Lexique Théosophique

Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.

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2 222 notices

RAHULA (sans.)

Le nom du fils de Gautama Bouddha.

RAIBHYAS (sans.)

Classe de dieux dans le 5ème Manvantara.

RAIVATA MANVANTARA (sans.)

Le cycle de vie auquel préside Raivata Manu. Comme il est le cinquième des quatorze Manus (Dhyân Chohans, en ésotérisme), et qu'il y a sept Manu-racines et sept Manu- semences pour les sept Rondes de notre chaîne terrestre de globes (Voir Bouddhisme Esotérique de A.P. Sinnett, et La Doctrine Secrète, Tome I., "Chronologie des Brâhmanes"), il avait l'autorité sur la troisième Ronde et était son Manu-racine.

RAJA (sans.)

Prince ou roi en Inde.

RAJA YOGA (sans.)

Le véritable système de développement des pouvoirs psychiques et spirituels, et de l'union avec son Soi Supérieur – u Esprit Suprême comme le profane le dépeint : exercice, la régulation du souffle) et la concentration mentale. Le Râja Yoga est en opposition au Hatha Yoga, l'entraînement physique ou psycho-physiologique pour devenir ascète.

RAJAGRIHA (sans.)

Ville du Magadha fameuse pour sa conversion au Bouddhisme au temps des rois bouddhistes. Ce fut leur résidence depuis Bimbisara jusqu'à Aśoka, et elle fut le siège du premier Synode, ou Conseil bouddhique, tenu en 510 Av. J.C.

RAJARSHIS (sans.)

Rois-Rishis ou Rois-Adeptes, l'une des trois classes de Rishis en Inde ; identiques aux Rois-Hiérophantes de l'ancienne Egypte.

RAJAS (sans.)

La "qualité d'impureté" (c'est-à-dire, de différenciation) et d'activité dans les Purâna. Une des trois Guna ou divisions dans les corrélations de la matière et de la nature, représentant la forme et le changement. RAJASAS (sans.). Les plus anciens Agnishvûttas – les Pitris du Feu, "feu"étant pris comme symbole de l'illumination et de l'intelligence.

RAKA (sans.)

Le jour de la pleine lune : jour de pratiques occultes.

RAKSHA

(sans.). Une amulette préparée pendant les jours de lune pleine ou nouvelle.

RAKSHASAS (sans.)

Litt., "mangeurs de cru", et dans la superstition populaire, mauvais esprits, démons. Esotériquement, cependant, ce sont les Gibborim (géants) de la Bible, la Quatrième Race ou les Atlantes. (Voir La Doctrine Secrète, III., 207, Note 1).

RAKSHASI-BHASHA (sans.)

Litt., le langage des Râkshasas. En réalité, la langue des Atlantes, nos ancêtres gigantesques de la quatrième Race-racine.

RAM MOHUM ROY (sans.)

Le réformateur indien bien connu qui vint en Angleterre en 1833 et y mourut.

RAMA (sans.)

Le septième avatâr ou incarnation de Vishnu : le fils aîné du roi Dasaratha, de la Race Solaire. Son nom entier est Râma- Chandra, et il est le héros du Râmâyana. Il épousa Sîtâ, qui était l'avatâr féminin de Lakshmî, l'épouse de Vishnu, laquelle Sîtâ fut enlevée par Râvana le roi-démon de Lankâ, acte qui conduisit à la guerre fameuse.

RAMAYANA (sans.)

Le célèbre poème épique que l'on compare au Mahâbhârata. Tout se passe comme si ce poème était ou l'original de l'Iliade ou le contraire, sauf que dans le Râmâyana les alliés de Râma sont des singes, conduits par Hanumant, et des oiseaux et autres animaux monstrueux, qui tous combattent les Râkshasas, les démons et géants de Lankâ.

RASA (sans.)

La danse mystérieuse exécutée par Krishna et ses Gopîs, les bergères, représentée jusqu'à maintenant au cours d'un festival annuel, spécialement au Râjastan. Astronomiquement c'est Krishna – le Soleil – autour de qui tournoient les planètes et les signes du Zodiaque symbolisés par les Gopîs. Identique à la danse circulaire des Amazones autour de l'image priapique, et à la danse des filles de Siloé (Juges, XXI.), et à celle du roi David autour de l'Arche. (Voir Isis Dévoilée, III., 55, 94 et 371). RAŚI (sans.). Une division astrologique, la sixième, relative à Kanyâ (la Vierge) le sixième signe du Zodiaque. RAŚI CHAKRA (sans.). Le Zodiaque. RASIT, (héb.). Sagesse.

