Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
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La fête des Fleurs (floralia) ; pendant cette fête le rite du Baptême ou purification, dans les Mystères d'Eleusis, était accompli dans les lacs du temple, les Limnae, lorsque les Mystes étaient appelés à franchir la "porte étroite" de Dionysos pour en émerger comme des Initiés complets.
La science de l'homme. Elle embrasse entre autres choses : – la Physiologie ou la branche des sciences naturelles qui dévoile les mystères des organes et de leurs fonctions dans l'homme, les animaux et les plantes, et aussi et surtout, – la Psychologie, ou la grande science de l'âme, si négligée de nos jours, à la fois comme entité distincte de l'esprit, et dans ses rapports avec l'esprit et le corps. Dans la science moderne, la psychologie ne traite, ou presque, que des conditions du système nerveux, et ignore presque absolument l'essence psychique et la nature. Les médecins qualifient de psychologie la science de la folie et appellent chaire de psychologie, dans les collèges médicaux, celle des maladies mentales (Isis Dévoilée).
D' "anthropos" qui veut dire homme. Le fait de doter dieu ou les dieux de qualités ou d'attributs humains. ANU (sans.). Un "atome", un titre de Brahmâ qu'on dit être un atome, tout comme il est l'univers infini. Allusion à la nature panthéiste du dieu.
Une des plus hautes divinités de Babylone, "Roi des Anges et des Esprits, Seigneur de la cité d'Erech". C'est le Régent et le Dieu du Ciel et de la Terre. Son symbole est une étoile et une sorte de croix de Malte – emblèmes de divinité et de souveraineté. C'est une divinité abstraite supposée animer toute l'étendue de l'espace éthéré du ciel, tandis que son "épouse" anime les plans plus matériels. Tous les deux sont les types de l'Ouranos et de la Gæa d'Hésiode. Ils sont sortis du Chaos originel. Tous ses titres et attributs sont parlants et indiquent la santé, la pureté physique et morale, l'ancienneté et la sainteté. Anu était le premier dieu de la ville d'Erech. Un de ses fils était Bil ou Vil-Kan, le dieu du feu, des divers métaux et des armes. George Smith voit à très juste titre dans cette divinité un rapport étroit avec une sorte de métis entre "le Tubal-Cain biblique et le Vulcain classique"... qui est en outre considéré comme "la divinité la plus puissante en ce qui concerne généralement la sorcellerie et les charmes".
Le dieu à tête de chien, identique, sous un certain aspect, à Horus. Il est par-dessus tout le dieu qui s'occupe des désincarnés, ou des ressuscités dans la vie post mortem. Anepou est son nom égyptien. C'est une divinité psychopompe, "le Seigneur du Pays du Silence de l'Occident, le pays des Morts, celui qui prépare la voie vers l'autre monde", à qui les morts étaient confiés pour être conduits à Osiris, le Juge. Bref, c'est l' "embaumeur" et le "gardien des morts". C'est l'une des plus vieilles divinités d'Egypte, Mariette Bey ayant trouvé une image de cette divinité dans des tombes de la troisième dynastie.
Une des Upanishads. Traité très occulte. (Voir The Sacred Books of the East).
La huitième création dans la Vishnu Purâna.
Voir "Anouki" ci-dessus. "Le mot Ank en hébreu signifie "ma vie", mon être, c'est le pronom personnel Anochi, d'après le nom de la déesse égyptienne Anouki", nous dit l'auteur de Key to the Hebrew-Egyptian Mystery in the Source of Measures.
La lune dans son plein, lorsque, d'un dieu – Soma – elle devient une déesse.
Inférence ou déduction en philosophie.
La déesse d'Akkad, Lucifer, l'étoile du matin. Vénus comme étoile du soir était l'Ishtar d'Erech.
Anges ou Esprits de la Terre ; également Elémentals terrestres.
Signifie "sans parents", "soi-existant", né sans parents ou sans progéniteurs. Terme que l'on applique à certains dieux auto-créés et aux Dhyâni- Buddhas.
Sans rival, inégalé. Anuttama Bodhi signifie donc intelligence sans égale ou sans rivale. Anuttama Dharma, loi ou religion sans rivale, etc...
Ano-ranîyânsam (dans la Bhagavad Gîtâ). Litt., "le plus atomique des atomiques, le plus petit parmi les petits". On l'applique à la divinité universelle dont l'essence est partout.
