, et, étant oubliées, sommeiller pendant de longs siècles. Mais à peine leur fournit-on des conditions appropriées qu'elles s'éveillent pour agir de nouveau avec dix fois plus de puissance.

PANAENUS (gr.)

Philosophe platonicien de l'Ecole des Philalèthes d'Alexandrie.

PANCHA KAMA (sans.)

Cinq méthodes de volupté et de sensualité.

PANCHA KOSHA (sans.)

Les cinq "enveloppes". Selon la philosophie du Vedânta, Vijnânamaya kosha, la quatrième enveloppe, est composée de Buddhi, ou est Buddhi. On dit que les cinq enveloppes appartiennent aux deux principes supérieurs – Jîvâtman et Sàkshin, qui représentent l'Upahita et l'An-upahita, l'esprit divin respectivement manifesté et non manifesté. La partition est différente dans l'enseignement ésotérique qui divise l'aspect physique-métaphysique de l'homme en sept principes.