Lexique Théosophique
Le vocabulaire de la Sagesse Antique — termes sanskrits, tibétains, hébreux, grecs, égyptiens — d'après le Glossaire Théosophique de H. P. Blavatsky et les index des huit autres ouvrages.
2 222 notices
La conscience abstraite.
Chiton, vêtement sacerdotal : les "vêtements de peau" donnés par le Java Aleim à Adam et Eve après leur chute.
En philosophie ésotérique, identique aux Kumâras qui s'incarnèrent tout d'abord dans les hommes de la Troisième Race- Racine. (Voir la Doctrine Secrète, Vol. I, 286).
Le deva (ou dieu) qui est l'archiviste de Yâma (dieu de la mort) et qui est censé lire le compte de la vie de chaque âme dans un registre appelé Agra Sandhâni quand l'âme en question apparaît devant le Tribunal. (Voir "Agra Sandhâni"). CHITRA ŚIKHANDIN (sans.). La constellation de la Grande Ourse ; la demeure des sept Rishis (Sapta-Riksha). Litt.,"à la crête brillante".
"Le pas de la mémoire". La troisième condition de la série mystique qui conduit à l'adeptat ; c'est-à-dire, la renonciation à la mémoire physique et à toutes les pensées rattachées aux événements mondains ou personnels de sa propre vie – avantages, plaisirs personnels ou associations privées. La mémoire physique doit être sacrifiée, et rappelée par le pouvoir de la volonté lorsqu'elle est seulement nécessaire. Le Riddhi Pâda, litt., les quatre "Pas vers Riddhi", sont les quatre modes pour contrôler et finalement annihiler le désir, la mémoire, et en dernier lieu la méditation elle-même – pour autant que ces choses sont liées à un effort du cerveau physique – la méditation ensuite devient absolument spirituelle.
Un des quatre buts du Smriti Upasthâna, c'est-à-dire, l'aptitude à garder toujours présent à l'esprit le caractère passager de la vie de l'homme et l'incessante révolution de la roue de l'existence.
Identique à Chnouphis et Kneph. Symbole de la force créatrice : Chnoumis ou Kneph est "la divinité non faite et éternelle" selon Plutarque. On le représente en bleu (éther), et avec une tête de bélier. ayant un aspic entre ses cornes on pourrait le prendre pour Ammon ou Chnouphis (V.). Le fait est que tous ces dieux sont solaires et représentent, sous divers aspects, les phases de génération et d'imprégnation. Leurs têtes de bélier dénotent cette intention, le bélier symbolisant toujours l'énergie créatrice. Tous étaient un seul dieu, dont les attributs étaient individualisés et personnifiés. Selon Sir. G. Wilkinson, Kneph ou Chnoumis était "l'idée de l'Esprit de Dieu", et Bonwick explique que, tel Av, "la matière" ou "la chair", il était criocéphale (à tête de bélier), portant un disque solaire sur la tête, debout sur le Serpent Mehen, ayant une vipère dans la main gauche et une croix dans la droite, et dirigeait sa fonction créatrice dans le monde souterrain (ésotériquement la terre). Les Cabalistes l'identifièrent à Binah, la troisième Sephira de l'Arbre sephirotique, ou "Binah représentée par le nom divin de Jehovah". Si, comme Chnoumis-Kneph il représente le Narâyana indien, l'Esprit de Dieu se mouvant sur les eaux de l'espace, comme Eichton ou l'Ether, il tient dans la bouche un Œuf, symbole de l'évolution, et comme Av, c'est Śiva le Destructeur et le Régénérateur ; car, comme l'explique Deveria, "Son voyage aux hémisphères inférieurs semble symboliser les évolutions des substances qui naissent pour mourir et renaître". Pourtant, ésotériquement, comme c'est enseigné par les Initiés du temple intérieur, Chnoumis-Kneph était avant tout le dieu de la réincarnation. Comme le dit une inscription : "Je suis Chnoumis, Fils de l'Univers, 700" ; un mystère ayant une relation directe avec l'EGO réincarnateur.
Nouf en égyptien. Autre aspect d'Ammon et personnification de son pouvoir générateur in actu, comme Kneph est le même in potentia. Lui aussi possède une tête de bélier. Dans son aspect de Kneph, c'est le Saint-Esprit avec l'idéation créatrice présente en lui ; comme Chnouphis, il est l'ange qui "pénètre" dans le sol et la chair vierges. L'égyptologue français Chabas a traduit une prière sur papyrus qui dit ceci : "O Sepui, Cause de l'être, qui as formé ton propre corps ! O le seul Seigneur qui procède de Noum ! O substance divine créée de toi- même ! O Dieu qui a fabriqué la substance qui est en lui ! O Dieu qui a fabriqué son propre père et imprégné sa propre mère". Cela montre l'origine des doctrines chrétiennes de la Trinité et de l'Immaculée Conception. On le voit sur un monument assis près d'un tour de potier et façonnant l'homme de glaise. La feuille du figuier lui est consacrée, ce qui suffit à montrer sa qualité de dieu phallique – idée exprimée par l'inscription : "celui qui a fait ce qui est, le créateur des êtres, le premier existant, celui qui a fait exister tout ce qui existe". Certains voient en lui l'incarnation d'Ammon-Ra, mais c'est bien ce dieu-ci, lui-même dans son aspect phallique, car, à l'instar d'Ammon, il est le "mari de sa mère", c'est- à-dire, le côté mâle ou imprégnateur de la Nature. Ses noms varient, tels Chnouphis, Noum, Khem, et Khnum ou Chnoumis. Comme il représente le Démiurge (ou Logos) à partir de l'aspect matériel inférieur de l'Ame du Monde, il est l'Agathodæmon, symbolisé parfois par un Serpent, et son épouse Hathor ou Maut (la mère Môt), ou Sate, "la fille du Soleil", portant une flèche sur un rayon de soleil (rayon de conception) s'étend "maîtresse sur les parties basses de l'atmosphère", en dessous des constellations comme Neith s'étend au-dessus de cieux étoilés. (voir "Chaos").