La synthèse des deux aspects de la lumière astro- éthérique, et d'une part l'od – la lumière qui donne la vie, d'autre part l'ob – la lumière qui donne la mort.
Un être mystérieux correspondant au Fohat des occultistes. C'est un nom à la fois védique et avestien. Littéralement, le nom signifie le "Fils des Eaux" (de l'espace, c'est-à-dire, de l'Ether), car dans l'Avesta Apâm Napât se tient entre les yazatas-du-feu et les yazatas- de-l'eau (Voir la Doctrine Secrète, Vol. Ill, Edition de 1935, note 1, page 500).
"Souffle en inspiration", une pratique du Yoga. Prâna et apâna sont les souffles "en expiration" et "en inspiration". Dans l'Anugîta il est appelé le "vent vital".
Apophis en grec. Le symbolique Serpent du Mal. Dans le Livre des Morts, la Barque Solaire et le Soleil sont les grands meurtriers d'Apap. C'est Typhon, qui ayant tué Osiris s'incarne dans Apap, cherchant à tuer Horus. Comme Taoër (ou Ta-ap-oer) l'aspect féminin de Typhon, Apap est appelé le "Dévoreur des Ames", et à juste titre puisque Apap symbolise le corps animal, comme une matière laissée sans âme, à elle- même. Osiris étant, comme les autres dieux solaires, le type de l'Ego Supérieur (Christos), Horus (son fils) est le Manas inférieur ou l'Ego personnel. Sur maints monuments on peut voir Horus, aidé par des dieux à tête de chien armés de croix et d'épieux, tuant Apap. Un orientaliste écrit : "Le dieu Horus, se présentant comme vainqueur du Serpent du Mal, peut être considéré comme la forme la plus ancienne de notre groupe bien connu de Saint George (qui est Michel) et du Dragon, ou la sainteté foulant aux pieds le péché". Le draconianisme ne mourut pas avec les religions antiques, mais est entré de plain-pied dans les formes ultérieures du culte chrétien.
L'Immuable et l'Inchangeable, le contraire de Parinâmin, ce qui est soumis à la modification, à la différenciation ou au déclin.
Perception directe.
Litt., "Celui qui folâtre dans l'eau". Autre aspect de Nârâyana ou Vishnu et de Brahmâ combinés, car Apava, comme ce dernier, se divise en deux parties, mâle et femelle, et crée Vishnu qui crée Virâj, qui crée Manu. Le nom est expliqué et interprété de façons diverses dans la littérature brahmanique.
Emancipation des naissances répétées.
ou Hapi-ankh. Le "mort vivant" ou Osiris incarné dans le taureau blanc sacré. Apis était le dieu-taureau qui, en atteignant l'âge de vingt-huit ans, l'âge où Osiris fut tué par Typhon, était mis à mort en grande pompe. Ce n'était pas le taureau qui était adoré mais le symbole Osirien ; tout comme les Chrétiens s'agenouillent maintenant devant l'agneau, symbole de Jésus-Christ, dans leurs églises.
Très à tort, on explique ce mot et on l'admet comme voulant dire douteux ou suspect. Il signifie simplement secret, ésotérique, caché. APOLLON du BELVEDERE. De toutes les statues antiques d'Apollon, fils de Jupiter et de Latone, appelé Phœbus, Hélios, le rayonnant et le Soleil, la meilleure et la plus parfaite est celle qu'on connaît sous ce nom, et qui se trouve à Rome dans la Galerie du Belvédère au Vatican. On l'appelle l'Apollon Pythien, parce que le dieu est représenté au moment de sa victoire sur le serpent Python. La statue a été trouvée en 1503 dans les ruines d'Antium. APOLLONIUS de TYANE (gr.). Merveilleux philosophe né en Cappadoce vers le début du premier siècle. Ardent Pythagoricien qui approfondit les sciences phéniciennes avec Euthydème, la philosophie de Pythagore et se livra à d'autres études avec Euxémus d'Héraclée. Selon les principes de cette école il demeura végétarien toute sa longue vie, ne se nourrissant que de fruits et de plantes ; il ne buvait pas de vin, ne portait que des vêtements en tissus végétaux, marchait pieds-nus et laissait pousser ses cheveux, comme tous les initiés avant lui et après. Il fut initié par les prêtres du temple d'Esculape (Asclépios) à Ægæ, et des "miracles" dont il fut le témoin, il apprit beaucoup sur la guérison des malades accomplie par le dieu de la médecine. Après s'être préparé en vue d'une initiation supérieure par un silence de cinq ans, il voyagea, visitant Antioche, Ephèse, la Pamphylie et autres lieux ; il se rendit en Inde en passant par Babylone après que tous ses disciples intimes l'eussent abandonné, ayant tous peur d'aller dans le "pays des enchantements". Un disciple de circonstance qu'il rencontra en route, Damis, l'accompagna dans ses randonnées. A Babylone, il fut initié par les Chaldéens et les Mages, selon Damis dont le récit fut copié par un certain Philostrate cent ans plus tard. Après son retour d'Inde, il se conduisit en véritable initié, en ce sens que toutes ses prophéties sur des pestilences, des tremblements de terre, des morts de rois et autres événements, se réalisèrent. A Lesbos, les prêtres d'Orphée épris de jalousie à son égard, refusèrent de l'initier à leurs mystères particuliers ; cependant ils le firent quelques années plus tard. Il prêcha au peuple d'Athènes et autres cités la morale la plus pure et la plus noble, et les phénomènes qu'il produisit étaient aussi divers que nombreux et bien attestés. "Comment se fait-il", se demande Justin Martyr bien dépité "que les talismans (telesmata) d'Apollonius aient du pouvoir, car ils empêchent, comme nous le voyons, la fureur des vagues et la violence des vents, ainsi que les attaques par les bêtes fauves, et tandis que les miracles de notre Seigneur ne sont préservés que par la tradition, ceux d'Apollonius sont plus nombreux et se produisent effectivement maintenant ?" (Quaest. XXIV). Mais on trouve facilement une réponse dans le fait qu'après sa traversée de l'Hindou Kouch, Apollonius avait été envoyé par un roi au séjour des Sages, séjour peut-être encore existant jusqu'à ce jour, et qu'il y reçut un savoir insurpassé. Ses dialogues avec le Corinthien Ménippe donnent à vrai dire le catéchisme ésotérique, et (s'ils sont bien compris) dévoilent maints mystères importants de la nature. Apollonius était l'ami, le correspondant et l'invité de rois et de reines, et il n'y a pas de pouvoirs merveilleux magiques mieux attestés que les siens. A la fin de sa longue et prodigieuse vie il ouvrit une école ésotérique à Ephèse et mourut ayant presque atteint cent ans.
Instructions secrètes sur des sujets ésotériques données pendant les Mystères égyptiens et grecs.
Une Ondine ou Nymphe des Eaux du Paradis ou du Ciel d'Indra. D'après la croyance populaire les Apsaras sont les "épouses des dieux". Elles sont appelées Surânganâs, et, par un terme moins honorable, Sumad-Atmajâs ou les "filles de plaisir", car le mythe dit que lorsqu'elles apparurent lors du barratage de l'Océan, ni les Dieux (Suras) ni les Démons (Asuras) ne voulurent les prendre pour femmes légitimes. Urvasî et plusieurs autres sont mentionnées dans les Védas. En occultisme ce sont certaines plantes aquatiques "somnifères", et des forces inférieures de la nature.
, appelé en latin Alpharabius, un persan et le plus grand philosophe aristotélicien de son temps. Né en 950 de notre ère, on dit qu'il fut assassiné en 1047. C'était un philosophe hermétique et il possédait le pouvoir d'hypnotiser par la musique, faisant à son gré rire, pleurer, danser, etc..., ceux qui l'entendaient jouer du luth. On peut trouver certains de ses ouvrages sur la philosophie hermétique dans la Bibliothèque de Leyde. ARAHAT (sans.). Egalement prononcé et écrit Arhat, Arhan, Rahat, etc..., "celui qui est digne", litt. "méritant des honneurs divins". C'était primitivement le nom donné aux Jaïnas et ultérieurement aux saints hommes bouddhistes initiés dans les mystères ésotériques. L'Arhat est celui qui est entré dans le sentier le meilleur et le plus élevé ; il est donc libéré des renaissances.
L' "Arani femelle" est un nom de l'Aditi védique (ésotériquement, la matrice du monde). Arani est une Svastika, un récipient discoïde en bois, dans lequel les Brahmines produisaient du feu par friction, au moyen d'un pramantha, un bâton, symbole de l'organe générateur mâle. Cérémonie mystique contenant un monde de significations secrètes. Très sacrée, elle fut pervertie en signification phallique par le matérialisme de notre époque.
Saints ermites, sages qui dans l'Inde antique vivaient dans les forêts. Egalement une partie des Védas qui contient les Upanishads, etc...