RASOLLASA (sans.)

La première des huit perfections physiques, ou Siddhis (phénomènes), des Hatha Yogins. Rasollâsa est le dégagement rapide, à volonté, des sucs du corps indépendamment de toute nourriture de l'extérieur.

RASSHOU (égypt.)

Les feux solaires qui se forment dans les "eaux" primordiales – ou la substance de l'Espace – et qui en proviennent.

RATNAVABHASA KALPA (sans.)

L'époque où toute différence sexuelle aura cessé d'exister, et où la naissance aura lieu selon le mode Anupapâdaka, comme c'était le cas dans les seconde et troisième Races- racines. La philosophie ésotérique enseigne que cela aura lieu à la fin de la sixième et durant la septième et dernière Races-racines de cette Ronde.

RATRI (sans.)

La Nuit ; le corps que Brahmâ revêtit aux fins de créer les Râkshasas ou prétendus démons géants.

RAUMASA (sans.)

Classe de Devas (dieux) qui est dite tirer son origine des pores de la peau de Vairabhadra. Une allusion à la race pré- Adamique appelée "les Nés de la Sueur". (La Doctrine Secrète, IIL, 84.).

RAVANA (sans.)

Le roi-démon (des Râkshasas) ou souverain de Lanka (Sri Lanka), qui enleva Sîtâ, l'épouse de Râma, ce qui conduisit à la grande guerre décrite dans le Râmâyana.

RAVI (sans.)

Un nom du Soleil.

RAYON ANDROGYNE

, (ésotérisme). Le premier rayon différencié, le Second Logos, l'Adam Kadmon de la Cabale, le "il les créa mâle et femelle", du premier chapitre de la Genèse.

RECHAKA (sans.)

Une pratique du Hatha Yoga, pendant l'exécution du Prânâyâma ou régulation du souffle ; savoir, celle d'ouvrir une narine et d'en faire sortir le souffle, en conservant l'autre fermée : une des trois opérations respectivement appelées Pûraka, Kumbhaka et Rechaka – opérations très pernicieuses pour la santé.

REKH-GET-AMEN (égypt.)

Le nom des prêtres, hiérophantes et instructeurs en magie, qui, d'après Lenormant, Maspero, les Champollion, etc..., etc..., pouvaient se soulever par lévitation, marcher dans l'air, vivre sous l'eau, supporter de grandes pressions, endurer des mutilations sans aucun mal, lire le passé, prévoir l'avenir, se rendre invisibles, et guérir des maladies" (Bonwick dans Religion of Magic). Et cet auteur ajoute : – "L'admission aux mystères ne conférait point de pouvoirs magiques. Ceux- ci dépendaient de deux choses : la possession de capacités innées, et la connaissance de certaines formules utilisées en des circonstances appropriées". C'est identique à ce qui se passe maintenant.

RELIGION-SAGESSE

La religion unique qui est sous-jacente à toutes les croyances actuellement existantes. Cette "foi", de caractère primordial, révélée directement au genre humain par les Egos progéniteurs et animateurs (bien que l'Église les considèrent comme des "anges déchus"), n'exigeait aucune "grâce", ni aucune foi aveugle pour croire, car c'était un savoir. (Voir "Gupta Vidyâ", la science secrète). C'est sur cette Religion- Sagesse que la Théosophie est basée.

REPHAIM (héb.)

Spectres, fantômes. (La Doctrine Secrète, III., 349).

RESHA-HAVURAH (héb. et cabale)

Litt., la "Tête Blanche", d'où s'écoulent l'ardent fluide de vie et l'intelligence en trois cent soixante-dix courants, dans toutes les directions de l'Univers. La "Tête Blanche" est la première Sephira, la Couronne, ou la première lumière active. REUCHLIN, Jean. Surnommé le "Père de la Réforme", ami de Pic de la Mirandole et maître et instructeur d'Erasme, de Luther et de Melanchton. Ce fut un grand cabaliste et un occultiste.

REVENANT

Un esprit, un lutin. Terme utilisé pour les nombreuses apparitions des séances spirites.