La Sagesse ; la deuxième des dix Sephiroth, et la seconde de la Triade supérieure. Puissance masculine correspondant au Yod (I) du Tétragramme I H V H, et à Ab, le Père. (w.w.w.).
"Seigneur" ou "Maître", un chef : ainsi Dhyân- Chohan répondrait à "Chef des Dhyânis", ou Lumières célestes – qu'en anglais on traduirait par Archanges.
La forme primitive gnostique pour Christ. Elle était utilisée au cinquième siècle avant J.C. par Eschyle, Hérodote et autres. Les Manteumata pythochresta, ou les "oracles rendus par un dieu pythique" grâce à une pythonisse sont mentionnés par le premier (Choeph. 901). Chrésterion n'est pas seulement "le siège d'un oracle", mais une offrande à un oracle ou préparée pour lui. Chréstés est celui qui explique les oracles, "un prophète et un devin", et Chrésterios, celui qui sert un oracle ou un dieu. Le plus ancien écrivain chrétien, Justin Martyr, dans sa première Apologie appelle ses coreligionnaires Chréstiens. "Ce n'est que par ignorance", écrit Lactance (livre IV, chap. VII), "que les hommes s'appellent Christiens (1) au lieu de Chréstiens". Les termes Christ et Christiens écrits, à l'origine, Chrést et Chréstiens, ont été empruntés au vocabulaire en usage dans les Temples des Païens. Chréstos, dans ce vocabulaire, désignait un disciple en probation, un candidat hiérophante. Lorsqu'il en avait atteint la stature par l'initiation, de longues épreuves et la souffrance, et qu'il avait été "oint" (c'est-à-dire, "frotté d'huile", comme l'étaient les Initiés et mêmes les idoles des dieux, en tant que dernière touche de l'observance rituelle), son nom était changé en Christos, le "Purifié", en langage ésotérique ou langage des mystères. A dire vrai, en symbologie mystique, Christés, ou Christos, signifiait que la "Voie" (le Sentier) était déjà foulée et le but atteint, quand les fruits du dur labeur, unissant l'éphémère personnalité d'argile à l'indestructible individualité, la transformait par là en un immortel EGO. "A la fin de la Voie se trouve le Chréstés, le Purificateur, et une fois l'union accomplie, le Chrestos, l' "homme de douleur" devenait Christos lui-même. Paul, l'Initié, le savait, et c'est exactement ce qu'il voulait dire, quand on lui fait dire dans une mauvaise traduction : "Je suis en gésine de nouveau jusqu'à ce que Christ soit formé en vous" (Galat. iv. 19), dont le sens juste est... "jusqu'à ce que vous formiez le Christos en vous". Mais le profane qui savait seulement que Chréstos était en quelque sorte lié au prêtre et au prophète, et ne savait rien du sens caché de Christos, insistait, comme Lactance et Justin Martyr, pour être appelé Chréstien au lieu de Christien. Tout individu bon peut donc trouver Christ en son "homme intérieur" comme l'exprime Paul (Ephés. Juif, Musulman, Hindou, ou Christien. Kenneth Mackenzie semblait croire que le mot Chréstos était synonyme de Soter, "appellation réservée aux divinités, aux grands rois et aux héros", voulant dire "Sauveur", – et il voyait juste. Car, ainsi qu'il l'ajoute : "Cela fut appliqué d'une manière redondante à Jésus-Christ, dont le nom Jésus ou Joshua a la même interprétation. En fait, le nom Jésus est plutôt un titre honorifique qu'un nom – le nom véritable du Sauveur du Christianisme étant Emmanuel ou Dieu avec nous (Matthieu, I, 23.)... De grandes divinités parmi toutes les nations, que l'on représente comme expiatoires ou auto- sacrificatoires, ont été désignées par le même titre" (Royal Masonic Cyclopœdia). L'Asclepios (ou Esculape) des Grecs avait le titre de Soter. (1) Le français moderne ne permet pas de faire la distinction entre Chréstiens et Christiens. Pour que le texte de 1 auteur soit intelligible nous avons dû conserver, en en francisant la terminaison, les termes anglais employés par Madame Blavatsky. (N. du T.)
La terre chaotique dans la cosmogonie hellénique.
Grand philosophe chinois.
Ou Khublkhan. Identique à Chutuktu.
Une incarnation de Bouddha ou d'un Bodhisattva, comme en est la croyance au Tibet, où il y a généralement cinq Chutuktus qui se laissent voir et deux secrets parmi les Grands Lamas.
Signifie "le tombé" en génération, comme dirait un Cabaliste ; le contraire d'Achyuta, quelque chose qui n'est pas soumis au changement ou à la différenciation : se dit d'une divinité.
Selon les Cabalistes, groupe d'anges, qu'ils associent spécialement à la Sephira Jesod. Dans l'enseignement chrétien, un ordre d'anges qui sont les "veilleurs". La Genèse place des Chérubins pour garder l'Éden perdu et l'Ancien Testament y fait fréquemment référence comme gardiens de la gloire divine. Des représentations à deux ailes en or étaient placées sur l'Arche d'Alliance ; des figures colossales en étaient aussi placées dans le Saint des Saints du Temple de Salomon. Ezechiel les décrit en langage poétique. Chaque Chérubin semble avoir été une forme composite ayant quatre visages : homme, aigle, lion et bœuf, et était certainement ailée. Parkhurst dans son Greek Dictionary, à l'article Cherub, suggère que le mot dérive de K, particule de similitude, et RB ou RUB, grandeur, possesseur, majesté, et donne ainsi une image de la divinité. Beaucoup d'autres nations ont montré des formes semblables comme symboles de la divinité : par exemple, les Égyptiens dans leurs images de Sérapis, que Macrobe décrit dans ses Saturnalia ; les Grecs avaient leur Hécate à trois-têtes, et les Latins les images à trois visages de Diane, comme nous le dit Ovide ; ecce procul ternis Hecate variata figuris. Virgile aussi la décrit dans le quatrième Chant de l'Enéide. Porphyre et Eusèbe écrivent la même chose de Proserpine. Les Vandales avaient une divinité polycéphale qu'ils appelaient Triglaf. Les anciennes races germaniques avaient une idole Rodigast ayant un corps d'homme et des têtes de bœuf, d'aigle et d'homme. Les Perses possédaient des images de Mithra avec corps d'homme, tête de lion et quatre ailes. Ajoutons-y la Chimère, le Sphinx d'Égypte, Moloch, Astarté de Syrie et quelques images d'Isis avec des cornes de taureau et des plumes d'oiseaux sur la tête. (w.w.w).
