Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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2 222 notices

PANCHA KRISHTAYA (sans.)

Les cinq races.

PANCHAKRITAM (sans.)

Un élément combiné de petites parties des quatre autres éléments.

PANCHAMA (sans.)

Une des cinq qualités, la cinquième, du son musical ; Nishâda et Daivata complètent les sept. Le sol de la gamme diatonique.

PANCHANANA (sans.)

"Aux cinq faces", une qualification de Śiva ; une allusion aux cinq races (depuis le début de la première) qu'il représente en tant que Kumâra se réincarnant continuellement durant tout le manvantara. Dans la sixième race-racine il sera appelé "celui-aux-six- faces". PANCHAŚIKHA (sans.). D'après le récit allégorique, c'est un des sept Kumâra qui s'en alla rendre un culte à Vishnu sur l'île de Śvetadvîpa.

PANCHEN RIMPOCHE (tibétain)

Litt., "le grand Océan, ou l'Instructeur de Sagesse". Le titre du Teshu Lama de Chigatse, une incarnation d'Amitâbha – le "père" céleste de Chenresi, ce qui revient à dire qu'il est un avatâra de Tsong-kha-pa (voir à Tsong-kha-pa). De jure, le Teshu Lama est second derrière le Dalaï Lama ; de facto, il lui est supérieur puisque c'est Dharma Richen – le successeur de Tsong-kha-pa au monastère doré fondé par ce réformateur dernier nommé, et constitué par la secte Gelugpa (bonnet jaune) – qui créa les Dalaï Lama de Lhassa, et fut le premier de la dynastie des "Panchen Rimpoche". Tandis qu'on s'adresse aux premiers (les Dalaï Lama) comme au "Joyau de Majesté", les seconds possèdent un titre bien supérieur, savoir "Joyau de Sagesse", puisque ce sont des initiés de rang élevé.

PANDAVA (sans.)

Les descendants de Pându. PANDAVARAJNI, (sans.). Litt., la "Reine Pândava", Kuntî, la mère des Pândava. (Tous ceux-ci sont, dans la philosophie ésotérique, de très importants symboles personnifiés).

PANDORE (gr.)

Très belle femme créée par les dieux sur les ordres de Zeus pour être envoyée à Epiméthée, le frère de Prométhée. Dans un coffret qui avait été commis à sa charge, se trouvaient enfermés tous les maux, les passions et les fléaux qui habituellement tourmentent l'humanité. Ce coffret, Pandore, guidée par la curiosité, l'ouvrit, et ainsi libéra-t-elle tous les maux qui font de l'humanité leur proie. PANDU, (sans.). Litt., "le Pieu" ; le père des princes Pândava, les adversaires des Kurava dans le Mahâbhârata.

PANINI (sans.)

Célèbre grammairien, auteur du fameux ouvrage nommé Pâninîyama, un rishi qui, suppose-t-on, aurait reçu son ouvrage du dieu Śiva. Ignorants de l'époque où il vécut, les orientalistes le situent entre 600 Av. J.C. et 300 Ap. J.C.

PANTACLE (gr.)

Identique au Pentalpha : le triple triangle de Pythagore ou étoile à cinq pointes. Ce nom lui fut donné parce qu'il reproduit la lettre A (alpha) sur ses cinq côtés ou dans cinq positions différentes. Son nombre, en outre, est fort occulte car il est composé du premier nombre impair (3) et du premier nombre pair (2). En occultisme et dans la Cabale il représente l'homme ou le Microcosme, l' "Homme Céleste", et, comme tel, c'était un puissant talisman destiné à tenir à l'écart les mauvais esprits ou les Elémentals. Dans la théologie chrétienne, il fait allusion aux cinq blessures du Christ ; cependant ceux qui l'interprètent ainsi manquent d'ajouter que ces "cinq blessures" "étaient elles-mêmes symboliques du Microcosme, ou "Petit Univers", ou encore, l'Humanité. En effet ce symbole montre la chute de l'Esprit pur (Christos) dans la matière (lassous, "vie", ou homme). Dans la philosophie ésotérique, le Pentalpha, ou étoile à cinq pointes, est le symbole de l'Ego ou Manas Supérieur. Les Maçons l'utilisent, s'y référant comme à l'étoile à cinq pointes et la rattachent à leur interprétation fantaisiste particulière. (Voir le mot "Pentacle" pour sa différence de signification d'avec "Pantacle").