RI-THLEN

Litt., "entretenir le serpent". C'est un horrible genre de sorcellerie pratiquée à Cherrapoonjee dans les Khasi-Hills, dont cette ville est l'ancienne capitale. Ainsi que nous le dit la légende, il y a bien longtemps un thlen (dragon-serpent) qui habitait une caverne et qui dévorait humains et bétail fut mis à mort par un "St. George" local, coupé en morceaux, chacun d'entre ceux-ci étant envoyé dans un district différent afin d'y être brûlé. Mais le morceau reçu chez les Khasis fut préservé et devint une sorte de dieu domestique. Leurs descendants se changèrent en Ri-thlens ou "gardiens de serpent", car le morceau que les Khasis avaient préservé grandit jusqu'à la stature d'un dragon (thlen) et depuis lors ne cesse d'obséder certaines familles de Brâhmanes de ce district. Pour obtenir les bonnes grâces de leur thlen et sauver leur vie personnellement, ces "gardiens" doivent souvent commettre des meurtres de femmes et d'enfants, du corps desquels ils coupent l'orteil et les ongles des mains, qu'ils apportent à leur thlen, et se livrent de cette façon à de nombreuses pratiques de magie noire rattachées à la sorcellerie et à la nécromancie. RIVAIL. Le nom exact du fondateur du spiritisme moderne en France, que l'on connaît mieux sous le pseudonyme d'Allan Kardec.

RIG VEDA (sans.)

Le premier et le plus important des quatre Védas. On prétend qu'il doit sa création à la bouche orientale de Brahmâ. En occultisme, il est mentionné comme ayant été donné par de grands sages habitant les rivages du lac Manasasarovara au-delà des Himâlayas, il y a des douzaines de milliers d'années.

RIK (sans.)

Une strophe du Rig Veda.

RIKSHA (sans.)

Chacune des vingt-sept constellations qui forment le Zodiaque. Toute étoile fixe, ou réunion d'étoiles.

RIMMON (héb.)

Une grenade, le type de la fertilité abondante ; se rencontre dans l'Ancien Testament ; elle figure dans les temples de Syrie et y était déifiée comme emblème de la céleste et prolifique mère de tout. Également emblème de la matrice. (w.w.w.). RIPHEES (gr.). En mythologie, une chaîne de montagnes (en Scythie, N. d. T.) sur laquelle dormait le dieu de la neige et des ouragans, un dieu au cœur glacé. Dans la philosophie ésotérique, c'est un continent préhistorique réel qui de terre tropicale toujours baignée de soleil, est maintenant devenu une région désolée au-delà du Cercle Arctique.

RISHABHA (sans.)

Un sage que l'on suppose avoir été le premier maître des doctrines jaïna en Inde.

RISHABHAM (sans.)

Le signe zodiacal du Taureau.

RISHI PRAJAPATI (sans.)

Litt., "révélateurs", de saints sages dans l'histoire religieuse de l'Aryâvarta. Esotériquement, les plus élevés parmi eux sont les Hiérarchies de "Constructeurs" et les Architectes de l'Univers et des choses vivantes sur terre ; on les appelle généralement Dhyân Chohans, Devas et dieux.

RISHIS (sans.)

Adeptes ; ceux qui sont inspirés. Dans la littérature védique le terme est utilisé pour indiquer les personnages grâce à qui les nombreux Mantras furent révélés.

ROGER BACON

Très célèbre moine franciscain qui vécut en Angleterre au treizième siècle. Comme alchimiste, il croyait fermement en l'existence de la Pierre Philosophale ; il fut grand mathématicien, chimiste, physicien et astrologue. Dans son traité sur l'Admirable Force de l'Art et de la Nature, il parle à mots couverts de la poudre à canon et prédit l'usage de la vapeur comme puissance motrice, décrivant en outre la presse hydraulique, la cloche à plongeur et le kaléidoscope. Il fabrique également une célèbre tête en airain à laquelle était adapté un appareil acoustique qui émettait des oracles. RO et RU (égypt.). La porte ou issue l'endroit dans les cieux d'où procède (ou était née) la lumière primordiale ; synonyme de "matrice cosmique".

ROHINILA (sans.)

L'ancien nom d'un monastère visité par le Bouddha Śâkyamuni, maintenant appelé Roynallah, près de Balgada, dans le Bihar oriental.

ROHIT (sans.)

Femelle du daim, une biche ; la forme prise par Vâch (le Logos féminin et l'aspect féminin de Brahmâ qui la créa en la sortant d'une moitié de son corps) pour échapper aux poursuites amoureuses de son "père" qui dans ce but se transforma en un chevreuil ou daim rouge (la couleur de Brahmâ étant le rouge).

ROHITAKA STUPA (sans.)

La "stûpa rouge", ou dâgoba, construite par le roi Aśoka, et sur laquelle Maitribala-râja nourrit avec son sang des Yakshas mourant de faim. Les Yakshas sont des démons inoffensifs (Elémentaires) appelés punya-janas ou "bonnes gens". ROIS D'EDOM. Esotériquement, les premières races humaines, expérimentales et difformes. Quelques Cabalistes les expliquent comme étant des "étincelles", des mondes en formation qui disparaissent aussitôt qu'ils sont formés.