, Les. (cabale). Le nombre est un voile, et il n'y a réellement que 49 portails, car Moïse, qui est le plus grand adepte qu'ait eu le monde Juif, atteignit, selon les Cabales, et franchit seulement le 49ème. Ces "portails" sont les types des différents plans d'Etre, ou Ens. Ce sont donc les "portails" de la Vie, et les "portails" de la compréhension ou degrés de connaissance occulte. Ces 49 (ou 50) portails correspondent aux sept portails dans les sept cavernes de l'Initiation aux Mystères de Mithra (voir Celse et Kircher). La division des 50 portails en 5 portails majeurs, chacun en comprenant dix – est également un voile. C'est dans le quatrième portail de ces cinq, que commence – et pour finir au dixième – le monde des Planètes, donnant ainsi sept, correspondant aux sept Sephiroth inférieures – que se trouve cachée la clef de leur signification. On les appelle également les "portes de Binah" ou entendement.
La faculté, innée ou acquise par entraînement occulte, d'entendre tout ce qui est dit à n'importe quelle distance.
La faculté de voir avec l'œil intérieur ou la vue spirituelle. Tel qu'on l'emploie aujourd'hui, c'est un terme léger et vague qui embrasse aussi bien le fait de deviner par bonheur, grâce à une certaine finesse ou intuition, que la faculté qui était si remarquablement exercée par Jacob Boehme et Swedenborg. La véritable clairvoyance signifie la faculté de voir à travers la matière la plus dense (celle-ci disparaissant à volonté pour l'œil spirituel dû voyant), et sans égard pour le temps (passé, présent ou avenir) ou la distance.
Un symbole d'une importance universelle, l'emblème du silence parmi les nations antiques. Lorsqu'elle était représentée sur le seuil de l'Adytum, une clef possédait une double signification elle rappelait aux candidats les obligations qu'impliquait le silence, et faisait espérer la désoccultation de bien des mystères jusqu'ici impénétrables au profane. Dans l' "Œdipe à Colonne" de Sophocle, le chœur parle de "la clef d'or qui est tombée sur la langue du hiérophante officiant dans les mystères d'Eleusis" (1051). "La prêtresse de Cérès, d'après Callimaque, portait une clef comme enseigne de sa charge, et dans les Mystères d'Isis la clef symbolisait l'ouverture et la mise à nu du cœur et de la conscience en présence des quarante-deux assesseurs de la mort" (Royal Masonic Cyclopœdia).
Père de l'Église et écrivain prolifique. Il avait été Néo-platonicien et élève d'Ammonius Saccas. Il vécut à Alexandrie, à cheval sur deux siècles, le deuxième et le troisième de notre ère.
Le "Livre d'Adam" – ce nom ayant la signification d'anthropos, l'Homme ou l'Humanité. La foi nazaréenne est parfois appelée le système bardesanien, quoique Bardesanes (155 à 228 après J.C.) ne semble pas y avoir été en quoi que ce soit rattaché. Il est vrai qu'il naquit à Edesse en Syrie et fut un astrologue réputé, et Sabéen avant sa prétendue conversion. Mais c'était un homme instruit, de famille noble, et il n'aurait certes pas utilisé le dialecte chaldéo-syriaque presque incompréhensible, mêlé au langage des mystères des gnostiques, qui est la langue du Codex. La secte des Nazaréens était pré-chrétienne. Pline et Joseph parlent des Nazaréens comme établis sur les rives du Jourdain 150 ans avant J.C. (Ant. Jud. XIII. p. 9), et Munk dit que le "Nazariat était une institution établie avant les lois de Musah ou Moïse. (Munk, p. 169). En arabe, leur nom moderne est El Mogtasila, dans les langues européennes, ce sont les Mendéens ou "Chrétiens de St. Jean". (Voir "Baptême"). Mais si ce terme de Baptistes peut bien leur être appliqué, ce n'est pas dans le sens chrétien car, alors qu'ils étaient et sont encore Sabéens, ou purs astrolâtres, les Mendéens de Syrie, appelés les Galiléens, sont de purs polythéistes comme peut l'affirmer tout voyageur en Syrie et sur l'Euphrate, s'il s'est mis au courant de leurs rites mystérieux et de leurs cérémonies (voir Isis Dévoilée, III. 328 et suiv.). Ils avaient conservé si strictement le secret sur leurs croyances depuis le début, qu'Epiphane, qui écrivait au 4ème siècle contre les hérésies, s'avoue incapable de dire à quoi ils croyaient (I. 122) ; il se borne à dire qu'ils ne mentionnaient jamais le nom de Jésus, ni ne se disaient Chrétiens (loc. cit. 190). Il est pourtant indéniable que les opinions prétendument philosophiques et les doctrines de Bardesanes se trouvent dans le Codex des Nazaréens (voir le Codex Nazarœus de Norberg, ou le "Livre d'Adam" et aussi "Mandéens"). CŒUR, Jacques. Célèbre argentier de France, né vers 1395, qui obtint cette fonction par magie noire. On le disait grand alchimiste et sa richesse devint fabuleuse ; mais il ne tarda pas à être banni de son pays et se retira dans l'île de Chypre. Il mourut dans l'île de Chio en 1456, laissant derrière lui des richesses énormes, des légendes sans fin et une mauvaise réputation. COLLANGES, Gabriel de. Né en 1524. Le meilleur astrologue du XVIème siècle, et encore bien meilleur Cabaliste. Il dépensa une fortune pour démêler les mystères de la Cabale. Le bruit a couru qu'il mourut empoisonné par un Juif, rabbin cabaliste.