Très célèbre mot merveilleux cabalistique de sept lettres : sa numérotation est 813. Ses lettres sont rassemblées par le Notaricon à partir de la phrase "un principe de son unité, un commencement de son individualité, son changement est unité". (w.w.w.).
L'arbre sacré hindou de la connaissance. Le pippâl (ficus religiosa). Un mot mystique en philosophie occulte.
Les Quatre Grands Dieux. Arba est quatre en araméen et il est identique à Al ou El. Trois divinités masculines et une féminine, qui est vierge et pourtant procréatrice, c'est un idéal de Divinité très courant. (w.w.w.).
, L'. Voir à Assyrien. ARCHANGE (gr.). L'ange suprême le plus élevé. Du grec archê, "principal" ou primordial, et angelos, "messager".
Depuis la plus haute antiquité, les arbres furent rattachés aux dieux et aux forces mystiques de la nature. Toutes les nations avaient chacune son arbre sacré, avec ses caractéristiques et attributs particuliers fondés sur des propriétés naturelles et aussi occultes occasionnellement, comme cela est présenté dans les enseignements ésotériques. Ainsi le pippâl ou l'Aśvattha de l'Inde, la demeure des Pitris (en fait des élémentals) d'un rang inférieur, devint l'Arbre BO ou le ficus religiosa des Bouddhistes du monde entier, depuis que Gautama Bouddha atteignit la connaissance suprême et le Nirvâna sous un arbre semblable. Le frêne, Ygdrasil, est l'arbre mondain des Hommes du Nord ou Scandinaves. Le banyan est le symbole de l'esprit et de la matière ; il descend jusqu'à terre, enfonce ses racines, et ensuite s'élance à nouveau vers le ciel. Le palaśa à la feuille triple est un symbole pour la triple essence de l'Univers – Esprit, Ame, Matière. Le cyprès sombre fut l'arbre mondain du Mexique, et il est maintenant, chez les Chrétiens et les Musulmans, l'emblème de la mort, de la paix et du repos. En Egypte, le sapin était regardé comme sacré, et son strobile (pomme de pin) était porté religieusement en processions, bien que maintenant il ait presque disparu de la terre des momies ; il en était de même pour le sycomore, le tamaris, le palmier et la vigne. Le sycomore était l'Arbre de Vie en Egypte, et également en Assyrie. C'est à Héliopolis qu'il était consacré à Hathor ; et maintenant, au même endroit, il est consacré à la Vierge Marie. Son jus était précieux en vertu de ses pouvoirs occultes, comme le Soma l'est chez les Brâhmanes, et l'Haoma chez les Parsis. "Le fruit et le jus de l'Arbre de vie dispensent l'immortalité". On pourrait écrire un gros volume sur ces arbres sacrés de l'Antiquité – la vénération pour certains d'entre eux s'étant maintenue jusqu'à nos jours – sans en épuiser le sujet.
Tout sanctuaire à la forme d'arche, qu'il soit égyptien, hindou, chaldéen ou mexicain, était un tabernacle phallique, symbole du yoni ou matrice de la nature. Le Seket des égyptiens, l'arche ou coffre sacré, se tenait sur l'ara – son piédestal. L'arche d'Osiris, avec les reliques sacrées du dieu, était "de même dimension que l'Arche Juive", dit l'égyptologue S. Sharpe ; elle était portée par des prêtres au moyen de merrains passés dans les anneaux de l'arche, en procession sacrée, comme l'arche autour de laquelle dansait David, roi d'Israël. Les dieux mexicains avaient aussi leur arche. Diane, Cérès et d'autres déesses ainsi que des dieux avaient les leurs. L'arche était une barque – à tout le moins un véhicule. "Thèbes possédait une arche sacrée de trois cents coudées de long" et "le mot Thèbes voudrait dire arche en hébreu", ce qui n'est que la reconnaissance de l'endroit d'où le peuple élu est redevable de son arche. De plus, ainsi que Bauer l'écrit, "le Chérub ne fut tout d'abord pas utilisé par Moïse". L'Isis ailée était le Chérub ou Arieh en Egypte, des siècles avant même l'arrivée en ce pays d'Abram et de Sarah. "La ressemblance extérieure de certaines des arches égyptiennes, surmontées de leurs deux formes humaines ailées, avec l'Arche d'Alliance a souvent été notée" (Bible Educator). Et ce n'est pas seulement la ressemblance "extérieure" mais aussi l' "intérieure" et leur identité que tout le monde connaît maintenant. Les arches, que ce soit d'Alliance ou d'un symbolisme païen, honnête et sans détours, avaient à l'origine, et ont encore, un seul et même sens. Le peuple élu s'appropria l'idée et oublia de reconnaître la source. Il en est de même pour les "Urim" et "Thummin" (V.). En Egypte, comme beaucoup d'égyptologues l'ont montré, les deux objets étaient les emblèmes des Deux Vérités. "Deux figures de Râ et de Thmai étaient portées sur la plaque pectorale du Grand Prêtre égyptien. Thmé, pluriel thmin, veut dire vérité en hébreu. Wilkinson dit que l'image de la Vérité avait les yeux clos. Rosellini parle des Thmai que l'on mettait en guise de collier. Diodore attribue un tel collier d'or et de pierres précieuses au Grand Prêtre lorsque celui-ci rend un jugement. Les Septante traduisent Thummin par Vérité". (Bonwick, Egyptian Belief and Modern Thought).