PANTHER (héb.)

D'après le Sepher Toldosh Jeshu – un des évangiles que l'on nomme l' "Apocryphe des Juifs" – Jésus était le fils de Joseph Panther et de Marie, d'où Ben Panther. La tradition fait de Panther un soldat romain. (w.w.w.).

PANTHÉISTE

Celui qui identifie Dieu à la Nature et vice-versa. Les gens du monde élèvent souvent une objection au panthéisme et le considèrent comme blâmable. Mais comment un esprit philosophique peut-il considérer la Divinité comme infinie, omniprésente et éternelle, à moins que la Nature EN soit un aspect, et qu'elle y anime chaque atome.

PAPA-PURUSHA (sans.)

Litt., l' "Homme de Péché" : la personnification dans la forme humaine de toute la méchanceté et de tous les péchés. Esotériquement, celui qui naît à nouveau ou se réincarne à partir de la condition d'Avîchi – d'où, "Sans Ame". PAPES MAGICIENS. Il y en a plusieurs dans l'histoire : par exemple, le Pape Sylvestre II, l'artiste qui fabriqua la "tête qui rendait des oracles", semblable à celle inventée par Albert-le-Grand, le savant évêque de Ratisbonne. Le Cardinal Benno considérait le Pape Sylvestre comme un grand "enchanteur et un magicien", et sa "tête" fut mise en pièces par Thomas d'Aquin, pour le motif qu'elle parlait trop. Ensuite il y eut les Papes Benoit IX, Jean XX, et les VIème et VIIème Grégoire, tous regardés par leurs contemporains comme des magiciens. Le Grégoire dernier nommé fut le fameux Hildebrand. Quant aux évêques et petits prêtres qui étudièrent l'occultisme et devinrent des experts en arts magiques, ils sont légion.

PAQUES

Le mot anglais Easter vient évidemment d'Ostara, la déesse scandinave du printemps. Elle était le symbole de la résurrection de toute la nature et on lui rendait un culte au début du printemps. Les Nordiques païens de cette époque avaient l'habitude d'échanger des œufs colorés nommés œufs d'Ostara. Ils sont maintenant devenus les œufs de Pâques. C'est ainsi qu'il est écrit dans Asgard and the Gods : – "Le Christianisme a donné un nouveau sens à une vieille coutume en la faisant correspondre à la fête de la Résurrection du Sauveur, qui, comme la vie cachée dans l'œuf, dormit dans la tombe pendant trois jours avant de s'éveiller à une vie nouvelle". C'était d'autant plus naturel que le Christ était identifié à ce même Soleil printanier qui s'éveille dans toute sa gloire après la sombre et longue mort de l'hiver. (Voir "Œuf").

PARA (sans.)

"Infini" et "Suprême" en philosophie – la limite finale. Pâra est la fin et le but de l'existence : Parâpara est la limite des limites.

PARABRAHMAN (sans.)

Litt., 3Au-delà de Brahmâ". Le suprême et infini Brahma, l' "Absolu" – la réalité sans attribut, sans second. Le Principe universel impersonnel et sans nom.