Un collège situé à Babylone, surtout célèbre durant les premiers siècles du Christianisme. Sa gloire, cependant, fut en grande partie occultée par l'apparition à Alexandrie d'instructeurs héllènes, tels que Philon le Juif, Josèphe, Aristobule et d'autres. Le collège se vengea de ses heureux rivaux en les qualifiant de théurgistes et de prophètes impurs. Mais les croyants en thaumaturgie d'Alexandrie ne furent pas considérés comme des pécheurs ou des imposteurs lorsque des Juifs orthodoxes se trouvèrent à la tête de ces écoles de "Hazim". C'étaient des collèges destinés à l'enseignement de la prophétie et des sciences occultes. Samuel fut le Principal d'un de ces collèges à Ramah, Elisée le fut pour celui de Jéricho. Hillel eut une académie régulière de prophètes et de voyants, et c'est lui, élève du Collège babylonien, qui fut le fondateur de la secte des Pharisiens et des grands Rabbins orthodoxes. COLLEMAN, Jean. Alsacien, né à Orléans, selon K. Mackensie. D'autres récits prétendent que ce fut un Juif qui obtint, grâce à ses études astrologiques, la faveur aussi bien de Charles VII que de Louis XI, et que sur ce dernier il eut une mauvaise influence.
Secte de Gnostiques, qui, aux premiers siècles du Christianisme, transférèrent leur culte et leur vénération d'Astaroth à Marie, comme reine du Ciel et Vierge. Identifiant l'une à l'autre, ils offraient certains jours à celle-ci, comme ils l'avaient fait pour celle-là, des brioches et des gâteaux comportant des symboles sexuels. COLONNES, Les Deux. Jakin et Bohaz furent placés à l'entrée du Temple de Salomon, la première sur la droite, la seconde sur la gauche. Leur symbolisme est développé dans les rituels des Francs-Maçons.
Dans la cosmogonie bouddhique, selon la doctrine exotérique de Gautama Bouddha, il y a des systèmes innombrables de mondes (ou Sakvala) qui tous naissent, arrivent à maturité, déclinent et meurent périodiquement. Les orientalistes traduisent l'enseignement concernant les "quatre grands continents qui ne communiquent pas les uns avec les autres" comme si "sur terre il y avait quatre grands continents" (voir Eastern Monachism de Hardy, p. 4) tandis que la doctrine veut simplement dire qu'autour, ou au-dessus, de la terre, il y a quatre mondes de chaque côté, c'est-à-dire, que la terre apparaît comme la quatrième de chaque côté de l'arc.
Un oiseau très occulte fort apprécié dans la divination antique et le symbolisme. Selon le Zohar, le coq chante trois fois avant la mort d'une personne, et en Russie et dans tous les pays Slaves, chaque fois qu'il y a un malade dans un lieu où se trouve un coq, son chant est tenu pour le signe d'une mort inévitable, à moins que cet oiseau ne chante à minuit ou immédiatement après et alors son chant est considéré comme naturel. Comme le coq était consacré à Esculape, et que ce dernier avait le titre de Soter (sauveur) et rappelait les morts à la vie, l'exclamation de Socrate, juste avant sa mort, est très suggestive : "Nous devons un coq à Esculape". Comme le coq en symbologie était toujours rattaché au soleil (ou aux dieux solaires), à la mort et à la résurrection, il a trouvé sa juste place dans les quatre Evangiles, dans la prophétie que Pierre renierait son Maître avant que le coq eût chanté trois fois. Le coq est le plus magnétique et le plus sensible des oiseaux, de là vient son nom grec alectruon.
Un nom cabalistique pour les fantômes des morts, les "esprits" des spirites, en formation dans les phénomènes physiques. Le nom qui leur est donné vient du fait que ce sont des formes purement illusoires, désertées de leurs principes supérieurs.
, ou "Double" Astral. La contrepartie éthérée, ou ombre de l'homme ou de l'animal : le Linga Śarîra, le "Doppelgänger". Le lecteur ne doit pas le confondre avec l'AME ASTRALE, un autre nom pour le Manas inférieur, encore appelé kâma-manas, reflet de l'Ego
"Les Constructeurs de l'Univers", "les Architectes du Monde" ou les Forces Créatrices personnifiées.
L'Univers, tel qu'il est distingué du monde, ce qui peut vouloir dire notre globe ou terre. CREMER, John. Savant éminent qui pendant plus de trente ans étudia la philosophie hermétique tout en en poursuivant les secrets pratiques, bien qu'étant abbé de Westminster. Lors d'un voyage en Italie, il rencontra le fameux Raymond Lulle qu'il persuada de retourner en Angleterre avec lui. Lulle divulgua à Crémer les secrets de la Pierre, bienfait pour lequel les offices du Monastère prièrent chaque jour pour lui. La Royal Masonic Cyclopœdia dit que Crémer é"ayant atteint une profonde connaissance des secrets de l'Alchimie, devint un adepte très célèbre et très instruit en philosophie occulte... il eut une longue vie et mourut pendant le règne d'Edouard III".
Cette appellation – à tête de bélier – est appliquée à plusieurs divinités et figures emblématiques, particulièrement dans l'ancienne Egypte, qui furent imaginées vers l'époque où le soleil passait, à l'équinoxe de Printemps, du signe du Taureau dans celui du Bélier. Avant cette période, les divinités à tête de taureau et cornues prévalaient. Apis était le type de la divinité à tête de taureau, Ammon celui de la divinité à tête de bélier ; Isis aussi était dotée d'une tête de vache. Porphyre écrit que les Grecs lièrent le Bélier à Jupiter et le Taureau à Bacchus. (w.w.w.).