Lors de la grande cérémonie annuelle égyptienne qui avait lieu au mois d'Athyr, la barque d'Isis était portée en procession par les prêtres, et des gâteaux Collyriens, ou brioches, marqués du signe de la croix (Tat) étaient mangés. La fête d'Athyr était fort impressionnante car c'était la commémoration des pleurs versés par Isis pour la perte d'Osiris. "Platon fait allusion à la grande ancienneté des hymnes utilisées en cette circonstance", écrit Bonwick (Egyptian Belie f and Modern Thought). "On a dit que le Miserere, que l'on utilise à Rome, est analogue à cette cadence mélancolique et en était dérivé. Des vierges voilées, en larmes, suivaient l'arche. Les nornes ou vierges voilées pleuraient aussi pour la perte du dieu de nos ancêtres Saxons, le bon mais malchanceux Baldur".
Commencement primordial de la vie.
L' "ancien" ; se dit de la plus ancienne divinité manifestée. Terme employé dans la Cabale ; "archaïque", vieux, antique.
En langage biblique et profane, les "régents" et princes ; en occultisme les esprits planétaires primordiaux.
Les archanges après être devenus Farvarshi (V.) ou leurs propres ombres, ayant une mission sur terre. Ubiquité mystique, impliquant une double vie, sorte d'action hypostatique, l'une de pureté dans une région supérieure, l'autre d'activité terrestre exercée sur notre plan. (Voir Jamblique, De Mysteriis, II, ch. 3). ARDATH (héb.). On trouve ce mot dans le deuxième livre d'Esdras, IX, 26. Le nom a été donné à l'un des récents "romans occultes", où la visite du héros à un champ en Terre Sainte ainsi nommé a éveillé beaucoup d'intérêts, car des propriétés magiques lui sont attribuées. Dans le Livre d'Esdras, le prophète est envoyé à ce champ nommé Ardath "où nulle maison n'est construite", et il lui est ordonné de "ne manger que les fleurs de ce champ, de ne prendre aucune viande, ne pas boire de vin et de prier continuellement le Très-Haut, alors viendrai-je te parler" (w.w.w.).
, (sans.). Litt., "demi-femme". Śiva représenté comme androgyne, mi-mâle, mi-femelle, type des énergies mâles et femelles combinées (voir Diagramme Occulte dans Isis Dévoilée, Vol. IV, 119/120). ARDHANARIŚVARA (sans.). Litt., "le Seigneur bisexué". Esotériquement les états non-polarisés de l'énergie cosmique symbolisée par les Séphiroth cabalistiques, Adam Kadmon, etc...
Nom grec de Mars, dieu de la guerre ; aussi, terme utilisé par Paracelse ; la Force différenciée du Cosmos.
L'arche, la matrice de la Nature ; la lune croissante et un bateau de sauvetage. Egalement une coupe à offrandes, vase employé dans des cérémonies religieuses.
Litt., "Seigneur des Libations".
Disciple d'Arius, prêtre de l'Eglise d'Alexandrie au quatrième siècle. C'est lui qui soutient que le Christ est un être créé et humain, inférieur à Dieu le Père, quoiqu'il ait été un homme noble et grand, véritable adepte versé dans tous les mystères divins.
Ecrivain alexandrin et obscur philosophe. Un juif qui essaya de prouver qu'Aristote expliquait les pensées ésotériques de Moïse.
La science des correspondances entre les dieux, les hommes et les nombres comme l'enseignait Pythagore (w.w.w.).