ROSE-CROIX (mysticisme)

Le nom fut tout d'abord donné aux disciples d'un savant Adepte nommé Christian Rosenkreutz, qui florissait en Allemagne vers 1460. Il fonda un Ordre composé d'étudiants mystiques dont l'histoire de son début peut être trouvée dans l'ouvrage allemand, Fama Fraternitatis (1614), qui fut publié en plusieurs langues. Les membres de l'Ordre gardèrent leur secret, mais leurs traces ont été trouvées en de nombreux endroits tous les demi-siècles depuis cette époque. La Societas Rosicruciana in Anglia est un Ordre Maçonnique qui a adopté des membres "à l'extérieur" ; le Chebrath Zerech Aur Boker, ou Ordre de la Golden Dawn, qui possède un système d'initiation très complet dans la Cabale et dans la Haute Magie de l'Occident ou de type Hermétique, et qui admet les deux sexes, est un descendant direct des confréries médiévales de Rose-Croix, qui eux-mêmes tiraient leur origine des Mystères Egyptiens. (w.w.w.).

ROSTAN

Livre des Mystères de Rostan ; ouvrage occulte à l'état de manuscrit. ROUGE, Couleur. Cette couleur a toujours été associée aux caractéristiques masculines, spécialement chez les Etrusques et les Hindous. En hébreu, c'est Adam, mot identique pour "terre" et "le premier homme". Il semble que presque tous les mythes représentent le premier homme parfait comme étant blanc. Le même mot, mais sans l'initiale A est Dam ou Dem, qui signifie sang, aussi de couleur rouge. (w.w.w.). La couleur du quatrième principe dans l'homme – Kâma, le siège des désirs est représenté par le rouge.

ROWHANEE (égypt.)

ou Er-Rouhanee. C'est la magie de l'Egypte moderne, supposée provenir des Anges et des Esprits, c'est-à-dire des Génies, et de l'usage des noms mystérieux d'Allah. On y distingue deux formes – Ilwee, qui est la magie supérieure ou blanche, et Suflee et Sheytanee, la magie inférieure ou noire, démoniaque. Il y a également Es- Seemuja, qui est tromperie ou prestidigitation. Les opinions diffèrent en ce qui concerne l'importance d'une branche de magie appelée Darb el Mendel, ou comme Barker la nomme en anglais, le Mendal : par ce mot on veut représenter une forme de clairvoyance artificielle, que l'on peut voir chez un jeune garçon avant la puberté, ou une vierge, qui, en résultat d'une auto- fascination obtenue en regardant fixement sur une flaque d'encre tenue dans la main, avec un usage concomitant d'encens et d'incantation, voit certaines scènes de la vie réelle passer sur la surface. Bien des voyageurs des régions orientales en ont narré des exemples, comme E.W. Lane dans son Modern Egyptians et son Thousand and One Nights, et E.B. Barker. Ces péripéties ont été également introduites dans beaucoup d'ouvrages de fiction, tel que Phantom Ship de Marryat, et une idée semblable est entremêlée à l'histoire de Rose Mary et de la pierre Béryl, un poème de Rossetti. Pour une tentative superficielle d'explication, voir le Quaterly Review, N° 117. (w.w.w.).

RUACH (héb.)

L'Air, également l'Esprit ; l'Esprit, un des "principes humains" (Buddhi-Manas).

RUACH ELOHIM (héb.)

L'Esprit des dieux : correspond au Saint- Esprit des Chrétiens. Également le vent, le souffle et 1' eau qui se précipite. (w.w.w.).

RUDRA (sans.)

Titre de Śiva : le Destructeur.

RUDRAS (sans.)

Les puissants ; Les seigneurs des trois mondes supérieurs. Une des classes des "tombés" ou esprits s'incarnant ; ils sont tous nés de Brahmâ.

RUNES (scandin.)

La langue des Runes et ses caractères sont la langue sacerdotale ou mystérieuse et l'alphabet des anciens Scandinaves. Runes est dérivé du mot rûna (secret). C'est pourquoi, les deux, langue et caractères, ne pouvaient être ni compris ni interprétés sans la clef qui y conduisait. Ainsi, tandis que les runes écrits se composant de seize lettres sont connus, les anciens runes composés de marques et de signes sont indéchiffrables. On les appelle les caractères magiques. "Il est évident", dit E.W. Anson, une autorité en folklore des Hommes du Nord, "que les runes furent, pour des causes variées, considérés, même en Allemagne propre, comme remplis de mystères et doués de puissance surnaturelle". On dit qu'ils furent inventés par Odin.