"Le grand reptile de Typhon". Le lieu de son "culte" était Crocodilopolis et il était consacré à Set et à Sebak – ses créateurs supposés. Les Rishis primitifs de l'Inde, les Manous et Fils de Brahmâ, sont tous les progéniteurs de quelque espèce animale dont il est dit le "père" ; en Egypte chaque dieu était supposé avoir formé ou créé certains animaux qui lui étaient consacrés. Les crocodiles doivent avoir été nombreux en Egypte durant les premières dynasties, si on doit en juger par le nombre presque incalculable de leurs momies. On en a extrait des milliers et des milliers de grottes de Moabdeh, et il existe maintes vastes nécropoles de cet animal typhonique qui n'ont pas encore été ouvertes. Mais le Crocodile n'avait un culte que là où son dieu et "père" recevait les honneurs. Typhon (V.) avait, en un temps, été ainsi honoré et Bunsen montre qu'il avait été considéré comme un grand dieu. Il dit : "Jusqu'au temps de Ramsès (1.300 avant J.C.) Typhon était un des dieux les plus vénérés et les plus puissants, un dieu qui déversait ses bénédictions et sa vie sur les gouverneurs d'Egypte". Comme il est expliqué par ailleurs, Typhon est l'aspect matériel d'Osiris. Quand Typhon, le Quaternaire, tue Osiris, la triade ou lumière divine, et le coupe métaphoriquement en 14 morceaux, et se sépare lui-même du "dieu", il encourt l'exécration des masses : il devient le dieu du mal, le dieu de la tempête et de l'ouragan, le sable brûlant du désert, ennemi constant du Nil et le "meurtrier de la bienfaisante rosée du soir", parce qu'Osiris est l'univers idéal, Śiva, la grande force régénératrice, et Typhon, la partie matérielle, le mauvais côté du dieu, ou le Śiva destructeur. C'est pourquoi, le Crocodile est en partie vénéré et en partie exécré. L'apparition du Crocodile dans le désert, loin de l'eau, annonçait l'heureuse venue de l'inondation – d'où son adoration à Thèbes et à Ombos. Mais il détruisait des milliers d'êtres humains et animaux chaque année – de là aussi la haine et la persécution du Crocodile à Eléphantine et à Dendérah.
Sin était le nom assyrien de la Lune, et Sin-ai la Montagne, le lieu de naissance d'Osiris, de Dionysos, de Bacchus et de plusieurs autres dieux. Selon Rawlinson, la lune était, à Babylone, tenue en plus haute estime que le soleil, parce que les ténèbres précédèrent la lumière. Le croissant était donc un symbole sacré pour presque toutes les nations avant de devenir l'étendard des Turcs. Comme le dit l'auteur d'Egyptian Belief, "Le croissant... n'est pas essentiellement un insigne musulman. Au contraire il fut chrétien, dérivé par l'Asie de l'Astarté babylonienne, reine du Ciel, ou de l'Isis égyptienne... dont l'emblème était le croissant. L'empire grec chrétien de Constantinople en avait fait son palladium. Lors de la conquête par les Turcs, le Sultan musulman l'adopta comme symbole de son pouvoir. Depuis lors on a fait le croissant antithétique à l'idée de la croix".
Mariette Bey en a montré l'antiquité en Egypte en prouvant que dans toutes les sépultures primitives "le plan de la chambre a la forme d'une croix". C'est le symbole de la Fraternité des races et des hommes ; on la posait sur la poitrine des cadavres en Egypte, comme elle est maintenant mise sur les corps des Chrétiens morts, et, dans sa forme de Svastika (croix cramponnée), sur le cœur des adeptes bouddhistes et des Bouddhas (voir "Croix du Calvaire").
Cette forme de croix ne date pas du Christianisme. On la connaissait et l'employait à des fins mystiques des milliers d'années avant notre ère. Elle faisait partie intégrante de divers Rituels en Egypte et en Grèce, à Babylone et en Inde aussi bien qu'en Chine, au Mexique et au Pérou. C'est un symbole cosmique aussi bien que physiologique (ou phallique). Il est attesté par Tertullien qu'elle existait parmi les nations "païennes". "Comment la Minerve Athénienne diffère-t- elle du corps d'une croix ?" demande-t-il. "L'origine de vos dieux dérive de formes moulées sur une croix. Toutes ces rangées d'images sur vos étendards sont des accessoires de croix ; ce qui pend de vos bannières sont des robes de croix". Et l'ardent champion avait raison. Le tau ou T est la plus ancienne de toutes les formes, et la croix ou le Tat (V.) est aussi antique. La croix ansée – croix munie d'une poignée – est entre les mains de presque tous les dieux y compris Baal et l'Astarté phénicienne. La croix cramponnée est la Svastika indienne. On l'a trouvée dans les plus profondes fondations du site de Troie, et elle apparaît sur des restes étrusques et chaldéens de l'antiquité. Comme le montre Mrs. Jamieson, "l'Ankh d'Égypte était la béquille de St Antoine et la croix de St. Philippe. Le Labarum de Constantin... était un emblème depuis longtemps en Etrurie. Osiris avait pour signe le Labarum ; Horus est parfois montré avec une longue croix latine. La croix pectorale grecque est égyptienne. Les Pères l'appelaient "l'invention du diable avant le Christ". La croix ansée est sur les anciennes monnaies de Tarse, comme la Croix de Malte sur la poitrine d'un roi assyrien... La Croix du Calvaire, si commune en Europe, se rencontre sur la poitrine des momies... Elle était suspendue au cou des serpents sacrés en Egypte... D'étranges tribus asiatiques payant tribut en Egypte sont vues avec des vêtements garnis de croix, et Sir Gardner Wilkinson date ce dessin de 1.500 avant J.C.". Pour finir, "Typhon, le Malin, est enchaîné par une croix !" (Egyptian Belief and Modern Thought).
Identique à la "Svastika" (V.). C'est également le "Marteau de Thor" ou croix hermétique.