PARACELSE

Le nom symbolique adopté par le plus grand occultiste du moyen âge – Philippe Bombastes Aureolus Theophrastus von Hohenheim – né dans le canton de Zurich en 1493. Il fut le médecin le plus habile de son époque, et le plus renommé pour guérir presque toutes les maladies par la puissance des talismans qu'il préparait lui-même. Il n'eut jamais d'amis, mais était entouré d'ennemis, dont les plus implacables étaient les hommes d'Eglise et leurs tenants. Qu'il fût accusé d'avoir partie liée avec le diable, cela va sans dire, et il n'y a pas non plus à s'étonner de ce que finalement il fut assassiné par un adversaire inconnu, à l'âge relativement jeune de quarante-huit ans. Il mourut à Salzbourg laissant derrière lui un certain nombre d'ouvrages qui, jusqu'à ce jour, sont fort appréciés des cabalistes et des occultistes. Un grand nombre de ses déclarations se sont avérées prophétiques. Ce fut un clairvoyant d'une grande puissance, l'un des plus savants et érudits philosophes et mystiques, et un alchimiste de renom. La Physique lui est redevable de la découverte du gaz nitrogène, ou azote.

PARAMA (sans.)

L' "Un Suprême".

PARAMAPADATMAVA (sans.)

Au-delà de la condition de l'Esprit ; "plus suprême" que l'Esprit touchant à l'Absolu.

PARAMAPADHA (sans.)

Selon les Vedântins Viśishtâdvaita, c'est l'endroit où ceux qui atteignent Moksha (Félicité) goûtent la béatitude. Cet "endroit" n'est pas matériel mais il est composé, dit le Catéchisme de cette secte, "de Śuddhâsattva, l'essence dont est constitué le corps d'Iśvara", le Seigneur.

PARAMAPAHA (sans.)

Un état qui est déjà une existence conditionnée.

PARAMARTHA (sans.)

L'existence absolue.

PARAMARTHIKA (sans.)

La seule véritable condition d'existence selon le Vedânta. PARAMARISHI (sans.). Composé de deux mots : parama, "suprême", et rishi ; ou suprême rishi – saint.

PARAMATMAN (sans.)

L'Ame suprême de l'Univers.

PARANELLATONS

Dans l'astronomie ancienne on appliquait ce nom à certaines étoiles et constellations qui sont extra-zodiacales, se trouvant au-dessus et en-dessous des constellations du Zodiaque : elles étaient au nombre de 36, assignées aux Décans, ou tierces parties de chaque signe. Les paranellatons montent ou descendent tour à tour avec les Décans ; ainsi lorsque le Scorpion s'élève, Orion dans son paranellaton se couche, Auriga fait de même. Ceci donna naissance à la fable disant que les chevaux de Phaeton, le Soleil, furent effrayés par un Scorpion, et que l'Aurige tomba dans le fleuve Po ; c'est la constellation de l'Eridan – la rivière – qui se trouve sous l'étoile Auriga. (w.w.w.).

PARANIRVANA (sans.)

Le Non-Etre absolu qui est équivalent à l'Etre absolu ou "Etre-té", la condition atteinte par la Monade humaine à la fin du grand cycle (Voir Doctrine Secrète, I. 102). Identique à Pâranishpanna.

PARARDHA (sans.)

Période égale à la moitié d'un Age-de-Brahmâ. PARAŚAKTI (sans.). "La Grande Force" – l'une des six Forces de la Nature : celle de la lumière et de la chaleur. PARAŚARA (sans.). Un Rishi védique, le narrateur du Vishnu Purâna

PARATANTRA (sans.)

Ce qui n'a aucune existence de lui-même ou par lui-même, mais seulement au moyen d'une relation dépendante ou causale.

PAROKSHA (sans.)

L'appréhension intellectuelle d'une vérité.