Litt., le "Blanc". Le troisième des cinq frères Pandu ou les fils supposés d'Indra (ésotériquement identique à Orphée). Disciple de Krishna, qui le visita et épousa Su-bhadrâ, sa sœur, parmi beaucoup d'autres femmes, selon l'allégorie. Durant la guerre fratricide entre les Kaurava et les Pândava, Krishna lui apprit la plus haute philosophie en lui servant d'aurige. (Voir Bhagavad Gîtâ).
Le Soleil. ARKITES. Dans l'antiquité, les prêtres qui étaient attachés à l'Arche, soit d'Isis soit à l'Argha hindou, et qui étaient au nombre de sept, comme les prêtres du Tat égyptien ou de n'importe quel autre symbole cruciforme des trois et des quatre, dont la combinaison donne un nombre mâle- femelle. L'Argha (ou arche) était le quadruple principe féminin, et la flamme qui brûlait au-dessus du triple lingam.
Litt., "Saint Instructeur" : grand sage et Arhat de l'école Mahâsamghika.
Le dieu Harsiesi qui était Horus l'Aîné. Il avait un temple à Ombos. Si nous gardons à l'esprit la définition des principaux dieux égyptiens par Plutarque, ces mythes deviennent plus compréhensibles. Comme il le dit fort à propos, "Osiris représente le commencement et le principe ; Isis celle qui reçoit ; et Horus, est le composé des deux. Horus engendré entre eux n'est pas éternel ni incorruptible, mais étant toujours en génération il s'efforce par des changements d'imitations, et par une passion périodique (se réveillant chaque année à la vie) de se maintenir toujours jeune, comme s'il ne devait jamais mourir". Ainsi, puisqu'Horus est le monde physique personnifié, Aroueris, ou "Horus l'Aîné", est l'univers idéal ; et cela explique qu'on le dise "engendré par Osiris et Isis lorsque ceux-ci se trouvaient encore dans le sein de leur mère" – l'Espace. Il y a vraiment bien du mystère autour de ce dieu, mais le sens du symbole devient clair lorsqu'on en a la clé (voir Harviri).
Grand philosophe hermétique, dont le vrai nom n'a jamais été connu et dont les œuvres ne sont pas datées, quoiqu'on sache que c'est au XIIème siècle qu'il écrivit son Livre Secret. La légende dit qu'il avait alors mille ans. Il existe un livre de lui sur les rêves en possession d'un alchimiste, actuellement à Bagdad, dans lequel il donne le secret pour voir le passé, le présent et l'avenir dans le sommeil et pour se rappeler ce qu'on a vu. Il n'existe que deux exemplaires de ce manuscrit. Le livre sur les Rêves par le juif Salomon Almulus, publié en hébreu à Amsterdam en 1642, a quelques réminiscences de l'ouvrage antérieur d'Artéphius.
La Terre ; le dieu Mars égyptien.
En Amérique du Sud et dans les îles, nom générique pour les temples du Nagalisme, ou culte du serpent.
L' "Etoile du Matin" : Lucifer-Vénus.
"Sans corps", sans forme, opposé à rûpa, corps ou forme. ARVAKŚROTAS (sans.). La septième création, celle de l'homme dans le Vishnu Purâna.
Litt., "qui s'éveille tôt". Le cheval du char du Soleil conduit par la jeune fille Sol dans l'Edda.
Litt., "le saint". A l'origine le titre des Rishis ceux qui ont maîtrisé l' "Aryasatyâni" (V.) et sont entrés dans le sentier Aryanimârga de Nirvâna ou de Moksha, le grand sentier "quadruple". Mais ce nom est maintenant devenu l'épithète d'une race, et nos orientalistes, privant les Brâhmanes hindous de leur droit de naissance, ont fait de tous les Européens des Aryens. En ésotérisme, comme on ne peut s'engager dans les quatre sentiers ou étapes que grâce à un grand développement spirituel et au "progrès en sainteté", ils sont appelés les "quatre fruits". Les degrés vers l'état d'Arhat, appelés respectivement Śrotâpatti, Sakridâgâmin, les quatre classes d'Aryas, correspondent à ces Anâgâmin et Arhat, ou quatre sentiers ou vérités. ARYA-BHATA (sans.). Le plus ancien algébriste et astronome hindou, à l'exception d'Asura Maya (V.), auteur d'un ouvrage appelé Arya Siddhânta, un système d'astronomie.
Le "Sentier de l'Arhat" ou de sainteté.