Un des signes des évêques, dérivé du sceptre sacerdotal des Augures étrusques. On la trouve aussi dans la main de divers dieux.
C'est la croix ansée, ♀ ; tandis que le tau est de cette forme T, et que la plus vieille croix égyptienne ou tat est ainsi ┼. La crux ansata était le symbole de l'immortalité, mais la croix-tat était celle de l'esprit-matière, et avait la signification d'un emblème sexuel. La crux ansata était le premier symbole de la Maçonnerie égyptienne instituée par le comte de Cagliostro, et les Maçons doivent, en vérité, avoir oublié la signification de leurs symboles les plus élevés, si certaines autorités insistent encore sur le fait que la Crux Ansata n'est qu'une combinaison du cteis (ou yoni) et du phallus (ou lingam). Tant s'en faut. L'anse ou ansa possédait une double signification, mais elle ne fut jamais phallique. En tant qu'attribut d'Isis, c'était le cercle du monde ; comme symbole de la loi, sur la poitrine d'une momie, c'était celui de l'éternité, d'une éternité sans début ni fin, ce qui descend sur le plan de la nature matérielle et y croît, la ligne horizontale féminine surmontant la ligne verticale masculine – le principe masculin fertilisateur dans la nature ou l'esprit. Sans l'anse, la crux ansata devint le tau T, qui, laissé à lui-même, est un symbole androgyne, et ne devient purement phallique ou seulement sexuel lorsqu'il prend la forme ┼.
Un caveau secret souterrain, certains utilisés dans un but d'initiation, d'autres à des fins funéraires. Il y avait des cryptes sous tous les temples de l'antiquité. Il y en avait une sur le Mont des Oliviers, revêtue de stuc rouge, et creusée avant la venue des Juifs.
L'Ibis, en 'égyptien Hab, était consacré à Thoth, à Hermopolis. On l'appelait le messager d'Osiris, car il est le symbole de la Sagesse, du Discernement et de la Pureté, et qu'il a horreur de l'eau polluée, si peu le soit-elle. Son utilité était grande comme destructeur d'œufs de crocodiles et de serpents, et ses justifications pour recevoir les honneurs divins, en tant que symbole, étaient : – (a) ses ailes noires qui étaient en rapport avec l'obscurité primordiale – le chaos ; et (b) leur forme triangulaire – le triangle étant la première figure géométrique, et un symbole du mystère trinitaire. Jusqu'à nos jours, l'Ibis est un oiseau sacré pour certaines tribus coptes qui vivent sur les bords du Nil.
L'idée d'un tel "culte" est aussi fausse qu'injuste. Aucun Egyptien n'a adoré la vache, et aucun hindou n'adore maintenant cet animal, quoiqu'il soit vrai que la vache et le taureau étaient sacrés alors, comme ils le sont aujourd'hui, mais seulement comme le symbole naturel physique d'un idéal métaphysique, tout comme une église faite de briques et de mortier est sacrée pour les chrétiens civilisés à cause de ce à quoi elle est associée et non en raison de ses murs. La vache était consacrée à Isis, la Mère universelle, la Nature, et à Hathor, principe féminin de la Nature, les deux déesses étant alliées à la fois au Soleil et à la Lune, comme le prouvent le disque et les cornes (croissant) de vache. (Voir "Hathor" et "Isis"). Dans les Védas, l'Aube de la Création est représentée par une vache. Cette aube est Hathor, et le jour suivant, c'est-à- dire lorsque la Nature est déjà formée, est Isis, car toutes les deux sont une, sauf en ce qui concerne le temps. L'aînée, Hathor, est la "maîtresse des sept vaches mystiques" et Isis, la Mère Divine, est la déesse aux "cornes de vache", la vache de l'abondance (ou la Nature, la Terre), et, comme mère d'Horus (le monde physique) – la "mère de tout ce qui vit". Le outa était l'œil symbolique d'Horus, le droit étant le Soleil et le gauche la Lune. L' "œil" droit d'Horus était appelé "la vache de Hathor" et servait comme puissante amulette, comme la colombe dans un nid de rayons, ou gloire, avec ou sans la croix, est un talisman pour les Chrétiens, latins ou grecs. Le Taureau et le Lion qu'on trouve souvent en compagnie de Luc et de Marc sur le frontispice de leurs évangiles respectifs dans les textes latins et grecs, sont expliqués comme des symboles, ce qui est juste. Pourquoi ne pas admettre la même chose dans le cas des Taureaux, Vaches, Béliers et Oiseaux sacrés égyptiens ?
Il était très répandu en Egypte sauf jusqu'en ses dernières époques. Il avait commencé avec Amenophis III, un Dravidien, qui l'avait apporté du Sud de l'Inde et de Ceylan. C'était un culte solaire sous une autre forme, Aten-Nephrou, l'Aten-Râ étant identique à l'Adonaï des Juifs, le "Seigneur du Ciel" ou du Soleil. Le disque ailé était l'emblème de l'âme. Le Soleil était à une époque le symbole de la Divinité universelle brillant sur le monde entier et sur toutes les créatures : les Sabéens regardaient le Soleil comme le Démiurge et une Divinité universelle, comme faisaient les Hindous et comme le font jusqu'à nos jours les Zoroastriens. Le soleil est sans contredit l'unique créateur de la nature physique. En dépit de son christianisme orthodoxe, Lenormant a été obligé de dénoncer la ressemblance entre le culte du disque et le culte juif. "Aten représente l'Adonaï ou Seigneur, le Tammuz assyrien et l'Adonis syrien... (The Great Dionysiak Myth.). CULTE DU LIEVRE. Le lièvre était sacré dans beaucoup de pays, spécialement chez les Egyptiens et les Juifs. Quoique ces derniers l'aient considéré comme un animal impur muni de sabots, impropre à la consommation, il était cependant sacré pour certaines tribus. La raison en était que dans une espèce particulière de lièvres, le mâle allaitait les petits. On le considérait alors comme androgyne ou hermaphrodite, et ainsi il devenait le symbole d'un attribut du Démiurge, ou Logos créateur. Le lièvre était le symbole de la lune dans laquelle, selon les Juifs, on peut toujours voir le visage du prophète Moïse. De plus la lune se rattache au culte de Jéhovah, divinité qui est éminemment le dieu de la génération, peut-être aussi et pour la même raison qu'on représente Eros, dieu de l'amour sexuel, portant un lièvre. Le lièvre était aussi consacré à Osiris. Lenormant écrit que le lièvre "doit être considéré comme le symbole du Logos... le Logos devrait être hermaphrodite et l'on sait que le lièvre est un symbole androgyne".