PAROLE PERDUE

La, (expression maçonnique). Cette expression devrait être prise pour le substitut de "paroles perdues" et de "secrets perdus", car ce que l'on veut dire par la "Parole" perdue n'est d'aucune manière une parole, comme dans le cas du nom ineffable (V). En Maçonnerie, le Degré de Royal Arch, depuis sa fondation, s'est occupé de la "rechercher". Mais les "morts" – et spécialement ceux qui ont été tués – ne parlent pas ; et se trouverait-il même le "Fils de la Veuve" pour revenir à une vie "matérialisée" qu'il ne pourrait à peine révéler ce qui jamais n'exista dans la forme sous laquelle on l'enseigne maintenant. Le

PARSIS

S'écrit également Parses. Les sectateurs de Zoroastre. C'est là le nom donné à ce qui reste de la puissante nation iranienne de jadis : ceux qui demeurèrent fidèles à la religion de leurs ancêtres – le culte du Feu. Ces restes, forts de quelques 50.000 âmes, habitent maintenant l'Inde, principalement Bombay et le Gugerat. PAŚA (sans.). Le nœud coulant de crucifixion de Śiva ; ce nœud coulant qu'il tient dans sa main droite sur quelques-unes de ses représentations.

PASHT (égypt.)

La déesse à tête de chat : la lune, aussi nommée Sekhmet. Au British Museum, on peut voir en grand nombre ses statues et représentations. Elle est l'épouse de Ptah (le fils de Kneph), le principe créateur ou le Démiurge égyptien, ou son aspect féminin. On l'appelle également Beset ou Bubastis, et elle est alors à la fois le principe de réunion et de séparation. Sa devise est "punir le coupable et effacer la souillure", et un de ses emblèmes est le chat. D'après le vicomte Rougé, son culte est fort ancien (3.000 ans Av. J.C), et elle est la mère de la race asiatique ; cette race qui s'établit dans le nord de l'Egypte. Comme telle, elle est appelée Ouato.

PASHUT (héb.)

"Interprétation littérale". Un des quatre modes d'interprétation de la Bible utilisée par les Juifs. PAŚYANTI (sans.). Le second de quatre degrés (Parâ, Paśyantî, Madhyamâ et Vaikharî), en lesquels le son se trouve divisé conformément à ses différentiations. PASQUALLY, Martinet de. (s'écrit aussi Paschalis). Homme très instruit, mystique et occultiste, né vers 1700 au Portugal. Il voyagea énormément, et il acquit ses connaissances en Orient partout où il put, en Turquie, en Palestine, en Arabie et dans l'Asie Centrale. Ce fut un grand Cabaliste. Il fut l'instructeur et l'initiateur du marquis Louis-Claude de Saint Martin qui fonda l'école mystique martiniste ainsi que des Loges. On dit que Pasqually mourut à Saint Domingue vers 1779, laissant derrière lui plusieurs excellents ouvrages.

PASSAGE-DE-LA-RIVIERE

, Le. Cette phrase peut être trouvée dans des œuvres faisant référence à la magie médiévale ; c'est le nom donné à un alphabet chiffré utilisé assez tôt par les rabbins cabalistes. La rivière à laquelle il est fait allusion est le Chebar ; le nom en sera également trouvé chez des auteurs latins sous la forme de Fluvii Transitus. (w.w.w.).

PASTOPHORES (gr.)

Une certaine classe de candidats à l'initiation ; ceux qui, dans les processions publiques (et aussi à l'intérieur des temples), portaient le cercueil sacré ou lit funéraire des dieux-soleil – mis à mort et ressuscités – Osiris, Tammuz (ou Adonis), Atys et autres. C'est des païens de l'antiquité que les Chrétiens adoptèrent leur cercueil.

PATALA (sans.)

Le monde inférieur : les antipodes, de là, la superstition populaire des régions infernales, et, philosophiquement, les deux Amériques qui sont antipodales à l'Inde. Egalement le Pôle Sud, de par sa situation à l'opposé du Mérou – le Pôle Nord.

PATALIPUTRA (sans.)

L'ancienne capitale de Magadha, un royaume situé dans la partie nord-est de l'Inde, que l'on identifie maintenant avec Patna.

PATANJALA (sans.)