RUPA (sans.)

Corps ; toute forme, même appliquée à la forme des dieux, lesquels sont pour nous subjectifs.

RUTA (sans.)

Nom de l'une des dernières îles d'Atlantis qui disparut des âges avant Poseidonis, l' "Atlantis" de Platon.

RUTAS (sans.)

Ancien peuple qui habitait l'île mentionnée à l'article précédent, ou un continent dans l'Océan Pacifique. S S Dix-neuvième lettre ; numériquement, soixante. En hébreu, c'est la quinzième lettre, Samech, tenue sacrée parce que "le nom sacré de dieu est Samech". Son symbole est un étai, ou un pilier, et un œuf phallique. En géométrie occulte, on la représente par un cercle dans lequel une croix forme des quadrants, ⊕. En Cabale, les divisions de Gan-Eden ou paradis, sont pareillement séparées. SA ou HEA (chaldéen). La synthèse des sept Dieux dans la mythologie babylonienne. ŚABALAŚVAS (sans.). Les fils de Daksha (La Doctrine Secrète, III., 345, note 1).

RÉINCARNATION

La doctrine de la renaissance à laquelle croyaient Jésus et les Apôtres, au même titre que tous les gens de cette époque, mais maintenant niée par les Chrétiens. Tous les Egyptiens convertis au Christianisme, les Pères de l'Église et bien d'autres, croyaient à cette doctrine comme beaucoup l'indiquent dans leurs écrits. Parmi les symboles encore existants, l'oiseau à tête humaine volant vers une momie, un corps, ou "l'âme s'unissant à son sahou (corps glorifié de l'Ego, et également la coque kâma-lokique), démontre cette croyance. "Le chant de la Résurrection" que chante Isis pour rappeler à la vie son mari mort, pourrait être traduit "Chant de Renaissance", car Osiris est l'Humanité collective. "Oh Osiris ! (ici vient le nom de la momie osirifiée, ou du défunt), lève-toi à nouveau sur cette terre sacrée (la matière), toi auguste momie du cercueil, sous tes substances corporelles", telle était la prière funéraire récitée par le prêtre au-dessus du décédé. "La résurrection" chez les Egyptiens n'a jamais signifié la résurrection de la momie mutilée, mais celle de l'Ame qui la pénétrait, l'Ego dans un nouveau corps. Le périodique revêtement de chair par l'âme ou l'Ego était une croyance universelle ; et rien ne peut être plus conforme à la justice et à la loi karmique. (Voir "Préexistence").

SABAO (gr.)

Le nom gnostique du génie de Mars.

SABAOTH (héb.)

Une armée ou foule ; vient de Sâbâ – se rendre à la guerre ; de là le nom du dieu au combat – le "Seigneur de Sabaoth". ŚABDA (sans.). Le Verbe, ou Logos. ŚABDA BRAHMAN (sans.). "Le Logos Non-manifesté". Dans les Védas, "les vibrations éthérées répandues dans tout l'Espace".

SABEEN

De prétendus astrolâtres, ceux qui adoraient les étoiles, ou mieux leurs "régents". (Voir "Sabéisme").

SABEISME

La religion des anciens Chaldéens. Ces derniers ne mentionnaient jamais le Principe divin, impersonnel et universel auquel ils croyaient.

SABHA (sans.)

Une assemblée ; un endroit pour réunions sociales ou politiques. Egalement Mahâsabhâ, "le faisceau de choses merveilleuses (mâyâviques ou illusoires)", le don de Mayâsura aux Pândavas (Mahâbhârata). ŚACHA KRIYA (sans.). Un pouvoir chez les Bouddhistes de même genre qu'un mantra magique chez les Brâhmanes. C'est une énergie miraculeuse que tout adepte peut mettre en action, qu'il soit prêtre ou laïque, et "très efficace lorsqu'elle est accompagnée de bhâvanâ" (méditation). Elle consiste en la récitation de ses actes de mérites soit dans cette incarnation ou dans une antérieure" comme le Rd. M. Hardy le pense et le dit, mais en réalité elle dépend de l'intensité de la volonté de l'opérateur jointe à une foi absolue dans ses propres pouvoirs, soit de yoga – le vouloir – ou de prière, comme dans le cas des Musulmans et des Chrétiens. Śacha signifie "vrai", et Kriya, "action". C'est le pouvoir du mérite, ou d'une vie de saint.