Le culte du Taureau et du Bélier s'adressait au même pouvoir, celui de la création par génération, sous deux aspects – le céleste ou cosmique, et le terrestre ou humain. Les dieux à tête de bélier appartiennent tous au second aspect, et ceux à tête de taureau au premier. Osiris, à qui le taureau était consacré, n'a jamais été considéré comme une divinité phallique ; pas davantage Śiva avec son taureau Nandin, en dépit du lingam. Comme Nandin est d'une pure couleur de lait, il en était de même d'Apis. Tous deux étaient des emblèmes du pouvoir générateur ou évolutif dans le Cosmos universel. Ceux qui regardent les dieux solaires et les taureaux comme ayant un caractère phallique, ou y rattachent le Soleil, se trompent. Ce ne sont que les dieux lunaires, et les béliers ou agneaux, qui sont priapiques, et il ne convient guère à une religion qui, bien qu'inconsciemment, a pourtant adopté pour son culte un dieu éminemment lunaire et accentué son choix par l'adoption de l'agneau, dont le seigneur est le bélier, glyphe phallique par excellence, comme son symbole le plus sacré – de vilipender les plus anciennes religions à cause de leur emploi du même symbolisme. Le culte du taureau Apis, Hapi Ankh, ou l'Osiris vivant, cessa il y a plus de 3.000 ans : le culte du bélier et de l'agneau continue jusqu'à ce jour. Mariette Bey découvrit le Sérapeum, nécropole des taureaux Apis, près de Memphis, imposante crypte souterraine longue de 666 mètres et large de 6 mètres, qui contenait les momies de trente taureaux sacrés. Si dans 1.000 ans, une cathédrale catholique romaine ayant l'Agneau Pascal, était découverte sous les cendres d'un Vésuve ou d'un Etna, les générations futures ne seraient-elles pas justifiées en concluant que les Chrétiens étaient des adorateurs de l'agneau ou du pigeon ? Pourtant les deux symboles leur donneraient autant de droit à le faire dans ce cas que dans l'autre. De plus tous les "Taureaux" sacrés n'étaient pas tous phalliques, c'est-à-dire mâles ; il y avait des "taureaux" hermaphrodites ou sans sexes. Le taureau noir Mnevis, fils de Ptah, était consacré au dieu Râ à Héliopolis ; le Pacis d'Hermonthis – à Amon Horus, etc..., etc..., et Apis lui-même était hermaphrodite et non mâle, ce qui montre son caractère cosmique. Aussi bien qualifier de phallique le taureau du zodiaque et toute la Nature !
Les Prêtres-Initiés de l'ancienne Crête, au service de Cybèle. L'initiation dans leur temple était très sévère : elle durait vingt-sept jours, et au cours de cette période de temps, l'étudiant était laissé seul dans une crypte, affrontant de terribles épreuves. Pythagore reçut l'initiation dans ces rites et en sortit victorieux.
Ancienne cité de Babylonie d'après laquelle on a nommé une tablette donnant un récit de la "création". La "tablette de Cutha" parle d'un "temple de Sittam", dans le sanctuaire de Nergal, le "roi géant de la guerre, seigneur de la cité de Cutha" : son contenu est purement ésotérique. Si on veut la lire, il faut le faire symboliquement.
Vient du grec kuklos. Les anciens divisaient le temps en cycles sans fin, roues dans des roues, toutes ces périodes étant de durée variable, et chacune marquant le début ou la fin de quelque événement, cosmique, terrestre, physique ou métaphysique. Il y avait des cycles de quelques années seulement, et d'autres d'une durée immense, comme le grand cycle orphique, se rapportant au changement ethnologique des races, qui durait 120.000 ans, et le cycle de Cassandre de 136.000 ans, qui amenait un changement complet des influences planétaires et de leurs corrélations entre hommes et dieux – fait entièrement perdu de vue par les astrologues modernes.
L'égyptien Hapi. Il existait une notable différence entre les dieux à tête de singe et le "Cynocéphale" (Simia Hamadryas), un baboin à tête de chien de la Haute-Egypte. Ce dernier, dont la cité sacrée était Hermopolis, était consacré aux divinités lunaires et à Thoth-Hermès, donc un emblème de la sagesse secrète – comme l'était Hanumant, le dieu-singe de l'Inde, et plus tard Ganesha, le dieu à tête d'éléphant. La mission du Cynocéphale était de montrer la voie au Mort vers le Siège du Jugement et vers Osiris, tandis que les dieux-singes étaient tous phalliques. On les trouve presque invariablement dans une posture accroupie, tenant d'une main l'outa (l'œil d'Horus) et de l'autre la croix sexuelle. On voit parfois Isis chevauchant un singe, pour désigner la chute de la nature divine dans la génération. D D C'est, dans les deux alphabets anglais et hébreu, la quatrième lettre dont la valeur numérique est quatre. Dans la Cabale la signification symbolique du Daleth est "porte". C'est le delta grec par lequel jaillit le monde (dont le symbole est la tétrade ou le nombre quatre), qui produit les sept divins. Chez les Pythagoriciens le nom de la Tétrade était Harmonie, "parce qu'elle est un diatessaron (quarte) en sesqui-tierce". Chez les Cabalistes le nom divin associé à Daleth était Daghoul. DAATH, (héb.). Connaissance : la conjonction de Hochmah et de Binah, Sagesse et Compréhension ; parfois, par erreur, appelée une Sephira (w.w.w.).