La philosophie du Yoga : une des six Darśana ou Ecoles philosophiques de l'Inde.

PATANJALI (sans.)

Le fondateur de la philosophie du Yoga. La date que lui assignent les orientalistes est 200 Av. J.C. ; les occultistes se tiennent plus près de 700 que de 600 av. J.C. En tout cas ce fut un contemporain de Pânini.

PAVAKA (sans.)

Un des trois feux personnifiés – les fils aînés d'Abhimânim ou Agni, celui qui eut quarante-cinq fils. Ceux-ci, avec le premier fils de Brahmâ, leur père Agni, et ses trois descendants, constituent les 49 feux mystiques. Pâvaka est le feu électrique.

PAVAMANA (sans.)

Un autre des trois feux (vide supra) – le feu produit par friction.

PAVANA (sans.)

Dieu du vent ; le prétendu père du dieu-singe Hanumant (Voir "Râmâyana").

PELING (tibétain)

Le nom donné à tous les étrangers au Tibet ; aux Européens spécialement.

PENTACLE (gr.)

Toute figure géométrique, spécialement celle connue comme le double triangle équilatéral, l'étoile à six pointes (comme le pentacle théosophique) ; appelé également le sceau de Salomon, et bien avant, l' "emblème de Vishnu". Utilisé par tous les mystiques, les astrologues, etc...

PENTAGONE (gr.)

De penté "cinq", et gonia "angle". C'est en géométrie une figure plane avec cinq angles.

PER-M-RHU (égypt.)

Ce nom est la prononciation admise de l'ancien titre du recueil de traités mystiques, appelé en anglais The Book of the Dead (en français Le Livre des Morts Egyptien, N.d.T). Plusieurs papyrus presque complets ont été découverts et il existe d'innombrables copies de portions de l'ouvrage. (w.w.w.).

PERSONNALITE

C'est en occultisme – où l'homme est divisé en sept principes, parce qu'il est considéré sous les trois aspects de l'homme divin, l'homme pensant ou rationnel, et l'homme animal – le quaternaire inférieur ou l'être purement astro-physique ; tandis que par Individualité, on entend la Triade supérieure, considérée comme Unité. Ainsi la Personnalité renferme toutes les caractéristiques et mémoires d'une seule vie physique, tandis que l'Individualité est l'Ego impérissable qui se réincarne dans une personnalité l'une après l'autre et s'en revêt.

PESH-HUM (tibétain)

Vient du sanskrit paiśuna "espion" : une épithète donnée à Nârada, le rishi intrigant et gênant.

PHALA (sans.)

Rétribution ; le fruit des causes ou son résultat.

PHALGUNA (sans.)

Un nom d'Arjuna ; aussi celui d'un mois.

PHALLIQUE (gr.)

Tout ce qui appartient au culte sexuel, ou d'un caractère sexuel extérieurement, tels que le lingam et le yoni hindous – les emblèmes de la puissance génératrice mâle et femelle – qui n'ont rien de la signification impure qui leur est attribuée par la mentalité occidentale.

PHANES (gr.)

Un des aspects de la Triade orphique – Phanès, Chaos et Cronos. C'était également la Trinité des peuples d'Occident au cours de la période pré-chrétienne.

PHEBE (gr.)

Un nom donné à Diane, ou la lune.

PHEBUS-APOLLON (gr.)

Apollon considéré comme le Soleil, "la lumière de la vie et du monde".

PHENOMENE (gr.)

Réellement "une apparition", quelque chose d'antérieurement invisible, et embarrassant lorsque la cause en est inconnue. Laissant de coté diverses sortes de phénomènes, tels que cosmiques, électriques, chimiques, etc... et nous en tenant simplement aux phénomènes du spiritisme, n'oublions pas que théosophiquement et ésotériquement chaque "miracle" – depuis le biblique jusqu'au thaumaturgique – n'est qu'un phénomène, mais qu'aucun phénomène n'est jamais un miracle, c'est-à-dire, quelque chose de surnaturel ou en dehors des lois de la nature, car de telles choses sont des impossibilités dans la nature.