, (cabale). L'Ombre de la Lumière éternelle. Les "Anges de la Présence" ou archanges. Identiques aux Farvarshi du Vendidâd et autres ouvrages zoroastriens. DZYN ou Dzyan (tib.). Aussi écrit Dzen. Corruption des mots sanskrits Dhyân et Jnâna (ou gnyâna phonétiquement) – Sagesse, connaissance divine. En tibétain le savoir est appelé dzin. E E Cinquième lettre de l'alphabet anglais. Le he (doux) de l'alphabet hébreu devient un E dans le système Ehevi de lecture de cette langue. Sa valeur numérique est cinq, et son symbolisme est une fenêtre ; c'est, dans la Cabale, la matrice. Dans l'ordre des noms divins son rang est le cinquième, Hadour ou le "majestueux" et le "splendide". EA (chaldéen), aussi Hea. Le second dieu de la trinité originelle babylonienne composée d'Anu, Hea et Bel. Hea fut le "Faiseur de Destin", le "Seigneur de l'Abîme", "le Dieu de la Sagesse et du Savoir", et le "Seigneur de la Cité d'Eridu".
D(a) B(a) R(im), signifiant le "Verbe", et, dans la Cabale chaldéenne, les "Verbes", Dabar et Logoi. (Voir la Doctrine Secrète, II., 60).
La terre d'Iran, l'ancienne Perse.
La double émanation de Moymis, le descendant du Principe mondial double ou androgyne, le mâle Apason et la féminine Tauthe. Comme toutes les nations théocratiques en possession des mystères des Temples, les Babyloniens ne mentionnaient jamais le "Principe Unique" de l'Univers ni ne lui donnaient de nom. C'est ce qui fait que Damascius (Théogonies) remarque que pareils au reste des "barbares", les Babyloniens le passaient sous silence. Tauthe était la mère des dieux, tandis qu'Apason était son pouvoir mâle auto-généré, et Moymis, l'univers idéal qui était son fils seul engendré, à son tour émanait Dache Dachus, et, en fin de course, Bélus, le Démiurge de l'Univers objectif.
De daktulos, "un doigt". Le nom donné aux Hiérophantes phrygiens de Cybèle que l'on regardait comme les plus grands magiciens et exorcistes. Ils étaient cinq ou dix à cause des cinq doigts d'une main qui bénissait, et des dix des deux mains qui évoquaient les dieux. Ils guérissaient aussi par manipulation ou mesmérisme.
Le Porte-flambeau, un des quatre célébrants des Mystères d'Eleusis. Ils étaient plusieurs attachés aux temples, mais ils n'apparaissaient en public qu'aux jeux des Panathénées à Athènes pour présider à ce qu'on appelait la "course du flambeau". (Voir Royal Masonic Cyclopœdia de Mackenzie).
ou Stûpa. Litt., un tertre sacré ou tour pour les saintes reliques bouddhiques. On trouve des tertres d'allure pyramidale dispersés dans toute l'Inde et les pays bouddhistes comme Ceylan, la Birmanie, l'Asie Centrale, etc... Ils sont de dimensions variées et contiennent généralement quelques reliques de Saints ou qui étaient censées avoir appartenu à Gautama le Bouddha. Comme le corps humain est supposé consister en 84.000 dhâtus (cellules organiques ayant en elles quelques fonctions vitales précises) on dit qu'Aśoka construisit pour cette raison 84.000 dhâtu-gopas ou Dâgobas en l'honneur de chacune des cellules du corps du Bouddha, dont chacune est devenue maintenant un dharmadhâtu ou sainte relique. Il se trouve à Ceylan un Dhâtu-Gopa à Anurâdhapura qu'on dit remonter à 160 ans avant J.C. On les construit maintenant en forme de pyramide, mais les Dâgobas primitives étaient toutes construites en forme de tour avec une coupole et plusieurs chhattras (ombrelles) les surmontant. Eitel affirme que les Dâgobas chinoises ont toutes à leur sommet de 7 à 14 chhattras, nombre qui est symbolique du corps humain.
L'instructeur des géants, appelés Daityas (V.). Allégoriquement c'est le titre donné à la planète Vénus-Lucifer, ou plutôt au Régent qui l'habite, Śukra, divinité masculine (Voir la Doctrine Secrète,
Géants, Titans et exotériquement démons, mais, en vérité, identiques à certains Asuras, les dieux intellectuels adversaires des dieux inutiles du ritualisme et ennemis des puja ou sacrifices.
Lumière homogène et primordiale que certains occultistes indiens appellent "la Lumière du Logos" (Voir Notes on the Bhagavad Gîtâ, par T. Subba Row, B.A., L.L.B.) ; lorsqu'elle est différenciée cette lumière devient Fohat.
Démons femelles, vampires et buveurs de sang (asra- pas). Dans les Purânas elles sont au service de la déesse Kâlî et se nourrissent de chair humaine. Une espèce de mauvais "Elémentals" (V.).
Une forme de Brahmâ, et son fils dans les Purânas. Mais le Rig Veda affirme que "Daksha sortit d'Aditi, et Aditi de Daksha", ce qui prouve que c'est une force créatrice corrélative et personnifiée, agissant sur tous les plans. Les orientalistes semblent plutôt perplexes et ne pas savoir qu'en faire ; mais Roth est plus près que les autres de la vérité en disant que Daksha est le pouvoir spirituel, et en même temps l'énergie masculine qui génère les dieux dans l'éternité que l'on représente par Aditi. Les Purânas, naturellement, anthropomorphisent l'idée, et montrent Daksha instituant les "rapports sexuels sur cette terre", après avoir essayé tous les autres moyens de procréation. La Force génératrice, spirituelle au début, devient naturellement à l'instant final le plus matériel de son évolution une force de procréation sur le plan physique ; jusque là, l'allégorie purânique est correcte, puisque la Science Secrète enseigne que notre mode actuel de procréation débuta vers la fin de la troisième Race- Racine.