PHILALETHES (gr.)

Litt., "les amis de la vérité". On donne ce nom aux Néo-platoniciens d'Alexandrie, appelés également analogéticiens et théosophes (Voir La Clef de la Théosophie, p. 1 et suivantes). L'école fut fondée par Ammonius Saccas au tout début du troisième siècle, et dura jusqu'au cinquième siècle. Les plus grands philosophes et sages de cette époque en faisaient partie.

PHILALETHES (Eugenius)

Le nom rosicrucien adopté par un certain Thomas Vaughan, occultiste anglais médiéval et philosophe du Feu. Ce fut un grand alchimiste. (w.w.w.). PHILON le JUIF. Juif hellénisé d'Alexandrie, historien et écrivain fameux, né vers 30 Av. J.C., mort vers 45 Ap. J.C. C'est ainsi qu'il aurait dû être bien au fait des plus grands événements du 1er siècle de notre ère, et des faits concernant Jésus, sa vie, et le drame de la Crucifixion. Et cependant il est absolument muet sur le sujet, à la fois dans l'énumération soigneuse qu'il donne des Sectes et Fraternités alors existantes en Palestine et dans ses compte-rendus de la Jérusalem de son temps. Ce fut un grand mystique et ses œuvres abondent en métaphysique et en nobles idées, tandis qu'en connaissance ésotérique il n'eut aucun rival pendant de nombreuses époques chez les meilleurs écrivains. (Voir à "Philon le Juif" dans le Glossaire de La Clef de la Théosophie. Partie de l'ouvrage non traduite en français. N. d. T). PHILOSOPHALE, Pierre. Appelée aussi la "Poudre de Projection". C'est le Magnum Opus des Alchimistes, un but qu'ils doivent atteindre à tout prix ; une substance possédant le pouvoir de transmuer les métaux vils en or pur. Mystiquement cependant, la Pierre Philosophale symbolise la transmutation de la nature animale inférieure de l'homme en sa nature supérieure et divine.

PHILOSOPHES DU FEU

Nom donné aux Hermétistes et Alchimistes au Moyen Age, et aussi aux Rose-Croix. Ces derniers, successeurs des théurges, regardaient le feu comme le symbole de la Divinité. C'était la source, non seulement des atomes matériels, mais le réservoir des Forces spirituelles et psychiques qui leur fournissent l'énergie. D'une analyse à grands traits, il ressort que le feu est un triple principe ; ésotériquement un septénaire, comme le sont tous les autres éléments. Comme l'homme est composé d'un Esprit, d'une Ame et d'un Corps, plus un quadruple aspect, il en va de même du Feu. Et dans les ouvrages de Robert Fludd (de Fluctibus), un des célèbres Rose-Croix, le Feu contient (1) une flamme visible (Corps), (2) un feu astral invisible (Ame), et (3) l'Esprit. Les quatre aspects sont la chaleur (la vie), la lumière (le mental), l'électricité (les pouvoirs kâmiques ou moléculaires), et l'Essence Synthétique, au-delà de l'Esprit, ou la cause radicale de son existence et de sa manifestation. Pour les Hermétistes ou Rose-Croix, lorsqu'une flamme est éteinte sur le plan objectif, elle est seulement passée du monde visible au monde invisible, du connaissable à l'inconnaissable.

PHILOSTRATE (gr.)

Biographe d'Apollonius de Tyane, qui décrivit la vie, les voyages et les aventures de ce sage et de ce philosophe.

PHILÆ (gr)

Une île en Haute Egypte où se trouvait le fameux temple de ce nom, dont les ruines, à ce jour, peuvent être visitées par les voyageurs.

PHLA (gr.)

A l'époque d'Hérodote, une petite île située dans les eaux du lac Tritonia.